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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:21

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La Cité du Fromager est résolument tournée vers la paix. Les femmes du département de Gagnoa se sont unies à travers une cérémonie dénommée "journée du pardon de la réconciliation et de la paix". C’était, le samedi 18 juin dernier, à la Place de la République de Gagnoa.

Combien étaient-elles ? 2000 ; 3000…5000 ? En tout cas, les femmes et filles de Gagnoa sont sorties massivement, le samedi 18 juin dernier, pour envahir "La Place de République", située entre la Sous-préfecture, le 1er Arrondissement de police et la résidence du Préfet de Région. Toutes les couches sociales féminines étaient au grand complet pour sceller la réconciliation initiée par Mme Antoinette Yoboué, Secrétaire de la section communale, membre de la délégation départementale du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) et Présidente de l’Union des Femmes du Fromager Gagnoa (UFFG). Placée sous le haut patronage du Docteur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, parrainée par l’ex-ministre, délégué départementale du PDCI, Directeur de campagne au second tour du candidat du RHDP, Pr Maurice Kakou Guikahué et sous la Présidence du Préfet de Région, Préfet du département, Rémi Kangah N’zi, la mobilisation des femmes pour la réconciliation et la paix a tenu toutes ses promesses. Des filles et femmes de Gagnoa aux ressortissantes de la CEDEAO (Femmes nigérianes, mauritaniennes, maliennes, burkinabè, guinéenne etc…), en passant par les femmes des Sous-préfectures de Ouragahio, Guibéroua, Gnagbodougnoa (Guébié), Boundiali, Tingrela, Korhogo, Bouna, Bondoukou, Tiassalé, Oumé, "V" Baoulé, toutes étaiement mobilisées pour s’unir autour du triptyque "Dialogue-Vérité-Réconciliation" lancé par le Président de la République Alassane Ouattara. A l’image de la Fête nationale de l’indépendance, toutes les femmes de toutes les couches socioprofessionnelles des différentes communautés vivant à Gagnoa ont défilé avec des pancartes pour marquer leur adhésion au processus de réconciliation et de paix en cours, et à la journée de réconciliation initiée par Mme Antoinette Yoboué, le samedi 18 juin dernier.

Pour l’ouverture de la cérémonie, c’est le chef de terre venu du village communal de Babré, Kouéyé Armand qui a confié la rencontre des femmes aux ancêtres dans une libation significative et explicative du nom des Bété. "Nous sommes de nature un peuple de paix. Le mot Bété vient de "bètè" qui signifie douceur, tranquillité et paix. C’est donc dans la bonté de nos cœurs que nous accueillons nos étrangers. Quand tu es l’étranger du Bété, il a l’obligation de te protéger, de te sécuriser. Ce qui est arrivé ne ressemble pas au comportement originel des Bété. Je confie donc cette cérémonie à Dieu Tout-Puissant et aux ancêtres pour que la paix véritable revienne à Gagnoa", a-t-il dit, en substance. Puis dans un "accapela" aussi significatif, l’artiste Souafa venu de Toutoubré (S/P de Gagnoa) a ouvert la série des allocutions avec un titre évocateur de la réconciliation: "Nous sommes sauvés, un nouveau jour s’est levé". Après quoi, Mme Antoinette Yoboué, Présidente de l’Union des Femmes du Fromager, initiatrice de cette cérémonie, pouvait prendre la parole et s’adresser à ses sœurs, aux hommes et au Président de la République. "Nous sommes vos mères. C’est nous qui vous donnons la vie. Et si nous vous pareons en tant que vos mères, vos épouses, vos sœurs, c’est pour vous dire que le temps est venu de faire la paix, de nous réconcilier pour le développement efficace de notre pays. Oui, nous ne nous sommes pas compris. Mais est-ce pour cela que nous n’allons plus nous parler ? Nous, femmes, sommes-nous des sœurs ? On ne le dirait plus. C’est pour tout cela que je voudrais que nous nous parlions. Parce que nous sommes des sœurs", a-t-elle dit à ses sœurs de gagnoa. Pour les hommes, Mme Yoboué dira, s’adressant au ministre Guikahué et à travers lui au Président de la République : "Monsieur le parrain, sachez que vos femmes, vos sœurs, vos filles sont à jamais unies. Aidez-les, ensemble avec tous vos frères ici présents afin qu’elles soient des agents du développement et de l’esprit nouveau qui doit désormais prôner la paix. Mettez-nous au travail. Aidez-nous à fructifier nos activités habituelles. Faites tout ce qui est possible pour reconstruire notre grand marché, ouvrez la Compagnie ivoirienne du bois (CIB) qui est restée fermée depuis trop longtemps, afin que nos maris travaillent. Faites revivre Gagnoa afin que cette ville redevienne le "Tahiti" tant reconnu et où il faisait bon vivre". Après elle, Mme Kallé, au nom des femmes Bété de Gagnoa, Mme Kéhé Léontine au nom des Wê, Mme Déko au nom des Yacouba, Mme Adja Matogoma Touré (Présidente des femmes du RHDP) au nom des Malinké et Mme Coulibaly Fatou au nom des femmes de la CEDEAO, ont toutes passé le même message de réconciliation en différentes langues. Message, du reste appuyé par le Préfet N’zi Kangah Remi, Préfet de Région et Préfet du département de Gagnoa, qui a souhaité que cessent les railleries, les moqueries sur les marchés, entre les femmes. «Ayez le triomphe modeste», a-t-il dit aux femmes du RHDP. Il a ajouté que « quand nous aurons fini avec les railleries, la paix serait définitivement revenue dans la Cité du Fromager ». Quant au parrain de la cérémonie, Il a promis transmettre les doléances des femmes au Président de la République.  Il les a exhortées à "Vivre ensemble" dans la paix avant de remercier les initiatrices de cette rencontre de réconciliation qui a réussi une mobilisation exceptionnelle des femmes de Gagnoa. "Merci à Mme Yoboué l’organisatrice de cette manifestation et notre sœur Adja Touré, Présidente des Rhdp qui a réussi le pari de la mobilisation à Gagnoa le 8 mars. Nous voulons la Réconciliation mais surtout  dans la vérité. Avant, quand ton frère t’a fait du mal, à 5h du matin, tu frappes à sa porte et tu lui dis ce que tu penses. Redevenons comme les anciens Bété car, un Bété ne ment pas. A partir du moment où tu mens, tu n’es plus Bété", a-t-il conclu.

