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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:15
Le RGHP 2014 est un retentissant échec, selon L’Eléphant déchaîné

Le Directeur général de l’Institut National de la Statistique (INS) avait pourtant fanfaronné que 67% de la population avaient déjà été recensés, malgré l’appel au boycott lancé par le Fpi. Son ministre de tutelle vient de reconnaître que « ça ne va pas », même à Abidjan.

La réalité est que l’opération, entourée d’une communication catastrophique, est un retentissant échec. Pas seulement à cause de l’appel au boycott du Fpi, mais surtout parce que les populations ivoiriennes, à qui la même infernale classe politique sert les mêmes histoires depuis 20 ans, en ont plus que marre de voir les ingrédients qui ont conduit à la dernière déflagration, petit à petit, se réinstaller.

Après huit ans de crise politico-militaire, les politiciens avaient rabâché les oreilles des Ivoiriens avec l’élection présidentielle de 2010 qui devrait sortir définitivement le pays de la crise pour que, enfin, leurs problèmes, délaissés pendant dix ans, soient traités.

Sauf qu’après leur mobilisation extraordinaire pour participer à cette élection, ils ont reçu en récompense, une meurtrière guerre dont ils ont été les seules victimes. Les politiciens s’étant arrangés, à quelques exceptions près, comme c’est toujours le cas, pour s’en sortir avec les leurs, sans grands dommages…

Trois ans après la crise, et au moment où les Ivoiriens s’attendaient à souffler un peu, voilà que les mêmes politiciens, non contents de se goinfrer sur leur dos, démontrent encore au monde entier, qu’ils n’ont tiré aucune leçon de ce qui est arrivé à ce pays.

Au projet « d’assaut final » annoncé par le Fpi, le Rdr a répondu par un vibrant « sur quoi compte le Fpi pour mélanger le pays » ? Des expressions qui rappellent l’affreuse période du boycott actif qui a coûté la vie à des dizaines d’Ivoiriens, boycott justement mené par le Fpi et le Rdr.

C’est donc à un perpétuel recommencement que l’infernale classe politique invite les Ivoiriens.

Depuis 20 ans, seuls les intérêts des politiciens sont pris en compte. Non contents de se goinfrer sur la sueur du peuple, ils prennent un immense plaisir à créer les conditions pour que les pauvres ne s’en sortent jamais. De création d’emplois ? On n’en parle point. Et les pauvres continuent de crever dans les hôpitaux, pour des ordonnances médicales de 2000 Fcfa.

Dans un tel environnement, comment s’étonner que les populations méprisent l’opération de recensement quand les politiciens eux-mêmes sont incapables de se mettre d’accord sur le principe que cette opération n’a rien de politique ?

Ce n’est certainement pas dans l’appel du Fpi qu’il faut rechercher les raisons essentielles de l’échec de cette opération. Les Ivoiriens n’ont plus aucune confiance dans leur classe politique, c’est un fait. Non seulement cette classe politique est bourrée de parvenus et de faux modèles, mais en plus, elle ne voit pas, globalement, plus loin que le bout de sa poche.

Mais le Gouvernement qui fait une mauvaise lecture de la situation, a brandi la menace de l’emprisonnement contre des membres de la direction du Fpi. En les faisant convoquer via le parquet d’Abidjan, par la Brigade de Recherche de la Gendarmerie nationale. Comme si les gendarmes n’avaient pas des choses plus sérieuses à faire, comme retrouver les braqueurs qui endeuillent des familles chaque jour à Abidjan ou à l’intérieur du pays.

Le Fpi qui n’attendait que cette aubaine, a passé le message à ses militants, dont une poignée-les temps ont vraiment changé- s’est attroupée devant la Brigade de recherche avant de se faire disperser au gaz lacrymogène, par la police. Et les images de cette petite scène ont déjà fait le tour des réseaux sociaux.

Pour offrir de la voix à un parti complètement en manque de stratégie et de leadership éclairé en détournant l’attention des Ivoiriens des vrais problèmes du pays, le Gouvernement Ouattara n’a décidément pas son pareil.

L’EDITORIAL D’ASSALE TIEMOKO (in L’Eléphant déchaîné N°250)

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:55
Appel d’offres pour la construction 1094 classes : Un document important vous manque…et vous continuez ?

C’est un secret de polichinelle. Les appels d’offres dans ce pays cachent généralement d’affreux gré à gré. En voilà un petit aperçu !

