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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 14:07

SORO_missile-0001.jpgQuelles sont les chances d’aboutissement de cette procédure engagée depuis le 5 mars 2014 contre Soro Guillaume, ancienne vedette de la rébellion armée du MPCI et aujourd’hui président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire ?

«Les chances de réussite, elles sont nombreuses. La Cpi a déjà ouvert une enquête sur les massacres de la rébellion armée de 2002 à 2010 et les investigations se poursuivent… », répond Abdoulaye Koné, initiateur de cette plainte, depuis Londres en Angleterre où il réside et disant agir pour le compte de milliers de victimes et d’ayants droit de victimes de la rébellion armée. Victimes dont les noms des rescapés ou de leurs parents figurent dans les documents transmis au bureau du procureur qui enquête justement sur cette période.

La plainte a été déposée au nogbagbo soro serre la mainm de ces personnes au Bureau du Procureur le 5 mars 2014-et une copie, plus tous les documents qui l’accompagnent dont des rapports d’Amnesty International d’une cinquantaine de pages sur le massacre des gendarmes en 2002 à Bouaké, ex-fief de la rébellion armée du MPCI (nous publions de larges extraits) opposée aux forces restées loyales à l’ex président Laurent Gbagbo-a été envoyée à la Maison Blanche, au Premier Ministre anglais, au parti socialiste français, à la Haute Cour de justice et à un certain nombre de hauts dignitaires de la justice internationale et d’avocats accrédités auprès de la Cour Pénale Internationale.

Pourquoi envoyer une copie de la plainte à la Maison Blanche et au Premier Ministre anglais ? « C’est stratégique…Soro Guillaume répondra de ses actes », répond Abdoulaye Koné.

Quand « L’Eléphant » lui fait remarquer qu’il n’y a que l’Onu et les Etats qui sont habilités à saisir la CPI, Abdoulaye Koné répond que « Soro Guillaume se croit tout puissant mais il va avoir la plus grande surprise de sa vie… »

Dans un mail envoyé au Bureau du Procureur sous la référence «CPI/SORO1/2014»  et dont «L’Eléphant» s’est procuré une copie, le «représentant» des victimes écrit : «Au nom du peuple de Côte de d’Ivoire, au nom de la Justice et des lois, au nom du fait que chaque vie humaine est précieuse et que nul n’a le droit d’ôter la vie d’autrui. Au nom du fait que suivant nos propres normes nul n’est au-dessus des lois et que chacun doit être puni pour ses crimes. Au nom des milliers d’Ivoiriens qui ont signé pour approuver cette procédure. Au nom de toutes les victimes à qui je rends hommage, au nom de tous les parents des victimes. Au nom de tous les citoyens enclins à la justice et la voie de la justice (...) je saisis par la présente et de façon formelle la Cour Pénale Internationale et toutes autres juridictions compétentes à travers le monde afin que la lumière soit faite par voie judiciaire sur les tueries en masse depuis l’éclatement de la rébellion dirigée par M. Guillaume Kigbafori Soro, l’actuel président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. Ces tragédies incluent la tuerie de dizaines de gendarmes et des membres de leurs familles qui n’étaient ni des militaires ni en position de combat. Elles incluent également des assassinats de personnalités et les différents charniers d’Abidjan et Duékoué (...) Vous trouverez ci-joints, les documents d’enquêtes indépendantes, les listes exhaustives des victimes… »

La CPI, plutôt efficace !

Cinq jours après la réception de la plainte et tous les documents qui l’accompagnent, documents dont certains ont pu être consultés par « L’Eléphant », notamment l’incroyable liste des victimes, le Bureau du Procureur a adressé une réponse au « porte-parole et représentant » des victimes, porteur de la plainte.

Dans cette lettre écrite en deux versions (anglaise et française) datée du 10 mars 2014 et dont une copie est tombée sous la pate de « L’Eléphant» (voir notre Document), M.P. Dillon, Chef de l’Unité des Informations et des éléments de preuve écrit :

«Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale accuse réception de vos documents /de votre lettre.

Les informations y figurant ont été inscrites comme il se doit au registre des communications du Bureau et recevront toute l’attention voulue, conformément aux dispositions du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Nous ne manquerons pas de vous communiquer par écrit la décision qui aura été prise à ce sujet, ainsi que les motivations qui la justifient...»

On imagine que beaucoup à Abidjan, dans tous les camps, vont attendre cette réponse du Bureau du Procureur avec une grande impatience !

 

Alex Kassy  (L’Eléphant déchaîné N°233)

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:54

ASSALE-TIEMOKO-205.jpgDes jeunes Ivoiriens, du moins, un nombre important, se reconnaissant dans le combat de l’intrépide Gbagbo, attaqué par une rébellion armée, ont passé, regroupés dans la galaxie patriotique, huit années de leur vie  à s’égosiller dans des espaces appelés « agoras » et autres « parlements ». Moyennant des piécettes. Pendant que les leaders de cette galaxie s’empiffraient sur le dos du contribuable ivoirien et que les hommes politiques, regroupés dans le gouvernement de réconciliation nationale, s’enrichissaient sur le dos des pauvres. Dont les problèmes ont été relégués, dans tous les accords qui ont été signés et notamment l’accord de Ouagadougou, au second plan.

N’a-t-on pas vu dans ce pays, l’ancien président faire un don de 500 millions FCFA au Burkina après les inondations y survenues alors que deux mois plus tôt, les victimes d’inondations semblables (il y a eu neuf morts) n’ont eu aucune aide de la part du Gouvernement ivoirien ? La charité bien ordonnée, à cause de la crise, commençait toujours par le médiateur !   

Ailleurs, les autres jeunes qui ne se reconnaissaient pas dans les hauts faits de la galaxie patriotique, n’étaient pas mieux logés. Abandonnés comme tout le peuple ivoirien sur le dos de la crise, ils ont également passé huit années à avaler le vent et à scruter l’horizon à la recherche de la moindre lueur. Mais rien n’est venu.

« Je n’ai pas travaillé parce qu’on était en guerre. Je ne connais pas un pays où on fait quelque chose pendant la guerre». Avait tonné Laurent Gbagbo en 2008, au cours d’une rencontre avec des jeunes au complexe de Yopougon. Avant de prendre l’engagement, à travers d’étranges contrats, de créer 800 mille emplois en cinq ans, s’il était réélu.

«Je ne connais pas un pays où on fait quelque chose pendant la guerre ». C’est vrai que quelques mois plus tôt, à l’inauguration de l’hôtel des Députés de Yamoussoukro, il avait dit parfaitement le contraire. «C’est pendant les guerres qu’on fait les grands travaux. C’est pendant les guerres que les pays se construisent parce qu’on crée des emplois et on redistribue les impôts ».

