Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de tressia
  • Le blog de tressia
  • : Politique, economie, société, sports, humour, pensées, crise ivoiriennes
  • Contact

Recherche

Archives

9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 08:32
Ça se passe sous Ouattara : un opérateur économique ruiné- L’analyse d’un Expert judiciaire

« Mon analyse de ce dossier fait ressortir la Responsabilité de l’Etat ivoirien, bien qu’il s’agisse d’une affaire entre une société privée (Cicar Amyot) et un organe, lui aussi privé et indépendant (Intercajou).

En droit, la responsabilité est l’obligation pour une personne de réparer le préjudice (ou dommage) qu’elle-même (ou ses représentants, mandataires ou préposés) cause à une autre personne.

Mais la responsabilité présuppose une faute ou fait générateur du dommage ou préjudice à réparer. Le lien de causalité étant manifeste en ce dossier, il n’aura pas besoin de précision particulière.

Il importe alors de mettre en relief les FAUTES de l’Etat ivoirien en ce dossier.

La responsabilité de l’Etat ivoirien sera appréciée dans deux directions : avant l’Audit des flux financiers intervenu à Intercajou, d’une part (I) ; et à l’avènement de cet Audit, d’autre part (II).

I/ La Responsabilité de l’Etat ivoirien avant l’Audit du Cabinet Christian Marmignon

1/ La faute du Ministère de l’Agriculture

C’est une lettre du 24 septembre 2010 du Ministère de l’Agriculture qui a tout déclenché.

Par cette lettre donnant instruction à Areca (Autorité de Régulation de la Filière Coton et Anacarde), de suspendre le reversement des prélèvements à Intercajou, le Ministre de l’Agriculture a ainsi constitué Areca en qualité de SEQUESTRE dit d’intérêt général.

En droit, le Séquestre désigne aussi le dépôt d’une chose, meuble (somme d’argent) ou immeuble, contentieuse ou pas, par exemple dont la propriété dépend de la réalisation d’une condition suspensive, par une ou plusieurs personnes, entre les mains d’un tiers (appelé lui-même aussi séquestre), qui s’oblige à la rendre après la constatation terminée, ou, par exemple, au terme du délai convenu pour la réalisation de la condition suspensive « à la personne qui sera jugée devoir l’obtenir » (Article 1956 du Code Civil ivoirien).

Ainsi entendue, la mise sous séquestre d’une somme d’argent (par exemple) est, en droit, une mesure conservatoire à caractère purement provisoire, avec pour seul effet de rendre momentanément indisponible le bien querellé.

Telle est précisément la signification juridique de l’instruction que le Ministre de l’Agriculture a donnée à Areca, dont on peut rappeler ici quelques termes, à toutes fins de droit:

« Depuis septembre 2009 « l’Interprofession » (Intercajou) mise en place au niveau de la filière anacarde est sujette à des crises récurrentes...»

« Face donc à cette situation, … et dans le but de sauvegarder les fonds mis à la disposition de l’Interprofession dans l’intérêt supérieur de toute la filière, je vous avais instruit, il y a de cela plus d’un mois, de suspendre tout reversement de prélèvement au profit d’Intercajou. »

« La situation n’ayant guère évolué positivement, je vous réitère cette instruction de maintenir la suspension des reversements de fonds de prélèvements d’Intercajou et ce, jusqu’à nouvel ordre.»

A ce stade, la faute du Ministère de l’Agriculture réside aussi bien dans le défaut de surveillance de l’évolution de la situation à Intercajou, que dans son refus de se conformer à l’heureuse nouvelle situation d’Intercajou.

Les crises qui ont justifié la mise sous séquestre des prélèvements dus à Intercajou ont pris fin en juillet 2010 par une décision de Justice qui a réhabilité et réinstallé les dirigeants légaux d’Intercajou.

Sur le fondement (légal) du jugement du Tribunal du 26 juillet 2010, Intercajou a tenu une Assemblée générale ordinaire le 22 septembre 2010 (soit deux jours avant la lettre d’instruction du ministre à Areca).

Le mandat de ces mêmes dirigeants légaux, préalablement réhabilités par la Justice, a été encore renouvelé par cette même Assemblée générale ordinaire (le PV est formel sur ce point, « Monsieur Abdoulaye Touré est élu nouveau président du Conseil d’Administration » (3ème résolution, page 5 à 6).

En 2011, ces dirigeants réguliers d’Intercajou ont traité avec la société Cicar Amyot (qui réclame le remboursement de ses prêts et avances).

Il n’est pas possible de penser que le Ministère de l’Agriculture n’ait pas eu connaissance de la fin des crises à Intercajou comme cela sera, ci-après, démontré.

En effet, déjà le 21 août 2010, le Ministère de l’Agriculture (par son Directeur Départemental, à Ferkessédougou) a bien participé à une « Réunion des 3 Collèges professionnels » d’Intercajou (constituant les membres d’Intercajou), Réunion animée et dirigée par le PCA réhabilité, à savoir M. Abdoulaye Touré.

« La cérémonie de clôture » a même été présidée par ledit Directeur Départemental de l’Agriculture.

Monsieur le préfet du Département de Ferkessédougou a aussi participé à cette réunion et a prononcé le « Discours d’ouverture ».

Le Rapport de ladite Réunion à Ferkessédougou (du 21/08/2010) contient les signatures et cachets respectifs de ces personnalités.

Raisonnablement, l’on ne peut pas dénier la légitimité à une personne (ou une structure) et, dans le même temps, être présent à titre officiel à une réunion organisée par cette même personne (ou structure) que l’on ne reconnaîtrait pas, et prendre part à cette réunion en qualité d’officiel.

En conclusion, il résulte des faits ci-dessus que le Ministère de l’Agriculture a bien eu connaissance de la bonne évolution de la situation à Intercajou, et, mieux encore, le Ministère de l’Agriculture a donné son onction et sa reconnaissance officielle et publique à cette heureuse évolution, preuve irréfutable de la fin des crises à Intercajou.

2/ La Faute d’Areca

La publication par « Fraternité Matin », du 09 mars 2011 d’une interview du même PCA, Abdoulaye Touré d’Intercajou, sur la campagne 2011 de noix de cajou, achève de convaincre que c’est publiquement, au vu et au su de tout le monde, qu’Intercajou continue ses activités depuis le jugement et son Assemblée générale intervenus en 2010.

Ensuite, toujours en 2011, c’est bien à Intercajou, dirigé par son PCA Abdoulaye Touré, que Areca a officiellement adressé sa Circulaire n°24/DE/ARECA-11 du 14 février 2011 ayant pour « objet » « Liste provisoire des opérateurs remplissant les conditions d’agrément pour l’exportation des noix de cajou au titre de la campagne 2011.

« Ampliation de cette Circulaire a été faite également au Ministère de l’Agriculture (comme l’atteste la mention « MINAGRI/CAB »).

Dès lors, l’Areca n’est plus fondée à invoquer encore, grossièrement, à fin 2011, une quelconque illégitimité des dirigeants d’Intercajou pour justifier le séquestre des prélèvements, comme elle l’a fait dans sa déclaration manuscrite au procès-verbal de saisie conservatoire du 16/12/2011 pratiquée par l’huissier de justice de la créancière, la société Cicar Amyot.

