Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de tressia
  • Le blog de tressia
  • : Politique, economie, société, sports, humour, pensées, crise ivoiriennes
  • Contact

Recherche

Archives

30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 09:37
Bondoukou/ Exploitation de manganèse- Les populations n’en peuvent plus d’avaler la poussière!

La providence a peut être eu tort de doter Similimi d’un sous-sol riche en manganèse. Depuis l’exploitation de ce site, situé à 300 mètres du village, les riverains continuent, dans une indifférence riante des autorités, de subir les conséquences fâcheuses de cette activité.

Nous écrivions dans notre dernière parution, qu’il a fallu 11 mois de lutte pour engranger une émergente quote-part de 0,5% du chiffre d’affaires de l’entreprise Taurian Manganèse. Mais, la joie des habitants de cette zone serait totale s’il ne s’agissait pas d’une promesse émergente. Dans l’attente de cette promesse, le tableau demeure très sombre. L’avenir de Similimi est en ce moment en pointillé. D’autant plus que les terres arables de la population composée de 99% d’agriculteurs sont absorbées par l’activité d’exploitation. «Le problème avec le site de Bondoukou, ce n’est pas la mine en elle-même qui est illégale, c’est son extension. En 2008, à la fin de la phase d’exploration, un arrêté ministériel a donné l’autorisation à Taurian d’étendre son champ d’exploitation. Or, en Côte d’Ivoire, le code minier prévoit que seul le président a le pouvoir d’autoriser l’extension d’un site minier. Cette extension illégale de la mine d’un point de vue juridique, est également catastrophique au niveau social: elle a provoqué beaucoup de destructions de terres des paysans et, dans le même temps, de leurs sources de revenus». Dixit Koffi Dongo Babacauh, représentant les intérêts de la population de Similimi dans les négociations avec l’entreprise et les autorités, en 2013, sur les antennes de France 24. Cette situation n’a pas changé. Et c’est ce qui est la cause des cris de cœur des riverains. «Similimi n’a pas d’eau potable, il s’alimente à partir d’une rivière (Coloï) qui divise le village en deux. Bondoukou Manganèse n’a pas trouvé utile d’offrir un forage au village. Malgré la pollution de cette eau alimentaire qui s’aggrave chaque jour». Confie Kouman Kobenan Kra Michel, président de la Mutuelle de développement de Similimi. Cette rivière où les riverains s’abreuvent est devenue impropre à la consommation, avec l’activité de la mine. C’est devenu plutôt de la boue. «L’Eléphant» a pu le constater aisément. Pas de forage pour les riverains. Mais Taurian, faut-il le dire, prend le soin de reprofiler régulièrement la route qui mène à son périmètre d’exploitation.

L’éducation des enfants peut attendre !

A côté de l’eau qui est devenue impropre à la consommation, les nuisances sonores sont aussi terribles. Taurian utilise des bombes pour faire exploser le minerai. Les va et vient des gros engins à côté de la seule école primaire, celle de Similimi à la recherche de ses marques, sont un véritable calavaire pour les innocents apprenants qui usent leurs fesses sur des bancs inappropriés. D’ailleurs l’école est en bambous (voir image). «L’école existant avant l’arrivée de Bondoukou Manganèse S.A représentée par des cabanes de fortune en bois demeure en l’état, malgré les sollicitations des villageois et les promesses faites par la société, pour déplacer l’école afin de réduire la nuisance sonore faite par les machines qui passent à côté de l’école», indique Michel Kra. A Similimi, l’avenir n’appartient pas aux enfants !

On vaccine nos travailleurs, le reste débrouillez-vous!

Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) recommande une limite d’exposition professionnelle à visée sanitaire de 0,3 mg de particules respirables de manganèse par mètre cube d’air. L’absorption du manganèse se fait principalement par inhalation. L’exposition prolongée au manganèse entraîne des lésions du système nerveux central et des poumons. Bondoukou Manganèse SA est consciente de ce fait. Les travailleurs sont pris en compte dans les différentes campagnes de vaccination. Dont la dernière date de mars 2014. Cependant, les populations riveraines ne bénéficient d’aucune action sociale allant dans ce sens. Or Similimi, localité où les toitures des maisons sont bouffées par la poussière, n’est qu’à 300 mètres du principal site d’exploitation. En octobre 2013, les populations excédées d’avaler la poussière, avaient organisé une manifestation pour protester contre cette réalité. Manifestation vite réprimée. Mais les femmes avaient réussi à faire preuve d’une forte détermination en obstruant de leur corps, la voie qui mène au champ d’exploitation. Depuis, les deux parties se regardent en chiens de faïence. Il y a quelques semaines, le rudoiement du secrétaire du chef de village par des vigiles de Traurian a failli mettre le feu aux poudres.

Mais la Taurian affirme la main sur le nez et le nez bien protégé, qu’elle respecte toutes les règles de sécurité. Mieux, toutes les précautions seraient prises pour que les populations n’en souffrent guère. Une autre perception de la Responsabilité sociétale d’une entreprise (Rse) minière dans notre pays!

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 09:12
Abidjan/Spectre de virus d’Ebola- Le Zoo d’Abidjan sous le poids des dons d’animaux!

Le standard du Jardin Zoologique d’Abidjan n’a de cesse de crépiter depuis l’annonce, par les autorités sanitaires, de la présence du virus d’Ebola dans certains pays frontaliers au nôtre. Certains Ivoiriens, naguère « amis » d’animaux sauvages domestiqués et apprivoisés, veulent tout simplement s’en débarrasser. Et ce, à cause du fait que les animaux sauvages seraient des réservoirs du virus d’Ebola.

La solution miracle trouvée ? Le Zoo d’Abidjan. Où ils tentent de fourguer leurs animaux devenus encombrants ! Depuis quelques semaines en effet, les dons en animaux sauvages affluent vers le Zoo. Le personnel, sous la conduite du Capitaine Malan Sey Blandine, Directrice du Zoo, a été fortement sollicité, et continue de l’être. L’image du Zoo d’Abidjan où les cages sont presque vides avec souvent un effectif très maigre de pensionnaires, soit à cause des crises que le pays a connues (26% d’animaux ont péri), soit pour des raisons d’évasion, est en passe de devenir un vieux souvenir, grâce au virus d’Ebola ! Rambo, ce jeune chimpanzé mâle qui a été donné au Zoo d'Abidjan par un particulier parce qu'ayant mordu un enfant, ne sera désormais plus seul. Il a des condisciples dorénavant. Outre Fanta, un bébé chimpanzé découvert dans la ville de Taï, petite sous-préfecture située à l'ouest de la Côte d'Ivoire, en janvier 2006 et conduit au Zoo quelques temps après, et les trois autres chimpanzés adultes, d’autres animaux sont en route.

Voilà qui devrait faire les affaires du Ministère des Eaux et Forêts. Plus besoin de débourser des millions pour augmenter l’effectif du Zoo.

