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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 14:27

Gaoussou-Toure-216.JPG

 

Objet : Réforme des transports terrestres selon Gaoussou : un retour en arrière pour quoi faire?

Monsieur le Directeur,

Permettez-moi d’intervenir, par le canal de votre journal, notre pachyderme bien aimé, sur ce qu’il est convenu désormais d’appeler « Affaire Quipux » puisque c’est elle qui occupe presque toutes les rédactions depuis quelques jours.

Mon cher Assalé Tiémoko, l’histoire retiendra que c’est votre canard, que dis-je, votre pachyderme bien aimé des Ivoiriens, qui a mis le doigt sur cette politique hasardeuse que le Ministre Gaoussou voudrait faire passer en force, sous le couvert d’une réforme pour la modernisation du secteur des transports.

A ce stade du débat, il faut devoir éclairer ou informer les Ivoiriens sur les raisons qui ont amené le Gouvernement ivoirien à externaliser, à un moment donné, la production des titres ou documents de transport, ce qui a entraîné la création de certaines structures publiques, parapubliques ou privées, auxquelles l’Etat a dû concéder ces activités dites de production, en conservant à travers la Direction des transports terrestres(DTT), aujourd’hui Direction Générale des transports terrestres et de la circulation(DGTTC), les activités dites régaliennes notamment celles relatives à la réglementation, à la formation, à la prévention de la sécurité routière, aux études et travaux de maîtrise d’ouvrage(à savoir la préparation des dossiers d’appel d’offres, leur lancement, la passation des contrats de marché et leur gestion), etc.

Avant cette véritable réforme qui a été décidée en 1998 par le Gouvernement BEDIE dirigé alors par le Premier Ministre Kablan Duncan, à la faveur de la préparation du Programme d’Ajustement et d’Investissement du secteur des Transports appelé CI-PAST, c’est la Direction des transports terrestres qui assurait aussi bien les activités régaliennes que les activités de production. Résultat, tout le monde à la DTT ne travaillait que pour le permis de conduire, les autorisations de transport, le code de la route, c’est à dire des activités génératrices de recettes directes à travers la parafiscalité, et les autres activités, notamment celles régaliennes, étaient délaissées alors que ces activités constituaient la partie la plus importante des missions de l’Etat à travers la DTT. Tous les Ivoiriens peuvent se rappeler le temps du règne des « margouillats » à la DTT. Donc les experts qui avaient étudié la question en son temps, et dont certains se retrouvent aujourd’hui comme conseillers à la Primature et même à la Présidence, s’étaient prononcés en faveur d’une séparation des activités régaliennes et des activités de production pour que la DTT se consacre exclusivement à ses principales missions de règlementation, de formation professionnelle, de maîtrise d’ouvrage délégué, de promotion de la sécurité routière, d’études, etc. Et cette réforme avait fait l’objet d’une loi, prise finalement par la suite en 2000 sous la forme d’une ordonnance, à cause du coup d’Etat intervenu en 1999. Cette réforme s’était donc fondée sur les résultats de l’évaluation ou du diagnostic du secteur des transports qui avait été effectué à cette fin ainsi que sur une évaluation de ses effets attendus.

Après ce bref rappel, la première question que les Ivoiriens se posent est de savoir pourquoi sous le même Premier Ministre Kablan Duncan, des mesures justifiées, proposées et jugées indispensables en 1998 pour assurer une meilleure productivité du secteur des transports ne le sont plus en 2014, sous le même Premier Ministre Duncan? Cette question mérite d’être posée d’autant que le Ministre Gaoussou, malgré ses nombreuses justifications de sa réforme par presse interposée, ne dit pas aux Ivoiriens en quoi le système actuel est improductif et que celui qu’il propose serait plus productif ou avantageux pour les Ivoiriens et rien que pour les Ivoiriens et pas pour quelques autres bénéficiaires? En quoi les problèmes actuels de transports, qui sont plus  nombreux depuis que le Ministre Gaoussou est à la tête de ce Département, sont essentiellement imputables à la gestion des documents pour qu’on demande le dépeçage des structures, dont l’expérience ou l’expertise est avérée au moins pour certaines, au profit d’une DGTTC qui n’a même pas encore fait la preuve de ses compétences dans la conduite de ses missions traditionnelles actuelles, et qui ne parvient pas encore, de l’avis général des concernés, à satisfaire les usagers? Quelle est, pour les Ivoiriens, la valeur ajoutée nette de la réforme avec Quipux par rapport à ses conséquences dont tout, ou le simple bon sens, indique qu’elles seront désastreuses, notamment au plan des emplois perdus et des investissements effectués par certains concessionnaires et qui ne sont pas encore entièrement amortis?

Plus de trois ans après son accession à la tête du Département des transports, le Ministre Gaoussou et ses collaborateurs peuvent faire avec nous et l’ensemble des Ivoiriens, les principaux constats suivants:

•le programme de renouvellement du parc promis par le Ministre Gaoussou dès sa prise de fonction aux transporteurs et aux Ivoiriens, avec tambours et trompettes et annoncé avec enthousiasme, est mort né depuis, suite à un accouchement difficile, ce qui montre tout simplement que ce n’était pas la bonne stratégie pour aborder cette question ;

•le foisonnement des woro-woro et des minibus gbaka entrant en désordre sur un marché totalement désorganisé, et auxquels l’on a donné un statut légal ou du moins comme tel, malgré leurs externalités négatives (pollution de l’air, insécurité routière, congestion de la circulation, nuisances sonores, etc.) supérieures à leurs avantages réels;

•un manque de vision prospective globale véritable, par rapport à la problématique d’une vraie solution de service de transport public, pour répondre à la demande de déplacements et soulager les abidjanais de leurs détresses quotidiennes; par contre, l’on assiste à un accroissement de l’insécurité routière et de la pollution de l’air urbain dû à un trafic parasite et indiscipliné de motos et de minibus parés pompeusement de l’effigie CEDEAO et qui gêne la circulation en particulier sur le bd VGE ;

•l’agonie des structures sous tutelle (AGETU, SONATT, OSER, OIC, OFT…voire SOTRA, etc.) abandonnées à leur sort, sans une vraie gouvernance administrative de la tutelle ministérielle pour leur assurer au moins un fonctionnement correct en garantissant leur marché ou leurs missions de service public, et auxquelles l’on voudrait maintenant donner le coût de grâce en leur enlevant, pour certaines, leur principale raison d’être, c'est-à-dire leurs missions premières ou statutaires.

Avec un tel bilan, à 75 semaines du terme du premier mandat du Président Alassane OUATTARA, le Ministre Gaoussou ne peut qu’ennuyer les Ivoiriens avec ses multiples publi-reportages payés avec l’argent du contribuable et qui n’ont aucun effet escompté sur les populations qui attendent des réponses concrètes à leurs problèmes de mobilité journalière qui ne semblent pas être la priorité du Ministre des Transports.

La seconde question que les Ivoiriens se posent légitimement est de savoir pourquoi aller aux fins fonds de la Colombie, en dépit de ce que le monde entier sait de ce pays que je respecte, pour chercher des experts censés nous apprendre à gérer une simple base de données de transport? Comme tous les Ivoiriens qui suivent l’actualité du monde, nous savons que la Colombie est principalement reconnue pour ses narcotrafiquants de cocaïne qui ont déclaré la guerre à leur propre pays et au monde, ainsi que, en ce qui concerne les transports,  pour son projet appelé BRT (Bus Rapid Transit) de Bogota (ou Transmilénio) qui est un exemple de réussite mondiale ou latino-américaine en matière de service intégré de transport public. Les Ivoiriens voudraient savoir quelle expertise le Ministre Gaoussou et ses collaborateurs ont exigé dans le cahier des charges de l’appel d’offres pour que des entreprises européennes, japonaises, canadiennes, israéliennes, et même Ivoiriennes, etc., notoirement reconnues dans le monde, comme spécialistes en matière de gestion de bases de données de transport, n’aient pas participé à l’appel d’offres ou aient été éliminées au profit des Colombiens de Quipux?