En 2012, la même Areca reconnaît toujours Intercajou et ses dirigeants à qui elle adresse une autre Circulaire ayant pour objet « Conditions d’exportation des produits de l’anacarde pour la campagne 2012, et référencée «Circulaire N°03/CAJOU/ DE/ ARECA- 12 du 24 février 2012 »

Areca a-t-elle qualité pour contester la légitimité des dirigeants d’Intercajou ? Ce n’est pas son rôle, ni sa mission ! A notre connaissance, Areca n’est qu’un organe de régulation, selon le Décret N°2002-449 du 16/09/2002. Elle n’est ni membre ni associée d’Intercajou.

En agissant comme elle l’a fait en ce dossier, Areca a piétiné et méprisé la décision de justice ainsi que la décision issue de l’Assemblée générale souveraine d’Intercajou qui reste « un organe privé indépendant », une Association créée par les opérateurs de la filière anacarde eux-mêmes, comme l’a d’ailleurs voulu l’article 20-I de l’Ordonnance n°2002-448 du 16/09/2002.

La faute d’Areca ici réside dans le double fait que :

-Areca fait obstruction à l’application de la décision de justice, alors même qu’Areca n’est pas une partie au conflit ou crises réglées par la Justice. Son refus de respecter l’autorité de la décision de justice est une voie de fait;

-Areca a gravement manqué à ses mission et fonction d’organe de Régulation; la Régulation s’entendant dans le sens de favoriser et faciliter le bon fonctionnement d’Intercajou, plutôt que de s’ériger en instrument d’obstacle et de paralysie d’Intercajou.

Il y a donc violation (par Areca) de l’article 3 du Décret n°2002-449 du 16/09/2002 portant création d’Areca, qui lui confie la mission de régulateur.

Au total, le Ministère de l’Agriculture et l’organe de régulation Areca ont commis des FAUTES.

Alors même que tous les deux ont eu connaissance de la fin des crises à Intercajou, le Ministère de l’Agriculture et Areca ont refusé d’en tirer les conséquences de droit qui sont normalement et logiquement la fin corrélative du séquestre, donc la mise à la disposition rapide d’Intercajou des fonds ou prélèvements en séquestre devenus de plein droit sans objet, ipso facto.

Puisqu’Areca est une « société d’Etat » (aux termes de l’article premier du Décret susvisé, il s’ensuit une responsabilité entière de l’Etat ivoirien (la société d’Etat étant une société appartenant entièrement à l’Etat-article 2 de la loi n°97-519 du 4/9/1997 portant définition des sociétés d’Etat).

II/ La Responsabilité de l’Etat à l’avènement de l’Audit

1/La faute du Ministère de l’Agriculture

C’est le Ministère de l’Agriculture qui a, le premier, annoncé qu’Intercajou fera l’objet d’un Audit (Fraternité Matin du 8 juillet 2011).

Cet Audit a été effectivement réalisé courant février- mars 2012 par le Cabinet d’expertise comptable Christian Marmignon.

Les Conclusions de cet Audit en ses pages 8, 9, 13 et 19 sont formelles.

D’abord il y est dit que les seuls fonds reçus par Intercajou en 2011 sont les concours financiers de Cicar Amyot (page 8 du rapport).

Ensuite, depuis 2009, les prélèvements dus à Intercajou n’ont pas été reversés par Areca, à cause de la décision de suspension prise par le Ministre de l’Agriculture (pages 13 et 19 du rapport).

Enfin, cet Audit reconnaît la créance de Cicar Amyot pour un montant de 1.655.641.959 FCFA (pages 8 à 9 et 19 du rapport) hormis les intérêts de retard.

2/ La faute du Ministère de l’Economie et des Finances

C’est le Ministère de l’Economie et des Finances qui a effectivement commis le Cabinet d’expertise comptable Christian Marmignon pour réaliser un Audit des Flux Financiers à Intercajou (page 11 du rapport).

Depuis mars 2012, le Rapport d’Audit a été transmis au Ministère de l’Economie et des Finances.

Les Conclusions de l’Audit sont claires et indiquent qu’Intercajou a bénéficié des seuls concours financiers octroyés par la société Cicar Amyot (sous formes de prêts et avances, page 8 du rapport), tout en faisant observer que le niveau de l’intéressement semble à son avis excessif (pages 9 et 19 de ce rapport).

Conclusion

Sur la base du Rapport d’Audit Christian Marmignon et des autres pièces du dossier que nous avons examinés, l’on doit retenir :

1/ La société Cicar Amyot est bien créancière d’Intercajou (par les prêts et avances) ;

2/ Les crises qui avaient justifié la mise sous séquestre des prélèvements dus à Intercajou ont pris fin depuis 2010. Le séquestre ne peut être qu’une mesure provisoire et simplement conservatoire mais non permanente ni définitive ;

3/En dépit de l’heureuse évolution de la situation à Intercajou, le Ministère de l’Agriculture a refusé de dessaisir le séquestre, qui n’avait plus d’objet ni sa raison d’être. (Or dans sa lettre d’instruction, le Ministre avait indiqué que c’était « jusqu’à nouvel ordre», qui est précisément la décision de Iustice du 26 juillet et l’Assemblée Générale Ordinaire subséquente d’Intercajou du 22 septembre 2010 ;

4/Cette situation, qui viole manifestement les dispositions de l’article 1956 du Code Civil ivoirien (en ce que le séquestre ordonné par le Ministère de l’Agriculture qui a continué de se prolonger, c’est-à-dire de déployer ses effets, malgré la cessation de sa justification ou de son bien-fondé), a entraîné, immanquablement, l’INSOLVABILITE chronique d’Intercajou qui n’a pas remboursé Cicar Amyot ;

5/Il est ainsi constant que la société Cicar Amyot a subi un important préjudice financier du fait de ce blocage des prélèvements entretenu par Areca, sur ordre du Ministre de l’Agriculture.

Il résulte de tout cela la Responsabilité entière et exclusive de l’Etat ivoirien du fait de ses organes que sont le Ministère de l’Agriculture, la société d’Etat Areca et le Ministère de l’Economie et des Finances.

L’important préjudice financier souffert par la société Cicar Amyot doit être réparé.

Et ce sera justice ! »

In L’Eléphant déchaîné N°249

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 09:02
L’EDITORIAL D’ASSALE TIEMOKO :  Des signes inquiétants, mais tout va bien!

Notre Premier Ministre, Daniel Kablan Duncan-grand complice de notre président qui est rentré d’un séjour privé au moment où le confrère « Notre Voie » du Fpi s’y attendait le moins-a animé une historique conférence de presse le lundi 28 avril dernier.

Le moins que «L’Eléphant» puisse dire, c’est que le Premier ministre, d’ordinaire si pragmatique, a montré des signes inquiétants d’un homme qui commence à flirter avec les vertus de la propagande politicienne.

Tout, pour lui, dans ce pays, va, désormais, pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles.

L’environnement général au plan de la paix et de la sécurité ? Tout va bien, tout est stable !