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:06
Affaire « ex-BCCI » : Les instructions de Duncan piétinées- Le Trésor Public joue à l’amnésique!

Ce n’est pas demain la veille pour les ex-agents de l’ex-« Bcci » dont les souffrances injustes à eux infligées par des hauts fonctionnaires de l’Etat encore en activité à des postes stratégiques, ont été contées par le menu dans l’une de nos éditions (lire le spécial du 10 juin prochain).

Alors qu’ils avaient repris espoir à la suite des instructions données aux ministres délégués au Budget, aux Finances et celui des Affaires présidentielles, ils sont de nouveau retombés dans l’amertume.

En effet, en attendant de tirer au clair la disparition de plus d’un milliard destiné aux ex-agents mais porté disparu, leur représentant légal, dans un courrier, a sollicité du Premier Ministre Daniel Kablan Duncan, le remboursement de la somme de 545 millions prêtés à l’Etat par Aboa Cotchi, alors tête d’huile de la Sonareci et liquidateur à Abidjan, de l’ex-BCCI.

« En exécution des instructions de Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, nous vous transmettons ci-joint (2) chèques SIB N°1812621 de FCFA 375.000.000 (francs CFA trois cent soixante quinze millions) et BHCI N°0420778 de FCA 170.000.000 (francs CFA cent soixante dix millions) tirés sur les comptes BCCI-Liquidation. Nous vous informons que ces valeurs d’un montant total de FCFA 545.000.000 sont destinés à approvisionner le compte N°173.01.01.27 ouvert dans les livres de la Caisse Autonome d’Amortissement au nom du Service Financier de la Présidence de la République ». Ecrit Aboa Cotchi au Service Financier de la Présidence de la République, le 9 mars 2000, sous le général Guéi Robert.

Il s’agissait bien d’un prêt pris sur le milliard que la Liquidation de l’ex-BCCI à Paris, avait envoyé à Aboa Cotchi, pour payer la première tranche de l’indemnisation des 45 ex-agents abusivement licenciés après la fermeture sur décision judiciaire, de la banque. Et voilà 14 ans que les ex-agents courent après le remboursement de cette somme.

A la suite de la saisine du représentant des ex-agents, le Premier Ministre, dans un courrier dont « L’Eléphant » s’est procuré une copie, avait instruit les trois ministres suscités, de traiter la question du remboursement maintenant, de ces 545 millions de FCFA.

Sauf que, selon les informations de « L’Eléphant », interrogé par les services du Ministère auprès du Premier ministre chargé du Budget, la Direction du Trésor Public plaide l’amnésie sur cette dette contractée par l’Etat. Alors que le Directeur général de cette structure connaît plus que parfaitement ce dossier jusqu’au bout de ses poches.

Résultat, plus de 60 jours après les instructions du Premier Ministre, rien n’a bougé, le dossier est au point mort. Au grand désespoir des 45 ex-agents de l’ex-BCCI.

Devant ce qu’ils considèrent comme un piétinement des instructions du Premier Ministre, les ex-agents ont de nouveau instruit leur représentant légal d’exprimer leur mécontentement à Daniel Kablan Duncan. Ce que ce dernier a fait le 16 mai dernier dans un courrier que « L’Eléphant » a pu consulter.

A ce jour, le préjudice causé aux 45 ex-agents par des fonctionnaires de l’Etat encore en activité s’élève à 2,026 milliards de FCFA. En attendant que, devant la Haute Cour de Justice de la Cedeao, toute la lumière soit faite sur la disparition de cet argent expédié depuis Paris à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique tant sous Charles Diby Koffi que sous Koné Adama, les malheureux agents dont le doyen a aujourd’hui 75 ans, attendent que le Gouvernement ivoirien assume ses responsabilités en payant au moins et rapidement, les 545 millions de FCFA sur lesquels il n’y a aucun débat possible. Puisque c’est l’Etat de Côte d’Ivoire qui s’est prêté cet argent et que tous les acteurs qui ont facilité ce prêt sont encore vivants et au service du nouveau pouvoir.

Attention à ne pas pousser 45 personnes désespérées à suivre, au Plateau, l’exemple de Madiara Ouattara!

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 11:41
Le péage de l’autoroute du Nord fait déjà son effet sur les denrées alimentaires : Hausse des prix généralisée

La semaine écoulée a été marquée par une hausse générale des prix des denrées sur l'ensemble des marchés aussi bien à Abidjan qu'à l'intérieur du pays.
Fait marquant sur la période 19 au 25 mai 2014, selon le rapport de l'Office de commercialisation des produits vivriers (OCPV), une baisse très marquée des niveaux d'approvisionnement des marchés en banane plantain, igname bêtêbêtê, tomate, oignon qui fait craindre une pénurie de ces produits dans les jours à venir. Les prix de la tomate ont atteint la barre de 1 500 F CFA/Kg sur le marché de Port-Bouet. Ceux de l'oignon enregistrent encore une hausse. La production locale est en fin de campagne.
Sur l’ensemble des marchés d’Abidjan, l’on a enregistré une hausse de prix dans l’ensemble pour les principaux féculents. Le kilogramme de la banane plantain se fixait entre 100FCFA sur les marchés d’Abobo et 351FCFA sur les marchés de Port-Bouët alors que le manioc doux était entre 67FCFA/KG sur les marchés d’Attécoubé et 662FCFA/KG sur les marchés de Yopougon. L’igname bêtê-bêtê se vendait entre 175FCFA/KG (Abobo, Koumassi, Port-Bouët, Treichville) et 350 FCFA/KG (Cocody).
Tout comme pour les féculents, on observe une hausse de prix de façon générale pour les principales céréales, excepté celui du riz de grande consommation « Marmite » qui enregistre une baisse. Le prix du riz local se fixait à 375 FCFA/kg sur les marchés à (Adjamé, Koumassi, Port-Bouët) et 500 FCFA à (Attécoubé, Cocody, Yopougon). En revanche, le riz "Marmite" est passé à 300FCFA/KG (Abobo, Adjamé, Attécoubé) et 400 FCFA/KG à Marcory. Le prix du riz "Papillon" (de grande consommation) se fixait entre 350 FCFA/KG (Cocody, Koumassi) et 500 FCFA/KG au Plateau.
Le prix du maïs grain blanc se négociait entre 200 FCFA/KG (Abobo, Attécoubé, Port-Bouët) et 250FCFA/KG à Marcory. Le prix du maïs grain jaune entre 200 FCFA/KG (Abobo, Attécoubé) et 400FCFA/KG à Marcory.
Le marché des légumes affiche une évolution des prix en dents de scie avec une tendance à la hausse dans l'ensemble. Il a été observé, une baisse de prix pour l’aubergine n’drowa, le gombo frais et le piment frais. Une hausse de prix de l’oignon et de la tomate Sodefel et une stabilité de prix pour la tomate Africaine.
L’aubergine N’drowa se négociait entre 278FCFA/KG à Treichville et 1000FCFA/KG à Marcory. Le kilogramme de gombo frais se fixait entre133FCFA/KG et 909FCFA/KG sur les marchés de Port-Bouët, le piment frais entre 328FCFA/KG au Plateau et 2000 FCFA/KG sur les autres marchés.
L’oignon de Hollande se fixait entre 400 FCFA/KG au Plateau et 500 FCFA/KG à Marcory. L’oignon du Niger se fixait à 400 FCFA/KG à Yopougon et 600FCFA/KG à Marcory.
La tomate locale est passée à 294FCFA/KG à Abobo et 1304FCFA/KG à Port-Bouët tandis que les tomates Sodefel se négociaient entre 600 FCFA/KG au Plateau et 1500 FCFA/KG à Port-Bouët.
Légère hausse du prix de la viande de bœuf, avec ou sans os. La viande de bœuf avec os se fixait à 2200 FCFA/KG sur l’ensemble des marché et la viande sans os se négociait également entre 2400 FCFA/KG (Abobo, Adjamé, Attécoubé, Port-Bouët) et 2500 FCFA/Kg sur les autres marchés.