La contradiction sous l’ancien régime, c’était un métier.

Notre nouveau président lui, a été plus ambitieux. Il a promis un million d’emplois en cinq ans. Mais lui aussi dit à présent qu’à cause de la guerre qui a ravagé le pays avant son arrivée, il ne pourra pas atteindre ce chiffre. En réalité, il n’est pas sûr qu’il atteigne le tiers du million promis avant la fin de son mandat.

Et voilà les jeunes et tous les chômeurs de nouveau piégés par une crise. Gbagbo n’a pas atteint ses objectifs de création d’emplois à cause d’une crise. Ouattara non plus ne réalisera pas sa promesse à cause d’une crise.

Huit ans plus cinq ans, cela fera 13 ans que les chômeurs attendent et que leur âge prend l’ascenseur. Ceux qui avaient 30 ans quand Gbagbo décrochait le pouvoir en 2000 en ont à présent 44. Quand Ouattara finira son premier mandat, ils en auront 46 et continueront à être, pour la plupart, toujours chez « papa et maman».

Etre diplômé et âgé de 46 ans sans avoir décroché son premier emploi dans un contexte où des parvenus et des faux modèles roulent carrosse et s’engraissent sans crainte avec l’argent public, c’est rageant !

Mais le temps passe et de plus en plus, on commence à reparler d’élection présidentielle sans qu’on ne voie nulle part, la volonté de mettre en pratique toutes les leçons tirées des précédents drames pour éviter un nouveau drame en 2015. 

C’est vrai qu’après 2015, si  tout se passe mal encore, on pourra demander aux chômeurs qui auront atteint l’âge de la retraite sans avoir jamais travaillé nulle part, de patienter un peu encore pour sentir les effets de la croissance et de la reconstruction. Et comme l’émergence a été promise pour l’horizon 2020, attendre encore juste cinq nouvelles petites années, ne devrait pas être trop difficile à supporter. Pour des gens qui attendent depuis cinquante ans de trouver leur premier emploi.

On dira merci qui après la mort par privation et désespérance devant le temps qui passe et qui ne fait pas arriver enfin le temps des pauvres ?   

A.T. (L’Eléphant déchaîné N°233)

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 23:26

 

Affi à Daloa 00701La forte délégation du Front Populaire Ivoirien (Fpi), conduite par son président Affi N’guessan Pascal, était hier matin, lundi 10 mars 2014, dans la sous-préfecture de Bédiala où il a animé un meeting à la place publique, qui a refusée du monde. Les militants, militantes et sympathisants ont accueilli la délégation à plus de deux kilomètres. Mais avant, la délégation a rendue visite à la famille Zunon à Sapia, à la famille de Charles Gooré Kader à Banoufla et au sous-préfet de la circonscription. Dans son message, le président Affi N’guessan a dit ceci : « Avec cette mobilisation des femmes, elles sont déterminées à prendre leur part dans le combat pour la restauration de la Côte-D’ivoire. La joie que vous manifestez a une signification, une raison parce que cette visite n’est pas comme les autres. Avec ce qui s’est passé dans le pays beaucoup pensait qu’on allait plus se voir .On a beaucoup souffert c’est pourquoi, nous nous sommes déplacés, parcequ’on sait que vous avez beaucoup souffert de la guerre, de l’oppression, des persécutions, y’a n’en qui ont vu leurs maisons incendiées, d’autres se sont refugiés en brousse. Nous aussi, on nous a attrapés jetés en prison dans plusieurs villes. Gbagbo est actuellement en prison à la haye.Mais sachez qu’il ya un temps pour chaque chose. Le temps des pleurs, de la souffrance, de la peur est finit. Nous sommes là, nous sommes venus. » Parce que poursuit l’ex-premier ministre de Gbagbo, le combat que nous avons mené avec Gbagbo, pas un combat dans la méchanceté, pas un combat dans haine, mais au contraire un combat pour la justice, la liberté, l’amour et quand tu mènes un bon combat Dieu ne t’abandonne jamais. Quand tu travailles dans la vie et que ton cœur est blanc, tu vas subir c’est la méchanceté. Nous avons vécu des moments difficiles. Tous les villages ont été investis par les combattants armés. A cause de la guerre selon Affi N’guessan, qui est tombé sur eux pendant trois ans, ils ne peuvent pas se voir. Le Libéria a accueilli beaucoup de nos compatriotes. « Mais tout ce qui est difficile, dangereux, éprouvant a toujours une fin. Il n’ya pas quelque chose de mauvais qui arrive à l’homme et qui n’a pas de fin. Tout sur la terre a une fin. La tornade quand ça arrive dans le village, ça va fait beaucoup de dégâts mais ça a un temps. Le temps est entrain de changer. Le temps nouveau arrive, c’est pourquoi, nous avons été libérés grâce à vos prières. Grace à votre mobilisation, votre résistance. » a dit Affi, avant d’ajouter : « Avec tout ce que je viens de citer le 11 avril 2011, l’objectif était d’anéantir complètement le Fpi, tous ceux qui se réclament de Laurent Gbagbo. Faire en sorte pour ne plus parler du Fpi en Côte-D’ivoire. Celui qui parle du fpi même s’il est en brousse on va le chercher. Il fallait détruire tout ce qui se rapproche du fpi. Mais on ne peut pas détruire le fpi, parce qu’il n’est pas comme un morceau de bois, pas comme de l’igname, pas comme banane. Le fpi est un esprit. On ne peut pas détruire un esprit. Le fpi est un idéal, l’idéal de liberté, la justice, la fraternité, l’amour. Est-ce qu’on peut détruire l’amour ? Non. ». L’affaire du fpi c’est entre Gbagbo et les ivoiriens a fait savoir le président Affi. Celui qui dit toujours selon lui, veut détruire le fpi se fatigue. Celui qui dit veut mettre le fpi en prison se fatigue. « La preuve, ils nous ont envoyé en prison à Katiola, Boundiali, Bouna. Nous sommes ici avec vous. Maintenant qu’ils sont fatigués et que le temps de Dieu est arrivé de nous mettre en liberté. Alors il était important que nous venions vous saluez, vous réconfortez, vous dire yako .Parce que vous avez souffert ici. Il faut qu’on parcourt la cote d’ivoire pour dire aux militants, aux populations et leur dire que le fpi est vivant et puisque vivant hier et que Gbagbo est là. Nous sommes là à vos cotés. Nous allons continuer le combat que Gbagbo a commencé. » Dixit Affi. « Notre pays est bloqué rien ne marche, il ya la division. Allons –y à la réconciliation, à la paix, à l’entente entre tous les ivoiriens. On compte sur vous, pour remettre le fpi au pourvoir en 2015.Il faut que Gbagbo et tous ceux qui sont encore en prison soient libérés», a souhaité Affi. Dans l’après-midi, la délégation s’est rendue à Tchébloghué route d’Issia pour un meeting, à Bla pour présenter les condoléances à la famille d’un journaliste Sylvain Gagnetaud, à Zah et à Niouboua, rendre visite au chef. A toutes ces étapes, le président du Fpi, a appelé à la paix, à la réconciliation, à la cohésion sociale pour le développement du pays .