Le rôle du secteur privé ? « Le gouvernement vise à le consolider». En permettant à des ministres de conduire des PME (affaire Cicar Amyot-Mamadou Sangafowa) à la faillite ?

Le racket ? « Il sera éradiqué avant la fin de l’année ». Bravo !

L’accès à l’eau potable pour tous ? « Il n’y aura plus de pénurie d’eau en Côte d’Ivoire, d’ici la fin de l’année 2014».

La cherté de la vie ? «La lute en cette matière consiste à prévenir la hausse anarchique des prix». Bravo ! Mais aucune prévention n’est faite !

Le chômage ? Du calme, «d’ici à la fin de 2015, un million d’emplois seront créés ! » Comment et par qui ? Peut importe, il suffit de le dire pour que cela soit une réalité. Chômeurs de tout le pays, en voilà une nouvelle!

L’accès au logement ? Tous les Ivoiriens seront bientôt logés, très bientôt !

Défiscaliser pour accroître les investissements privés ? Mais non, tout va bien ! « La défiscalisation n’est pas la solution ! »

Bref, tout va bien, parce que « des résultats tangibles et vérifiables ont été atteints ».

Et, devant ces résultats que « même les aveugles voient », nous sommes priés d’applaudir. Parce que cela a été réalisé en si peu de temps…

Bien sûr, beaucoup d’efforts ont été faits. Mais pour en parler, le Premier ministre devrait faire attention à ne pas tomber dans la propagande, parce que les souffrances des Ivoiriens (insécurité, injustices diverses, pauvreté, les meurtres impunis de certains éléments des Frci, la justice qui continue d’effrayer les pauvres…) sont nombreuses et les effets de la croissance à presque deux chiffres n’ont pas encore pris la direction des domiciles de l’écrasante majorité de la population. Il faut donc faire attention à ne pas insulter la souffrance des Ivoiriens qui se lèvent tôt.

Parce que la propagande peut faire perdre de vue une réalité essentielle à tout grand économiste et Dieu seul sait s’il y en a dans ce gouvernement.

Dans tous les pays qui sortaient de graves crises qui ont mis à terre leur économie, les dirigeants ont utilisé des recettes qui ont chaque fois montré leur efficacité : Défiscaliser pour attirer les investisseurs. Mettre en place l’environnement réglementaire pour permettre au secteur privé de tourner à plein régime et de créer des emplois. Et, surtout, ne pas répéter les erreurs du passé et des voisins.

Mais comme notre Premier ministre dit qu’un pays qui sort de crise et qui court derrière les investisseurs n’a pas besoin de défiscaliser, applaudissons la pression fiscale dont se plaignent tous les responsables des entreprises privées en Côte d’Ivoire. Et continuons avec nos emprunts obligataires et notre injustice sociale.

Tout va bien, on vous dit !

A.T. In L’Eléphant déchaîné N°248

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 08:55
ICI 2014/Concours Start-up : A-t-on roulé les lauréats ? Des récompenses difficiles à localiser

Le forum investir en Côte d’Ivoire 2014, paraît-il, a été un immense succès. Même si les intentions d’investir dans ce merveilleux pays en terme de corruption et d’injustices diverses, manifestées par quelques investisseurs arrivés dans le plus gros avion, restent pour le moment, au niveau des intentions.

Au cours de ce grand sketch économique, un concours émergent dit « Start-up », a été organisé par le Cepici (Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire) afin de sélectionner dix entrepreneurs ayant présenté des projets innovants.

A la fin, les dix lauréats, sur près de 400 candidats, ont été sélectionnés par ordre de mérite et devraient être récompensés avec des prix allant de quatre à vingt millions Fcfa.

Sauf que depuis la fin du forum voilà plus de deux mois, les lauréats n’ont plus d’interlocuteur. Et les organisateurs du concours se pressent lentement pour leur donner des nouvelles sur la santé des montants annoncés.

« Libérez l’entrepreneur qui est en vous ! »

Sur le site du forum investir en Côte d’Ivoire (ici2014.com), le classement, les critères et les prix du concours sont encore affichés. Avec des slogans extrêmement bien inspirés. « Concours Star-up : une passerelle vers le succès » ou encore : « Libérez l’entrepreneur qui est en vous… »

Allez, quelques questions de « L’Eléphant » et réponse des organisateurs !

Dans quel contexte ce concours a-t-il été organisé ?

« Le présent concours est organisé pour permettre aux porteurs de projets innovants, aux jeunes entrepreneurs sélectionnés, de rencontrer des investisseurs potentiels durant le Forum ICI 2014 et de bénéficier d’un suivi post- forum».

Objectif de ce concours ? «L’objectif général du concours est d’inscrire l’innovation et entrepreneuriat jeune au cœur des rencontres durant le Forum ICI 2014».

Quels sont les critères d’éligibilité?

« Pour être éligible, le projet doit être réalisé en Côte d’Ivoire et permettre de créer de la valeur ajoutée et de l’emploi».

Porteurs de Projets :

lTout jeune en individuel, en association, groupement ou société âgé de 39 ans maximum, résidents ou non en Côte d’Ivoire,

lLes jeunes femmes et les porteurs de projets des régions hors Abidjan sont fortement encouragés

lLe (les) porteur(s) de projet, doit (vent) avoir des compétences et ou des capacités opérationnelles en lien avec le projet qu’ils souhaitent développer.

Et quels sont les secteurs cibles ? «L’Agri-Business ; Nouvelles Technologies de l’Information et des Communication (NTIC) ; Energies Renouvelables ; Infrastructures Economiques ; Innovation ».

Le processus de sélection et d’évaluation ?

«Un jury d’experts (a évalué) les projets sur la base des critères suivants : cohérence du projet par rapport au marché ; Crédibilité économique ; Innovation ; Potentiel de développement ; Impact économique et social ; profil et expérience du ou des porteurs».

Ça avait donc l’air plutôt sérieux !

Et quelles opportunités s’offraient aux dix meilleurs promoteurs ? «Les dix meilleurs projets de la sélection (devraient être) primés et (devraient) bénéficier d’une série d’avantages y compris : L’opportunité unique de présenter leur projet à des investisseurs potentiels du monde entier durant le Forum Investir en Côte d’Ivoire ; Une visibilité continue et la promotion de leur entreprise ou leur projet ; Des séances de coaching pour la présentation de leur projet ; Des introductions à des partenaires financiers ; L’accès privilégié à un cercle de mentors ; des prix spéciaux».

Sur papier, c’était donc très beau et…très émergent !

Peut-on avoir une idée des prix spéciaux promis aux heureux lauréats ?

Le premier prix, c’est « le prix de l’innovation, le prix du président de la République » d’une valeur de 20 millions de Fcfa.

Le deuxième prix, c’est « le prix du Forum ICI 2014, prix du Premier Ministre », d’une valeur de 15 millions de Fcfa.

Le troisième prix, c’est « le prix de l’entreprenariat, prix de la Cgeci» d’une valeur de 10 millions de Fcfa.

Le quatrième prix, c’est « le prix du Forum ICI 2014 », d’une valeur de 7 millions Fcfa.

Le cinquième prix, c’est « le prix du Forum ICI 2014 », d’une valeur de 7 millions de Fcfa.