Des clauses éliminatoires mises sous l’éteignoir

Un appel d’offres a été lancé par la Direction des Marchés Publics de Côte d’Ivoire pour la «construction de 1094 classes d’écoles primaires». Et comme cela est de coutume dans tous les appels d’offres, il y a une liste, de documents à fournir. Sur cette liste se présente un certain nombre de documents à caractère éliminatoire c’est-à-dire sans lesquels, le candidat est immédiatement éliminé.

Dans le cas présent, il s’agissait de «l’attestation de régularité fiscale légalisée (éliminatoire), l’attestation de mise à jour CNPS légalisée (éliminatoire), le registre de commerce, la caution provisoire (éliminatoire), la capacité de financement (attestation de préfinancement), deux techniciens de travaux (5 ans d’expérience) diplôme légalisé (éliminatoire), 1 bétonnière 350 litres (reçu d’achat), 1 aiguille vibrante (reçu d’achat), 1 camion 3 tonnes (reçu d’achat)».

Bien entendu, cette liste est actualisée en fonction de la particularité de chaque appel d’offres. Dans le cadre de l’appel d’offres concernant la construction des 1094 classes, les choses, semble-t-il, se sont pas passées relativement régulièrement. Sauf que l’un des candidats qui s’est confié à « L’Eléphant » pour exprimer son étonnement devant quelques décisions du patron des marchés publics : «La date de dépôt le 04/04/2014 a été reportée au 11/04. Et à cette nouvelle date qui constitue le jour du dépouillement, le Directeur des marchés publics a dit à toutes les entreprises qui n’ont pas les documents dont l’absence équivaut à l’élimination, notamment l’attestation de régularité fiscale légalisée et l’attestation de mise à jour CNPS légalisée, de ne pas s’inquiéter, puisqu’ils pourraient compléter ces documents exigés dès qu’ils seront retenus… Ce qui est inadmissible vu que sans ces documents, aucun soumissionnaire ne peut être retenu. C’est une concurrence déloyale. Pourquoi ne pas attendre les prochains appels d’offres? Surtout que le chef de l’Etat a demandé à ce qu’on attribue les 78 marchés du PPU à différentes entreprises pour que tout le monde ait du travail. Des entreprises en profitent déjà pour faire de la magouille… » S’est-il indigné.

Un homme occupé !

Pour avoir le cœur net sur ces affirmations du soumissionnaire qui s’est confié à lui, «L’Eléphant» se renseigne, le 23 avril 2014, auprès de l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (Anrmp) pour en avoir le cœur net sur l’authenticité de cette liste produite par le soumissionnaire. Heureusement ou malheureusement, notre interlocuteur à l’Anrmp a confirmé cette liste et a bien voulu savoir l’objectif d’une telle démarche du pachyderme. Et ’infernal quadrupède de lui demander s’il est possible de demander à des soumissionnaires de ne pas s’inquiéter parce qu’ils n’ont pas les dossiers éliminatoires d’un appel d’offres tels que l’attestation de régularité fiscale légalisée et l’attestation de mise à jour CNPS légalisées, et qu’ils pourraient produire ces documents une fois que le marché à eux attribué? Sa réponse est catégorique : «Ce n’est pas possible! Cela avait été autorisé uniquement au lendemain de la crise postélectorale, à cause des entreprises sinistrées. Mais ce n’est plus possible maintenant puisque tout est rentré dans l’ordre». Bien Noté !

Vite, un coup de fil à la Direction des Marchés Publics, histoire d’obtenir une petite explication avec le dégé, présumé faiseur de faveurs. Mais sa secrétaire nous informe qu’il est en réunion et nous prie de laisser nos contacts. C’était le lundi 28 avril.

48 heures plus tard, n’ayant reçu aucun coup de fil de la DMP, « L’Eléphant », de nouveau, a appelé la DMP. De nouveau, la secrétaire, Mme Kouakou, nous apprend que son patron est en séance de travail. «Quand pouvons-nous rappeler?» Elle répond qu’ils viennent de commencer, donc ne saurait donner l’heure. «L’Eléphant» lui rappelle par la même occasion, qu’il avait déjà appelé et qu’il a même laissé ses contacts et depuis, rien! Mme KOUAKOU répond calmement : «Je lui ai fait la commission !»