GUY TRESSIA

Envoyé spécial à Gagnoa

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:18

Maurice-Kakou-Guikahu----parrain-de-la-c--r--monie-279.jpg

Le samedi 18 et dimanche 19 juin, le délégué départemental PDCI et Directeur départemental de campagne, au second tour de la présidentielle du candidat du RHDP, Alassane Ouattara, Pr Maurice Kakou Guikahué a rencontré les secrétaires de section (samedi) et les communautés ivoiriennes du Grand-Ouest, du Nord et les Akan vivant à Gagnoa. L’objectif de ces rencontres était d’informer et d’échanger avec ces populations de la Cité du fromager sur les réalités électorales, la vie au Golf Hôtel sous le blocus de Gbagbo, son arrestation le 11 avril 2011 et la réconciliation nationale prônée par le Président de la République Alassane Ouattara, malgré tout ce qu’il a subi de la part de l’ex Président Gbagbo et de ses hommes. Il en a profité pour faire des révélations de taille. Après la cérémonie dite "journée du pardon, de la paix et de la réconciliation" organisée le samedi 18 juin dernier, à la Place de la République de Gagnoa par l’Union des Femmes du Fromager (UFFG) de Mme Yoboué Antoinette, le ministre Maurice Kakou Guikahué a rencontré les Secrétaires de section du PDCI-RDA, au siège dudit parti dans le département. Guikahué a donné les raisons de la réunion avec les Secrétaires de section. Il fallait, selon lui, leur faire le point de la situation après un blocus de près de 5 mois à l’Hôtel du Golf et la crise postélectorale.
C’est d’abord, Zadi Vahoua, Secrétaire permanent de la délégation PDCI de Gagnoa qui a souhaité la bienvenue à la délégation du ministre, avant de faire un bref résumé des activités du parti et de la situation poste crise. "C’était l’angoisse, c’était la peur. Nous avions les regards tournés vers le Golf, parce que nous avions nos frères bloqués dans cet hôtel. Et les informations qu’on avait ne nous rassuraient pas. On annonçait les décès en cascades de nos dirigeants. Des rumeurs. Tout Gagnoa vivait dans la peur jusqu’à ce qu’on déclare les résultats. Le Président Alassane Ouattara qu’on disait être dans de la glace dans une morgue est bel et bien vivant. Tous ceux qu’on avait déclarés morts sont tous vivants", a-t-il expliqué, en substance.
André Logbo, Adjoint de Guikahué et DDCA d’ADO au second tour a, quant à lui, fait les bilans des campagnes du candidat du PDCI-RDA, M. Aimé Henri Konan Bédié et du  Docteur Alassane Ouattara, au nom du RHDP qui a été élu Président de la République de Côte d’Ivoire. "Nous sommes passés de maison en maison, de campement en campement pour avoir les voix des Ivoiriens de Gagnoa pour le PDCI-RDA. Malheureusement, notre candidat a perdu. Nous nous sommes retrouver au RHDP pour soutenir le candidat Alassane Ouattara. Nous avons, avec les femmes, les jeunes et les vieux battu la campagne comme il le fallait pour arriver au changement de régime. Nous nous sommes battus, mais nous avons été battus, ici à Gagnoa. Parce que certains de nos frères nous ont lâchés au dernier moment. Sinon, si ont additionnait les voix de Bédié et de Ouattara obtenus chacun au premier tour, cela ferait 47000 voix contre 45000 pour Gbagbo, et nous aurions battu le FPI. Mais nous n’avons eu que 35000 voix. Cependant, il faut savoir reconnaître les efforts des uns et des autres. Parce que le FPI a fait trop de faux et usage de faux, ici à Gagnoa. Il y a eu trop de tricherie, des intimidations et des menaces de mort ont été le lot quotidien de nos militants de la part de nos frères du FPI", a-t-il résumé. Puis le Professeur