Enfin la troisième question que les Ivoiriens se posent est de savoir comment un Ministre du Gouvernement de la République, censé connaître et appliquer les lois de la République, et qui dispose dans son cabinet d’un conseiller juridique de niveau requis pour cette fonction, peut-il se laisser abuser en prenant des notes de service banales pour prétendre amender les statuts de sociétés régulièrement créées et leurs missions légitimement attribuées par décrets signés du Président de la République ou même par des lois?

De notre avis d’expert, et de par la connaissance que nous avons du secteur ivoirien des transports, il est de la clarté de l’évidence que le Ministre Gaoussou n’a pas posé le bon diagnostic, contrairement à ce qu’aurait fait tout bon médecin, avant de prescrire son remède Quipux. Sinon, il aurait constaté avec nous et beaucoup d’autres Ivoiriens que le problème fondamental du secteur des transports en Côte d’Ivoire, et nous parlons bien de services de transport, reste incontestablement la question de l’organisation du marché (notamment par des règles claires qui sont appliquées et respectées) et celle de la professionnalisation des opérateurs. Le principal défi à relever étant ici celui de sortir les transporteurs des griffes de la mafia des syndicats et les transformer en entrepreneurs du transport. Ni la construction d’infrastructures modernes à grands coups de milliards, ni la ‘’quipuxation’’ éventuelle de la gestion des bases de données, certes nécessaires, ne viendraient que par la suite, en aval et non en amont du processus de modernisation. Toujours de notre avis, il existe des chantiers beaucoup plus importants et urgents à explorer, et qui restent désespérément vierges! C’est le cas par exemple de toute la politique fiscale et parafiscale du secteur avec notamment des droits de douanes trop lourds sur les véhicules neufs, la multiplicité des prélèvements toujours pas justifiés (le cas de la vignette est édifiant), qui étranglent le secteur et pèsent sur son rendement et qui compromettent le bon renouvellement de l’outil de production (le parc). C’est également le cas de toute la problématique sur la substitution du biocarburant aux carburants fossiles, avec une attention de plus en plus accrue accordée de par le monde au transport en commun et la mise en œuvre de politiques dissuasives ou limitatives de l’usage de la voiture. C’est enfin toute la problématique de la tarification des services offerts dans un conteste de demande peu solvable, avec la question des compensations qui deviennent insupportables par les budgets publiques. Au lieu d’anticiper ces réflexions stratégiques, c’est plutôt la guerre du contrôle des revenus de la parafiscalité du secteur qui mobilise ou qui captive toute l’attention du Département des transports, ce qui éloigne de plus en plus le secteur des transports de l’atteinte de l’émergence visée légitimement par le Chef de l’Etat pour l’horizon 2020.

En conclusion, Quipux est un projet dont l’opportunité et l’utilité sont incertaines. Il est le résultat d’un processus de réflexion a priori ou conduit par le Ministre Gaoussou seul ou tout au plus en vase clos avec ses collaborateurs, sans inclusion des principaux acteurs du secteur, à en juger par la surprise et les réactions de rejet actuelles quasi générales que ce projet suscite. Or pour être efficacement appliquée et atteindre les objectifs visés, toute réforme doit être acceptée par ceux là mêmes auxquels elle est destinée et qui doivent se l’approprier. Quipux est un projet qui n’a pas obéi à un processus participatif et transparent, or c’est la clé de succès ou le passage obligé de toute réforme censée s’appliquer à des humains. Compte tenu de ces insuffisances conceptuelles et opérationnelles majeures, c’est donc sans le moindre doute un mauvais projet, un projet indigeste, et les Ivoiriens n’auront que raison de le rejeter en renvoyant le Ministre et ses experts à leur copie, car le secteur des transports et les Ivoiriens ont le droit d’exiger davantage et notamment le meilleur pour leur politique de transport.

Un fidèle lecteur du Pachyderme (L’Eléphant déchaîné) bien aimé.

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 07:57

victimes-dechets-toxiques-manifestent-pour-indemnisation.jpgSi ce n’est pas de la pollution, ça y ressemble étrangement. En tout cas des populations vivant dans les environs de la société « Natour » située en zone industrielle de Koumassi, soupçonnent fortement cette entreprise de causer du tort à leurs poumons.  Face à leurs cris, « L’Eléphant » s’y est rendu pour se faire une petite idée du problème.

 

« Natour et frère » dans l’œil des populations

Cette entreprise a pour principale activité, la collecte, le stockage et le recyclage des huiles usagées (huiles de vidange). Activité qui est constamment l’objet de plaintes de la part des populations et même de certaines sociétés voisines.

Ce qui écœure un peu plus les riverains, c’est qu’à l’emplacement actuelle de la société « Natour », se trouvait une autre, fermée par une décision ministérielle sur plainte, en avril 2010, de la société « Outré Hair », en raison du caractère douteux (précisément pour nuisances sonores) de ses activités.  Cette entreprise avait pour nom : « Ivory Coast Oil » et avait des activités qui ressemblent comme deux pollutions à celles de « Natour ». Chose plus étrange, les populations ont l’impression que le personnel de «Natour » est exactement le même que celui de « Ivory Coast Oil ».  Une coïncidence ?

 

« Ivory Coast Oil » ressuscitée ? 

 Un an après la fermeture d’«Ivory Coast Oil», une autre société s’installe dans les mêmes locaux, avec quasiment le même personnel, pour la même activité qui est le recyclage d’huiles usagées, et pour produire les mêmes nuisances. Son nom ?  « Natour et frère SARL ».

Autre curiosité, Jichi Abdallah, anciennement responsable de service commercial à « Ivory Coast Oil » devient, par pur hasard bien sûr, l’assistant du gérant de « Natour et frère ».

Tous ces petits miracles vont finir par convaincre « Outré Hair » que « Ivory Coast Oil » a juste changé de nom pour tromper la vigilance des autorités.

Aussi, le 29 août 2012, elle va porter une autre plainte avec le même objet, contre « Natour… », auprès du Ciapol (Centre Ivoirien Anti Pollution).

Parcourons quelques lignes de cette plainte dont « L’Eléphant » s’est procuré une copie : «Monsieur le directeur, ce mercredi 29 août 2012, des odeurs pestilentielles et irrespirables émanant de la société « Natour et frère SARL », société qui exerce dans le recyclage d’huiles usagées sise à Koumassi, nous ont contraints à fermer nos ateliers de travail. Aux fins de protéger la santé de nos travailleurs et par conséquent préserver notre outil de production, nous vous demandons par la présente de bien vouloir prendre les mesures idoines pour faire cesser lesdites nuisances avant qu’elles ne conduisent à des catastrophes dont les conséquences seraient fâcheuses pour tous et que nous avons connues avec la société «Ivory Coast Oil » par le passé qui exerçait dans le même domaine… »

 

La réaction du CIAPOL

Le 19 mars 2013, le CIAPOL, à travers un instructif rapport, répond à la société « Outré Hair ».

Selon ce rapport, l’activité principale de la société « Natour et frère » est la collecte, le stockage et le recyclage des huiles usagées. Au cours de cette activité, la principale nuisance constatée est le dégagement d’odeurs nauséabondes et insupportables qui gênent le milieu environnemental et la population.