C’est vrai que le dégé des Marchés Publics est un homme occupé…

SABINE KOUAKOU (in L’Eléphant déchaîné N°250)

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 14:49
Côte d’Ivoire-« dossier Kieffer », Libéralisation de l’audiovisuel et liberté de la presse :  RSF accuse…

Reporters sans frontières (RSF) vient d’effectuer une mission d’évaluation de la liberté de la presse en Côte d’Ivoire. Le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, et la responsable du bureau Afrique, Cléa Kahn-Sriber, ont été reçus ce lundi 12 mai par le président Alassane Ouattara.

Au cours de l'entretien avec le président ivoirien, il a notamment été question de l’affaire Guy-André Kieffer. La mission de Reporters sans frontières intervient en effet quelques semaines après la date commémorative des 10 ans de la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. C’était le 16 avril 2004. Une disparition qui n’a pas encore été élucidée, ce qui exaspère Christophe Deloire. « Quatre-vingt-dix pour cent des crimes commis à l’encontre des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions ne sont jamais élucidés dans le monde », regrette le secrétaire général de RSF, pour qui cette impunité représente « un encouragement pour tous ceux qui se comportent en prédateurs de la liberté d’information. »

L'emblématique « dossier Kieffer »

Le « dossier Kieffer » est donc emblématique de ces atteintes au droit à l’information. « C’est une question générale pour la liberté de la presse. Il est essentiel que cet assassinat soit élucidé, pour que soient désormais dissuadés tous ceux qui auraient l’idée de commettre de tels actes, pour empêcher des journalistes d’effectuer des enquêtes, d’effectuer des reportages, de faire leur travail. »

Le président Ouattara a assuré aux deux défenseurs de la liberté de la presse que la justice ivoirienne continuerait à coopérer avec la justice française lorsque celle-ci le demanderait. Une procédure judiciaire est en effet en cours en France, dans laquelle RSF est partie civile. « Nous avons demandé que de nouvelles auditions soient effectuées dans ce dossier, poursuit Christophe Deloire. Parce que, même si le temps a passé, de nouvelles auditions devraient permettre d’apporter, d’abord des bribes de vérité et puis la vérité tout entière, sur cette affaire. »

Libéralisation de l’audiovisuel

Le président Ouattara a par ailleurs été interpellé sur la question de la libéralisation de l’audiovisuel. La dernière fois que l’organisation est venue en Côte d’Ivoire, promesse lui avait en effet été faite que cette libéralisation de l’audiovisuel soit effectuée avant juin 2012. « Nous sommes obligés de constater que ça n’a pas été le cas du tout, déplore le responsable de RSF. Le président de la République, sur cette question-là, a tenu des propos qui m’ont semblé francs, en disant que c’était au nom de la volonté d’apaisement, qu’il n’avait pas encore libéralisé. »

Reporters sans frontières s’interdit de porter un jugement sur cette position, mais pour l’organisation, « cette libéralisation promise désormais pour juste après l’élection de 2015, doit être effectuée au plus vite. (…) Nous regrettons que les médias d’Etat, de pouvoir pourrait-on dire presque, en Côte d’Ivoire, ne soient pas des médias publics. C’est-à-dire que, malheureusement, trop d’interférences demeurent et que trop de visions officielles sont portées, alors même que des médias publics – c’est normalement leur rôle – doivent représenter l’ensemble de la société, de la manière la plus fidèle possible. »

Source : RFI

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:54
Ex-Air Ivoire /Agents liquidés : Le cri des morts… Le silence du Gouvernement-Bédié n’y peut rien!

Après neuf ans d’activités sanctionnés par un crash financier dû à une navigation à vue, l’actuel Gouvernement a décidé, en septembre 2011, de liquider la Société Nouvelle Air Ivoire, en jetant dans la poussière, environ 430 agents.

En lieu et place de cette structure, a été créée, avec promesse présidentielle de récupérer les agents de l’ex-Air Ivoire, une nouvelle société appelée Air Côte d’Ivoire.

Sauf qu’au décollage de cette nouvelle compagnie aérienne dont chacun des Ivoiriens, paraît-il, devrait être fier, 90% des agents de l’ex-Air Ivoire se sont retrouvés au sol. Sans activité.

31 mois plus tard, malgré le calcul de tous leurs droits par le liquidateur désigné par le Gouvernement, ces malheureux n’ont toujours perçu aucun rond.

Et la mort, comme c’est toujours le cas en pareille situation, a commencé à emporter les moins résistants à la misère.