Maurice Kakou Guikahué, avec le franc parlé qu’on lui reconnaît, s’est adressé aux Secrétaires de section. "Vous avez tout vu, vous avez tout vécu. Il y a des visages dans cette salle que vous ne souhaiteriez pas voir, aujourd’hui. Parce qu’ils étaient avec nous au premier tour et ils nous ont lâchés au dernier moment. Mais, il faut tout laisser tomber. Le Président Ouattara a demandé qu’on se pardonne pour vivre ensemble et construire notre pays ensemble. Ils avaient sûrement leurs raisons qui les ont poussés à nous abandonner au moment où nous avions le plus besoin d’eux. Parce que, quand j’ai vu les armes que Gbagbo a achetées, et constaté qu’on pouvait détruire toute l’Afrique avec, j’ai tout compris. Donc, si vous voyez ces gens, il ne faut pas les chasser, il faut leur pardonner ce qu’ils ont fait. Il faut pardonner à tous ceux qui n’ont pas voulu aller en RHDP avec nous. Ils n’avaient pas compris le message de Bédié. Mais s’ils reviennent, c’est qu’ils ont finalement compris et se sentent un peu coupable. Il faut les accepter et reprendre la vie du parti avec eux. Je voudrais vous remercier d’avoir pardonné déjà. Il faut même aller vers ceux qui ont honte de revenir et les encourager à revenir. Ceux de nos frères qui sont FPI, il faut aussi aller vers eux pour qu’ils viennent participer à la vie de la Nation. Faites en sorte qu’ils deviennent, si possible, PDCI-RDA. Parce que nous avons d’autres objectifs. Et puis, si on veut se réconcilier avec nos frères qui sont pro-Gbagbo, il faut commencer par le faire avec ceux qui étaient avec nous et qui nous ont lâchés. Il faut leur dire que la maison d’Houphouët-Boigny est la maison de tous. C’est ça aussi le RHDP", a-t-il conseillé. Il a ensuite expliqué tous les accords politiques internationaux depuis Linas Marcoussis à Ouagadougou et a donné la place de chaque loi selon notre Constitution. "C’est en Afrique du Sud que Gbagbo, Bédié, Ouattara, Soro et Thabo Mbeki ont choisi l’ONU pour arbitrer nos élections. Parce, que Yao-N’dré (Conseil Constitutionnel) est pro-Gbagbo quand Youssouf Bakayoko (CEI) est pro-RHDP. Chacun pouvait donner la victoire à son camp. Et si cela arrivait, le pays allait s’embraser. C’est pourquoi, l’ONU a été mise au-dessus des deux pour trancher si jamais cela arrivait. Ils ont même promis de respecter la décision de l’ONU. Et c’est arrivé. Alors l’ONU a tranché. Mais Gbagbo n’a pas voulu respecter sa parole. Pourtant au premier tour, ils ont volé 350.000 voix à Bédié. Le candidat du PDCI a demandé qu’on recompte les voix. Mais Choi a certifié le résultat. Bédié n’a plus rien dit parce qu’il respecte sa parole et sa
signature en Afrique du Sud. Et on est allé on second tour. Il a demandé que ses militants votent pour Alassane Ouattara qui est le candidat de tous les enfants d’Houphouët-Boigny regroupés au RHDP. Parce que le régime FPI devait être changé. On était dans un pays où on vendait tout. Les diplômes, les concours etc.", a-t-il ajouté. Le ministre Kakou Guikahué a fait, par la suite, le tour d’horizon des souffrances des Ivoiriens sous le régime de Gbagbo. Il a expliqué la vie avant pendant et après le second tour à l’Hôtel du Golf. Il a, aussi, fait de graves révélations sur la gestion de Marcel Gossio, Directeur général du Port autonome d’Abidjan (PAA). "On a ouvert des comptes en France, en Belgique, au Japon, aux Etats-Unis et dans bien d’autres pays du monde. Parce qu’il est plus facile de faire les échanges avec l’argent de ces pays qu’avec le FCFA. Mais ces comptes, tenez-vous bien, au lieu de porter le