A l’intérieur du pays, on enregistre, une hausse de prix de l’ensemble des principaux féculents sauf celui de l’igname de Bêtê-Bêtê qui n'a pas varié. Le prix de la banane plantain se négociait entre 67FCFA/KG à Odiénné et 400FCFA/KG à Bondoukou. Le prix du kilogramme de l’igname bêtê-bêtê se fixait entre 125 FCFA/KG à Bondoukou et 286FCFA/KG à Odiénné, le manioc doux se fixait entre 96FCFA à San Pédro et 300FCFA/KG à Odiénné.
Evolution en dents de scie avec une légère tendance à la hausse dans l'ensemble. L'on note cependant une forte hausse de prix du maïs, une légère baisse de prix pour le riz de grande consommation importé et une stabilité de prix pour le riz local blanchi. Le prix du kilogramme du maïs grain blanc se négociait entre 100 FCFA à Bondoukou et 400 FCFA à Méagui. Le maïs grain jaune entre 100 FCFA à Bondoukou et 400 FCFA à Méagui.
Le riz "Papillon", entre 330 FCFA à Odiénné et 400 FCFA à Méagui. Le riz "Marmite", entre 300 FCFA à Odiénné et 350 FCFA (Bondoukou, Méagui, Odiénné). Le riz local entre 350 FCFA à Bondoukou et 450 FCFA à Sassandra.
Hausse générale des prix de l'ensemble des légumes, excepté celui du piment frais qui enregistre une baisse. L’aubergine 'Ndrowa' est passé à 227FCFA/KG à Abengourou et 833FCFA/KG à Méagui, le gombo frais entre 250 FCFA/KG à Odiénné et 1000 FCFA/KG à San Pedro, le piment frais entre 286FCFA/KG à Abengourou et 833FCFA/KG à Sassandra.
La tomate locale se fixait entre 333FCFA/KG à Odiénné et 1667FCFA/KG à San Pedro. La tomate Sodefel, entre 350 FCFA/KG à Odiénné et 1500FCFA/KG à Sassandra.
L’oignon du Burkina se fixait entre 400 FCFA/KG à Méagui et 600FCFA/KG à San Pédro. L’oignon de Hollande était entre 500FCFA/KG (San Pédro, Sassandra, Bondoukou) et 600 FCFA/KG à Sassandra. L’oignon du Niger entre 400 FCFA/KG à Méagui et 600FCFA/KG à Sassandra.
Enfin, sur les produits animaux, tendance à la baisse des prix de la viande de bœuf avec tout de même une stabilité affichée de celui de la viande sans os. La viande de bœuf avec os se négociait entre 1500 FCFA à Odiénné et 2200 FCFA/KG (Méagui, Sassandra). La viande de bœuf sans os entre 1600 FCFA/KG à Odiénné et 2500 FCFA/KG (San Pedro, Méagui, Sassandra).

Source : Agence ivoirienne de presse (AIP)

Le péage de l’autoroute du Nord fait déjà son effet sur les denrées alimentaires : Hausse des prix généralisée
Repost 0
Published by tressia - dans Politique Société
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:29
Liberté de la Presse- Le Gouvernement veut museler  «L’Eléphant Déchaîné»

Il faudrait peut-être que l’infernal quadrupède, pour la tranquillité et le grand bonheur des vedettes qui nous gouvernent, se contente de faire le journalisme qui plaît sous nos tropiques : la couverture des activités pour la plupart d’escroquerie morale des hommes politiques et le cirage de pompes.

Car de plus en plus, des actions sont menées dans les coulisses et même auprès de radio internationale émettant dans ce pays immergé, pour rendre « L’Eléphant Déchaîné » moins audible tant en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur.

Ces actions ne prospérant pas, c’est au régulateur de la presse que le Gouvernement veut faire jouer le mauvais rôle dans l’opération de musèlement de «L’Eléphant Déchaîné».

La dissolution de la Sonatt et de l’Agetu

Le 24 avril 2013, le ministre des Transports, Gaoussou Touré, a signé une convention avec une entreprise colombienne nommée « Quipux », dans le cadre d’une réforme qu’il entend mener et qui, paraît-il, devrait faire de la Côte d’Ivoire, un pays envié dans toute l’Afrique pour la performance de son système de transports terrestres.

« L’Eléphant Déchaîné » qui avait ouvert une enquête dès la signature de cette convention pour comprendre le processus qui avait abouti au choix de cette entreprise, a réussi à se procurer une copie de cette convention.

A la lecture de ce document lourd de plus d’une centaine de pages, l’infernal quadrupède avait tout de suite découvert qu’à la demande des Colombiens, le ministre Gaoussou Touré entendait dissoudre deux sociétés d’Etat. A savoir la Société Nationale des Transports Terrestres (Sonatt) et l’Agence des Transports Urbains (Agetu). Et « L’Eléphant » ne s’est pas fait prier pour dénoncer ce projet qui mettait en péril l’emploi de près de 600 Ivoiriens.

« Ce sont des rumeurs »

Au cours d’une interview publiée à la fois dans les colonnes de « Le Patriote », « L’Intelligent d’Abidjan » et « Fraternité Matin » à la date du vendredi 14 mars 2014, le Ministre Gaoussou Touré s’est inscrit en faux contre les informations données par « L’Eléphant » au sujet de la dissolution de ces sociétés.

Question : « Monsieur le Ministre, cette réforme, selon certaines sources ferait disparaître des structures que sont la SONATT, l’AGETU, l’OSER, l’OFT, la SICTA, l’OIC, le Guichet Unique Automobile. Qu’en est-il exactement ? »

Réponse du Ministre : « Il n’en n’est rien. De tels propos ne sont qu’une campagne de désinformation et d’intoxication orchestrée par les détracteurs de la réforme. Hormis la SONATT et l’AGETU qui peuvent subir des modifications profondes de statut, il n’en n’est rien pour les autres structures qui seront renforcées. Mais elles n’échapperont pas au suivi et au contrôle des opérations. Nous saisissons cette occasion pour dire que réforme ou pas, l’AGETU, avec des pertes cumulées supérieures à 5 fois le capital social et des milliards de dettes impayées, est pratiquement en faillite. »

Il s’agissait donc de « modifications profondes de statuts » et non de dissolution de ces deux sociétés comme « L’Eléphant » l’avait annoncé.