Puis, le Ciapol de s’appesantir, dans un langage savant, sur la technologie utilisée par la société «Natour et frère» qui est «le procédé de distillation qui est utilisé pour le recyclage  des huiles usagées suivi du raffinage simplifié pour obtenir de l’huile base. Au cours de la distillation, la température dans la cuve s’élève jusqu’à 270 degrés Celsius. La pression dans la cuve augmente aussi. La vapeur composée d’huile usagée distillée et de gaz sort de la cuve. Par le biais d’une canalisation, cette huile va tomber sous forme de gouttelettes dans une seconde cuve pendant que le gaz (le soufre) est acheminé dans un système de brûleur installé à cet effet pour être brûlé. Le distillat (résidu) est déposé au fond de la cuve : c’est de l’asphalte qui est utilisé pour le revêtement des voies. Deux autres liquides issus de la distillation, le DDO (combustible) et les eaux usées sont récupérés dans deux différentes cuves… »

Aucun danger pour les populations alors ?

Ecoutons les experts du Ciapol ! «Les différentes visites des inspecteurs ont permis de découvrir des dysfonctionnements du système de brûleur de gaz ainsi que celui du circuit de circulation du DDO. C’est pourquoi, l’arrêt de l’usine a été ordonné par le CIAPOL pour la mise en place d’un nouveau système de brûleur et l’installation de tuyaux pour la circulation du DDO en circuit fermé afin d’éviter l’émanation des odeurs insupportables. Ce qui fut fait… » C’est sûr ?

 

 « Natour et frère », bon élève ?

Toujours selon le rapport du Ciapol, le gérant de « Natour et frère », suivant deux lettres, les avait invités à aller constater de visu, combien, « Natour et frère » a suivi à la lettre les recommandations qui ont été faites à la suite de l’inspection.

Et, à la suite de cette invitation, les agents du Ciapol, ont conclu que toutes les recommandations, paraît-il, ont été suivies.

Pourtant, malgré l’amélioration du process de recyclage,  les plaintes, par téléphone, malgré ce rapport, continuaient à pleuvoir sur le bureau du Ciapol. Au sujet des activités de la même société.

 

 « Koumassi Campement » n’en peut plus !

Le 20 mars 2013, le CIAPOL reçoit une autre plainte physique. Elle émane cette fois-ci, de quelques populations regroupées au sein d’une organisation au nom clair : «  Mouvement pour le Développement et la Cohésion sociale contre Natour et frère » (MDCS)

Et que reprochent ces populations à « Natour et frère » ?

«Monsieur le directeur, les populations du quartier Houphouët-Boigny, communément appelé campement, ont l’honneur de vous saisir par la plainte relative aux activités de la société «Natour et frère» qui exerce dans le recyclage des huiles usagées. En effet, depuis l’installation de cette entreprise dans notre quartier, les populations riveraines souffrent de nuisances occasionnées par cette société. Ces nuisances vont des fumées  asphyxiantes aux odeurs pestilentielles en passant par les émissions de gaz dont nous ignorons la nature de la dangerosité. Pour rappel, nous voulons vous indiquer, Monsieur le directeur, qu’une ancienne société nommée « Ivory Coast Oil » avait, par des activités identiques, troublé pendant des mois la tranquillité et la quiétude des braves populations, avant de fermer ses portes pour des raisons que nous ignorons.  D’ailleurs « Natour et frère » n’a fait que reprendre les locaux d’ « Ivory Coast Oil » et poursuivre ses activités. Au regard de nombreux cas de maladies de plus en plus récurrentes liées à l’inhalation des fumées, des odeurs et autres gaz dont souffrent les populations depuis la mise en activité de «Natour et frère», nous exigeons sans délai la suspension des activités de cette société avant que le pire ne se produise en attendant sa délocalisation… ».

La même lettre sera adressée, à la même date, au maire de Koumassi, à l’Agence Nationale de la Salubrité Urbaine (ANASUR).

Mais les destinataires resteront de marbre. Pas de réponse.

Devant ce silence polluant, le « MDCS » décide de prendre les choses en main. Il  adresse un autre courrier, le 28 juin 2013, cette fois au ministre de l’Intérieur pour l’informer de la manifestation qu’il compte organiser pour protester contre les activités de cette entreprise : «… Depuis l’installation de cette entreprise dans le quartier, les populations riveraines souffrent de nuisances. Ces nuisances vont de fumées asphyxiantes aux odeurs suffocantes en passant par des émissions de gaz qui provoquent chez les populations des saignements de nez, des convulsions, des vomissements, des migraines atroces, des diarrhées, etc. Au regard de ces nombreux cas de maladies de plus en plus récurrentes liées  à l’inhalation de tous ces gaz toxiques, nous avons formulé des plaintes précédées par des pétitions adressées aux autorités compétentes dans ce domaine telles que la mairie de Koumassi, l’ANASUR, l’ANDE, le CIAPOL (…) au vu de toutes ces démarches sans suite, la population meurtrie, décide d’agir dans le but de déloger ces pollueurs …»

Une copie de ce courrier a été déposée à la mairie de Koumassi, au camp Commando de Koumassi, puis aux 6ème et 20ème arrondissements de police de Koumassi.

Mais il ne se passera pas grand’chose de ce côté aussi. Finalement, le 25 juillet, subitement le Ciapol se réveille et adresse une mise en demeure de suspension d’activité à «Natour et frère »: «Votre établissement a sollicité le Groupe « Effort » pour la réalisation de son Plan de Gestion Environnemental-Audit, dont les termes de référence ont été élaborés par l’Agence Nationale de l’Environnement (ANDE). En attendant la validation de ce plan par le comité interministériel qui a en charge la mise en œuvre de ces recommandations, je vous demande de suspendre toute activité de recyclage des huiles usagées sous peine de fermeture définitive de votre établissement…» Ecrit le gendarme de l’environnement en Côte d’Ivoire. 

Sauf que cette mise en demeure sera piétinée par « Natour et frère » qui continuera d’exercer gaiement son activité.

Devant cette attitude, le 5 novembre, profondément outré, « Outré Hair » saisit le parquet d’Abidjan d’une plainte pour «  pollution, risque d’intoxication et d’empoisonnement».

En s’appuyant sur un rapport d’analyse du bureau d’étude « EMEC-CI ». Lequel, après avoir réalisé les mesures des concentrations des gaz dangereux dans l’air pendant sept (7) jours  (jeudi 17 octobre au mercredi 23 octobre 2013), a donné des conclusions différentes de celles du cabinet « Enval Laboratoire » qui avait déclaré que les valeurs d’émissions respectaient les normes environnementales. «EMEC-CI» dit pour sa part que «les concentrations des gaz (NO, CO) enregistrées dans l’air durant les sept (7) jours sont conformes à la réglementation. Il en est de même de celles des SO2, NO2, COV et  H2S mesurées les 17, 18, 20 et 23 octobre 2013. En revanche, les concentrations des gaz (SO2, NO2, COV et H2S) mesurées les 19, 21 et 22 octobre 2013 sont au-dessus de la valeur limite d’exposition, donc non-conformes aux seuils réglementaires selon l’OMS. Le dépassement des seuils réglementaires dans l’air du gaz SO2 peut entraîner une bronchiolite oblitérant ou un œdème pulmonaire hémorragique rapidement mortel soit une atteinte respiratoire obstructive sévère partiellement réversible, une irritation des muqueuses (rhinite, laryngite, bronchite et conjonctivite). Par ailleurs, pour le NO2, l’on peut constater une réaction inflammatoire au niveau des voies aériennes, les asthmatiques constituant le groupe de personnes le plus sensible, des affections respiratoires (tous chronique, dyspnée). De plus, pour le H2S les signes observés ne sont pas spécifiques et intéressent divers organes, en particulier : le système nerveux (céphalée, fatigue, insomnie, perte de libido, trouble de mémoire…), le système digestif (nausée, anorexie, douleurs abdominales et éventuellement diarrhée… ».