Une compagnie aérienne vous manque et c’est la galère

Créée en 2002, la compagnie nationale de transport aérien (SN Air Ivoire), avait pour actionnaires principaux, « CFI aérien » avec 50,5%, la « Petroci », 38,5% et l’Etat de Côte d’Ivoire (tiens !) prospérait sur seulement 11%.

Quand le nouveau Gouvernement s’installe à la suite de la chute brutale des refondateurs, le nouveau chef de l’Etat réalise que cette compagnie qui vole à très basse altitude ne cadre pas avec les exigences de l’émergence, vu ses états financiers.

Tout de suite, il prend une décision : la dissolution pure et simple.

Aux 430 travailleurs qui crient leur désarroi devant cette décision, le chef de l’Etat promet la création d’une nouvelle compagnie et une place pour tous sur le premier vol de cette nouvelle compagnie. Personne ne serait laissé au chômage.

Mais au décollage du premier vol, moins d’une cinquantaine d’agents sur les 430, trouveront une place pour la nouvelle aventure aérienne dénommée « Air Côte d’Ivoire ».

Aux ex-employés d’Air Ivoire abandonnés au sol, il sera fermement tendu, le 15 décembre 2011, une lettre de licenciement, via un liquidateur nommé par le Gouvernement. « Suite à la décision de liquidation anticipée de la Société Nouvelle Air Ivoire prise par les actionnaires lors de l’Assemblée Générale tenue le 05 septembre 2011, nous vous notifions par la présente, la rupture de votre contrat de travail pour cause de liquidation, avec pour date d’effet le 16 septembre 2011. Vous voudrez bien trouver ci-joint, votre certificat de travail et votre état de solde de tout compte. Vos droits vous seront réglés dès que la trésorerie qui sera dégagée par la réalisation des actifs le permettra… »

Et c’était signé Balogoun Océni, le Liquidateur. Bonjour la misère ! Comment retrouver un emploi dans un secteur aérien où les emplois sont spécifiques et donc la reconversion jamais aisée ? Certains vont tout de suite tenter de mutualiser leurs expertises pour monter quelques petits business pour se prendre en charge, quand d’autres, individuellement, vont se lancer dans d’autres aventures après avoir conçu des projets précédés d’études solides de faisabilité.

Et sur quoi comptaient-ils pour financer tous les projets identifiés ?

Solde de tout compte non soldé

Pour financer leurs activités, ils comptaient tous sur le paiement de leurs droits légaux. D’autant plus que le liquidateur nommé par l’Etat, avait remis à chacun des nouveaux chômeurs, son support de « Solde de Tout Compte ».

Les montants à payer à chacun, selon le poste occupé et selon l’ancienneté, atteignent parfois 20 millions, voire 30 millions de Fcfa. (Voir document ) De quoi financer de véritables activités !

Mais voilà ! Depuis la remise du « Solde de Tout Compte », deux ans se sont écoulés. Sans qu’il ne se passe rien du tout et qu’aucune information crédible ne leur soit donnée quant à la date de paiement de ces droits.

De nombreuses promesses leur ont été faites et le paiement, chaque fois annoncé comme imminent, s’est transformé en un leurre.

En décembre 2013, sans doute à cause des pleurs des enfants, promesse a été faite que les droits seraient payés car pris en compte dans la dette intérieure. Mais le père noël n’existant pas, il ne s’est rien passé quand l’heure est venue de payer la dette intérieure. Les fournisseurs de l’Etat ont bien reçu une première tranche de ce qui leur était dû, mais les ex-agents de l’ex-Air Ivoire, n’ont vu aucun billet de banque voler dans leur direction.

« Ne désespérez pas, vous serez pris en compte dans la deuxième tranche en janvier 2014 ». Mais il ne s’est rien passé !

Si Bédié n’y peut rien !

Pour essayer de rentrer dans leurs droits, les ex-agents ont tout essayé. Du liquidateur au sommet de l’Etat en faisant escale chez le ministre de tutelle, l’immense Gaoussou Touré, il n’y a pas un couloir de l’administration qu’ils n’ont pas arpenté à la recherche d’une oreille attentive.

Leurs larmes ont été versées au Ministère de l’Economie et des finances, chez le Médiateur de la République, au Secrétariat général de la présidence, dans des chancelleries, etc. mais rien n’y fit.