nom "Port autonome d’Abidjan", tous les comptes portaient le nom Gossio Marcel. Authentique ! Donc, quand l’Union européenne, les Etats-Unis et la Grande Bretagne ont bloqué les comptes de Gossio, le Port n’avait plus d’argent. C’est comme ça que nous avons su comment il détournait l’argent du pays à partir du port via ses comptes à l’étranger". Le "Monsieur Mobilisation" du PDCI a, par ailleurs, expliqué le mécanisme des élections et les Procès-verbaux qui ont été distribués aux différentes institutions, à l’ONU et aux différents candidats. Mais avant, il n’a pas manqué de dire comment ils ont pu se retrouver au Golf. "On pouvait faire plus de 10 réunions par jour. Il était donc difficile pour nous d’aller à la maison et de revenir faire les réunions. C’est ainsi que le Président Ouattara nous a demandé de prendre des chambres pour être sur place". Le DDC d’ADO à Gagnoa a entretenu les secrétaires de section sur la crise postélectorale et la révolte d’Abobo. Puis la création des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Les armes achetées par Laurent Gbagbo et ses partisans n’ont pas échappés à la critique du Délégué PDCI de Gagnoa. Il a, enfin, mis les secrétaires de section en ordres de bataille pour les échéances à venir et en mission de réconciliation de tous les fils et filles de Gagnoa.
La journée du dimanche 19 juin a été une journée marathon pour la délégation qui accompagnait le ministre Guikahué. De 11 heures à 14heures, il a entretenu les populations du Grand-Ouest vivant à Gagnoa, à la Maison du PDCI dudit département. De 16H30 à 18H, les communautés Malinké du Grand Nord à la Bourse du Travail à Dioulabougou et de 18H30 à 20H30, c’était au tour des populations Akan de Gagnoa à l’hôtel "Le Sporting 2". Au cours de ces rencontres, le ministre Guikahué est revenu sur le message délivré aux Secrétaires généraux de section avant de dire à ces communautés, sans grande variante, que "Les élections, c’est comme un match de football. On peut gagner comme on peut perdre. Mais nos frères du FPI ne se sont pas préparés à la défaite. Ils ont dit "On gagne ou on gagne". Ça voulait tout dire de ce qu’ils préparaient contre les Ivoiriens". Il est aussi revenu sur les différentes rébellions en Côte d’Ivoire. Le Sanwi en 1966, le Guébié en 1970 et le Nord en 2002. "Ce n’est donc pas pour la première fois qu’on vit une rébellion. Mais, on a pardonné et on a avancé", a-t-il dit. Le N°1 du PDCI et du RHDP à Gagnoa a remercié avant de les mettre en mission de paix et de réconciliation les populations "Merci pour vos prières qui nous ont permis de survivre au blocus de Gbagbo et à faire triompher la démocratie en Côte d’Ivoire. Elections est finie. C’est ADO qui a gagné et Yao N’Dré lui a fait prêter serment. Il a été investi pour la mission que nous lui avons confiée en le votant massivement. Soutenez-nous donc et encouragez-nous pour qu’on développe ensemble Gagnoa. Allez vers vos frères FPI pour les rassurer que, ADO est le Président de tout le monde et qu’il n’y a pas un problème Bété, Dioula, Baoulé etc. Enlevez les ethnies dans la politique. Le FPI n’est pas pour les Bété, le PDCI n’est pas pour les Baoulé et le RDR n’est pas pour les Dioula. L’arrestation de Gbagbo n’est donc pas parce qu’il a perdu les élections ou qu’il est Bété. Mais parce qu’il a commis des tueries (3050 militants du RHDP dont 697 à Abobo et 12 à Gagnoa ont été tués) et a cassé les coffres de la BCEAO (300 milliards FCFA ont été volés par Gbagbo et ses hommes et autres", a-t-il fait savoir aux populations du Fromager.