Au cours d’une émission télévisée après cette grande interview malheureusement massacrée par « L’Eléphant Déchainé », le ministre a, de nouveau, la main sur le cœur et le cœur battant en cinquième vitesse, déclaré qu’il n’était pas question de dissoudre ces deux entreprises mais de modifier leur statut.

Vous apportez la preuve et vous êtes condamné !

Mis en quelque sorte au défi d’apporter la preuve de ses écrits, « L’Eléphant » s’est offert les moyens d’obtenir ces preuves.

Le 14 avril, l’infernal quadrupède met la patte sur l’ordre du jour du conseil de Gouvernement et, y découvre, au titre du ministère des Transports, deux projets de décret portant « dissolution de la Sonatt » et de « l’Agetu ».

Dans un article sur la réforme engagée par le Ministre Gaoussou Touré et publié dans « L’Eléphant » N°241 du 15 avril, la preuve est publiée (voir document).

Dans « L’Eléphant » N°243 et 245, d’autres documents du même genre contenant la preuve des écrits sont publiés. Silence radio du côté du ministère des Transports.

Mais voilà, apparemment affirmer une chose dans un journal, être mis au défi d’en apporter la preuve, relever ce défi en apportant effectivement la preuve, ne plaît pas au Gouvernement.

La preuve, le gouvernement, via son secrétariat général, a saisi le Conseil National de la presse d’une lettre de dénonciation du travail de « L’Eléphant Déchaîné ».

Résultat, le CNP, dans une lettre datée du 21 mai 2014, a «interpellé» «L’Eléphant» qui aurait violé les articles 7 et 9 de la loi N°2013-867 du 23 décembre 2013 relative à l’accès à l’information d’intérêt public.

«Par courrier en date du 23 avril 2014, écrit le CNP, le Secrétaire Général du Gouvernement a saisi le Conseil national de la presse (CNP), à l’effet de dénoncer vos éditions n°241, 243 et 245 des 8, 15 et 22 avril 2014, qui ont publié l’ordre du jour des Conseils de Gouvernement avant leur tenue. Examinant cette requête en sa session du 8 mai 2014, le Conseil a observé que vos éditions en cause ont violé les dispositions pertinentes des articles 7 et 9 de la loi N°2013-867 du 23 décembre 2013 relative à l’accès à l’information d’intérêt public.

En ce qui concerne l’article 7, il dispose au titre des informations et documents communicables que « le droit à la communication s’applique aux documents définitifs. Le dépôt aux archives publiques des documents communicables ne fait pas obstacle au droit à la communication desdits documents. » Or, il semble au Cnp sauf preuve contraire qu’un ordre du jour n’est jamais définitif avant son approbation par l’assemblée qui en délibère. En conséquence, il ne saurait faire l’objet de publication et alimenter des débats sur des sujets qui en définitive peuvent ne pas être retenus.

Quant à l’article 9, il dispose au titre des informations et documents non communicables que : « Ne peuvent être communiqués ou consultés, les informations ou documents publics dont la divulgation porterait atteinte au secret des délibérations du gouvernement et des autorités relevant du pouvoir exécutif ». En considération de cette violation, le Conseil vous invite à l’avenir au respect des règles applicables en pareille matière».

Il faut ajouter les autres éléments de cet article 9 non cités par le CNP : «Au secret de la défense nationale ; à la conduite de la politique extérieure de l’Etat ; à la sûreté de l’Etat, à la sécurité publique ou à la sécurité des personnes ; à la politique monétaire et de change de l’Etat ; au déroulement des procédures engagées devant les juridictions ou enquêtes préliminaires à de telles procédures, sauf autorisation donnée par l’autorité compétente ; à la vie privée ou à des intérêts privés, notamment le secret en matière industrielle et commerciale, les documents mis en vente au public. »

Et voilà l’avancée démocratique qui a été saluée à l’adoption de cette loi, par la ministre de la Communication. Une véritable restriction de la liberté de la presse. Presse désormais invitée à la boucler sur les exploits des dirigeants au motif que cela viole les délibérations du Gouvernement.

Comment fait donc un journaliste s’il ne peut utiliser les preuves à sa disposition pour soutenir ses affirmations ?

Quand un journaliste écrit un article et qu’un ministre de la République qualifie cet article de mensonger, que doit faire ce journaliste ?

Tout d’un coup, on comprend pourquoi la Côte d’Ivoire a perdu six places dans le dernier classement de Reporters Sans Frontières (RSF) sur la liberté de la presse dans le monde.

Source : L’ELEPHANT DECHAINE N°254

Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:15
JUSTICE- A la barre : Le complice d’un escroc conduit en prison sans l’escroc

Complicité d’escroquerie portant sur des numéraires. Ce sont les faits reprochés par la justice à Tra-Bi Mickaël, apprenti couturier de son état. Les faits mis à la charge du prévenu se sont déroulés dans le courant de l’année 2013.Interpellé, suite à son forfait et placé sous mandat de dépôt en prison, il a comparu le 12/05 devant le juge répressif du tribunal correctionnel du palais de justice de Yopougon pour répondre de son acte.

-Le prévenu, interrogé en présence du procureur, au parquet, rappelle la présidente, a déclaré : « Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés. Je ne savais pas qu’on lui avait remis l’argent ». Avant de poursuivre, est-ce qu’aujourd’hui, vous reconnaissez les faits ? Redemande-t-elle au prévenu.

-Je demande pardon.

-Le pardon que vous demandez, est-ce parce que vous reconnaissez les faits ?

-Non.

-Qui est Coulibaly (l’auteur principal de l’escroquerie) ?

-C’est un client.

-Il vient voir régulièrement qui dans l’atelier de couture ? Est-ce que monsieur Koné Mohamed(la victime) le connaissait ?

-Non.

-Qui a donc dit à monsieur Mohamed que monsieur Coulibaly avait des machines à coudre à vendre ?

-Ce n’est pas moi, nie le prévenu.

La victime,Koné Mohamed, est convoquée par le juge à la barre.

-Racontez-nous, dit le magistrat, ce qui s’est passé.

-J’ai exprimé un jour dans l’atelier, un besoin de machines à coudre. Tra-Bi ayant entendu cela, il est allé le dire à Coulibaly. C’est ainsi que celui-ci est venu un jour dans mon atelier pour me proposer des machines à coudre.

-Vous avez payé ses machines à coudre à combien ?

-A 200 mille francs CFA.

-A qui vous avez remis cet argent ?