Ils ont organisé un sit-in pour crier leur misère. Devant le Ministère des Transports. Mal leur en a pris. Leur dos a été lacéré par les matraques des Frci et certains parmi eux, y compris des mères de famille poussées dans la rue par la faim et les cris de leurs enfants, se sont retrouvés au trou dans les locaux de la préfecture de police. Là, après plusieurs heures de garde à vue, ils ont dû échanger leur liberté contre la promesse de ne plus troubler la tranquillité d’une République au travail qui piétine et méprise les droits de ses enfants.

Sortis de la préfecture de police, ils sont allés, via les responsables du collectif qu’ils ont mis en place, se lamenter auprès du sage de Daoukro, le vieux jeune, Henri Konan Bédié, qui vient de fêter on quatre-vingtième anniversaire (longue vie à lui).

Bédié leur a donné quelque espoir, éteint depuis. Puisqu’ils n’ont eu aucune suite, plus de deux mois plus tard. Mais il n’a pas encore dit son dernier mot !

Le cri des morts…le silence du Gouvernement

« L’Eléphant », pour comprendre la situation dans laquelle vivent les ex-agents, a échangé avec l’un des responsables (Koné Aboudramane) du collectif qu’ils ont mis en place et qui leur vient en aide de temps en temps en sollicitant des aides auprès de personnes de bonne volonté.

« La mort frappe dans nos rangs, nos camarades meurent, faute de pouvoir acheter le moindre médicament. C’est le cas de Poté Bon Fils, de Patrick Tanoh… Beaucoup parmi nous ont été expulsés de leur maison et vivent dans l’humiliation qui, chez un ami, qui chez un parent, qui, au village…Nos enfants ne vont plus à l’école depuis deux ans, nous sommes dans une dépression continue. Et pourtant, nous avons droit, nous aussi, à l’assistance de la République. Nos frères Ivoiriens en difficulté en Centrafrique ont été secourus, le décès de la sœur Awa Fadiga en raison, dit-on, de négligence au Chu de Cocody, a entraîné le limogeage de hauts responsables de cette structure sanitaire. Pourquoi une telle réaction de la part du Gouvernement ? Parce qu’une vie humaine est une valeur suprême avec laquelle on ne joue pas. Pourtant, nos camarades meurent parce que leurs droits légaux ne sont pas payés mais cela n’émeut personne. La vie de près de 400 personnes et celle de leurs enfants sont en danger, mais cela ne préoccupe personne. Pourquoi le Gouvernement nous fait ça ? Pendant ce temps, on augmente les salaires de quelques fonctionnaires, on revalorise les retraites, on annonce de recapitaliser Air Côte d’Ivoire, mais personne ne fait cas de nos droits à nous.

C’est l’Etat de Côte d’Ivoire qui a concédé à l’époque les droits de trafic à la SN Air Ivoire, laquelle les a cédés à Air Côte d’Ivoire. C’est l’Etat qui était propriétaire de la défunte Air Ivoire et c’est l’Etat qui l’a mise en liquidation. Combien d’argent le paiement de ces droits peut coûter à l’Etat de Côte d’Ivoire ?

Notre situation est désespérée. Certains avaient contracté des prêts auprès des banques. Et aujourd’hui, malgré le fait que ces prêts ont été obtenus sous la tutelle de notre ex-employeur, ces banques nous contraignent à rembourser sans attendre le paiement de nos droits. La situation est si rude que d’autres ont été obligés d’escompter leur allocation de retraite en acceptant de renoncer à 10 voire 25% du montant à percevoir au terme d’une retraite normale…nous et nos enfants, sommes en train de mourir de faim, d’humiliation et de privations… »

Dans le silence du Gouvernement qui, comme chacun le sait, est toujours très préoccupé par les injustices sociales dont sont victimes les Ivoiriens.

Assalé Tiémoko (in L’Eléphant déchaîné N°250)

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:36
Côte d’Ivoire – La preuve par 4 qu’Alassane Ouattara n’est pas Houphouëtiste

Le nom de Felix Houphouët Boigny restera à jamais lié au Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Après sa création en 1946, le PDCI demeurera pendant longtemps en Côte d’Ivoire le parti unique. Cette situation trouve une explication dans le contexte de l’époque. Les contradictions principales opposant les nouveaux Etats à l’impérialisme international amène ceux-ci, par tactique, à reléguer à l’arrière-plan les contradictions secondaires qui caractérisent les rapports intra-sociaux. Aussi la recherche d’une solution globale à cette situation aboutit inéluctablement au choix entre le régime démocratique à Parti Unique ou à multiples partis. En raison de l’absence de véritables classes sociales antagonistes et malgré la persistance de quelques relents de tribalisme, de régionalisme et chauvinisme, l’instauration du Parti Unique répondait au souci constant d’homogénéisation heureuse et concrète des conceptions diverses en matière de développement. Mais la vie des peuples est un perpétuel renouvellement fondé sur la tradition mais toujours tourné vers l’avenir dans une permanente adaptation aux réalités d’un monde en évolution.