GUY TRESSIA
Envoyé spécial à Gagnoa

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:15

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Après les rencontres avec les Secrétaires de section PDCI et les différentes communautés ivoiriennes vivant à Gagnoa, samedi 18 et dimanche 19 juin dernier, le chef de file du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) de la Région du Fromager, Pr Maurice Kakou Guikahué, a réuni les responsables locaux et les militants pour faire le point du 2e tour de l’élection présidentielle de novembre 2010 qui a vu la victoire du RHDP avec le Docteur Alassane Ouattara et mettre en place des stratégies et de nouvelles approches pour les élections locales prochaines. C’était le lundi 20 juin dernier à la "Maison du PDCI" de Gagnoa.

Faisant le bilan des résultats de la présidentielle, Brahima Koné, Secrétaire départemental Adjoint du RDR, a fait le point village par village et bureau de vote par bureau de vote. Ainsi, au premier tour de la présidentielle de 2010, le RHDP a obtenu 43% des voix, avec la cumulation des voix des candidats Bédié (PDCI) et Ouattara (RDR), sur un objectif réaliste de 45%. Ce, malgré les intimidations et autres menaces de mort de la part des pro-Gbagbo et malgré l’insécurité dans laquelle se sont déroulées ces élections. Au second tour, malgré le fait le FPI ait corsé les conditions d’insécurité dans les 165 villages bété, avec des empêchements de près de 5000 votes et la mise en quarantaine des 2442 campements pro-RHDP, le candidat Alassane Ouattara a obtenu 30% des voix. "La préparation du 2e tour n’a pas été facile. Nombreux sont nos militants qui ont été empêchés de voter. Ce qui a donné ce résultat qui ne reflète pas vraiment la réalité du terrain. Par exemple à Gnagbodougnoa (Ndlr : une Sous-préfecture), il y avait 24 bureaux de vote. Mais nos représentants ont été empêchés d’accéder au village et nos militants d’accéder aux bureaux de vote. Et cela s’est passé dans presque tous les villages bété et les FDS présentes n’ont pas réagi pour que nos représentants soient protégés. Tout ceci a encouragé les pro-Gbagbo à faire régner davantage la peur dans tout le département de Gagnoa", a dit l’orateur Koné Brahima qui a présenté, ainsi, les difficultés auxquelles ils ont été confrontés dans la commune de Gagnoa et dans les villages. Des militants ont exprimé leurs inquiétudes quant aux élections à venir. Car, il y aura, avant la fin de l’année, les élections législatives, puis suivront les Municipales et les Conseils généraux. «Si le volet sécurité est maîtrisé, il n’y a aucun doute, nous allons inverser les scores dans tout le département et nous remporterons toutes les circonscriptions» ont promis les militants qui se sont dit libérés d’un gros poids pour mieux travailler. «N’ayez aucune crainte, les empêchements de vote, c’est terminé. Comme cela a été fait pour Divo, il y aura une base militaire de l’Onuci à Gagnoa bientôt pour éviter ce que l’on a vécu par le passé », a rassuré le ministre Maurice Kakou Guikahué, délégué départemental Pdci et directeur de campagne du Rhdp dans la Cité du Fromager. Il a, malgré la défaite à Gagnoa, tenu à féliciter les militants pour leur courage et leur bravoure. « Avec la stratégie du Fpi, on savait qu’on ne pouvait pas les battre. Mais nous voulions obtenir 45% des voix. Quand on a eu 43% des voix au premier tour, le Fpi a corsé ses actes de terreur sur nos militants et nous avons finalement obtenu 30% des voix. Je dis bravo aux militants pour ce résultat. Je ne considère pas ce score comme une défaite. Pour moi, c’est une victoire. Car à Korhogo, Gbagbo a eu 5% et à Gagnoa, Ouattara a eu 30%», a-t-il dit. Pour réussir les prochaines missions électorales, Maurice Kakou Guikahué a installé un comité Rhdp de Gagnoa. Ce comité (mini directoire avec 16 membres qui passera à 18 si l’UPCI et les Forces Nouvelles se font représenter) copié sur le modèle officiel du Rhdp, entre en activité dans deux semaines. Chaque responsable du PDCI, RDR, MFA et l’UDPCI devront déposer au plus vite, les listes de leurs membres coptés pour participer à ce directoire régional. Il faut noter qu’il avait été mis sur pied une coordination régionale du RHDP le 25 avril 2010 et dirigée par le Secrétaire départemental du RDR, Alexis N’guessan-Zékré, absent à cette rencontre-bilan pour mission à l’extérieur du pays.