Tous les autres prix, du huitième au dixième, du même nom, « prix du Forum ICI 2014», sont d’une valeur de 4 millions Fcfa (voir tableau).

Sur près de 400 candidats, 50 ont été présélectionnés pour un passage devant un jury composé de techniciens, d’hommes d’affaires, de juristes, d’économistes, etc.

Devant ce jury, chaque candidat avait juste quatre minutes pour présenter son projet. Et le jury avait quatre minutes pour le bombarder de questions plus ou moins émergentes.

Tout cela, sous l’œil vigilant du Cabinet « Es Partners », lequel avait pour mission de veiller à ce que les choses se passent dans les normes.

A la cérémonie de clôture où le premier ministre a déclaré, répondant à un rabat-joie du Fmi, que «sans croissance on ne mange pas», les résultats du concours ont été proclamés.

« Passerelle vers l’amertume… »

Mais après la proclamation le 1er février 2014, les prix annoncés n’ont pas été remis aux dix lauréats. Ils resteront sans nouvelles des organisateurs prospérant au sein du Cepici, jusqu’au 18 février.

Le 19 février, Ibi Ibo, chargé des questions scientifiques de ICI 2014, envoie un « E-mail » avec pour objet « rappel », aux dix lauréats. Dans cet « E-mail », l’expert écrit :

« Monsieur Emmanuel ESSIS ESMEL, Directeur Général du CEPICI, et Commissaire Général du Forum ICI 2014, tient à adresser ses vifs remerciements à toute la communauté des investisseurs, les promoteurs de projets, les jeunes entrepreneurs et distingués invités qui ont fait l’honneur et l’amitié à la Côte d’ivoire en acceptant de participer à la quatrième édition du Forum Investir en Côte d’Ivoire, en abrégé « ICI 2014 ».

Il exprime également sa singulière gratitude à tous les organismes, les structures ainsi qu’aux personnes de bonnes volontés qui d’une manière ou d’une autre ont œuvré à l’organisation de la toute première édition du concours « Start-up », initié à l’occasion du Forum ICI 2014 pour détecter et promouvoir les meilleurs jeunes entrepreneurs et/ou porteurs de projets.

Cela dit, il exhorte tous les candidats finalistes et particulièrement les 10 lauréats du concours Start-up à redoubler d’effort, car le plus difficile n’est pas d’être finaliste ou lauréat, mais, c’est d’être plus performant pour rester toujours dans le peloton des vainqueurs.

Par ailleurs, les dispositions appropriées sont en train d’être mises en place pour la récompense des 10 lauréats qui par conséquent sont priés d’user de patience en gardant l’écoute.

Par ordre de mérite, les lauréats du concours Start-up édition 2014 sont les suivants » (revoir tableau).

Sauf que depuis, malgré les démarches effectuées auprès du Cepici et de l’auteur du « E-mail », les lauréats n’ont ni interlocuteur ni informations sur le jour où les prix annoncés leur seront effectivement remis. Aucune réponse du Cepici, rien de rien.

Après avoir libéré l’entrepreneur qui est en eux, c’est une passerelle vers l’amertume qui est en train de leur être servie.

Le 23 avril, « L’Eléphant » a adressé un « E-mail » à Ibi Ibo (voir notre encadré) pour s’enquérir du sort des prix annoncés. Mais jusqu’à la date de mise sous presse de ce numéro, 1er mai 2014, « L’Eléphant » est sans nouvelle du sort réservé à sa requête…

De quoi inquiéter encore plus les lauréats à la lecture de cet article. Mais comme notre président est de retour, il va sans doute mettre fin à cette situation…puisque le premier prix spécial porte son nom.

Assalé Tiémoko In L’Eléphant déchaîné N°248

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 11:42
Côte d’Ivoire chantier du pont Bédié revendications – Les ouvriers paralysent tout

Le projet a fait rêver plus d’un. Mais contre toute attente et malgré les assurances données par les autorités en ce qui concerne le respect du délai de livraison (décembre 2014), les travaux du troisième pont baptisé ‘’Henri Konan Bédié’’ viennent de prendre du plomb dans l’aile. En effet, les ouvriers qui revendiquent un meilleur traitement sont entrés en grève, hier. Ils ont rangé bottes, casques et pelles pour battre le pavé toute la journée. Mettant en difficulté la Société anonyme de construction du pont Riviera-Marcory (Sacprm), en charge des travaux. Ils réclament entre autres des cartes Cnps (Caisse nationale de prévoyance sociale), la suppression des dérogations de travail et des certificats de travail portant le cachet du Directeur général de Bouygues, l’entreprise française détenteur marché. «Tant que nos revendications ne sont pas prises en compte, nous ne reprendrons pas le travail. Nous sommes prêts à rester ici tout le temps qu’il faudra pour avoir gain de cause», menace un gréviste qui a requis l’anonymat. L’envoyé de l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (Ugtci) chargé du département juridique, Koffi Assénin, venu en médiation a demandé aux manifestants de savoir raison garder et respecter les principes d’une grève. «Cette affaire a eu un écho lointain au point que les ministères techniques nous ont demandé de venir vous écouter. Vos revendications sont justes mais il faudra les écrire dans la forme juridique et rentrer en négociation avec vos responsables », at-il conseillé. C’est plus de 1000 travailleurs qui sont concernés par cet arrêt de travail. Ils ont promis de suivre les conseils de la délégation de l’Ugtci avant de revenir le lendemain (aujourd’hui) pour maintenir la pression. «On a conclu un accord pour entamer les négociations à partir du lundi 12 mai. Sur les points de leurs revendications, nous nous sommes déjà entendus sur quatre. Ils se sont engagés à reprendre le travail à partir de demain (aujourd’hui)», a confié, au téléphone, un responsable de l’entreprise Bouygues qui a requis l’anonymat. KS (Stg)

L’Expression

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 21:59
COTE D’IVOIRE : Ouattara recadre Kablan Duncan

Le président ivoirien s’oppose à son premier ministre Daniel Kablan Duncan sur plusieurs dossiers stratégiques, dont la réforme des transports terrestres. Décryptage.

A plusieurs reprises ces dernières semaines, Alassane Ouattara a recadré son premier ministre Daniel Kablan Duncan sur plusieurs dossiers emblématiques. Le dernier accroc en date a contraint le chef du gouvernement à geler la réforme du secteur du transport terrestre lancée en février par le ministre des Transports, Gaoussou Touré. Ce projet censé "lutter contre le désordre, l’anarchie et la corruption qui caractérisent ce secteur", selon Gaoussou Touré, a été confié en gré à gré à la société colombienne Quipux malgré un avis défavorable de l'Agence nationale de régulation des marchés publics (ANRMP). Quipux doit officiellement Informatiser et décentraliser les données du secteur du transport. La société israélienne Starten, qui identifie les candidats aux permis de conduire dans le cadre de cette réforme, a contesté le bien-fondé de cette désignation, tout comme la société ivoirienne interflex, qui doit produire les nouveaux documents.

Sans même avoir fait valider la désignation de cette société en conseil des ministres, Daniel Kablan Duncan avait été, le 21 février, jusqu'à visiter le centre de gestion intégré des transports de Quipux dans le quartier Treichville, à Abidjan.