La création du Front Populaire Ivoire (FPI) en 1982 va restaurer le multipartisme en Côte d’Ivoire. Mais le fait marquant dans notre pays, c’est l’éclatement du PDCI après la mort de son fondateur. Le Rassemblement Des Républicains (RDR), l’Union pour la Démocratique et la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) sortiront des entrailles du PDCI. Aujourd’hui, tous ces partis se retrouvent au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Ils postulent partager en commun, une philosophie, l’houphouëtisme. Selon le PDCI-RDA, l’houphouëtisme est un humanisme pragmatique, reposant sur la liberté, la justice, la démocratie, la tolérance, le dialogue et la paix. Notre plus grand étonnement, chaque fois que la question de l’houphouëtisme est évoquée, est de voir cette option idéologique traitée comme la manifestation d’une pathologie de l’esprit fondée sur la paix. Les « disciples » d’Houphouët ne sont pas toujours des hommes de paix. Le Président Ouattara se réclame de cette idéologie. Et pourtant, depuis qu’il est au pouvoir, les actes qu’il pose démontre qu’il est TOUT sauf un houphouëtiste. Nous avons expressément relevé quatre faits qui prouvent qu’il ne pratique pas l’houphouëtisme dont il se réclame mais plutôt l’ « Adoïsme ».

1. Houphouët pratiquait la géopolitique

Pour tenir comptes des équilibres régionaux et la justice sociale, Houphouët a développé le concept de géopolitique. Pour bien gérer le pays, il fallait tenir compte des diversités ethniques et culturelles. Aussi, il formait des gouvernements, dans lesquelles se retrouvaient toutes les sensibilités. Dans les gouvernements Houphouët, il y avait à la fois des Bété, des Baoulé, des Agni, des Senoufo… Il n’y avait pas que des Baoulé de son ethnie. Le Président Ouattara préfère gérer le pays avec les ressortissants de sa région et parfois de sa religion. Il a laissé aujourd’hui aux futures générations un concept méconnu dans les démocraties modernes mais bréviaire en Côte d’Ivoire : le rattrapage ethnique. Cette réelle volonté d’exclure les autres ethnies de la Côte d’Ivoire, de la gestion des affaires de l’Etat, a accentué la fracture sociale dans notre pays. Les bouches restent fermées mais les cœurs sont remplis de haine et de vengeance. Il est infiniment dommage que l’actuel Président laisse cette empreinte indélébile dans notre mémoire.

2. Houphouët choisissait ses cadres selon la compétence

Avec Houphouët, la géopolitique allait de pair avec la compétence. Il ne s’agissait pas de choisir des « bras cassés » pour aller au combat. C’est la raison pour laquelle, il a accordé la priorité à l’éducation nationale, à l’enseignement technique et professionnel, à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. D’énormes sacrifices budgétaires ont été consentis pour ce secteur qui a fait le bonheur et la satisfaction de tous : des cadres ivoiriens ont été formés, dans les meilleures conditions, dans les plus prestigieuses écoles et universités, tant en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur. Le président Félix Houphouët Boigny formait des gouvernements de méritants. N’était pas ministre qui voulait mais qui pouvait. Avec l’actuel Président, certains ministres n’ont pas achevé leur scolarité et pourtant ils sont à des postes sensibles. En lieu et place des ministres nous avons des « mini-ministres ». C’est le patronyme qui prime sous le Président Ouattara et non la compétence.

3. Houphouët était un homme de paix et de dialogue

Sous Houphouët, les différends entre les différentes parties du pays étaient réglés de façon pacifique. Des slogans tels que «la Paix n’est paix un mot, c’est un comportement» ; «le Dialogue est l’arme des forts» ont fini par être intégrés dans le vécu et le comportement des ivoiriens qui sont, somme toute, un peuple profondément épris de paix. Il avait en effet mis en place le cadre d’une concertation politique et sociale pour discuter des affaires de l’Etat. Il s’agissait du «Conseil National», une instance de dialogue qui permettait d’anticiper et de désamorcer les situations pouvant conduire à des crises majeures ou à des conflits. Avec le Président Ouattara c’est l’argument de la force qui prime et non la force des arguments. C’est avec la force qu’il résout tous les problèmes à tel point qu’il est devenu le père de la diplomatie belliqueuse. Les maliens se souviendront pendant longtemps de la façon avec laquelle il voulait régler le problème malien.