GUY TRESSIA

Envoyé spécial à Gagnoa

 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:13

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Après les rencontres marathon dans la Cité du Fromager les 18 ; 19 et 20 juin, Pr Maurice Kakou Guikahué, Délégué PDCI-RDA et Directeur départemental de campagne du RHDP à Gagnoa, s’est rendu dans la Commune de Soubré, le mardi 21 juin 2011. Mission : informer les militants RHDP pour qu’ils soient au même niveau que ceux de Gagnoa.

Sur les bords du fleuve "Nawa", le Secrétaire général adjoint chargé de la mobilisation et de l’organisation du PDCI-RDA et N°1 du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) à Gagnoa, a expliqué les différents accords politiques internationaux et a donné les raisons pour lesquelles les décisions de l’Onu sont au-dessus des lois nationales. "Les lois de l’ONU sont au-dessus des lois de la Côte d’Ivoire. Parce que notre pays a adhéré à la charte qui contient les conditions pour appartenir à l’Organisation mondiale. C’est écrit à l’article 23 de la Charte de l’ONU et soutenu par l’article 81 de la Constitution ivoirienne", a dit "Monsieur mobilisation" du PDCI. Le cardiologue a touché le cœur des militants lorsqu’il a expliqué les raisons qui ont poussé les responsables ivoiriens, Gbagbo y compris, à demander la certification des élections par l’ONU, à travers son représentant spécial, Yung Jin Choi. Il a, ensuite, expliqué la composition du Panel des Chefs d’Etat et le travail qu’il a fait pour sortir la Côte d’Ivoire de la crise postélectorale. L’on a alors découvert comment Paul Yao-N’dré, président du Conseil constitutionnel, a menti pour maintenir son ami Laurent Gbagbo au pouvoir, malgré le choix sans équivoque du peuple souverain. "Le Panel des 5 Président de l’Union Africaine a demandé, entre autres, à Yao-N’dré de produire le procès verbal de la réunion du Conseil constitutionnel qui a délibéré pour proclamer Laurent Gbagbo vainqueur de la présidentielle du 28 novembre 2010. Il n’a pas pu donner ce PV. Donc, Yao-N’dré est sorti de sa chambre sans en aviser les membres du CC et a pris tout seul la décision de proclamer Gbagbo vainqueur. Et puis, les Chefs d’Etat africains lui ont demandé pourquoi les réclamations du FPI ont porté sur 4 départements et il en a annulé 13 ? Là aussi, Yao-Ndré est resté sans réponse. On lui a demandé le rapport d’enquête qui prouve qu’il y a eu des tueries au cours de l’élection présidentielle au Nord du pays. Il n’y a de rapport justificatif. Et enfin, on lui demande les raisons de la non application de l’article 64 du code électoral qui stipule qu’il devait annuler les élections parce qu’il y avait des litiges. Le président du Conseil constitutionnel n’a rien eu à dire. Il est resté muet sur toutes ces préoccupations des Chefs d’Etat qui constituaient la commission d’enquête de haut niveau de l’UA. Finalement, Yao-N’dré a reconnu que les accords internationaux primaient sur nos lois nationales. Il a fait prêter serment au Président élu par les Ivoiriens", a révélé Pr Maurice Kakou Guikahué. Il a conclu cette révélation en disant que les Ivoiriens ont été tués pour rien dans la crise postélectorale, en grande partie par la faute du Président du Conseil constitutionnel, Paul Yao-N’dré. Malgré tout, il a relayé le message de réconciliation et de paix du Président Alassane Ouattara. "Je suis venu vous dire que c’est Ouattara que vous avez massivement élu qui est maintenant Président de la République. Il vous demande de tout laisser tomber et d’aller à la paix avec vos bourreaux d’hier. Nous l’avons élu, c’est à nous de l’aider à réussir la mission que nous lui avons confiée. Nous devons, pour cela, tout pardonner et aller à la réconciliation. C’est la réconciliation et la paix qui permettront à Ouattara de réussir à faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent comme il l’a promis. C’est dans la paix qu’il pourra appliquer son programme de développement promis au cours de la campagne présidentielle",  a –t-il conseillé aux militants. Il a, en prévision des prochaines élections locales, demandé aux militants du RHDP d’être encore plus soudés. "Je vous remercie pour le travail abattu à Soubré où Gbagbo a été battu par le PDCI et le RHDP, en aller et retour. Donc, je voudrais que vous soyez davantage unis, encore plus soudés pour les élections à venir", a-t-il dit. Après quoi, le délégué de Gagnoa, au nom de son aîné Marcel Zadi Kessy, responsable de la Coordination des délégations PDCI du Sud Bandama, du Fromager, du Haut Sassandra et du Bas-Sassandra, a réuni les différents responsables politiques du RHDP (PDCI, RDR, MFA et UDPCI) de Soubré pour planifier les élections locales à venir.