Des maux dont continuent de souffrir les populations ne sachant plus à quel saint se vouer…

Mais du côté de la justice, en raison de ce qu’il n’y a pas de « céphalées, de fatigue, de perte de libido » et autres joyeusetés, on se presse lentement pour réagir.

 

« Je connais à présent l’origine de mon mal ! »

Le jeudi 07 novembre 2013, « L’Eléphant» s’est invité à une manifestation de protestation des habitants de « Koumassi campement ».

«On veut respirer, on ne veut pas mourir», clamait haut et fort, un homme qui avait en main un mégaphone, soutenu par toutes ces personnes, qui visiblement, manifestaient contre les responsables de cette entreprise, qui dit-on, appartiendrait à un Libanais.  «On veut respirer. On ne veut pas mourir. Cette entreprise veut nous tuer. Il y a des odeurs qui sortent de sa cheminée quand leurs employés commencent à travailler. Dès que je respire cette odeur, je suis grippée.  J’ai en ce moment-même très mal à la tête et c’est comme ça depuis que cette usine est là», lance A.O., une habitante de la zone industrielle. «Moi je n’ai pratiquement plus de clients à cause de cette usine. Mes clientes ne viennent plus. Plusieurs parmi elles ont eu des malaises ici à cause de cette odeur. Et elles ne sont plus revenues...». Confie M.B. couturier à Koumassi-campement. L.K., elle aussi habitante dans les environs et présente à cette manif a tenu à conter à « L’Eléphant », son calvaire : « J’étais en voyage pendant 3 mois à Abengourou. Tout allait bien quand j’étais là-bas. Mais depuis que je suis revenue, cela fait 2 mois maintenant que mes problèmes ont recommencé à cause de cette odeur. J’ai tout le temps la nausée et mes menstrues ne viennent plus. J’avais ce problème-là, avant que je ne parte en voyage. Je suis allée à l’hôpital, le médecin m’a mise sous traitement. Mais rien. C’est lorsque j’étais en voyage que j’ai recouvré la santé. Maintenant que je suis revenue et que j’ai respiré cette odeur, tout est bloqué… Je crois que je connais maintenant l’origine de mon mal. C’est cette usine et nous protestons pour qu’elle arrête de nous détruire...».

Le délégué du personnel d’une structure exerçant dans les environs de « Natour et frère », a tenu à en rajouter une couche: «Nous avons aussi des problèmes de cycle.  Il y’en a même qui ont fait de  fausses-couches. D’autres font des crises après avoir respiré cette odeur, provocant même des palpitations, des vomissements accompagnés de sang, des vertiges, des évanouissements, des maux de tête … Moi je suis dans cette entreprise depuis sa création en 1988 ; on n’a jamais eu ce problème et les voisins composés d’autres entreprises et des habitations ne se sont jamais plaints, mais depuis que l’autre est là, nous sommes tout le temps malades…»

Messages transmis à tous ceux qui ont reçu des lettres depuis…

 

« J’assume toutes les conséquences si c’est moi ! »

Le 23 décembre, « L’Eléphant » a passé un amical coup de fil à  M. Abdallah ,l’un des responsables de « Natour et Frère », histoire d’avoir sa version des faits.

«Ce que je veux que vous disiez tout simplement, c’est que moi je ne pollue pas. J’ai la preuve scientifique que je ne pollue pas. Des analyses  et des contre-analyses ont été faites chez moi qui démontrent que je ne produis pas de gaz à partir de mon usine. Quand on me dit que « Outré Hair » m’accuse d’être à l’origine des pathologies dont souffrent ses employés, je dis simplement qu’à « Natour et frère », il existe des résidences où résident des expatriés coréens. Et que parmi eux, qu’on me montre une seule personne qui est malade ! Qui n’est pas en contact avec leur production et qui est malade. A la direction générale, du directeur au chef du personnel et tout le staff de la direction, jamais personne n’a été malade. Et si on accuse « Natour et frère » d’être à l’origine, les personnes soit disant malades où souffrant de pathologie dont l’origine provient de mon usine se présentent à moi officiellement pour que je fasse une  contre-analyse de leur santé pour vérifier si leurs maladies proviennent de chez moi ; j’endosse toutes les responsabilités. Même si au Campement (quartier précaire non-loin de la zone industrielle), s’il y a des gens qui sont malades et qui pensent que l’origine de leur mal provient de mon usine, qu’ils viennent pour que j’analyse et fasse une contre-analyse. Les résultats de la contre-analyse, j’en assume entièrement la responsabilité ». 

C’est ce qu’on appelle « un homme sûr de son fait ».

Pourtant, le Ciapol, le 12 décembre 2013, avait, de nouveau, mis « Natour et Frère », en demeure dans une lette dont « L’Eléphant » s’est procuré une copie :

« (…) Le Plan de Gestion Environnementale-Audit (PAGE-A) qui, par la suite, a été validé par le Comité interministériel présidé par l’ANDE ne donne pas droit à une poursuite d’activité. Or, il s’avère que vous avez repris votre activité de recyclage d’huiles usagées sans l’accord préalable de l’Autorité environnementale. Sur cette base, je vous mets en demeure, dès réception de la présente, de suspendre votre activité de production d’huiles recyclées sans l’Arrêté d’autorisation d’exploiter vos installations ; faute de quoi, vous vous exposez aux sanctions prévues par les textes en vigueur… » A menacé le patron du Ciapol.

Depuis, Abdallah est revenu à de meilleurs sentiments. Mais les populations le soupçonnent de continuer à ruser avec le Ciapol en mettant de temps en temps les machines en route.

 Il ne reste plus qu’à la justice à dire sa part de vérité !

 

SABINE KOUAKOU (L’Eléphant déchaîné N°233)