Au final, le président Alassane Ouattara a demandé un audit de ce projet. Celui-ci a été confié à l'inspecteur général d'Etat Gnamien N'Goran. Dans les conclusions qu'il s'apprête à remettre à la présidence ivoirienne via une note technique de cinq pages, ce dernier se prononce non seulement contre la mise en œuvre de cette réforme, mais émet des doutes quant à la capacité de Quipux à mener la réforme à son terme. Selon l'Inspecteur d'Etat cette société n’aurait "pas suffisamment de références en matière de transport".

La Lettre du Continent du 30 avril 2014

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 21:47
Destruction de la cité RAN de Marcory Zone 4 : La victoire du faux!

Le jeudi 10 avril 2014, les habitants de la cité RAN de Marcory Zone 4 ont été réveillés par les bruits des moteurs des engins commis pour raser ladite cité sur ordre venu, paraît-il, «du ciel ». En deux temps trois mouvements, l’ensemble des maisons de cette cité, sous l’œil vigilant d’une armée de forces de l’ordre, ont été démolies.

Depuis, malgré les cris des victimes, un lourd silence s’est abattu sur l’affaire.

Petite histoire de la Cité RAN

La cité RAN qui n’est plus qu’un vieux souvenir, appartenait du temps des indicibles joies de la colonisation, au groupe «Territoires de l’Afrique Occidentale Française». Lequel l’avait acquise de façon administrative.

A la fin du sketch colonial, le terrain, suivant les principes de la succession d’Etat et de la territorialité, a été incorporé au patrimoine immobilier de l’Etat de Côte d’Ivoire à la suite de la proclamation d’indépendance du 7/8/1960.

La RAN, ex-société d’Etat appartenant conjointement à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, avait construit sur ce terrain depuis 1953, des maisons d’habitation situées en dehors des emprises ferroviaires pour loger ses employés. Suite à la liquidation de la RAN, ce lot ainsi que les maisons qui y ont été construites, sont tombés dans le patrimoine de l’Etat de Côte d’Ivoire. Suivant le décret numéro 95-683 du 6/9/1995, il a été dévolu à la SIPF par l’Etat de Côte d’Ivoire, la gestion de l’ensemble du patrimoine ferroviaire. On y trouve 41 maisons dont 22 villas, et 19 maisons de 2 à trois pièces; le tout construit sur 17.724 mètres carrés sis à Abidjan Marcory Zone 4/C, faisant l’objet du titre foncier numéro 1817 de la circonscription foncière de Bingerville.

Les habitants sont tous des travailleurs en activité ou retraités de la RAN, SIPF, ou SITARAIL, selon les différentes appellations prises par la société de chemin de fer au fil du temps. Il y avait deux catégories de travailleurs qui y ont toujours vécu: ceux des Voies et bâtiments (VB) aujourd’hui Direction des installations fixes (Dif), et ceux de la Direction du matériel et de la Traction (Dmt), détachés à l’équipe d’intervention et qui interviennent en cas de déraillement, à l’image des pompiers, pour le feu.

Ces travailleurs et leurs familles étaient arrivés sur le site de Marcory Zone 4 désormais détruit, sous forme d’astreinte. Leurs responsables les y avaient regroupés pour les avoir à disponibilité à tout moment, chose qui était difficile, quand ils vivaient sous divers horizons.

Comme la Société ivoirienne du patrimoine ferroviaire (Sipf) avait prévu leur rétrocéder ces bâtiments, elle a pris attache avec le liquidateur, un certain Koffi Tiémoko, ex-agent de la RAN, en charge de la liquidation. Il a été convenu de leur laisser un peu de temps pour mettre les choses en ordre, soit sept mois. Et les choses ont tardé de 1995 à 1999, à cause, comme c’est toujours le cas en pareilles circonstances, de querelles à n’en point finir. Les cités RAN concernées outre celle qui vient d’être réduite en cendres, sont celles du Plateau, de Vridi, jusqu’à Ferkessédougou.

En 1999, la Sitarail leur a fait savoir que les maisons ne sont plus à céder. Ce qui a entraîné des réunions interminables qui se sont transformées en bras de fer jusqu’en 2013.

Sauf que, entre-temps, en 2010, un certain Fouad Omaïs, par un processus qui ferait pâlir de jalousie tout expert en faux, s’était offert le terrain de Marcory. Et menait des démarches pour obtenir le déguerpissement des familles qui y étaient installées depuis des décennies.

«L’ordre venait d’en haut»

Le jeudi 10 avril, à 5 heures du matin, des engins sur chenilles, escortés par plus d’une centaine de gendarmes venant des escadrons d’Abobo, Agban, Bassam, Koumassi et Yopougon, ont encerclé la Cité.

Mais laissons un témoin conter la suite: «Ils ont déguerpi et démoli nos habitations en même temps. Selon les gendarmes, l’ordre viendrait d’en haut. La veille vers 5 heures du matin, des loubards et des gendarmes sont venus. Ils ont commencé à faire sortir les bagages. Après moult tractations, ils ont dit qu’ils vont arrêter l’opération pour que nous puissions entamer les négociations. Le lendemain matin, le responsable du quartier est réveillé entre 5 et 6 heures. Il est allé voir ce qui se passait. Des gendarmes étaient en train de faire du footing et des échauffements. Ils ont commencé à frapper notre responsable. Sur l’intervention d’un de leurs officiers, ils ont arrêté cette besogne. Ils l’ont mis à l’écart pendant plus de 40 minutes, puis dans un cargo. Dans les heures qui ont suivi, c'est-à-dire entre 6 et 7 heures, ils ont commencé à tout démolir. Nous avons pu sortir juste ce que nous avions pu prendre pour pouvoir sortir. Il y avait des femmes enceintes, des bébés de moins de deux mois, des élèves, des vieillards, et même des aveugles…Ils nous ont bastonnés et chassés comme des voleurs; quand on parle de déguerpir, c’est peu dire. Certains parmi eux ont pris notre argent, des téléphones portables, des appareils…Nous avons eu des biens gâtés, nous avons perdu beaucoup dans cette démolition: cahiers, télévisions, argent, réfrigérateurs, congélateurs, lits…Retenez bien, quand ils cassent, les loubards suivent et passent à sac tout ce qu’ils y trouvent. Personne ne pouvait accéder à notre site ce jour-là, ils avaient tout planifié. De 300 mètres en venant de la rue ‘’Mercédès’’ à la rue qui passe devant le glacier ‘’Amoré’’, tout était barricadé. Gare à celui qui oserait filmer la scène! L’un de nos jeunes qui avait reçu un appel et voulait décrocher son portable, a eu le crâne fendu par un coup de kalachnikov : c’est qu’il ne fallait aucun témoin de la scène. Même les agents de la Cie et de la Sodeci sont venus pour ramasser les compteurs, alors qu’ils nous appartiennent, et ils ont affirmé qu’on les avait prévenus depuis longtemps, de cette opération.»

Le 14 avril, «L’Eléphant» s’est rendu sur le terrain et s’est fait une idée des dégâts qui avaient été commis. Il avait trouvé des Frci en faction, surveillant le site détruit.