-J’ai d’abord remis 100 mille francs CFA à Tra-Bi pour les remettre à Coulibaly. Ensuite, je lui ai encore donné 80 mille francs CFA pour les remettre à Coulibaly. Mais voyant que les machines à coudre n’arrivaient pas, j’ai commencé à avoir peur. C’est ainsi que j’ai voulu porter plainte contre eux au commissariat de police, mais l’oncle de Tra-Bi est intervenu pour un règlement amiable de l’affaire. Mais cela n’a pas donné grande chose.

-Merci Monsieur Mohamed. Votre déclaration est claire comme de l’eau de roche.

-Monsieur Tra-Bi, venez à la barre. Après tout ce que la victime vient de dire, qu’est-ce que vous avez à déclarer ? C’est vrai ou c’est faux?

-C’est faux, persiste-t-il.

La victime de nouveau est priée de venir à la barre.

-Si le prévenu est déclaré coupable, demande la présidente, vous voulez qu’il vous paie quelque chose ?

-Son oncle est venu me voir pour un règlement amiable. Je ne demande donc rien.

-Madame le procureur, votre réquisition.

-Le prévenu est poursuivi pour des faits de complicité d’escroquerie portant sur des numéraires. A la barre, il nie les faits qui lui sont reprochés. Le témoignage de la victime, comme vous avez eu à le dire, est pourtant assez clair. Vous voudriez bien, madame la présidente, le déclarer coupable de ces faits. En répression, nous requérons que vous le condamniez à 3 mois de prison et au paiement d’une amende de 30 mille francs CFA.

Le verdict du tribunal : 3 mois de prison ferme et le paiement d’une amende de 30 mille francs CFA.

Son obstination à ne pas avouer des faits aussi clairs comme de l’eau de roche, est à la base de cette sanction terrible du tribunal.

L’aveu de l’escroc ne l’épargne pas

d’un séjour à la Maca

Contrairement à l’affaire précédente, c’est le principal auteur des faits, le présumé escroc lui-même, qui est présent au procès. Il se nomme Kassé Konan Martin, il est âgé de 38 ans. A cet individu, il est reproché les faits d’escroquerie portant sur 180 mille francs CFA. C’est dans le courant de mars 2014, dans la commune de Yopougon, que les faits mis à sa charge se sont produits. Mis aux arrêts et gardé au frais à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), il a, lui aussi, comparu devant le même juge correctionnel pour s’expliquer sur ces faits.

-Interrogé au parquet devant le procureur, le prévenu, indique le juge, a déclaré : « Je reconnais les faits. Je n’étais qu’un témoin de la transaction qui a lieu ». Et devant le tribunal ?

-Je reconnais les faits, je demande pardon au tribunal, avoue aisément le prévenu.

-Mettez-vous de côté, on va entendre la victime.

La victime(Kanga Alex),n’ayant pas répondu présent à l’appel de son nom, est prié par le juge de répéter à trois reprises, en guise de sanction, son nom. Après s’être exécuté, il est prié de se mettre à la barre.

-Vous l’avez entendu, il reconnaît les faits.

-Oui, mais je demande le remboursement de mon argent.

-Donc vous vous constituez partie civile ?

-Oui.

-Venez à la barre, redemande la présidente au prévenu. Qu’est-ce que vous avez à dire ?

-Je lui demande pardon. Je demande au tribunal de me relâcher pour que je lui rembourse son argent.

-Madame le procureur, il demande qu’on le relâche afin qu’il puisse rembourser l’argent de la victime.

Le procureur, insensible à la demande du prévenu, prenant la parole pour son réquisitoire, a requis que celui-ci soit déclaré coupable des faits d’escroquerie qui lui sont reprochés et condamné à 3 mois de prison et au paiement d’une amende de 30 mille francs CFA.

Favorable à cette réquisition, le tribunal a confirmé la sentence souhaitée par le procureur et condamné par ailleurs le prévenu à dédommager la victime à hauteur de 180 mille francs CFA. Dura lex sed lex.

Noël Konan (L'Eléphant déchaîné N°254)

Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:33
Fête des mères : Les Colombes de Côte d’Ivoire demande la libération des 200 filles kidnappées par Boko Haram au Nigeria

Depuis le lundi 14 Avril 2014, plus de 200 filles ont été enlevées au Nigeria pour une destination inconnue par des terroristes de la secte BOKO HARAM, pour être vendues et/ou mariées de force.

En ce jour de la fête des mères du monde entier :

Nous, Colombes de Côte d’Ivoire, condamnons avec fermeté cet acte horrible, barbare, criminel et lâche perpétué par ces terrorismes car la jeune fille n’est pas un objet à ventre et à marier contre son gré. Elle a droit à l’éducation pour être une femme émancipée devant contribuer à son niveau, à l’émergence de l’Afrique dont on parle tant. Nous sommes mobilisées derrière nos sœurs enlevées qui souffrent beaucoup en ce moment, et solidaires de leurs différentes familles ainsi que du gouvernement Nigérian.

A vous tous, concernés par cet acte odieux, nous voulons vous assurer de notre soutien spirituel et moral.

Nous demandons au gouvernement Nigérian, à la CEDEAO, à l’Union Africaine et à la Communauté Internationale de prendre des mesures immédiates et sans conditions pour la libération de nos sœurs qui doivent retourner dans leurs familles et surtout à l’école.

Nous demandons aussi plus de vigilance non seulement au gouvernement nigérian mais aussi aux gouvernants de tous les pays du monde afin que de telles situations ne se reproduisent plus jamais.

C’est pourquoi nous sommes de chœur avec la Communauté international pour crier: # BRING BACK OUR GIRLS.

La Présidente des Colombes de Côte d’Ivoire

SERY Chantal Lady

Fête des mères : Les Colombes de Côte d’Ivoire demande la libération des 200 filles kidnappées par Boko Haram au Nigeria
Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 06:50
Pr Kakou Guikahué au Dîner gala de l'ONG "Sauvons 2 vies" : "Chaque jour, 18 femmes décèdent en Côte d’Ivoire, en donnant la vie"

Pr Kakou Guikahué au Dîner gala de l'ONG "Sauvons 2 vies" : "Chaque jour, 18 femmes décèdent en Côte d’Ivoire, en donnant la vie"

Ce vendredi 23 mai, l’ONG "Sauvons 2 vies" a organisé un dîner-gala à l’Hôtle du Golf-Abidjan, Cocody. Cette cérémonie était parrainée par Marcel Kessy Zadi, Président du Conseil économique et social (CES) et présidée par le professeur Maurice Kakou Guikahué, ancien ministre de la Santé, et Collaborateur du Président Zadi. En l’absence de ce dernier, Pr Guikahué a assumé le double rôle de Patron et Président du Gala. Son message.

Mesdames,

Messieurs,

Il m'est particulièrement agréable de me retrouver ce soir avec vous, à l'occasion du Gala de l'ONG " Sauvons 2 Vies".

Madame la Présidente,

Tout d’abord, permettez-moi de saluer votre ingénieuse idée d'organiser votre Gala, l’avant-veille de la fête dédiée à nos mères, sœurs et filles, pour insister sur le don qu'elles font tous les jours de leur personne pour donner la vie et le bonheur qu'elles devraient en tirer.