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 13:06

PHOTO-PAGE-3.jpgL’information qui fera certainement plaisir à notre président qui est rentré de France ce dimanche, a failli passer inaperçue.
C’est que le 25 février 2014, à l’occasion du Forum Economique Ivoiro-Marocain, tenu sous l’égide du Roi Mohamed VI du Maroc, l’Etat de Côte d’Ivoire, représenté par la Ministre déléguée à l’Economie et aux finances, Kaba Nialé, et Othman Benjelloun, président du Groupe BMC BANK, avaient signé une convention cadre.
Convention à travers laquelle le Groupe BMC BANK, grâce à sa filiale locale, Bank Of Africa, a tenu à démontrer sa volonté de soutenir les initiatives du Gouvernement ivoirien dans la perspective de la réalisation effective des objectifs du Programme National de Développement (2012-2015). Pour l’émergence chère à notre président, à l’horizon 2020.
Grâce à cette convention, Bank Of Africa s’est engagée à aider la Côte d’Ivoire, en s’associant à d’autres bailleurs, à financer son budget au titre de l’exercice 2014. Sans compter son engagement à agir également en qualité de conseil financier de la Côte d’Ivoire dans le projet d’emprunt obligataire d’une valeur de 500 millions de dollars sur le marché des capitaux internationaux.
Mais en attendant cet emprunt obligataire, pour le budget 2014, la levée de fonds de 150 milliards a été entièrement souscrite au bout de seulement 48 heures, sous forme d’obligations du Trésor, d’une échéance de 7 ans avec un taux nominal de 6,5%. De quoi remplir de joie, tout le Gouvernement ivoirien, avec sa tête, notre président qui est rentré en pleine forme, pour reprendre le boulot.
Lever 150 milliards en 48 heures, ça s’appelle de l’efficacité.
Bref, très peu connu en Côte d’Ivoire, le Groupe BMC est pourtant le premier groupe privé au pays du Roi Mohamed VI.
« (…) Nous sommes extrêmement fiers de contribuer à la redynamisation de la croissance économique et au développement de ce pays frère et ami, maintenant qu'il retrouve la paix et la concorde.
Ce sont en fait trois Banques africaines, de nationalité ivoirienne et de capitaux majoritairement marocains, aux côtés de la vingtaine d'autres de leurs consœurs ivoiriennes qui contribuent, chaque jour, au regain de confiance dans les fondamentaux politiques et économiques du pays.
Ces trois Banques, la Société Ivoirienne de Banque du Groupe AttijariWafa Bank, Bank Of Africa- Côte d'Ivoire, du Groupe BMC Bank et la Banque Atlantique Côte d'Ivoire du Groupe Banque Centrale Populaire constituent près de 21% du réseau des 650 agences, collectent plus de 25% des ressources et octroient près du quart des crédits à l'économie, domiciliant 20% des comptes ouverts auprès des Banques.
Les 3 plus importants groupes bancaires au Maroc sont les actionnaires majoritaires de ces Banques pour mieux attester de l'engagement profond et durable de la communauté bancaire marocaine à l'égard de la Côte d'Ivoire.
Nos 3 Banques en Côte d'Ivoire se positionnent en tant que Banques Universelles adressant l'ensemble des segments de clientèle au service desquels elles mobilisent plusieurs métiers bancaires ainsi que l'Assurance. Nous sommes conscients de tout ce qu'il y a lieu encore de faire afin d'accompagner plus hardiment le programme de renaissance économique de la Côte d'Ivoire, le programme Phoenix alors qu'il ambitionne d'en faire, à l'horizon 2020, un pays émergent qui aura connu, d'ici cette échéance, des taux de croissance de 9% à 10% au profit de franges élargies de la population ivoirienne.
Nous sommes convaincus que ces programmes seront créateurs de valeur pour nos institutions, en même temps que de valeur économique et sociale.
Au cœur de la stratégie de Phoenix est inscrite la participation active du secteur privé et le Partenariat Public Privé, afin de promouvoir les secteurs fondamentaux pour l'économie ivoirienne, tels l'agriculture, la pêche, les infrastructures, la promotion de l'habitat et, plus particulièrement, les logements sociaux ». Dans ce contexte, «nous sommes déterminés, en tant que Banques en Côte d'Ivoire, à poursuivre l'effort de bancarisation du pays et hisser son niveau au-delà des faibles 15% actuellement observés. Nous avons également à cœur de promouvoir Abidjan et sa Bourse Régionale dans la perspective d'en faire un partenaire privilégié de la place financière de Casablanca, Casa Finance City… ». S’est expliqué Othman Benjelloun, dans les colonnes de « La Nouvelle Tribune », média marocain.
Voilà qui augure de bonnes perspectives pour l’économie ivoirienne.
ALEX KASSY.

Source: L'Eléphant déchaîné N°231

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 11:09

Nene-bi-jules-oscar.jpgLebanco.net avait annoncé, le 18 mars dernier,  qu’il y avait problème au sein de l’Union de la jeunesse communale de Port-Bouët. Aujourd’hui, la crise prend une autre tournure. Elle devient de plus en plus grave. Néné Bi Oscar, le vice-président successeur légal, et Samuel Kouassi, le Trésorier adjoint imposé par Marcel Lédjou et Alassane Téra, se battent. Et la jeunesse sollicite l’arbitrage de Mme le maire de ladite commune, Mme Hortense Aka Anghui, après la décision de Jérôme Koffi N’guessan, président de la Fédération nationale des Unions de Jeunesse communale de Côte d’Ivoire  (FENUJEC I), par courrier adressé au premier magistrat de la Commune.

En effet, après la démission de l'ex-président, Yves Matto, son successeur devrait s’appeler Néné Bi Jules Oscar, selon les statuts qui disent en son article 25, alinéa 4 : "en cas d'absence, de démission ou d'incapacité du président à diriger l'Union, c'est le Vice-président qui assure l'intérim jusqu'aux prochaines élections". Et dans le cas d'espèce, c'est le vice-président, Néné Bi Oscar qui devrait succéder à Yves Matto, les autres vice-présidents étant frappés par la limite d’âge. Malheureusement cette disposition statutaire n'a pas été respectée. Des anciens responsables de la structure, Lédjou Bladé Marcel et Alassane Téra, ont préféré tordre le cou aux textes en imposant Samuel Kouassi, anciennement Trésorier général adjoint de l'Union, par l’organisation d’une assemblée générale non statutaire et placé Samuel Kouassi à la tête de l’Union. Ce qui a irrité toute la jeunesse de Port-Bouët qui estime que les textes doivent être appliqués. Alors le président national des unions de jeunesse communale, Jérôme Koffi N’guessan de la FENUJECI, a été saisi pour régler le litige. Ainsi, par courrier référencé 27/FENUJECI/03/12 avec pour objet : Renouvellement de l’Union des jeunes de la Commune de Port-Bouët et adressé à Mme Hortense Aka Anghui, maire de ladite commune et daté du 28 mars 2012, Jérôme Koffi N’guessan écrit : "La Fédération nationale des unions de jeunesse communale de Côte d’Ivoire (FENUJECI) a l’honneur de vous informer qu’en prélude de son prochain Congrès qui aura lieu les 3 ; 4 et 5 mai 2013 à Yamoussoukro, le Bureau Exécutif National va procéder au renouvellement de l’Union des jeunes de la Commune de Port-Bouët. Par ailleurs, nous voudrions vous faire savoir, relativement à la situation conflictuelle qui prévaut au sein de l’union des jeunes de votre commune que NENE BI Jules Oscar est le Président de l’Union des jeunes de la commune de Port-Bouët, suite à la vacance de pouvoir constatée depuis l’absence du président intérimaire liée à la crise post-électorale, conformément aux statuts et règlement intérieur de la FENUJECI. A partir de cet instant, il a qualité pour ester en justice au nom de l’union des jeunes de la commune de Port-Bouët tant en demande qu’en défense. Il peut saisir le tribunal de première instance d’Abidjan Plateau si des individus veulent lui spolier son droit en attendant le renouvellement de la structure". Voilà qui est clair. Ce courrier a été fait en plusieurs exemplaires pour informer les autorités municipales parmi lesquelles se trouvent le 1er Adjoint au maire, Touré Moussa, chargé de régler le litige, le Secrétaire général de la mairie, Ludovic N’dri, le Trésorier public de la commune, le directeur du Centre pilote, le Conseiller municipal à la jeunesse. NENE BI Jules Oscar est donc le président de l’Union de la jeunesse communale de Port-Bouët jusqu’au renouvellement de la structure avec l’onction de la FENUJECI et le maire de la Commune. Malheureusement, il n’arrive toujours pas à entrer en fonction. Contacté, NENE Bi jouera la carte du dialogue et non la force qui selon lui caractérise des gens sans argument, sans légitimité et sans légalité. "Pour moi ce ne devrait pas être un débat, encore mois un bras de fer. Parce que, connaissant les textes de notre union, je me suis mis au travail juste après la crise postélectorale qui a  profondément divisé la jeunesse de Côte d’Ivoire et celle de Port-Bouët, pour réconcilier les jeunes pour qu’ensemble nous allions au renouvellement de notre union sous l’égide de la FENUJECI et Mme le maire de la commune. C’est à ma grande surprise que j’ai appris qu’un membre du Bureau exécutif n’a pas respecté les textes et s’est autoproclamé président avec le soutient de personnes comme Alassane Téra et Marcel Lédjou qui ne sont plus membres de notre union. Moi, je pense que nous sommes dans un pays de droit et donc le droit doit triompher sur tout. C’est pourquoi, mes camarades jeunes et moi sollicitons l’arbitrage de Mme le maire, première magistrate de la commune à nous recevoir et rétablir la légalité avant le renouvellement qui est prévu en 2013 par la FENUJECI. Parce que nous voulons une jeunesse unie plutôt que divisée pour faciliter les actions de la mairie dans sa mission de  développement de notre commune. Je profite donc pour lancer un appel à tous. Nous voulons réconcilier toute la jeunesse pour que tout le monde se mette autour notre union pour réussir ensemble le pari du développent et du bien-être de la jeunesse de la commune de Port-Bouët. Que toutes les autorités, les anciens présidents et tous les jeunes soutiennent la légalité pour une union plus dynamique dans l’intérêt de tous et non dans l’intérêt d’un groupe d’individus", nous a-t-il confié. Quant à Samuel Kouassi que nous avons joint au téléphone portable, il se base sur l’assemblée générale qui l’a élu et veut proclamer le retrait de l’union des jeunes de Port-Bouët de la FENUJECI. "Ce n’est pas la première fois que Jérôme N’guessan s’immisce dans les affaires internes des jeunesses communales qui sont autonomes parce qu’ayant un récépissé chacune du ministère de l’Intérieur. Donc nous pouvons nous retirer de la FENUJECI", nous a-t-il confié (propos enregistrés sur notre téléphone portable) avant de nous promettre de nous rappeler dans 2h pour nous donner ses preuves. 48H après, nous n’avons pas eu de suite et il était injoignable. Cependant, les statuts de la FENUJECI stipulent, en son article 25 que : "Les présents statuts sont communs à la Fédération nationale des unions de jeunesse communale, aux unions de jeunesse communale et aux unions des communautés rurales. Lesdites unions reconnaissent la primauté de la fédération et de ses textes qui la régissent. Les règlements intérieurs qu’elles adopteront seront en conformité avec les présents textes". Un dossier complet est en réalisation par lebanco.net pour situer tout le monde sur les vraies raisons de cette crise inutile au sein de la jeunesse de la commune de Port-Bouët, en interrogeant toutes les personnes impliquées dans cette affaire.