  Junior G.

A Daloa

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 13:14

B-di--100922.jpgAu Pdci, le calme ne signifie pas toujours que tout va bien. Une histoire de réhabilitation de locaux y fait planer en ce moment, une forte odeur d’argent dépensé dans des conditions qui étonnent quelques cadres. 
C’est que les travaux de réhabilitation de la maison du vieux parti à Cocody actuellement en cours sont loin, selon des informations obtenues par l’infernal quadrupède, de faire l’unanimité. Certains cadres s’étonnent de la façon dont les choses se sont passées pour que la réalisation de ce projet atterrisse entre les mains de N’Zi Assamoua Désiré, Secrétaire général adjoint chargé du patrimoine du Pdci.
« L’Eléphant », pour tenter de comprendre tout ce sketch, est remonté un peu dans le temps, pour se familiariser avec l’origine de la décision de réhabilitation des locaux.

L’histoire des travaux de réhabilitation…
A la suite du dernier Congrès du Pdci qui s’est tenu les 3, 4 et 5octobre 2013, au palais des Sports de Treichville, à Abidjan, le jeune Bédié, 77 ans au compteur, a été triomphalement élu. Tout de suite, il met en place un bureau dans lequel «N’Zi Assamoua Désiré, Secrétaire Exécutif en charge des Finances est confirmé Directeur général du parti». On dit qu’«il assumera cette fonction conformément à sa décision de nomination signée par le président Henri Konan Bédié». («connectionivoirienne.net», 29/11/13).
Le mardi 12 novembre 2013, c’est auréolé de son titre renforcé de Secrétaire exécutif  chargé des finances et du patrimoine que N’Zi Désiré a pris la parole au cours de la première réunion du Secrétariat exécutif du Pdci, pour s’adresser à Henri Konan Bédié. Objectif?  Obtenir l’accord du jeune homme pour des travaux de réhabilitation de la maison du parti à Cocody. Bédié accède à la demande.
Pendant trois mois, la maison qui abrite plusieurs bureaux des dirigeants du parti sera fermée pour nécessité de travaux. Mais laissons le Maître d’œuvre, Nzi Assamoua Désiré lui-même, nous en dire plus, dans son allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie de présentation des travaux de rénovation de la maison du parti: «Le 12 novembre 2013, sur les instructions du Président, Son Excellence Monsieur Henri Konan Bédié, j’ai eu l’honneur de présenter au cours de la 1ère réunion du Secrétariat Exécutif, une communication relative aux travaux de rénovation des bâtiments du siège de notre Parti sis à Cocody. Ces travaux ont effectivement démarré la première semaine du mois de décembre. Pendant deux mois donc, il a fallu la contribution de tous pour réaliser ce qui était perçu comme un challenge. Les travaux ont consisté:
 -A un meilleur agencement des locaux,
- A la construction de nouveaux bureaux,
- A la restauration des systèmes électriques et sanitaires en vue d’adapter les locaux aux normes sécuritaires en vigueur,
- A des aménagements adéquats pour assurer une commodité convenable aux activités des militants et du personnel du Parti.» («Le Démocrate», 12/2/14).
Avant d’ajouter: «Monsieur le Président, vous avez dit dans une de vos allocutions, et je cite : "La rénovation, le rajeunissement et la renaissance déjà entamés dans les esprits, doivent s’accompagner de logistiques adéquates pour l’exécution des tâches."Je suis heureux et fier aujourd’hui de vous livrer, Monsieur le Président, la première tranche de l’œuvre. Il s’agit de l’auditorium, communément appelé la grande salle du Bureau Politique, de la salle de réunion du secrétariat exécutif anciennement appelée la salle du Bureau Politique, de votre bureau, du bureau du Secrétaire Exécutif, et de celui du Directeur Général.» («Le Démocrate», 12/2/14).
Après une visite des lieux, le président Bédié qui a découvert, par la même occasion, la stèle du premier président et père fondateur de ce parti, Félix Houphouët-Boigny libérant une colombe, dressée au centre de la Maison du parti, a aussi pris la parole: «C’est avec beaucoup de satisfaction que nous avons fait le tour des travaux importants qui viennent d’être réalisés et qui se poursuivent pour donner au siège de notre parti un visage nouveau…Je saisis cette occasion pour féliciter et remercier tous ceux qui ont pris une part dans la réalisation de ce réaménagement. Nous offrons ainsi un siège dont nous pouvons être fiers…Je vais en particulier remercier et féliciter le jeune N’Zi Désiré, directeur des finances du parti qui a piloté de mains de maître cette opération.» («nordsudquotidien.com», 11/2/14). Et c’est qui ce maître ?

Qui est Nzi Assamoua
désiré?
«C’est fait. Henri Konan Bédié, président du PDCI a remanié toutes les Instances du PDCI-RDA, répondant aux pieds d’appel des militants. D’importants réglages ont été faits. Au niveau de la Direction générale, fini le bicéphalisme. Désiré N’Zi Assamoua, Secrétaire Exécutif en charge des Finances, est confirmé Directeur général du parti. Il assumera cette fonction conformément à sa décision de nomination signée par le président Henri Konan Bédié...» («connectionivoirienne.net», 29/11/13).
Le poste qu’occupe « le jeune homme », dans les faits, équivaut à celui de  ministre de l’Economie et des Finances, au gouvernement ;
Mais ce n’est pas tout.  Il est Directeur général du Pdci, et c’est l’équivalent  de Directeur de la Comptabilité générale de l’Etat;
En tant que directeur financier du Pdci, il est le Trésorier payeur général.  En plus d’être directeur général du budget, il est aussi Directeur des marchés publics. Il a vraiment la confiance de Bédié, cet homme ! Sauf que tant de pouvoirs ne pouvaient, au Pdci, qu’attirer des soupçons !