Malheureusement, l’Afrique qui ne compte que 14% de la population mondiale, regroupe 50% des décès maternels.

Et, chaque jour, 18 femmes décèdent en Côte d’Ivoire, en donnant la vie.

Je voudrais rendre un vibrant hommage aux dix-huit femmes disparues aujourd’hui et à qui, permettez-moi, je dédie en silence, cette soirée.

Silence.

Vous comprenez pourquoi, votre ONG dont l'objectif général est de lutter pour la sauvegarde de la vie de la mère et de l’enfant, est importante dans le dispositif sanitaire de notre Pays.

C'est pourquoi, vos démarches relatives à la reconnaissance de votre Association comme ONG d’utilité publique, doivent bénéficier d'une oreille attentive auprès des Autorités Politiques afin d'encourager par cette action, le travail consciencieux que vous abattez ainsi que votre courage et votre abnégation, au service de la mère et de l’enfant.

Ensuite, je voudrais vous transmettre les salutations et les encouragements du Président Marcel ZADI KESSY, qui apprécie à sa juste valeur, votre ONG qui a inscrit ses actions dans l'atteinte des OMD 4 et 5, à savoir : réduire la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle pour un développement durable.

Mesdames et Messieurs,

Savez-vous qu'à Yacolidabouo, village inscrit dans la dynamique du développement de proximité, aucune femme n’est morte en couche depuis 2011?

Ce qui se passe à Yacolidabouo, peut être généralisé dans tous les villages de Côte d'Ivoire.

Depuis quarante ans, le Président Marcel ZADI KESSY, œuvre pour le développement de proximité. C’est-à-dire pour l’autonomisation des populations avec ses corollaires d'éducation et de formation.

C’est ainsi que les femmes de Yacolidabouo ont été instruites et formées aux règles d’hygiène et autres comportements obligatoires en matière obstétricale.

Ces performances ont amené des Responsables de l’ONU à inviter le Président Marcel ZADI KESSY à Genève, en mars 2013, afin d'y exposer sa méthode, après qu'il eût présidé, en janvier 2013, à Abidjan, le Colloque sur les OMD/Santé.

Enfin, Mesdames les membres de l'ONG"Sauvons 2 Vies", je suis venu ce soir, saluer le chemin que vous avez emprunté, le combat que vous avez engagé et dont vous avez fait l’objectif majeur de votre vie.

Persévérez dans la lutte. Ne vous découragez point. Vous êtes sur la bonne voie, celle d'une Côte d'Ivoire où aucune femme ne doit être anxieuse en allant donner la vie.

Oui, cela est possible.

C'est pourquoi, je suis venu non seulement pour vous féliciter mais surtout vous dire mon engagement ferme à vos côtés.

Que DIEU vous fortifie chaque jour et vous bénisse abondamment.

Je vous remercie.

Fait à Abidjan, le 23 mai 2014

Pr Maurice KAKOU GUIKAHUE

Professeur Titulaire de Cardiologie

Université Félix HOUPHOUÊT-BOIGNY de Cocody

Pr Kakou Guikahué au Dîner gala de l'ONG "Sauvons 2 vies" : "Chaque jour, 18 femmes décèdent en Côte d’Ivoire, en donnant la vie"
Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:29
L’Eléphant déchaîné révèle les étranges actes de gouvernance d’un « disciple » de Ouattara à la CNRA!

Il faut croire que la bonne gouvernance a décidément des soucis dans certaines sociétés publiques. C’est le cas, actuellement, pour le Centre National de Recherche Agronomique. Où l’infernal quadrupède a mis la patte sur des documents qui démontrent que le Directeur Général, Yté Wongbé, se donne quelques libertés qui pourraient compromettre à terme, l’avenir de cette structure importante pour l’émergence agricole de la Côte d’Ivoire.

Petit historique du CNRA

Le Cnra a été créé en 1998 après la dissolution de plusieurs structures rendues inutiles par la célébration de la mauvaise gouvernance à leur tête. Il s’agit de « Idefor », « Idessa », « Cirt ». La création de cette nouvelle structure, selon ce que l’on peut lire sur son site Internet, obéissait à un souci de coordination plus huilée dans la recherche agronomique afin d’obtenir des résultats plus éclatants.

« Le CNRA regroupe ainsi plusieurs sites répartis sur l'ensemble du territoire ivoirien. Chaque site se compose d'un ensemble de Stations de recherche rattachées administrativement à une Direction Régionale DREG. L'activité de recherche agronomique est menée par des chercheurs de haut niveau issus de prestigieuses universités et instituts de recherche. Le siège se trouve à Adiopodoumé, Km17 Route de Dabou. »

Sauf qu’en raison, depuis quelques temps, de certains exploits dans la gouvernance, cette structure ne se porte pas très bien.

La gouvernance tue l’émergence de la Recherche

Hier Président du Conseil d’Administration du Cnra, Yté Wongbé a été nommé directeur général à l’avènement du nouveau régime. C’est dire si l’homme connaît la maison.

Depuis son arrivée, il s’est attelé à modeler la structure pour atteindre les objectifs qui lui ont été fixés par le conseil d’administration. Faire rayonner le Centre pour qu’il accompagne l’émergence agricole de la Côte d’Ivoire.

Sauf que pour le moment, les résultats ne sont pas au rendez-vous ! Bien au contraire, la santé du Cnra se décline au fil des mois. Depuis le début de la nouvelle année, les salaires ont comme quelques difficultés à retrouver leurs destinataires à temps dans les banques, à la fin du mois.

Pendant ce temps, le directeur général, comme « L’Eléphant » l’a constaté, mène une vie plutôt confortable, sans prendre de risque avec son salaire. Versé avec tous les avantages légalement prévus.

Suivant la « Circulaire N°001-2011 du 15 juillet 2011 relative à l’harmonisation des conditions de service et de rémunération des dirigeants sociaux », les salaires des directeurs généraux des sociétés d’Etat et des sociétés à participation financière publique majoritaire se décomposent comme suit :

« Salaire : 2 millions FCFA ; indemnité de représentation, 600 mille FCFA, indemnité de fonction, 600 mille FCFA ; indemnité de logement, 500 mille FCFA ; domesticité (y compris eau, téléphone, électricité), soit, un total net de 4,3 millions par mois. Ce qui est parfaitement confortable.

Mais, le nouveau directeur du Cnra, une fois ce montant sécurisé sur son compte, s’empresse, curieusement, de mettre à la charge de la structure, des charges déjà prises en compte dans son salaire suivant la Circulaire suscitée.

Une résidence cossue aux frais du Cnra

Alors que tous les agents qui occupent des maisons du Cnra payent un loyer, le directeur général lui, ne paie rien du tout. Contrairement à ces prédécesseurs.

Dès son arrivée, il a fait réhabiliter à hauteur de près de 100 millions, une villa du Cnra située à Cocody les Ambassades.