Une bâche, un peu plus loin des Frci, avait été dressée pour accueillir quelques-uns des sinistrés qui, depuis le 10 avril, ne savaient pas où aller avec leurs bagages.

Les lacunes d’un étrange acte de vente

Sur la base de quels documents de propriété Fouad Omaïs a-t-il pu obtenir le concours de la force publique pour démolir toute une cité dans un pays où les dirigeants viennent de lancer un programme de construction de logements sociaux ?

Eh bien, l’homme s’est prévalu d’un acte de vente intitulé «Vente par l’Etat de Côte d’Ivoire au profit de M. Omaïs Fouad».

L’acte a été signé à deux dates différentes. L’un, le 12 décembre 2007 et l’autre, le 13 octobre 2010. Par devant Me Juliette A. Bohoussou, notaire à Abidjan. Au prix ami de 67,6 millions de FCFA. Comme stipulé à l’article 5 de l’un des deux contrats de vente.

Or, la superficie en question (plus de 17 mille mètres carrés), était évaluée à environ 500 millions de FCFA. En l’achetant à seulement 67, 6 millions, la lésion apparaît manifeste.

Autre chose, le terrain faisant partie du patrimoine immobilier de l’Etat, il aurait dû, d’abord, faire l’objet d’un déclassement préalable avant d’être vendu. Cet acte n’a jamais existé.

En plus, en 2002, l’ancien ministre de la Construction, Assoa Adou, avait engagé une procédure de rétrocession du terrain aux occupants aujourd’hui déguerpis. Dans un courrier adressé au directeur de cabinet de l’ancien président, il écrivait : « (…) Accusant réception de votre lettre n°0196/PR/CAB/ CT1/NEA du 18 février 2002, je vous informais que j’attendais l’avis motivé du Directeur général de la Société Ivoirienne de Gestion du Patrimoine Ferroviaire, pour l’étude du dossier relatif à la rétrocession des logements de la cité ex-RAN Zone 4C aux actuels occupants. Il ressort de cet avis motivé du Directeur général de la SIPF que les logements cités en objet ne sont pas cessibles… »

D’où vient-il donc qu’un bien incessible, a pu être cédé à Fouad Omaïs?

C’est que Fouad Omaïs a acquis le terrain, non pas avec la SIPF, mais avec la SOGEPIE (Société de gestion du patrimoine immobilier de l’Etat). Alors qu’aux termes du décret N° 95-563 du 6 septembre 1995, «portant Dévolution du Patrimoine Ferroviaire de L’Etat à la Société Ivoirienne de Gestion du Patrimoine Ferroviaire (SIPF)», seule la SIPF pouvait disposer d’un tel bien, et seulement après son déclassement, et non la SOGEPIE.

Et pire, le signataire pour le compte de la SOGEPIE de l’acte de vente, M. Niamkey Hubert, était un intérimaire, à cette époque. Lisons ensemble la note de service du 4 décembre 2007 de la SOGEPIE, référencée N° 5675/SOGEPIE/DG/KAP avec pour objet, «intérim du Directeur général de la SOGEPIE» : «Pendant l’absence de Monsieur Gogui Théophile, Directeur général de la SOGEPIE, du mardi 4 décembre au jeudi 13 décembre 2007, l’intérim de la Direction générale sera assuré par Monsieur Niamkey Hubert, Directeur de l’exploitation ».

Mais l’intérimaire, motivé par on ne sait quoi, s’arrangera pour vendre le terrain le 10 décembre 2007. Il n’est pas encore en prison ?

Et dire que le nouveau chef de l’Etat avait instruit le ministre de la Justice et celui de la Construction de faire annuler un certain nombre de ventes de biens immobiliers appartenant à l’Etat, réalisées par l’ancien régime…

La justice, quelle vedette !

Sur la base des faux documents en sa possession, Fouad Omaïs va saisir, via sa société immobilière IBAD, le juge des référés du Tribunal de première Instance pour le voir ordonner le déguerpissement des occupants sur son « terrain ».

Et le juge des référés, particulièrement motivé et à coups d’arguments juridiques massue, va se déclarer compétent pour ordonner le déguerpissement des occupants.

Mais les occupants vont interjeter appel, appel appuyé d’une tierce opposition de la SIPF. Et leurs avocats vont développer les arguments suivants devant la Cour d’appel : «(…) il est sans conteste que les sieurs Esmel Essiagne et autres (ndlr les déguerpis) occupent le site litigieux en vertu des contrats de bail conclus avec la SIPF.

Qu’ainsi, la production par la SCI IBAD d’un certificat de propriété –au demeurant faux- ne saurait justifier la négation par le juge des référés des droits et titres de ceux-ci;

Que ces droits et titres ne peuvent aucunement être entachés par la non contestation par les sieurs Esmel Essiagne et autres du prétendu certificat de propriété versé au débat par la SCI IBAD;

Que leur occupation desdits lieux ne peut aucunement être constitutive d’une voie de fait en raison de leur qualité de cocontractants de la SIPF;

Que face à une telle situation, le juge des référés n’avait d’autre choix que de se déclarer parfaitement incompétent, s’agissant en l’espèce d’un cas de contestation sérieuse;

Que seul le juge du fond avait compétence pour se prononcer sur une telle mesure au prétoire;

Qu’il s’infère donc que le juge des référés a fait une bien triste lecture de sa mission, toute chose justifiant l’infirmation de la décision querellée;

Attendu par ailleurs que la nature de patrimoine du domaine public du lot litigieux ne peut être valablement contestée au regard du décret versé aux débats (ndlr décret 95-683 du 6/9/1995);

Qu’ainsi, pour faire l’objet d’un certificat de propriété foncière, il aurait fallu qu’un tel bien ait été régulièrement vendu, ce qui suppose un déclassement préalable qu’il appartient à la SCI IBAD de justifier… »

Sauf que ces arguments ne prospéreront pas devant les sages de la Cour d’appel. Lesquels confirmeront l’ordonnance de référé. Deux buts à zéro pour Fouad Omaïs. Lequel, au lieu de déguerpir seulement comme le stipulait la décision, va aller au-delà pour non seulement déguerpir, mais détruire toutes les maisons et jeter près de 40 familles à la rue avec bagages.

W.A In L’Eléphant déchaîné N°248

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 10:47
Côte d’Ivoire – plus de 500 travailleurs du privé licenciés de mai 2013 à avril 2014 à San-Pedro

Plus de 500 travailleurs dans des entreprises privées à San-Pedro (Sud-ouest ivoirien) ont été licenciés de mai 2013 à avril 2014 dont 242 pour motifs économiques, a déploré jeudi le secrétaire général de la préfecture, Kouassi N’Dri, à l’occasion de la cérémonie officielle de la fête du travail.

Evoquant quelques difficultés liées au travail dans la deuxième ville portuaire ivoirienne, M. N’Dri a indiqué que 242 licenciements pour motif économique, 317 individuels, 280 pour chômage technique et 10 travailleurs protégés licenciés ont été enregistrés du 01 mai 2013 au 30 avril 2014 dans le secteur privé.