GUY TRESSIA

Envoyé spécial à Soubré

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:10

Alexis N'guessan-Zékré 6893

Les leçons du passé basées sur les divisions des choix des directions des partis et les indépendants vont-elles servir aux différentes chapelles politique pour les futures élections locales ? Les directions des partis politiques vont-elles encore choisir les candidats aux prochaines élections législatives, municipales et des Conseils généraux, sans l’avis de la base ? Cette méthode a montré ses limites et ses grandes insuffisances avec l’élection de nombreux indépendants aux dernières joutes. Elle a démontré, dans certains départements, que les chevaux sur qui ont misé des partis politiques ont échoué lamentablement. La cause principale : les militants de base n’étaient pas en accord avec les chevaux électoraux imposés par leurs directions. Alors, pour le choix des candidats aux différents postes électifs, la désignation des candidats doit se faire par la base et non par la direction. Car la politique, c'est la saine appréciation des réalités du terrain. "Nous votons ceux qui sont, dans le malheur comme dans le bonheur, avec nous", avancent des électeurs. Quand c’est la base qui choisit son candidat, elle se sent concernée par la campagne du candidat du parti. Il faut donc des primaires pour voir le poids et la maitrise du terrain de chaque postulant. Attention donc aux choix imposés des chevaux électoraux !

GUY TRESSIA

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:09

Alexis N'guessan-Zékré 525

 

Le RHDP est au pouvoir. Ses militants ont subi d’énormes préjudices dus à la crise postélectorale. Mais à la place de la fête des vainqueurs, les cadres Houphouëtistes ont préféré fertiliser les cœurs meurtris, à la réconciliation nationale. Des rencontres entre les populations sont organisées çà et là. Cette initiative du RHDP ne manque pas de critiques de la part des pro-Gbagbo qui la traitent de monologue au lieu de dialogue pour une réconciliation vraie. Ils sont encore loin de la plaque dans leurs jugements des actions des cadres RHDP. En réalité, les différentes cérémonies dites de réconciliation ne sont autres que la préparation de l’esprit des militants pour réussir le pardon et aboutir à une réconciliation vraie comme disent les éternels opposants. C’est le Premier ministre Charles Konan Banny, Président de la Commission "Dialogue-Vérité-Réconciliation" qui mettra, sans doute en présence, les camps à réconcilier pour Dialoguer dans la Vérité avant d’aller à la Réconciliation nationale. Le PDCI, le RDR, le MFA et l’UDPCI se montrent disposés à la réconciliation pour développer la Côte d’Ivoire. Donc, ce monologue comme ils le disent, est un monologue qui sème les graines du pardon dans les cœurs des militants RHDP.

GUY TRESSIA

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:08

ADO 0941

Dans les années 60, le peuple du Sanwi s’est révolté contre le régime d’Houphouët-Boigny. Dans les années 70, c’est au tour du peuple Bété de Gagnoa de se rebeller, cherchant à créer la République d’Eburnie avec Kragbé Gnagbé. En 2002, ce sont les peuples du Nord qui ont réussi à partitionner la Côte d’Ivoire, confinant le gouvernement de Gbagbo Laurent au Sud. Mais avant, la prise du pouvoir de manière calamiteuse avait braqué les Ivoiriens les uns contre les autres. Toutes ces révoltes ont fait de nombreux morts. La crise postélectorale en a fait plus de 3000. Et, chaque fois, il faut passer à la réconciliation. Si les Agni du Sanwi et les Bété du Centre-ouest sont allés rencontrer Houphouët-Boigny pour se réconcilier avec lui, Laurent Gbagbo a organisé un "Forum national de réconciliation" en 2001. La suite, on la connaît. Aujourd’hui la Commission "Dialogue-Vérité-Réconciliation Nationale" va encore réconcilier les Ivoiriens entre eux. Va-t-on passer notre vie à des réconciliations ? Stop aux crises et aux réconciliations ! Et place au développement !