Il a trop de pouvoirs
Et ils sont de plus en plus nombreux à le dire au sein du vieux parti. Et les mécontents ont quelques arguments à faire valoir ! Ils ne comprennent pas les conditions dans lesquelles le « ministre de l’Economie » a conduit le projet sans appel d’offres pour démarrer les travaux « (…) après le congrès, pour lequel des gens avaient tant travaillé, on a décidé de restaurer la maison du parti sans présenter un plan, une autorisation de construire, un devis estimatif du coût de revenu des travaux; sans appel d’offres; sans autorisations des différentes instances du parti». Tout de suite les grands mots !
Pourtant, des confrères sont tombés sous le charme des travaux réalisés : Ces travaux « ont porté sur l’ancienne salle du Bureau politique, ainsi que la grande salle... tout a été refait avec une logistique à la pointe de la technologie, notamment des écrans plasma et des sièges modernes et confortables.»(«nordsudquotidien.com», 11/2/14).
Sauf qu’au dernier Bureau politique, la chaleur de cette salle rénovée a écœuré plus d’un.
Le budget qui avait été présenté pour cette rénovation, selon les mécontents, aurait été rejeté. Mais les travaux ont quand même été réalisés.
Résultat des coups de pelle ? Une facture de 169 millions de FCFA. Dépensés sans appel d’offres. Sans doute en raison de l’urgence ? 
Le dernier point financier a fait état de ce que les comptes du parti sont excédentaires de 12 millions de FCFA. C’est une bonne nouvelle. Mais c’est justement ce miracle que les mécontents ne comprennent pas. Avec ce résultat, le budget proposé pour les passations de charges des Délégués départementaux et communaux à l’intérieur du pays et qui n’était lourd  que  de trois petits millions, a été fermement repoussé du revers de la main par le jeune « ministre de l’Economie » du Pdci-Rda. De quoi pousser à l’interrogation sur la sincérité du bilan financier annoncé et sur les raisons profondes pour lesquelles Bédié a donné autant de pouvoir à N’Zi Assamoua Désiré. 
Si le Pdci veut revenir au pouvoir, il gagnerait peut-être à commencer à améliorer ses relations avec quelques principes de bonne gouvernance. Parce qu’il n’est pas sûr que dans quelques années, il y ait encore beaucoup qui soient prêts à revivre l’histoire des grilleurs d’arachides !
Antoine EDO
Source: L'Eléphant déchaîné N°231

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 10:34
Les membres du BP sont venus nombreux

Les membres du BP sont venus nombreux

Le mardi 4 mars 2014, sur convocation et sous la présidence effective de Son Excellence Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, le Bureau Politique s’est réuni de 16H30 à 18H30, à la Maison du Parti, à Cocody.

Il s’est essentiellement agi au cours de cette réunion d’examiner et d’adopter le Règlement Intérieur du Parti, après le 12ème Congrès Ordinaire tenu du 3 au 6 octobre 2013, au Palais des Sports d’Abidjan, à Treichville.

Ouvrant la séance, le Président du Parti, a fait quelques observations relatives à la situation politique nationale et dit quelques mots sur celle du Parti.

En ce qui concerne la situation Nationale, le Président Henri KONAN BEDIE, s’est d’abord réjoui du retour en bonne santé du Président de la République, Son Excellence, Alassane OUATTARA et remercié les militants du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) qui ont massivement répondu à son appel en réservant un accueil chaleureux et fraternel au Chef de l’Etat.

Ensuite, il a exprimé son inquiétude face aux problèmes sécuritaires aux frontières du Pays marqués par l’attaque récente de Grabo et relevé les remous observés à l’université Félix HOUPHOUET- BOIGNY d’Abidjan.

Le Président du Parti, après avoir félicité le Gouvernement qui a rapidement circonscrit l’attaque de Grabo, l’a appelé à la vigilance et demandé le règlement diligent des problèmes des Étudiants afin d’éviter que le Pays ne retombe dans les errements d’un passé récent.

Sur la vie du Parti, le Président Henri KONAN BEDIE, a mis l’accent sur la méthode, la sérénité et la rigueur qui doivent désormais guider les responsables dans l’installation prochaine des structures de base du Parti, puis annoncé la reprise imminente des activités du RHDP.

Abordant l’ordre du jour, le Président du Parti a donné la parole au Secrétaire Exécutif du Parti, le Professeur Maurice KAKOU GUIKAHUE.

Ainsi, le Secrétaire Exécutif du Parti, avant l’introduction de l’exposé du Secrétaire Exécutif chargé des Affaires Juridiques, Me SUY Bi Gohoré Émile, a invité Me Yves NDIA, Délégué Départemental du PDCI-RDA de Bouaflé à rendre un hommage à Georges DENISE, membre du Bureau Politique et Délégué Départemental du PDCI-RDA de SAN-Pedro.

Me Yves NDIA, dans son hommage, a d’abord présenté l’homme qu’était Georges-Denise.

Le SE, Guikahué, et le Président Bédié ont fait adopter les nouveaux textes du 12ème Congrès au BP

Le SE, Guikahué, et le Président Bédié ont fait adopter les nouveaux textes du 12ème Congrès au BP

En effet, il a rappelé les qualités humaines qui l’ont caractérisé, à savoir, la discrétion, la modestie, l’humilité et la courtoisie qui ont fait de lui un homme d’un commerce des plus agréables tout le long de sa vie.

En outre, il a retracé son parcours exemplaire au sein du PDCI-RDA. On retiendra de ce parcours qui commence par son élection en tant que Député en 1990  à San-Pedro, l’engagement sans faille d’un homme qui a aimé le PDCI-RDA et s’est dévoué à sa cause jusqu’à son dernier souffle.

Par ailleurs, le Secrétaire Exécutif chargé des Affaires Juridiques a exposé les modifications majeures du Règlement Intérieur conformément aux réformes engagées par le 12ème Congrès Ordinaire et transcrites dans les Statuts.

Ces modifications ont trait entre autre:

  • à la création de sections du Parti à l’extérieur du Pays pour l’efficacité de l’encadrement des militants dans les Délégations Générales ;
  • au fonctionnement du Secrétariat Exécutif sur le modèle d’un Gouvernement avec un Secrétaire Exécutif du Parti, Chef du Secrétariat Exécutif, qui joue le rôle de ’’ Premier Ministre’’ et des Secrétaires Exécutifs Chargés de domaines spécifiques qui jouent le rôle de ‘’Ministres’’ ;
  • à la présidence des réunions du Bureau Politique par le Secrétaire Exécutif du Parti, sur demande écrite du Président du parti ;
  • aux choix des coordonnateurs des grands Conseils Régionaux parmi les Délégués Départementaux ou Communaux. Toutefois, en cas de nécessité, le Président du Parti peut confier cette tâche à toute autre personnalité militante de la Région.
  • à la précision du rôle des Directions administratives et techniques créées pour assister le Secrétariat Exécutif sur les plans administratif et logistique ;
  • à l’intérim de la vacance de la Présidence du Parti par le Doyen d’âge des Vice-Présidents;
  • au principe des Élections primaires pour le choix des candidats du Parti aux élections d’Etat et à l’option du vote à bulletin secret pour le choix de tous les dirigeants du Parti.