« Cette situation relève essentiellement des difficultés rencontrées par les entreprises en matière de relations professionnelles’ », a relevé M. N’Dri, invitant les travailleurs à la discipline et au respect de la hiérarchie, au cours de la cérémonie à laquelle une cinquantaine d’entreprises de San-Pedro (311 kilomètres d’Abidjan) ont pris part.

Il a également invité les responsables syndicaux dont l’union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), l’un des trois principaux syndicats des travailleurs représentés dans la ville balnéaire, à organiser des formations ouvrières qui devraient permettre à leurs adhérents de s’imprégner de leurs droits et devoirs.

Répondant à une doléance des syndicalistes, le secrétaire général de la préfecture, représentant le préfet a souhaité que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) qui est passé de 36.000 à 60.000 Fcfa depuis novembre 2013, soit appliqué par les employeurs et « ne doit pas être source de conflit ».

EFI/GBK

Alerte-info.net

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 09:22
Côte d’Ivoire: Bensouda demande la confirmation des charges contre Gbagbo

La Procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a demandé samedi 3 mai à la chambre préliminaire I de confirmer les accusations contre l’ancien Chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo.

En juin 2013, les juges de la CPI avaient indiqué à Fatou Bensouda d’envisager d’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes avant d’envisager la tenue d’un procès de M. Gbagbo.

« L’accusation demande à la chambre préliminaire I de confirmer les accusations en vertu de chaque mode de responsabilité énoncée dans le document amendé contenant les charges et de remettre M. Gbagbo à une chambre de première instance pour son procès », stipule un document de 58 pages de Fatou Bensouda rendu public, samedi, par la CPI.

« M. Laurent Gbagbo a utilisé des mercenaires, des milices, des jeunes (….) » pour combattre, argumente la Procureure générale de la CPI

Premier ex-chef d’Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo, 67 ans, est soupçonné d’être « coauteur indirect » de quatre chefs de crimes contre l’humanité, à savoir meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains commis pendant les violences postélectorales de 2010-2011. Il a été transféré à La Haye depuis fin novembre 2011.

Le contentieux post-électoral entre Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara aujourd’hui à la tête de l’Etat ivoirien, avait plongé la Côte d’Ivoire dans une violente crise, longue de quatre mois, qui coûta la vie à plusieurs milliers de personnes.

La CPI accuse les forces armées ivoiriennes d’avoir mené des attaques entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, dans le cadre d’un « plan ». Elles « revêtaient un caractère généralisé et systématique » et étaient dirigées « contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques ». « Des centaines d’adversaires civils ont été attaqués, pillés, blessés ou victimes de viol en conséquence de cette politique », toujours selon l’accusation.

Laurent Gbagbo avait finalement été arrêté le 11 avril 2011, avec son épouse, Simone, également sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI, après avoir tenu tête au sous-sol de sa résidence d’Abidjan, où il subit au début d’avril 2011 le feu des forces armées françaises.

En juin 2013, les juges de la CPI avaient indiqué à Fatou Bensouda d’envisager d’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes avant d’envisager la tenue d’un procès de M. Gbagbo.

La Cour pénale internationale est le premier tribunal pénal internationalpermanent chargé de juger les auteurs de génocide, crime contre l’humanité et crime de guerre.

© POLITICO – Jonathan Ehud
- See more at: http://www.politicomag.com/article.php?C%C3%B4te-d-Ivoire.-CPI-%3A-Bensouda-demande-la-confirmation-des-charges-contre-Gbagbo-&item=1304&cat=0#sthash.ZxiJTrgK.dpuf

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:43
L’Editorial de Dr Essis Ako : Chômage et cherté de la vie (dans L’Eléphant déchaîné)

De maniement sûrement plus aisé pour les spécialistes des faits socio-économiques, les concepts de « chômage » et de « cherté de la vie », objets de cette réflexion, sont définis d’emblée, pour éclairer notre démarche.

Le chômage se définit comme la cessation contrainte, pour une personne (le plus souvent après un licenciement) ou une entreprise, de son activité professionnelle ; tandis que la cherté de la vie, signifie pour celle-ci, le fait d’être chère, d’un coût élevé. (Source : le premier Petit Larousse du XXIème siècle).

La clarification définitionnelle faite, la question à laquelle il faut tenter d’apporter une réponse, est celle de savoir si le chômage et la cherté de la vie constituent un échec pour les gouvernants actuels du pays.

Le chômage et la cherté de la vie n’étant reconnus nulle part dans le monde, comme des indicateurs positifs de bien-être social, ils ne peuvent être compris dans le cas d’espèce, que comme l’expression de l’échec d’une politique.

En effet, le gouvernement qui est amené à définir et à conduire en toute souveraineté, sa politique nationale de développement, en assume la responsabilité devant le peuple, son mandant. En conséquence, c’est tout logiquement, que les résultats de cette politique, bons ou mauvais, comme c’est le cas en l’espèce, lui seront imputés.

Cette raison conduit à répondre par l’affirmative à la question sus-indiquée. Surtout si, en des circonstances précises (joutes électorales), ces gouvernants ont eu le courage de se déclarer publiquement capables d’apporter au peuple les solutions qu’il espère à ses difficultés devenues presque permanentes.

Concrètement, la situation d’échec pourrait s’apprécier au regard de quelques paramètres objectifs, relatifs au chômage et à la cherté de la vie.

Concernant le chômage : Ses causes sont de divers ordres :

-Licenciements fréquents de travailleurs dans les secteurs d’activités public et privé, déplacement de nombreuses personnes, pour fait de guerre (déplacés et réfugiés), manque de formation des aspirants à l’emploi, inadéquation entre la formation et les emplois disponibles, disparition ou fermeture d’entreprises saccagées, en faillite ou non sécurisées, réduction des activités des entreprises (chômage technique), suspension des recrutements à la Fonction Publique, etc.

Concernant la cherté de la vie : Là aussi, les facteurs favorisants sont variés : coût élevé du pétrole, corruption des forces de l’ordre, hausse des impôts en général…

Ces trois facteurs ont des répercussions sur les prix pratiqués dans les marchés (augmentation).

Les conséquences cumulées du chômage et de la cherté de la vie sont nombreuses. Si, au terme d’entourloupes administratives et financières, une minorité de personnes réussit à s’enrichir, parfois scandaleusement, dans le marasme provoqué par le chômage et la cherté de la vie, la majorité de la population qui voit son pouvoir d’achat supprimé ou s’amenuiser progressivement vit, elle, dans la pauvreté ou la paupérisation ; ce qui entraîne la dislocation de nombreuses cellules familiales, et la multiplication de pathologies liées aux troubles psychologiques.

Le chômage et la cherté de la vie, véritables cancers pour la société, pourraient longuement hypothéquer la réalisation des ambitieux objectifs de développement du gouvernement ; mais ce sort peu enviable, pourrait être conjuré avec la décrispation totale de l’atmosphère nationale dont les gouvernants ont, seuls, la clé. Car toutes les énergies se libèreraient alors, pour se porter sur le front de la seule bataille qui vaille, celle qui conduit à se libérer du sous-développement.