4. Houphouët respectait ses opposants

Le Président Houphouët avait du respect pour ses opposants. Malgré la ténacité de Laurent Gbagbo, il n’a jamais voulu l’éliminer. On se souvient que lorsqu’il était malade et alité en 1993, il a demandé à s’entretenir, en privé, avec son opposant historique Laurent Gbagbo. Personne n’appelle à son chevet, au seuil de sa mort, un ennemi. Il manifestait de cette manière une courtoisie rare dans le monde politique. Deux adversaires politiques obstinés qui n’appartiennent pas à la même famille politique se parlent dans le secret comme un père s’entretiendrait avec son fils avant de tirer sa révérence restera un récit invraisemblable. Le Président Ouattara n’écoute pas son opposition et méprise ses opposants. Lors de la campagne électorale, il avait promis un statut à l’opposition mais une fois au pouvoir, ce statut est devenu un objet de chantage. Et pourtant, dans une démocratie, l’opposition doit jouer un rôle important dans la construction de la nation avec ses critiques et propositions. Au lieu d’accepter les propositions de l’opposition dans le cadre d’un dialogue républicain, son parti, le RDR, préfère voir les opposants au cimetière. Les propos ainsi tenus du secrétaire général de son parti ne relèvent pas d’une idéologie de paix. Il va sans dire que le Président Ouattara qui demeure le président de ce parti n’est pas prêt pour discuter avec son opposition.

Conclusion

Pour résumer la gouvernance sous Félix Houphouët Boigny, c’était simplement la période de l’« houphouëtisme » pour emprunter le terme sacré à Feu Balla Keita. Ce dernier avait défini le contenu de cette doctrine politique comme « la pensée, l’action et les actes du président Félix Houphouët-Boigny au service de la Côte d’Ivoire, de la paix, du progrès et de l’unité dans la construction de la nation ivoirienne. L’houphouëtisme est aussi un humanisme soutenu par le dialogue fraternel et la tolérance au cœur de l’action politique au service du développement de la Côte d’ivoire et de l’Afrique ». La pratique du pouvoir par le Président Ouattara diffère de celle du Président Houphouët. La Côte d’Ivoire est un pays où le changement doit s’opérer dans la stabilité et l’harmonie. Si aujourd’hui la réconciliation piétine c’est à cause de sa pratique étrange du pouvoir.

Prao Yao Séraphin, Enseignant-Chercheur et analyste politique

Source : http://www.connectionivoirienne.net/99272/cote-divoire-preuve-4-qualassane-ouattara-nest-pas-houphouetiste

Côte d’Ivoire – La preuve par 4 qu’Alassane Ouattara n’est pas Houphouëtiste
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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:12
Quand le Chef rebelle N°1 conseille « d’arrêter les discours haineux et diviseurs », il y a de l’espoir en Côte d’Ivoire!

Le Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori SORO, a entamé ce samedi 10 mai 2014, à Sikensi, la première étape de sa tournée de réconciliation dans l’Agnéby-Tiassa. C’est devant des populations mobilisées et unies comme un seul Homme que le Chef de la représentation nationale a animé, ce jour, un grand meeting. Au cours duquel, il a appelé les uns et les autres à se garder de poser des actes aux antipodes de la paix sociale. « Arrêtons les discours de la haine et de la division », a-t-il exhorté le peuple abidji.

Aussi, la tête de file de l’Assemblée nationale a-t-elle invité ses ‘’parents de Sikensi’’ à s’approprier les vertus de cohésion et d’unité qui jadis étaient journellement ‘’pratiquées’’ en terre d’Eburnie. « Je vous parle avec mon cœur et mon âme. Nous vivions main dans la main sans nous interroger sur la religion des uns et des autres. La Côte d’Ivoire était si belle parce que nous nous aimions sans distinction de race, de langue. Pourquoi veut-on maintenant diviser les Ivoiriens ? », s’est exprimée la seconde personnalité de la République de Côte d’Ivoire, tout en réitérant qu’ « il faut faire des efforts de dépassement » en proscrivant « les propos haineux qui veulent qu’on se batte ».