 

GUY TRESSIA

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 17:16

CIE-copie.jpg

 

Pendant plus d’une semaine, dans des quartiers de Yopougon comme Camp militaire, Koweit, Johannesburg, Andokoi, Mossikro, Jérusalem et ceux d’Abobo comme Derrière rails, PK18, Avocatier, Banco, des abonnés de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) sont restés dans le noir, pendant que des utilisateurs du courant parallèle étaient éclairés. Que se passe-t-il donc ?

 

En effet, depuis le mercredi 22 juin dernier, il y a eu une coupure d’électricité dans des sous-quartiers de Yopougon, d’Attécoubé et d’Abobo. Les clients de la Compagnie ivoirienne d’électricité ont pensé au retour du délestage. Malheureusement, ce n’était pas une coupure programmée comme pendant les délestages. Car pendant que les abonnés étaient privés d’électricité, les utilisateurs du courant parallèle étaient fournis. Pour en savoir plus, nous nous sommes rendus au quartier Koweit. Là-bas, ceux qui utilisent le courant parallèle sont plus nombreux que les abonnés. Et cela pose, le plus souvent, des problèmes de fusible du transformateur qui les alimente. "Sur 10 ménages, il y en a au moins 7 qui utilisent le courant parallèle. Il y en a aussi qui utilisent les deux. Ce qui rend impuissant le fusible qui, en principe est mis dans le transformateur, en fonction du nombre d’abonnés dans le secteur. Le fusible n’arrive donc pas à satisfaire toutes les demandes, c'est-à-dire, les abonnés officiels et les utilisateurs parallèles", nous confie un agent de la CIE, en service dans le secteur de Locodjoro (Toits-Rouges). Il n’a pas manqué d’accuser certains de se collègues qui sont à la base de cette distribution parallèle du courant. "La distribution du courant de manière parallèle est du fait de certains agents qui, en collaboration avec des personnes du quartier, font des branchements sur l’éclairage public", a-t-il accusé. Cette complicité des agents de la CIE est dénoncée partout dans les quartiers où nous sommes passés. D’Abobo à Yopougon, en passant par Williamsville, Adjamé, Attécoubé, Treichville, Koumassi, Marcory, Port-Bouët, ces agents existent. Mais que les populations déplorent le plus, c’est le fait que des abonnés soient coupés d’électricité quand le courant parallèle marche. A Andokoi, S. Koné s’en plaint. "Ici, quand le courant se coupe de manière générale, il les vendeurs du courant parallèle montent sur les poteaux électriques et changent les phases du courant. Du coup, leurs "clients" parallèles ont le courant et les abonnés qui ont leurs compteurs CIE en sont privés. «Tout le monde connaît ceux qui font ça au quartier, mais personne n’ose dénoncer, parce qu’ils sont en complicité avec les agents de la CIE. On voit chaque fin de mois, ces agents venir encaisser les distributeurs parallèles », nous confie-t-il. A la Direction CIE du Secteur de Locodjoro, sise aux Toits-Rouges de Yopougon, les distributeurs du courant parallèle sont bien connus des responsables et des agents. Des prénoms comme Constant, Emmanuel dit Manu et bien d’autres ne leur sont pas étrangers. "Quand on va s’abonner au bureau de la CIE aux Toits-Rouges, des agents nous demandent si nous avons pris attaches avec Manu ou Constant, avant de venir. Ce qui signifie qu’ils sont en complicité avec eux", révèle un abonné. Pour justifier sa thèse, l’abonné nous dit ce qui s’est passé en 2007 quand on a arrêté des distributeurs parallèles du courant. "Quand on a arrêté des distributeurs de courant parallèle, ils ont été détenus au 19ème Arrondissement de police des Toits-Rouges. Le Commissaire d’alors a attendu 72 heures pour que des plaintes soient portées contre ces hommes pour les déférer devant le Procureur. Mais personne n’a porté plainte. Même les responsable CIE du secteur n’ont pas osé s’y rendre pour voir les détenus et porter plainte", nous confie un agent de police, anciennement en service au 19ème Arrondissement. La complicité serait donc à grande échelle. Des directeurs régionaux aux responsables des secteurs, tous semblent tout savoir sur les distributeurs parallèles, mais personne n’ose les arrêter. Les revenus parallèles aux salaires obligent. Il urge donc que la Direction générale de la Compagnie ivoirienne d’électricité réagisse pour protéger les abonnés de ces désagréments causés en complicité avec leurs agents.