Depuis le mois de janvier 2014, il occupe cette résidence sans verser le moindre sou à la structure. Que fait-il donc avec l’indemnité de logement de 500 mille Fcfa qui lui est versée ?

Interrogé par « L’Eléphant », il s’est expliqué : «J’ai été nommé depuis le 22/10/2012. J’ai toujours habité dans une maison que je paie. C’est en janvier 2014 que la structure a décidé de réhabiliter une maison qui lui appartient pour que j’y habite. Donc je n’y suis que depuis quatre mois seulement. Je ne me fais pas verser une indemnité de logement, j’ai un salaire qui inclut des éléments y compris cette indemnité. La pratique est que tous les cadres de la maison ont une contribution pour le logement qu’ils habitent. Quand j’ai pris la maison j’ai cherché à savoir ce que je devais faire. Mes services étudient dans quelle mesure j’aurai une contribution au logement pour savoir ce que je paie. J’attends cela. Dès que c’est prêt, je paie les quatre ou cinq mois pour lesquels je suis dans cette maison, pour que je sois dans les règles. Je suis un admirateur, un disciple du Président Alassane Ouattara, qui prône la bonne gouvernance; ce n’est pas mon intention de bénéficier de quoi que ce soit. Dès que le retour de l’étude est fait, je m’exécuterai comme tout bon citoyen en règle vis-à-vis des lois de mon pays ».

Depuis quatre mois donc, ses services étudient le niveau du montant qu’il doit payer pour la maison qu’il occupe à Cocody ? Cette étude doit être bien compliquée pour nécessiter autant de temps ! En attendant, il continue de percevoir joyeusement son indemnité de logement de 500 mille Fcfa.

« Donnez moi crédit, je vais payer à la fin ! »

Ce ne sont pas les propos du dégé, c’est le titre d’une vieille chanson d’un chansonnier « Agni » nommé T. Johny.

Alors qu’il prétend que dès que ses services auront déterminé ce qu’il doit payer pour la villa du Cnra qu’il occupe, Yté Wongbé a contracté un prêt de 1,5 million FCFA auprès du Cnra.

Pourtant, l’article 2 du Titre 4 des statuts du Cnra interdit aux directeurs généraux, directeurs généraux adjoints et autres administrateurs «de contracter sous quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert, en compte courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle leurs engagements envers les tiers (…) la même interdiction s’applique aux conjoints, ascendants et descendants des personnes visées au présent article ainsi qu’à toute personne interposée».

Interrogé par « L’Eléphant » sur cet autre exploit, Yté Wongbé s’est inscrit en faux : «Ce sont des conneries, parce que je ne peux pas contracter des prêts. Il peut arriver que pour solliciter un certain nombre de services pour le Cnra, je puisse discrétionnairement demander de l’aide auprès des services. Le seul prêt que j’ai aujourd’hui contracté est de quelques dizaines de millions de FCFA, auprès de ma banque pour acheter ma maison et la terminer.»

Il ne sollicite pas de prêt ? Pourtant, dans une note adressée au DAAF sur simple papier, datée du 27 février et dont « L’Eléphant » s’est procuré une copie, cet « admirateur et disciple » d’Alassane Ouattara a écrit : «Je vous prie de bien vouloir me consentir un prêt d’une valeur 1.500.000FCFA (un million cinq cent mille francs CFA), remboursable en trois mensualités à compter de fin avril 2014. »

Le même jour, un chèque du même montant lui a été donné (voir notre document).

Pour quelqu’un qui ne viole pas les textes en contractant des prêts auprès du Cnra, ce sont là d’étranges coïncidences…

Comment je paie mon eau et mon électricité ?

Il va être content, notre président, de découvrir les actes de son admirateur et disciple à la tête du Cnra. Non seulement il perçoit une indemnité de logement sans payer de loyer, contracte un prêt auprès de la structure qu’il dirige sans en avoir le droit, mais en plus, malgré ses frais de domesticité (eau, courant, téléphone ) d’un montant de 600 mille Fcfa, il fait supporter ses charges d’électricité et d’eau par la société (voir chèque de 298075FCFA)

Interrogé également par «L’Eléphant» sur cet énième exploit, le «disciple» de Ouattara a trouvé des arguments émergents : «ça fait 26 ans que je travaille, j’ai toujours payé mon électricité et mon eau courante. Pendant un an quatre mois soit de 2012 au 31 décembre 2013, j’habitais une maison de location…Au Cnra, l’abonnement est au nom de la structure. Quand j’ai vu cet état de fait, ça m’a gêné; j’ai demandé à mes services comment je fais? Mes services m’ont répondu qu’en attendant de trouver la solution, les factures viendront telles quelles. La tradition au Cnra est que tous ceux qui sont logés par la société ne paient pas l’eau et le courant ; cela est réglé par le Cnra. Depuis mon arrivée j’ai proposé des compteurs individuels et cette proposition est en conseil de réflexion pour que les agents notamment les cadres, puissent participer à leur consommation. C’est bien que vous m’ayez alerté sur ces points, mais il n’en est rien. Depuis 16 ans que le Cnra a été créé, les responsables logés ont tout, ce n’est pas nouveau. Ça sonne certes mal, mais voila un peu ce qui se passe. Dès que j’ai l’étude qui a été diligentée auprès de mes services depuis janvier, vous verrez que tous les agents qui bénéficient de ces avantages, commenceront à participer aux frais».

Pourquoi faire payer son eau et son électricité par le Cnra quand cette dernière verse déjà une confortable indemnité pour cela ?

Ah mais qu’est-ce qu’on est bête ! Il attend les résultats de l’étude de ses services pour savoir ce qu’il doit faire.

On espère au moins qu’il a commencé à rembourser son prêt depuis fin avril 2014 comme promis.

Notre président va adorer de découvrir que ses enseignements en matière de bonne Gouvernance sont appliqués à la lettre au Cnra.

ASSALE TIEMOKO

Collaboration : W.A.

Source: L'Eléphant déchaîné N°253

Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 10:37
Les drogués « intoxiquent » de mensonges pendant 35 minutes le tribunal

Le 12/05, s’est tenue, au palais de justice de Yopougon, l’audience correctionnelle des flagrants délits. Dans le box des accusés, se trouvaient 17 prévenus assis et attendant patiemment l’arrivée des juges pour leur jugement. Il est 13 heures 17 minutes, soit plus d’un quart d’heure de retard, quand les magistrats vêtus de leur toge noire et coiffés de leur chapeau de couleur noir et blanc, font leur entrée dans la salle d’audience. Le jugement peut enfin commencer.

Les drogués « intoxiquent » de mensonges pendant 35 minutes le tribunal

Détention illicite de drogue en vue de son usage. C’est la première affaire à être jugée par le juge lors de l’audience. Tohuiry Constant, Koné Vamoussa, Ehouman Jonathan, Ané Koré Guy Raymond et Zadi Loukou Bertrand sont les prévenus à qui le parquet reproche cette infraction. Les faits mis à leur charge ont eu lieu le 30/04 dans la commune de Yopougon. Déferrés au parquet devant le procureur, les prévenus ont tous nié en bloc les faits qui leur sont reprochés.