Après amendements, le Règlement Intérieur du Parti, pour le mandat 2013- 2018, a été adopté.

Le Bureau Politique s’est réjoui de la prise en mains par le Président du PDCI-RDA, Son Excellence Henri KONAN BEDIE, des grands problèmes de la nation, surtout pour l’apaisement du climat social et la réussite du Dialogue politique.

Le Bureau politique salue le Président du Parti pour sa promptitude dans la mise en œuvre des recommandations du Bureau Politique telle que la nomination d’un Contrôleur de gestion du Parti et la redynamisation du RHDP pour des réglages qui sont plus que nécessaires à la survie de l’alliance.

Le Bureau Politique recommande aux responsables locaux du Parti une gestion collégiale des activités.

Le Bureau Politique les exhorte à opérer des choix rigoureux et démocratiques des responsables de base du Parti.

Le Bureau Politique engage ses membres à mobiliser tous les militants à la réussite de l’opération de Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH 2014) qui démarre le 10 mars 2014.

Le Bureau Politique demande aux militantes et militants de se mobiliser dans la cohésion afin de réussir la mise en place des Structures solides de base du Parti.

 

Fait à Abidjan, le 4 mars 2014

P / Le Bureau Politique

​Henri KONAN BEDIE​

Président du PDCI-RDA

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 22:00

ADO 0941

 

 

 

Le Ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication a convié les membres du barreau  ivoirien et la presse nationale et internationale à un petit déjeuner-débat ce vendredi 03 mai 2013 à l’hôtel Tiama, sous le thème «L’ordonnance 2012 relative aux télécoms et aux Technologies de l’Information et de la Communication».

 

C’est au cours d’un déjeuner-débat que le ministère de la Poste et des TIC, par les voix de son Directeur de Cabinet, André Apêtê, et de son responsable juridiques, Dr Guibessongui N’datien a expliqué l’Ordonnance n°2012-293 du  21 mars 2012 relative aux Télécommunications et aux Technologies de l’Information et de la Communication, au Barreau ivoirien et à la presse.

Cette Ordonnance signée par le Président de la République Alassane Ouattara consacre un nouveau cadre juridique qui permettra de lutter efficacement contre la cybercriminalité et autres délits liés à l’utilisation des TIC. Les contrevenants pourront être jugés par la Justice ivoirienne avec ces nouvelles lois qui viennent d’être expliquées au Barreau ivoirien. Il ressort entre autre à la suite de la qualification et la classification des délits, les sanctions adéquates.

 

 

SANCTIONS PENALES

 

« Article 120:       Quiconque admis à participer à l'exécution d'un service de Télécommunications/TIC intercepte, divulgue, publie ou utilise le contenu des communications acheminées par les réseaux ou services de Télécommunications/TIC, est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de deux à dix millions de francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

 

Quiconque incite, participe à la divulgation du contenu des communications et des échanges transmis à travers les réseaux de Télécommunications/TIC ou services de Télécommunications/TIC ou s’en rend complice , est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de deux à dix  millions de francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

 

Quiconque intercepte, divulgue, publie ou utilise le contenu des messages ou révèle leur existence, est puni des mêmes peines. Ces dispositions ne s'appliquent pas en cas :

-de consentement express de l'auteur ou du destinataire de la communication ;

-d’interception d'une communication privée sur réquisition de l’Autorité Judiciaire dans le cadre d’une enquête judiciaire ;

-de contrôle par l’Agence Ivoirienne de Gestion des fréquences aux fins d'identifier, d'isoler ou d'empêcher l'utilisation non autorisée d'une fréquence radioélectrique.

 

Article 121:          Est puni d’un emprisonnement de six  mois à trois  ans et d'une amende     d’un à cent millions de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement, quiconque :

-installe ou exploite un réseau public des Télécommunications/TIC sans les autorisations prévues dans la présente ordonnance ou l’exploite en violation d'une décision de suspension ou de retrait de cette autorisation;

-fournit des services de Télécommunications/TIC au public sans les autorisations prévues dans la présente ordonnance ou maintient l'offre de ces services après suspension ou retrait de cette autorisation.

 

Article 122 : Est puni d’une amende de cinq à vingt millions  de francs CFA, quiconque :

-fait de fausses déclarations concernant les informations contenues dans la déclaration d’intention d’ouverture de services prévue par la présente ordonnance ;

-omet la tarification de l’appel d’un numéro mentionné dans un message publicitaire.

 

Article 123:          Quiconque utilise les informations fournies par une entité sollicitant une interconnexion ou un accès à un réseau à des fins autres que celles définies lors de leur remise, est puni d’un emprisonnement d’un  à cinq ans et d’une amende de deux à vingt millions  de francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

 

Article 124:          Quiconque installe ou exploite un réseau indépendant des Télécommunications/TIC sans autorisation ou maintient son exploitation après suspension ou retrait de l'autorisation, est puni d’un emprisonnement de trois mois à un an et d'une amende de cinq  à cinquante millions de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

Article 125:          Quiconque détient ou met en vente des équipements terminaux  ou radioélectriques ou les raccorde à un réseau public des Télécommunications/TIC en violation des règles d'homologation , est puni d'une amende de cinq cent mille à cinq millions de francs CFA.

 

Quiconque fait de la publicité en faveur de la vente d'équipements non homologués, est puni de la même peine.

Le bénéficiaire d’une homologation qui s’abstient d'informer l’ARTCI des modifications apportées aux caractéristiques principales d’un équipement homologué, est puni de la même peine.

Quiconque exerce l’activité d’installateur d’équipements de Télécommunications/TIC sans agrément d’installateur, est puni d'une amende de cent mille  à dix millions de francs CFA.

 

Article 126:          Quiconque utilise une fréquence radioélectrique qui ne lui a pas été assignée ou dont la libération lui a été demandée dans un délai minimum de trois mois, est puni d’un emprisonnement de trois mois à un an et d’une amende de dix à cinquante millions de francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement, cumulable avec des astreintes journalières jusqu’à la libération des fréquences concernées. Le montant des astreintes est fixé par l’affectataire de la bande de fréquences concernées.