guy_tressia@yahoo.fr

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:02

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Bamba Médji a été nommé maire intérimaire de Gagnoa, selon l’arrêté N° 183 du 17 juin du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur qui se serait appuyé sur le Procès-verbal de la réunion du Conseil municipal en date du 11 mai 2011. Et, au terme de cette réunion qui aurait vu la participation de tous les adjoints au maire, il aurait été décidé à l’unanimité que désormais M. Bamba Médji, deuxième adjoint, assurerait l’intérim du maire Gnohité Roger démissionnaire. La réunion du conseil municipal qui s’est tenue le 3 juin aurait confirmé cette décision. Cependant, des voix se lèvent pour dénoncer cette nomination par décret de Bamba Médji qui serait contre les textes de la Municipalité. Cette nouvelle situation annonce sans doute une grande crise sous le Fromager. Effet, les réunions du 11 mai et du 3 juin derniers, qui se sont déroulées à l’hôtel de ville de Gagnoa, ont produit des Procès-verbaux dans lesquels il a été décidé l’urgence du renouvellement de la Municipalité. Mais "aucune personne n’a été choisie pour remplacer le maire démissionnaire. Ce n’est pas un ministre qui nomme un maire. Il entérine le vote des Conseillers municipaux qui choisissent librement l’intérimaire dans leur rang. Il était convenu de se retrouver pour élire un maire parmi nous les Conseillers. Ce qui est paru dans la presse a surpris presque tous les Conseillers. Et c’est basé sur du faux", nous a confié un  Conseiller municipal très en colère. "Si le ministre a cautionné cette nomination de Bamba Médji, c’est qu’il veut mettre Alassane Ouattara en difficulté à Gagnoa. Parce que d’abord, Bamba n’a pas été élu. Mais en plus, il n’est pas un Conseiller-résident comme le disent les textes de la Municipalité", a-t-il ajouté. Pour d’autres cadres du département et selon des sources proches du Conseil municipal, les allogènes et allochtones de Gagnoa ne voudraient pas se disputer les postes de chefs avec leurs tuteurs. Ils ont toujours souhaité accompagner, en restant au second plan, les autochtones dans la gestion de la Cité du Fromager. "On peut accepter un allogène ou un allochtone à la députation, parce que c’est pour expliquer des lois votées à l’Assemblée Nationale à des communautés. Mais pas la mairie, encore moins le Conseil général. Le chef du village de Gagnoa doit être choisi parmi autochtones", ont-ils dit en substance pour exprimer leur désaccord vis-à-vis de cette nomination qui sent "l’imposture et des manœuvres malsaines qui risquent d’imploser le RHDP et rejaillir négativement sur le Président Alassane Ouattara", selon eux. Ils donnent les exemples de Yamoussoukro où le Président de la République a choisi un des petits-fils d’Houphouët-Boigny, Augustin Thiam et du District d’Abidjan où Beugré Mambé, un Ebrié, a été choisi. "N’y a-t-il pas de Bété de Gagnoa qui soit un sincère militant du RDR pour qu’on brise nos habitudes en la matière?", s’interrogent-ils. "Bamba Médji devrait faire attention, car ses manœuvres risquent de révolter les autochtones Bété de Niabré", ont-ils averti. Nous avons tenté, en vain, de joindre M. Bamba Médji pour avoir sa version des faits.

GUY TRESSIA

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 20:57

Martial-Ahipeaud.jpg

 

Avec l’implication avérée dans la crise postélectorale et une participation active aux côtés des miliciens pro-Gbagbo, la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) s’est gravement compromise dans la réorganisation de l’Ecole ivoirienne. La presque totalité des intervenants dans le débat sur la survie de la Fesci, après la crise, demande sa dissolution pure et simple. Nous avons joint Joseph Martial Ahipeaud, membre fondateur et premier Secrétaire général de ladite fédération. Il donne, ici, sa position. Entretien.

 

 

Dr Ahipeaud, vous êtes le Premier SG de la Fesci. Il est de plus en plus question de sa dissolution. Qu’en pensez-vous?

Je voudrais vous remercier pour cette occasion de m'adresser au peuple ivoirien. Je présente mes condoléances à toutes les familles qui ont perdu des êtres et je m'incline sur les âmes qui sont parties sans connaître la grâce de Dieu. Cela dit, je crois que ce débat est faux et il faut éviter de distraire le peuple ivoirien, au moment de son histoire aussi tragique.

 

Que voulez-vous dire par "il faut éviter de distraire le peuple ivoirien?

Le Président Ouattara a fait de la réconciliation nationale un point crucial de sa gouvernance. Par ailleurs, le pays fait face à une insécurité absolument effroyable en raison du contexte de la crise postélectorale. Entre comment résoudre ces problèmes d'insécurité et la réorganisation des Forces armées nationales, il y a trop de choses à faire. Enfin, la crise économique et sociale dans un contexte de fracture de l'unité nationale, ne peuvent pas nous permettre d'envoyer le débat sur la Fesci au premier plan. C'est là un point d'analyse dans la forme. Dans le fond, il y a beaucoup de choses à soulever avant d'arriver même à la question de la dissolution d'un syndicat légalement reconnu.

 

 

Quelles sont ces choses à soulever, selon vous?

La grande priorité reste la restauration de l'Etat de Droit et la poursuite du désarmement. Dans un contexte aussi complexe, il faut savoir se retenir et savoir raison gardée pour avancer. Sinon, une approche qui manquerait de tact risquerait de conduire à d'autres complications. Or, le pays a besoin d'une pause pour faire le point et pouvoir avancer. Avançons au lieu de reculer.

 

Mais presque tout le monde demande la dissolution de la Fesci. Une priorité pour le bonheur de l'école ivoirienne.

Qui demande la dissolution?

 

Des Ivoiriens à travers la presse...

Les jeunes de la Fesci pouvaient-ils agir en dehors du contexte politique?

 

Nous vous la posons, cette question.

Premièrement, un syndicat ne peut être dissout sans procédure juridique. Deuxièmement, même si des dirigeants ont commis des exactions, ils sont pénalement responsables. Alors, il faut poursuivre ceux qui sont responsables des exactions. Car, si on peut dissoudre une organisation sociale en raison des dérives de certains de ses dirigeants, même contre ceux qui luttaient en interne contre ces dérives, je ne vois pas comment les autres organisations sociales ne seraient pas dissoutes aussi. Elles ont toutes bénéficiées de la situation et ne peuvent se prévaloir d'une innocence à toute épreuve. Le Professeur Francis Wodié a parlé et dit que "nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude".

 

Doit-on donc, selon vous, poursuivre les dirigeants de la Fesci?

Nul ne doit être au dessus de la loi. Voilà le principe. Cependant, il me semble contradictoire d'engager un processus de Réconciliation-Dialogue-Vérité et en même temps, engager des procédures judicaires. A mon avis, il faut que le peuple ivoirien sache la vérité sur ce qui s'est passé depuis la mort du Président Félix Houphouët-Boigny et qu'à partir de ce moment, ce peuple décidera ce qu'il faut faire de ceux qui se sont rendus coupables des violations des Droits de l'Homme et des crimes contre l'humanité.

 

Donc, au nom de la réconciliation, doit-on annuler les poursuites?

Pas du tout ! Les procédures judicaires suivent leur cours. Car, il ne faut pas oublier que le Droit rime avec la jurisprudence. Cependant, je crois que les Ivoiriens ont plus besoin de savoir ce qui s'est passé avant la justice. La justice sans la vérité peut souvent paraître comme une manipulation, un abus de pouvoir, une justice des vainqueurs. Or, ceci est contradictoire avec le principe de la réconciliation à travers la vérité comme ce fut le cas en Afrique du sud.

 

Revenons sur la Fesci. Doit-on, si oui ou non, dissoudre la Fesci?