Dr E.A. in L’Eléphant déchaîné N°247

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:33
Côte d’Ivoire-Réforme du secteur des transports : La revanche du soldat Gaoussou ? (L’Eléphant déchaîné)

Pour la quatrième fois et avec un acharnement qui fait presqu’envie, le ministre des Transports, Gaoussou, se pointera dans la salle du Conseil du Gouvernement ce matin (sauf nouveau changement), avec ses projets de loi portant « approbation de la convention avec Quipux », portant « dissolution de la Sonatt et de l’Agetu ».

De 25 à 6 ans

A trois reprises déjà et sans craindre le ridicule, il a essayé-assuré d’un redoutable soutien au palais présidentiel et au mépris des cris de la quasi-totalité des acteurs du secteur-de faire un passage en force. Mais à trois reprises, il a été ramené par ses collègues à ses copies.

Et chaque fois, le ministre a pris juste le soin de faire quelques menues modifications qui n’ont cependant pas suffi à faire pencher la barre de son côté.

Selon les sources de « L’Eléphant », ce mardi 29 avril, le soldat Gaoussou qui a finalement fait de cette réforme une affaire de survie, revient à la charge avec une modification de taille : la réduction de la durée de la convention signée avec Quipux, de 25 ans à 6 ans. Ce qui, contrairement à l’avis de certains conseillers du ministre, est la preuve que cette affaire cache beaucoup de choses et est, en réalité, une véritable nébuleuse.

Comment, pour obtenir l’approbation d’une convention, une société qui prétend avoir remporté un appel d’offres portant sur une concession de 25 ans, peut accepter la réduction à six ans seulement, de la même concession, rien que pour obtenir une approbation de la convention ? Que cache cette réduction à six ans ? Rattrapera-t-on les 25 ans par des reconductions tacites ?

Mettre fin au ridicule

L’image que les va et vient de Gaoussou Touré au Conseil de Gouvernement donne de la Côte d’Ivoire tant à l’interne qu’à l’externe est, selon un diplomate, « désastreuse. On a l’impression qu’on ne vit pas dans un pays sérieux… ». A-t-il regretté.

Le Premier Ministre Duncan, qui préside ce matin le Conseil de gouvernement et dont la position, de l’avis d’un Conseil du Chef de l’Etat, est des « plus floues dans cette affaire », devrait prendre une décision définitive. Soit trancher définitivement la question en rejetant les trois projets de décrets et le projet de loi de Gaoussou Touré afin que ce dernier ne les ramène pas chaque mardi en conseil de gouvernement, soit valider l’ensemble de ces projets de décret et de loi et laisser Gaoussou Touré aller se défendre en Conseil des Ministres devant le Chef de l’Etat dont la position, selon ce conseiller, est sue de tous : « A vrai dire je ne comprends pas très bien ce qui se passe dans cette affaire. Si cette réforme était vraiment pour le bonheur des acteurs du secteur des Transports, je ne suis pas sûr que le ministre des transports y mettrait autant d’énergie. Ça ressemble à s’y méprendre à un vérit. D’abord parce que le président lui a déjà dit qu’il ne validerait cette convention que si l’activité concédée n’est pas déjà exercée par des entreprises privées et publiques nationales. Ensuite, le même Chef de l’Etat a demandé à l’Inspection Générale d’Etat d’ouvrir une enquête sur cette réforme en interrogeant tous les acteurs y compris le ministre des Transports lui-même. Cette enquête est encore en cours et tous les ministres du Gouvernement le savent. Cela aurait dû arrêter les choses jusqu’à ce que l’Inspection d’Etat rende ses conclusions. Mais les uns et les autres font comme si de rien n’était et, en l’absence du Chef, jettent le ridicule sur l’ensemble du Gouvernement… » «L’Eléphant » ne le fait pas dire. Il suffit d’échanger avec des diplomates pour se rendre compte des effets de cette affaire sur la perception que certains ont sur notre Gouvernement…

La balle est dans le camp de Daniel Kablan Duncan, même si Gaoussou Touré bénéficierait d’un redoutable soutien intéressé au palais présidentiel…devinez qui c’est !

Pendant ce temps,

au Burkina…

Au Burkina Faso, pays des hommes intègres où les choses, paraît-il, se font avec un sérieux reconnu par tous, l’heure est également à une réforme dans le secteur des transports terrestres. Dans cette optique, un appel d’offres international a été lancé pour le « recrutement d’un partenaire public-privé pour la modernisation et la sécurisation des titres de Transports et la ré-immatriculation des véhicules ». C’est-à-dire pratiquement la même matière à laquelle le ministre des Transports ivoirien s’accroche avec force aux côtés de Quipux.

Ont répondu à cet appel d’offres une vingtaine d’entreprises et de groupements d’entreprises tant africaines qu’européennes et autres y compris l’ivoirienne « Côte d’Ivoire Logistique » et la colombienne « Quipux Innova », celle qui a remporté l’appel d’offres de Gaoussou Touré.

Au terme du premier tour dont les résultats ont été rendus publics le 8 avril dernier, un groupement d’entreprises et Quipux ont été éliminés de la course. Et pourquoi Quipux a été éliminé ? Pour « incapacité financière » (voir notre document).

Et quel était le niveau de la capacité financière minimum demandée ? « 3 milliards de FCFA ».

Et dire que le ministre Gaoussou Touré jure que Quipux investira en Côte d’Ivoire, la somme de 27 milliards alors que jusqu’ici, personne n’a encore vu dans aucune banque le moindre milliard apporté par Quipux alors que le ministre prétend qu’il a déjà investi 12 milliards, on ne sait dans quel ouvrage.

Tout d’un coup, on comprend pourquoi dans la Convention, la liberté est laissée à Quipux de fixer elle-même le coût de ses prestations vis-à-vis des usagers, y compris pour le nouveau permis dont le spécimen est déjà prêt.

Automobilistes de Côte d’Ivoire, apprêtez votre argent pour le nouveau permis…made in Colombie !

Reforme sous

contrôle familial

Au sein du ministère des Transports, la famille Gaoussou Touré a pris le pouvoir afin de mener à bonne destination, la réforme de papa.

La grande sœur de son épouse, Coulibaly Affissiata a été bombardée Conseiller Technique chargée des entreprises de Transports. Ce qui laisse les responsables des entreprises de transports effondrés de rire…

Officiellement, après le renvoi il y a quelques jours de Yao Tanoh, l’ex-chef du service de Communication du Ministère, l’homme qui inondait les pages de « L’Eléphant » par de longs droits de réponse à la gloire de Gaoussou Touré, le service de Communication est désormais dirigé par Samou Diawara.

Officieusement, la Communication du ministère est désormais confiée en sous-traitance à une entreprise de Communication créée le 7 novembre 2013 et dirigée par…Mariam Touré. Laquelle n’est autre que la fille de Gaoussou Touré.

Quand on ajoute à cela, le bombardement, à la tête du Conseil d’administration de l’Office Ivoirien des Chargeurs, de son beau frère, le frère à son épouse, Koné Fako, on comprend tout de suite que la sécurisation des retro-bénéfices de la réforme sera une affaire de famille et de belle famille.

ALEX KASSY in L’Eléphant déchaîné N°247

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article