 

Article 127:          Tout navigateur de navire ou pilote d’aéronef utilisant l’espace aérien ou les eaux territoriales de la République de Côte d’Ivoire, qui contrevient aux ordres de silence, est puni d’un emprisonnement de trois mois à un an et d’une amende d’un à cinq millions de francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

Tout radioamateur qui utilise sa station pour des communications de tierces personnes ou enfreint les dispositions de la présente ordonnance, est puni d’un emprisonnement de trois mois à un an et d’une amende de cent mille  à deux millions  de francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

 

Article 128:          Quiconque utilise ou met en service une ressource de numérotation non attribuée par l’ARTCI, est puni d’un emprisonnement de trois mois à un an et d’une amende d’un à cinq millions de francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

 

Article 129:          Quiconque effectue des transmissions radioélectriques en utilisant sciemment un indicatif d'appel de la série internationale attribué à une station de l'Etat ou de l’Administration ou à une station privée autorisée, est puni d’un emprisonnement de trois mois à un  an et d'une amende d’un à cinq millions de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

Article 130:          Quiconque perturbe volontairement, en utilisant une fréquence radioélectrique ou tout autre moyen, un service de Télécommunications/TIC est puni d’un emprisonnement d’un mois à deux ans et d'une amende de cinq à dix millions  de francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

 

Article 131:          Quiconque , volontairement, détériore, dégrade ou interrompt, de quelque manière que ce soit, une installation de réseau radioélectrique ou compromet le fonctionnement de ce réseau, est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d'une amende de cinq à vingt millions de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

Article 132:          Quiconque, volontairement, dégrade, détériore ou interrompt, de quelque manière que ce soit, les lignes aériennes ou toute installation de Télécommunications/TIC, souterraines ou tout ouvrage s'y rapportant, est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d'une amende de cinq à vingt millions  de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

Article 133:          Quiconque , volontairement, dégrade, détériore ou interrompt, de quelque manière que ce soit, des équipements de commutation ou de transmission ou tout autre équipement s'y rapportant, est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d'une amende de cinq à dix millions de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

Article 134:          Quiconque , involontairement, dégrade, détériore ou interrompt, de quelque manière que ce soit, des équipements, des installations ou des infrastructures de Télécommunications/TIC, est puni d'une amende de cent mille à cinq millions de francs CFA.

 

Article 135:          Quiconque, dans les eaux territoriales ou sur le plateau continental contigu au territoire de la Côte d'Ivoire, rompt volontairement un câble sous-marin ou lui cause ou tente de lui causer des détériorations de nature à interrompre en tout ou partie les Télécommunications/TIC, est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de cinquante  à cent millions  de francs CFA.

 

Article 136:          Quiconque, dans les zones maritimes visées à l'article précédent, ayant rompu par maladresse, imprudence, négligence ou inobservation des règlements, un câble sous-marin, ou lui ayant causé des détériorations de nature à interrompre en tout ou partie les Télécommunications/TIC, omet d'en faire la déclaration dans les douze heures aux autorités locales du port ivoirien le plus proche, est puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de cinq cent mille à un million de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

Article 137:          Les détériorations des câbles sous-marins commises dans les eaux territoriales ou sur le plateau continental contigu au territoire de la Côte d'Ivoire par un membre de l'équipage d'un navire ivoirien ou étranger, sont jugées par le Tribunal Correctionnel d'Abidjan. Elles peuvent être également jugées soit par le Tribunal :

-du port d'attache du navire sur lequel est embarqué l'auteur ;

-du premier port ivoirien où ce navire abordera ;

-dont la compétence territoriale s'étend sur le prolongement maritime du lieu de l'infraction.

 

Article 138:          Quiconque, frauduleusement, utilise à des fins personnelles ou non un réseau public de Télécommunications/TIC ou se raccorde par tout moyen sur une ligne privée, est puni d’un emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende d’un à cinq millions de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

Article 139:          Quiconque, sciemment, nuit aux tiers ou perturbe leur quiétude à travers les réseaux publics des Télécommunications/TIC, est puni d’un emprisonnement de trois mois à un an et d'une amende de cent mille  à cinq cent mille francs CFA.

 

Article 140:          Quiconque, sciemment, transmet ou met en circulation à travers les      réseaux publics de Télécommunications/TIC des signaux ou des appels de détresse faux ou trompeurs, est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans  et d'une amende d’un à cinq millions de francs CFA ou de l'une de ces  deux peines seulement.

 

Article 141:          Les infractions aux dispositions relatives aux servitudes prévues par la   présente ordonnance et par ses décrets d’application sont punies d'une  amende d’un  à cinq millions  de francs CFA.

 

Article 142:          Tout opérateur ou fournisseur qui refuse de fournir à l’ARTCI les informations exigées par le cahier des charges ou lui fournit   volontairement des informations erronées ou fait obstacle au déroulement d’une requête ordonnée dans le cadre de ses missions, est puni d'une amende de vingt à cinquante millions  de francs CFA.

 

Article 143:Tout   opérateur   ou   fournisseur  de   service   qui    détourne   du   trafic   de   Télécommunications de  manière  volontaire  ou   involontaire,  est  puni   d’un emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de cent à cinq cent millions de francs CFA.

 

Article 144 : En cas de récidive, les peines prévues pour chacune des infractions de la     présente ordonnance sont portées au double.

 

Article 145:          Quiconque réalise des activités sans autorisation, indépendamment de la   sanction qui lui est appliquée, est tenu de payer les droits, taxes ou redevances pour tout le temps où il a opéré irrégulièrement ».

 

GUY TRESSIA

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:17

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Question : Dr Joseph Martial Ahipeaud, vous êtes le 1er Secrétaire général et fondateur de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). Vous avez eu des rapport très conflictuels avec le Président Houphouët-Boigny sous le régime duquel vous avez dirigé cette FESCI. Cela fait aujourd’hui 18 ans qu’il est décédé. Qu’est-ce que vous retenez de lui et vous a-t-il confié un message pour la Côte d’Ivoire ?

"Je crois que je ne suis pas la bonne personne à qui il faut poser cette question. Pour la simple raison que moi je suis son fils. Mon père et le Président Houphouët étaient de grands amis et c’est le Président Houphouët qui s’est occupé de nous quand notre père est décédé en 1977. Donc en tant que fils, j’ai eu des rapports très conflictuels mais très civilisés avec le vieux. On avait une vision un peu contradictoire. Parce qu’il était le Président de la République et moi j’étais le jeune syndicaliste bouillant qui avait une vision de la démocratie et qui pensait que l’avenir de la Côte d’Ivoire passait forcément par la démocratie.