Si on dissout la Fesci, il faut dissoudre tous les partis politiques qui ont manipulé les jeunes. Si on est d'accord, alors il faut le faire. Sinon, ce serait chercher  à cacher la forêt avec un écran de fumée. Ce qui serait plus injuste, car les jeunes ne peuvent pas avoir fait ce qu'ils ont fait sans la couverture des politiques. Hier comme aujourd'hui. Sachons raison garder et surtout ne pas ruer dans les brancards. Le bon ton en somme.

 

Quels sont ces partis politiques qui les ont manipulés?

Quels partis politiques n'a pas de militants Fesci dans ses rangs? Je ne crois pas que même le PDCI puisse affirmer ne pas avoir un fesciste dans ses rangs. JMK Ahoussou a été responsable adjoint de la Fesci en faculté des Lettres en mon temps. Alors acceptons de voir la responsabilité des individus et laissons les organisations, les institutions qui doivent trouver les moyens internes de leurs propres ajustements.

 

 

 

Quel appel lancez-vous?

Je crois que notre pays est passé à côté de la catastrophe. Les réalités du terrain ne sont pas reluisantes. Les corps sont encore dans les rues et les rancœurs prennent de plus en plus le terrain. Il faut savoir apprécier ce que Dieu a fait pour nous et ne pas donner dans l'arrogance et les futilités. Allons à l'essentiel, c'est-a-dire, à la paix et à la réconciliation. La vengeance appartient à Dieu et l'Homme ne peut changer le destin d'un autre. Alors, regardons Dieu et agissons avec sagesse.

Entretien réalisé par

GUY TRESSIA

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 10:39

 

Papa-TRESSIA-Jerome_mariage.jpg

Mon père dansant à l'Eglise lors de son mariage religieux

 

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Mon père assis dans une case en attendant de sortir pour allez à l'Eglise

 

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Ma Belle-tante (extrême gauche), mon père en constume, Moi et ma Belle-mère

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 22:14

Depuis le lundi 5 juillet dernier, sur plainte de Diabaté Lassina, Commandant des Douanes ivoiriennes, Administrateur des Services financiers, Touré Abdoulaye (étudiant) séjourne à la MACA sans jugement ni liberté sous caution demandée par son Conseil d’avocats dirigé par Me Traoré Moussa. Un litige foncier à forte odeur d’injustice qui laisse penser que la Justice serait complice du Commandant des Douanes.

Décédé le 1er décembre 2005, Touré Cheik a laissé à ses ayant-droit, un terrain nu de 600m2 et une villa duplex de 8 (huit) pièces avec piscine sur une superficie de 800m2 d’une valeur de 150.000.000 (cent cinquante millions) FCFA. Le malheur de l’étudiant Touré Abdoulaye viendra du fait de la vente du terrain nu au Commandant des Douanes, Diabaté Lassina.

En effet, courant 2009, les ayant-droit ont consenti une vente du terrain nu au profit du sieur Diabaté Lassina, à hauteur de 19.000.000 FCFA (dix neuf millions). Cette vente a été passée sous le contrôle de Maître Yannick Daugaux-Kouassi, notaire, chargé de la succession qui a également reçu le paiement du prix de la vente.

En mai 2010, alors que Touré Abdoulaye se trouvait en Guinée où il s’était rendu 3 mois plutôt pour les obsèques de sa mère décédée, il est informé dès son retour par son frère cadet Touré Kabine, qu’un acquéreur s’était manifesté pour acheter leur villa et qu’il s’agissait de Diabaté Lassina, le même qui a acheté leur terrain. Touré Abdoulaye, rentré à Abidjan apprend avec surprise que ledit acquéreur avait fermé la villa, prétendant avoir déjà eu l’accord des deux autres héritiers mineurs pour un prix de 63.000.000FCFA (soixante trois millions). Dès cet instant, Touré Abdoulye s’oppose à la vente au profit de Diabaté Lassina. Car aucun acte notarié ne faisait foi d’un quelconque acompte de 20.000.000FCFA que Diabaté dit avoir versé à Dame Diallo Maïmouna, la mère du plus petit héritier. C’est alors que, le Commandant des Douanes qui a des relations très haut placées (on le voit dans les couloirs du Palais présidentiel), selon notre informateur et la requête signée de Me Traoré Moussa, décide de s’approprier la villa duplex de gré ou de force et par voie de fait. Il aurait dès cet instant porté plainte pour escroquerie accusant Touré Abdoulaye de lui avoir soutiré la somme de 2.250.000FCFA (deux millions deux cent cinquante mille). Ainsi, depuis le 12 juillet dernier, l’étudiant Touré Abdoulaye séjourne à la MACA sans jugement avec à la clé, le refus du Parquet de sa libération sous caution demandée par son Conseil d’avocats. Pire, le sieur Diabaté Lassina s’est approprié la villa de force en recrutant des jeunes gens qu’on dit membre de la FESCI pour qu’ils s’en prennent à toute personne qui s’aventurerait vers la villa. Et déjà sur les ordres de Diabaté Lassina, des huissiers en service ont été agressés par ces éléments. Ces agressions ont été portées devant la police. Mais le Cabinet de Me Traoré Moussa se demande encore pourquoi "la police n’a pas daigné réagir" ? Que fait alors la justice ivoirienne ? Attend-on le pire avant de se pencher sur cette affaire qui n’est ni plus ni moins qu’une injustice flagrante des ayant-droit qui possèdent leur certificat de propriété en bonne et due forme. Ou encore la justice est-elle complice de cette expropriation de force au nom du soutien du régime à Diabaté Lassina ? Une affaire à suivre !

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 15:08

 

Botti-Bi-Zoro-Boniface002.jpg

Le dimanche 13 juin dernier, les ressortissants de la commune rurale de Minfla (sous-préfecture de Zuénoula) ont pris d’assaut la salle de mariage de la mairie d’Attécoubé. Une assemblée générale s’y tenait pour le renouvellement du bureau de la Mutuelle de développement de Minfla (MUDEM). Et c’est Botti Bi Zoro Boniface qui a été choisi par acclamations pour conduire le nouveau bureau dans les actions de développement de leur commune.

C’est dans une ambiance conviviale de fraternité et de retrouvailles que les ressortissants de Minfla (Zuénoula) ont tenu leur assemblée générale, le dimanche 13 juin dernier, dans les locaux de la mairie d’Attécoubé. Après avoir fait le bilan des douze (12) ans passés à la tête de la MUDEM du président sortant Sika Bi Djè Descars, les filles et fils de Minfla sont passés à l’élection du nouveau président sous la présidence effective du ministre Kolou Bi Youan David, président du Conseil général de Zuénoula et porte-parole des sages de la tribu Mès. Candidat unique, Sika Bi n’étant pas candidat à sa propre succession, Botti Bi Zoro Boniface a été élu par acclamations par l’ensemble des ressortissants de Minfla. Elu, le président Botti Bi ne veut pas la division des siens. "Le développement de Minfla passe par l’implication individuelle effective de tous. C’est pourquoi, je voudrais que les filles et les fils de Minfla se donnent la main pour réussir le pari du développement de notre village qu’ils m’ont confié. Sans mes frères et sœurs, il n’y aura pas de développement. Que chacun prenne la MUDEM comme sa chose personnelle", a-t-il exhorté. Le tout nouveau président de la MUDEM entend constituer et présenter son bureau dans les deux (2) semaines à venir. Il voudrait, dès la présentation de son équipe, entamer les activités de développement avec une stratégie qu’il tient encore secrète. Ce fut une assemblée fraternelle et conviviale, dans une ambiance bon enfant où l’intérêt de la chose commune se lisait sur tous les visages.

Guy Tressia

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