GUY TRESSIA

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:07

Gbagbo roule les gens dans la farine

Le procès de Laurent Gbagbo, l’ex-dictateur déchu de la République de Côte d’Ivoire et son épouse Simone Ehivet se déroulera dans un ou deux ans. Cela va clouer le "bec" à certains de ses partisans qui réclament sa libération avant de s’inscrire dans le processus de paix engagé par le Président de la République Alassane Ouattara. On se souvient que l’ONG "SOS Justice" d’Assalé Tiémoko avait dénoncé des centaines de prisonniers qui croupissaient à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) depuis des années sans jugement, pour des délits mineurs. Mieux, l’ex-dictateur avait aussi mis, lui-même, aux arrêts les dirigeants de la filière Café-cacao à qui il reprochait le détournement de l’argent des paysans. Tapé Do, Angeline Kili, Henri Amouzou, Bayou Jean-Claude, Placide Zoungrana et leurs amis de la filière ont passé plus de 2 ans sans jugement. Ils n’ont été libérés qu’en décembre dernier, sous caution. Ce qu’il avait toujours refusé. Aujourd’hui, la roue a tourné. Arrêté depuis le 11 avril dernier, le procès du tueur de femmes aux mains nues et de ses hommes complices dans les tueries postélectorales se fera dans un ou deux ans. Le renard passe, passe…chacun à son tour…à la MACA.

GUY TRESSIA

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:57

Avant les élections, on était ensemble. Pendant les élections on était soudé, scotché. On se rencontrait presque chaque jour. C’était la Solution pour la victoire. Par la grâce de Dieu, notre candidat a été élu. Et puis, l’autre, le "garçon" d’en face, un vrai mauvais perdant. Il n’a pas voulu céder le trophée à notre cheval gagnant. Tous Les Mauvais Perdants (LMP) nous ont mis sous blocus. J’étais sous blocus chez moi, à "Boribana" quand mon frère, ami et partenaire électoral a été bloqué dans un hôtel 5 étoiles. Il ne pouvait plus nous rendre visite à "Boribana". Mais, je me cachais des mauvais perdants pour aller le voir, lui donner les nouvelles du quartier et rapporter ses nouvelles au quartier. Ensuite la guerre a éclaté. Et nous avons encore gagné, parce que nous sommes restés toujours soudés. Quand j’ai appris sa nomination, j’ai crié de joie à me rompre les cordes vocales. Mais, quand je voulais le féliciter, j’entends dans son téléphone : "votre correspondant ne peut être joint". J’ai pensé au mauvais réseau. J’ai réessayé pendant une, deux semaines. Zéro pointé. Il avait changé de numéro sans m’informer. Il vole maintenant avec les oiseaux de même plumage. Ainsi va la vie…

GUY TRESSIA

 **Réveillons-nous!

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:54

GBAGBO-LANGUE-DEHORS

"Ces dix dernières années, les entrailles du Palais présidentiel, au Plateau, étaient véritablement un camp de torture et d'exécutions. Au sens propre comme au sens figuré, on peut dire que ces gens-là ont souillé la République !", a écrit lebanco.net, un journal ivoirien en ligne. Eh oui, le Palais présidentiel de Côte d’Ivoire a été souillé par Laurent Gbagbo, son épouse Simone et leurs sacrificateurs. Ils y ont fait des sacrifices au moment où ils brandissaient la "Bible" de Dieu "L’Eternel des Armées" d’une main et l’autre un "gris-gris" invocateur du roi des ténèbres. Synchronisme religieux refondateur mal inspiré. A la télévision, après l’arrestation du dictateur, nous avons vu une image de sacrificateurs en blanc et une cuvette remplie de sang dans l’un des sous-sols de la résidence présidentielle. On se souvient aussi que Guy-André Kieffer, avant de disparaître en 2004, aurait passé de sales jours au sous-sol de la Présidence de la République. Il aurait été torturé avant d’être exécuté. Plusieurs hommes politiques qui ont disparu auraient fait un tour au Palais souillé au préalable. On comprend dès lors que Dieu ne pouvait supporter cette bigoterie religieuse des refondateurs qui étaient plus fétichistes que chrétiens. Il va falloir désenvouter le Palais souillé.

GUY TRESSIA

**Réveillons-nous !

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