Aujourd’hui, je suis un peu plus âgé. Et je peux tirer des conclusions par rapport à cette époque-là. Je pense que le Président Houphouët avait l’œil et l’expérience de ses 90 ans. Et, nous, nous étions des enfants de 20 ans. Il avait une différence énorme entre nous. C’est pour cela qu’à notre dernière rencontre entre le 5 et 6 mars 1993, nous avions eu 5 heures de discussion. Il nous avait confié qu’il avait compris notre combat. Et qu’il souhaitait que nous travaillions ensemble. Parce qu’il avait vu que nous étions des gens intègres. Parce que, malgré le fait que j’ai été sous sa coupe depuis mon enfance et après le décès de mon père, je n’ai plus remis les pieds à la Présidence quand je suis devenu le Secrétaire général de la FESCI. Je n’ai plus vu "Tonton Berkiri" (Ndlr : le Secrétaire général de la Présidence et du gouvernement de 1960 jusqu’à la mort d’Houphouët le 7 décembre 1993). Donc je suis resté intègre vis-à-vis du pouvoir jusqu’à ce que ce jour-là, il me convoque avec mes camarades de la FESCI et qu’il le dise clairement devant eux. Il a même dit et Berkiri l’a repris en disant qu’il voyait en moi le caractère de mon père. Quelqu’un de principes et très intègre etc. Donc pour me résumer, à la vie de la vie entre le 5 et 6 mars 93, le Président nous a dit : "J’ai foi en vous. J’ai vu que vous vous battez pour la Côte d’Ivoire. Je sais que vous n’êtes pas corrompus parce que vous souhaitez le bien-être de notre pays. Je pars en France, quand je reviens, je souhaite éventuellement vous associer, bien sur si vous le voulez, à un certain nombre de dispositifs. Je vais vous intégrer dans le processus de gestion de l’Université. Et avec l’expérience que vous aurez acquis vous comprendrez ce que je prévoyais pour la Côte d’Ivoire". Maintenant, quand moi, je regarde depuis 18 ans, depuis sa disparition, je peux dire qu’on a vraiment blessé le Vieux. Parce qu’on a été des fous furieux qui n’étaient pas conscients de ce que représentait le Président Houphouët-Boigny comme trésor pour notre pays. Et là, à la limite, j’ai été profondément peiné de me rendre compte que j’avais posé des actes qui ont pu le blessé. Et aujourd’hui, s’il y avait des possibilités de m’excuser, je le ferais. Parce que c’est un Grand Monsieur. J’ai découvert pendant ces 18 ans, avec mes voyages à l’extérieur du pays, mes contacts en France, à Londres, aux USA, dans les pays du Golf et dans bien d’autres pays africains, que la Côte d’Ivoire et l’Afrique de cette époque où il était encore vivant, c’était Houphouët qui les faisait. Pour l’avoir bafoué, pour avoir posé des actes tout à fait difficiles, je suis aujourd’hui au niveau des regrets. C’est un véritable et sincère regret".

Par GUY TRESSIA

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:14
7 décembre 1993-7 décembre 2011, il y a 18 ans que Houphouët-Boigny nous quittait-Laurent
Dona-Fologo lance un message fort aux Ivoiriens
Article publié le: 07 Décembre 2011 - Auteur: Propos recueillis par GUY TRESSIA et TOURE Vakaba - Source: lebanco.net
La Vie de la Côte d'Ivoire moderne est presque sinon confondue à celle de son premier Président, Félix Houphouët-Boigny. Homme de dialogue et de paix, il a règné comme un "père" sur sa "famille", la Côte d'Ivoire. Et cela fait aujourd'hui 7 décembre 2011, 18 ans que celui-là même qui a aboli le travail forcé et donné l'indépendance à la Côte d'Ivoire depuis le 7 août 1960, nous a quitté. Laurent Dona-Fologo, l'un de ses plus fidèles disciples interpelle dans ce message-souvenir les Ivoiriens, à l'occasion de ce 18ème anniversaire de la mort du Président Félix Houphouët-Boigny. Message.

"En ce 18ème anniversaire du rappel à Dieu du Président Houphouët-Boigny, Premier Président de la République de Côte d'Ivoire, fondateur du RDA et du PDCI, nos pensées sont chargées d'émotions. Tout d'abord, comme vous le savez, nous avons été l'un des collaborateurs les plus proches de ce grand homme. J'ai eu la chance, personnellement, de me tenir à ses côtés à l'âge de 25 ans et déjà à 30 ans, il m'a fait membre du Bureau politique de son parti, 3 ans plus tard, j'entrais au gouvernement. J'étais en ce moment là, le plus jeune membre du gouvernement. Quelques années plus tard, en 1991, avant sa mort, il m'a confié son parti, le PDCI-RDA dont j'étais le Secrétaire général. Lorsque je pense à tout cela, sans compter ce qu'il m'a confié tout le long de cet itinéraire. J'ai fait beaucoup de missions, vous le savez en 1975. J'ai été le premier noir de l'Afrique indépendante accompagné de mon épouse française, c'est-à-dire bien blanche, à être envoyé par le Président Houphouët-Boigny en Afrique du Sud, en plein apartheid. Il voulait montrer aux blancs de là-bas que les couples mixtes ne sont pas une calamité. Un noir et une blanche, une blanche et un noir, dans les pays indépendants d'Afrique, cela se voit tous les jours. Il voulait le dialogue. Il savait que les Africains ne gagneraient pas par les armes, en Afrique du Sud. Il fallait donc parler avec les blancs. C'est ce qui s'est passé. Et lorsque Nelson Mandela a été libéré, son premier voyage à l'étranger a été de venir remercier le Président Houphouët-Boigny à Yamoussoukro. Il est venu saluer le Président, le doyen des Chefs d'Etat. Au moment où la Côte d'Ivoire traverse une période encore incertaine, malgré les élections présidentielles que vous savez de 2010, et nous sommes encore en train de chercher Houphouët-Boigny avec une torche en pleine journée, comme je l'avais déjà dit. J'avais que les Ivoiriens chercheraient le Président Houphouët-Boigny, en plein jour avec une torche. C'est ce jour-là qui est arrivé aujourd'hui. Mais, moi qui suis un de ses vieux collaborateurs, je ne suis pas très surpris. Houphouët-Boigny nous avait dit : "L'indépendance que nous avons obtenue en 1960 n'est pas la vraie indépendance. C'est une indépendance artificielle. C'est une indépendance nominale. La vraie indépendance viendrait plus tard. Lorsque vous les jeunes, vous serez armés de sciences et de techniques pour parler d'égal à égal avec les jeunes du monde entier. Y compris les jeunes du pays colonisateur". Il nous avait prévenus que "ce combat sera dur, parce que ce sera le combat des intérêts". Il me semble que c'est ce que le Président Gbagbo, l'ex-président, a voulu faire. C'était, un peu, la réponse à cette prophétie du Président Houphouët-Boigny. C'est-à-dire, construire une Côte d'Ivoire libre, souveraine, indépendante où l'extérieur ne décide pas à notre place. Il a été mal compris. Peut-être volontairement pour certains, mais réellement mal compris par d'autres. Et vous connaissez la fin tragique de ce combat-là. Mais, je voudrais, étant croyant, souhaiter que la Côte d'Ivoire se relève dans l'union de ses fils et filles avec la volonté de retrouver sa place de pilote de l'Afrique de l'Ouest. Place de pilote que le Président Houphouët-Boigny avait fait naître ici. Je voudrais souhaiter que la Côte d'Ivoire retrouve la Paix, la Sagesse et l'Unité. C'était des mots chers au Président Houphouët-Boigny. C'était des concepts chers au Président Houphouët-Boigny. Et, je vous surprendrais peut-être, je souhaite que Monsieur Ouattara et son équipe réussissent à redresser la Côte d'Ivoire. La seule chose que je demande, c'est que l'autre volet de l'Houphouëtisme qui consiste à nous rassembler soit également la préoccupation des gouvernants. C'est comme cela que nous ferons avancer le pays. Donc, que ce soit le Président Gbagbo et son épouse, que ce soit les autres prisonniers de son camp, les exilés, ils sont nombreux. Je souhaite en ce 18ème anniversaire que tous reviennent au pays le plus tôt possible et qu'on accepte de vivre dans un pays démocratique, où le gouvernement gouverne et où l'opposition s'oppose. Et que cela soit accepté par tous. S'opposer, ce n'est pas brûler, casser, piller, tuer. Non. L'opposition que moi je préconise, c'est une opposition civilisée. C'est une opposition de proposition différente de celle du gouvernement. Alors tout cela viendra enrichir notre combat à tous pour retrouver la Côte d'Ivoire du rêve du Président Houphouët-Boigny".