-Aujourd’hui, demande la présidente, qu’est-ce que vous avez à dire ? Reconnaissez- vous les faits qui vous sont reprochés ?

-Non, répondent-ils en chœur.

-Ce n’est pas une chorale, tempête le juge. Avant de poursuivre : « Expliquez-nous pourquoi vous êtes là alors. »

Koné Vamoussa est le premier à réagir à la sollicitation du magistrat. Sa voix à peine audible, agace la présidente.

-Je n’entends rien de ce que vous dites, avertit-elle. Quand vous me voyez parler (haut et fort), fait-elle remarquer, est-ce que je parle dans le micro ?

-Je suis un ramasseur d’ordures, déclare le prévenu.

-Vous étiez où quand on vous a interpellé ?

-J’étais chez le cordonnier.

-Le cordonnier a-t-il été interpellé lui aussi ?

-Non.

-Pourquoi le cordonnier n’a-t-il pas été interpellé ?

-Il n’était pas là au moment où les policiers sont arrivés.

-Ce n’est pas ce qui s’est passé. Vous avez été pris dans un fumoir en train de consommer de la drogue. Vous nous racontez donc des mensonges.

-J’ai fait un accident, c’est pourquoi, je suis dans cet état (il présente un visage tuméfié).

-Est-ce que moi, j’ai parlé de votre apparence physique ? Au contraire, c’est vous qui évoquez cela. Et vous Zadi Loukou Bertrand ?

-Je suis, explique-t-il, un vendeur ambulant de sandales.

-Ça coûte combien une paire de sandales ?

-Je vends une paire de sandales à 2500 ou 3000 francs CFA.

-Vos chaussures coûtent plus chères que les sandales habituelles?

-Elles sont fabriquées avec du cuir.

-Comment vous avez été interpellé?

-Je suis allé faire des encaissements ce jour-là, quand j’ai vu les gens courir. Comme moi, je ne me reprochais rien, je me suis mis sous un hangar et c’est comme cela que, lorsque les policiers sont arrivés à mon niveau, ils m’ont arrêté.

-Qui est « Bébéto » ?

- Bébéto ?

-Oui !

-C’est le client que je partais voir.

-Ce n’est pas un client. Son activité, c’est un vendeur de drogue.

-Je suis un orphelin. Je ne peux donc pas me mettre dans un environnement malsain.

-A la police, vous avez déclaré que vous connaissez « Bébéto ». Qui est le propriétaire du fumoir ?

-Je ne sais pas.

-Et « Laye », c’est qui ?

-Je ne le connais pas.

-Pourtant à la police, vous avez déclaré l’avoir vu une ou deux fois.

-Je n’ai pas dit cela.

-Monsieur Zadi, vous avez signé le procès-verbal (PV) de votre audition. Mais est-ce qu’on vous a pris avec de la drogue ?

-Je vous le jure, on n’a pas pris de la drogue sur moi.

-Et vous Ehouman Jonathan ?

-Je suis allé acheter des habits au marché de Kouté.

-Vous avez été pris où ?

-A Lem (un quartier de la commune de Yopougon).

-Lem est situé où ?

Planté à la barre, le mis en cause tente maladroitement d’indiquer au juge, la situation géographique de ce quartier. L’indication du lieu achevée, la présidente lui demande :-Comment vous avez été interpellé?

-Les gens courraient ce jour-là et moi, je me suis rendu à eux (aux policiers).

-Ils vous ont fouillé ?

-Oui, ils n’ont rien trouvé sur moi.

-Et pourtant, il est mentionné qu’un gramme de cannabis a été trouvé sur vous.

- Ané Koré et vous ?

-Je suis un couturier. En toute franchise, je sais que les gens vendent de la drogue dans le quartier, mais je n’ai jamais mis les pieds dans ce fumoir. Je suis allé manger ce jour-là dans un restaurant quand des jeunes sont entrés dans le restaurant en courant. Quatre messieurs sont également entrés après eux dans le même restaurant. Ils ont sorti leur carte professionnelle pour les présenter en disant qu’ils sont de la Direction de la police des stupéfiants et des drogues (Dpsd). Ensuite, ils nous ont demandé de nous mettre en rang. J’étais en compagnie d’une camarade à qui, ils ont aussi demandé de se mettre dans le rang. J’ai plaidé pour elle, en leur demandant de la laisser partir car elle n’avait rien fait de mal. Elle a été libérée et c’est comme cela, moi, j’ai été menotté et conduit avec ces jeunes à la Centrale.

-Ces jeunes-là qui sont entrés dans le restaurant sont parmi vous ici ?

-Non. Ils ont été libérés au niveau de Toit Rouge (un autre quartier de la même commune).

Le juge à qui un agent de la police a remis un scellé, se met à déchirer l’enveloppe Kaki contenant les 26 grammes de cannabis saisis en possession des cinq prévenus. Une fois l’enveloppe vidée de son contenu, c’est au tour du cinquième prévenu d’être questionné par le magistrat.

- Tohuiry Constant, et vous ?

-Je suis un footballeur.

-Donc, vous allez nous dire que vous n’avez pas été pris dans le fumoir ?

-C’est la vérité.

-Donc les policiers sont des menteurs ? Racontez-nous comment on vous a arrêté.

-Moi, je suis à Niangon à gauche.

-Donc, vous ne savez pas où se trouve le fumoir ?

-Non.

-Madame le procureur, si vous n’avez pas d’observations à faire, vous pouvez prendre vos réquisitions.

-Les prévenus comparaissent à la barre pour répondre des faits de détention illicite de cannabis en vue de son usage. Vous remarquez que le parquet n’a pas posé de question durant le procès. C’est parce que les faits sont tellement clairs. Après leur interpellation, la police a relâché toutes les personnes qui n’avaient rien à voir avec cette affaire de drogue. Si eux, ils ont été conduits ici, c’est bien parce qu’ils ne sont pas exempts de tout reproche. De la drogue a été découverte en leur possession suite à leur interpellation. Les faits qui leur sont reprochés sont établis. Nous requérons qu’il vous plaise de les déclarer coupables de ces faits-là. En répression, vous les condamnerez chacun à 12 mois de prison et au paiement d’une amende de 200 mille francs CFA.

Un réquisitoire qui semble bien compris par le juge. Car après quelques minutes de concertation entre lui et les juges assesseurs, le verdict du tribunal est tombé au terme de 35 minutes de jugement : 12 mois de prison ferme, le paiement d’une amende de 200 mille francs CFA et la confiscation de la drogue saisie en vue de sa destruction.

Dommage que la vérité des prévenus n’ait pu « droguer » les juges qui sont demeurés lucides.

Noël Konan (in L’Eléphant déchaîné N°252)

Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article