Propos recueillis par GUY TRESSIA et TOURE Vakaba
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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:08

guikahue-1

La campagne p

 

our les législatives du 11 déc

 

embre prochaine bat son plein. Chaque camp ou groupement politique se donne les moyens de la victoire. C’est pourquoi, Marcel Zadi Kessy, Président du Conseil économique et social, par ailleurs vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a décidé d’aider à financer la campagne de certains candidats de sa famille politique. Président de la Coordination des délégations départementales de 5 régions (Fromager, Haut Sassandra, Bas Sassandra, Sud Bandama et Marahoué), l’ex-PCA du groupe CIE-Sodeci a mis en mission son Secrétaire général de cette coordination, en la personne du Professeur Maurice Kakou Guikahué, par ailleurs Secrétaire général adjoint chargé de l’Organisation et de la Mobilisation des militants du PDCI-RDA. Ainsi, de Divo à Sassandra, en passant par Soubré, Gagnoa, Issia, Saïoua, Bouaflé, San Pedro et autres circonscription appartenant aux 5 régions dont Zadi est le Président de la Coordination, Pr Guikahué a apporté le soutien du Président de ladite Coordination aux candidats du PDCI-RDA. "Le Président Zadi veut que les candidats du PDCI gagne. C’est pourquoi, il m’a envoyé pour vous remettre sa contribution à vos campagnes. Il m’a demandé de vous remettre en plus des 2 millions offerts par le parti, la somme de 500 mille Fcfa par candidat. C’est une contribution personnelle du Vice-Président du PDCI-RDA pour la victoire du parti", a annoncé à son passage à Divo, Gagnoa, Bouaflé et Saïoua, Pr Maurice Kakou Guikahué. Ainsi, il a remis la somme de 2,5 millions aux 5 candidats de Gagnoa, 1,5 million aux 3 candidats de Divo et ainsi de suite dans toutes les villes qu’il parcourt au nom de Zadi Kessi, depuis le vendredi 2 décembre dernier, profitant pour investir au nom de son parti les candidats qui en portent les couleurs.

GUY TRESSIA (envoyé spécial à Gagnoa et Divo)

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:03

"Je suis militant dBrissi-L.0.jpgu FPI et Gbagboïste. Mais j’estime que la vie ne peut pas s’arrêter avec l’arrestation de Gbagbo le 11 avril et son transfèrement le 29 décembre 2011 à La Haye". Celui qui tient ces propos s’appelle Guéhi Brissi Lucas, Secrétaire Général (avec rang de DG) de l’Assemblée nationale. C’était au cours du lancement de sa campagne à son QG de Quartier Soleil à Gagnoa, le samedi 3 décembre dernier. Guéhi Brissi Lucas, candidat dans le prolongement de la Fédération des mutuelles de développement du Canton Niabré (Femuden), selon lui, est candidat sur une liste d’indépendants. "Gagnoa est ville martyre pour rien. Bilan zéro pour le FPI à Gagnoa. Les collaborateurs de Gbagbo à Gagnoa ne sont que des prédateurs qui ont empêché la ville de Gagnoa de se développer pendant les 10 ans que notre frère Gbagbo a dirigé ce pays. Alors que Gagnoa profite de ce qui lui revient en votant la liste espoir que je conduis", a-t-il affirmé avant de comparer l’attitude de ses camarades FPI à celles de Malcom X et le Révérend Martin Luther King. "Malcom X voulait la liberté des noirs américains par la violence quand le Révérend Martin Luther King prônait la non-violence pour arriver au même objectif. Finalement c’est la voie de Luther King qui a triomphé. Comme quoi, la violence ne nous mène à rien et ne nous mène nulle part. Barrons donc la route aux marchands de la mort. Que Gagnoa ne tombe pas dans les mains des gens responsables de nos malheurs". Il a par la suite fustigé le comportement de ces camarades qui veulent que la vie s’arrête parce que Gbagbo est en prison et qui passent de village en village pour traiter les militants FPI qui sont candidats indépendants de traitres. "Qu’on ne me fasse pas parler. Ce sont eux-mêmes qui sont à la base de la chute de Laurent Gbagbo. Il n’y a jamais eu de Congrès depuis que Gbagbo est arrivé au pouvoir. Même pas une Convention pour réorienter la lutte. Qu’on arrête de s’amuser avec la vie des Ivoiriens. Que la direction du FPI nous respecte. Qu’ils arrêtent de nous distraire parce qu’ils sont en grande partie responsables de la chute de Gbagbo. La direction du FPI n’a pas le monopole de l’intelligence. La direction du FPI est responsable de nos malheurs. Gbagbo a été trahi jusqu’au plus profond de son être", a-t-il martelé. Il a aussi "déchiré" la liste du RDR conduite par Louis André Dakoury-Tabley des Forces Nouvelles. "Dakoury-Tabley est sur la liste du RDR. Le voter serait se rendre complice de la guerre et de ses affres que nous avons tous vécus".

GUY TRESSIA (envoyé spécial à Gagnoa)

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