Poursuivant son propos, Guillaume SORO a stigmatisé l’attitude ‘’morbide’’ de ceux qui sapent les efforts consentis par le Pouvoir Ouattara en faveur du bien-être des populations. « Ne vous laissez pas tromper. Les gens qui aiment parler et tromper, il y en a beaucoup. Ceux qui peuvent promettre et réaliser, il y en a peu », a fait remarquer le Patron des parlementaires ivoiriens.

Le Président Soro n’a pas manqué d’adresser à l’auditoire les salutations de celui qui est l’incarnation parfaite du « travailleur infatigable », en l’occurrence le Président de la République, Alassane Ouattara. « J’étais hier (NDLR, vendredi 09 Mai) avec le Président de la République. Il m’a chargé particulièrement de vous saluer. Il m’a chargé de vous dire que son ambition pour la Côte d’Ivoire, c’est le développement. Il m’a chargé de vous dire que les problèmes ne sont pas tous résolus, mais que vous pouvez et vous devez lui faire confiance. Il m’a dit qu’il travaillera sans relâche au développement de la Côte d’Ivoire », a-t-il laissé entendre.

Relevant que « le développement est à la portée des populations de Sikensi », l’ancien pensionnaire du petit séminaire Saint-Jean de Katiola les a invitées à « commencer d’abord par s’unir ». « Si vous vous donnez la main, Sikensi sera développé. Le gouvernement n’ira que là où il y a l’entente. Le gouvernement n’ira pas là où il y a le désaccord », a-t-il argué.

En outre, le PAN SORO s’est fait fort de mettre en relief le bien-fondé du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). A l’en croire, c’est une opération qui permet de planifier le développement. C’est pourquoi, il a appelé les habitants de Sikensi à y adhérer pleinement.

Avant l’intervention du Président Guillaume SORO, le Maire de Sikensi, Sahoré Essi De Paul et le député de ladite circonscription, Tanoh Yao Bruno, ont eu voix au chapitre. Ils ont fait l’apologie du Président SORO qui « ne ménage aucun effort pour qu’advienne définitivement la paix en Côte d’Ivoire ». Les deux élus locaux ont formulé des doléances relatives au foncier et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Ils ont chargé Guillaume SORO d’être leur « interprète auprès du Président de la République ».

Fait membre de la classe d’âge des ‘’Gnigbessi’’ (NDLR, décideurs) avec pour noms Gnangra Dogbro, Guillaume SORO s’est engagé à poser un acte de haute portée sociale au profit de ses ‘’frères et sœurs’’ abidji. «… L’Ecole primaire publique (EPP) Château de Sikensi est dans un état de délabrement avancé. S’il faut la réhabiliter ou la reconstruire, je le ferai », a fait savoir le PAN.

Ont assisté à ce tout premier meeting du Président SORO dans l’Agnéby-Tiassa, plusieurs personnalités dont les ministres Alain Lobognon et Bandaman Maurice.

Source : Guillaumesoro.ci

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:35
Emergence à l’horizon 2020: l’avenir d’une illusion!

La Côte d’Ivoire est actuellement parvenue à une étape critique de son évolution, avec l’inquiétante accumulation de maux aussi complexes que pernicieux, qui minent l’existence des populations, sur toute l’étendue du territoire :

Evanescence du pouvoir d’achat ; insécurité galopante ; chômage structurel et endémique ; déscolarisation des enfants ; taux effarant d’analphabétisme; sous-développement des collectivités territoriales décentralisées ; etc. La situation est telle que les populations en sont arrivées à ne plus savoir à quel saint se vouer : Leur sort n’ayant à leurs yeux, aucune perspective de changement heureux.

Il est de notoriété publique, que la vocation de tout gouvernement digne de ce nom et responsable, est de se pencher sur une situation de cette nature, en vue de lui apporter les solutions espérées par ceux qui la subissent. Apparemment c’est dans cette logique, que se placent les dirigeants ivoiriens, dont les actions et faits valorisants, polarisent constamment l’attention des médias et par ricochet, des populations. Suivant ce schéma, le gouvernement est censé être quotidiennement « au travail », pour le bien des populations.

Pourtant, les difficultés énumérées plus haut, de manière non exhaustive, persistent et s’amplifient, provoquant des drames et des plaintes à n’en plus finir. Et curieusement, c’est au milieu de ce sombre tableau, mettant en lumière l’incapacité des gouvernants à apporter des réponses adaptées aux inquiétudes des populations que, comme pour faire diversion, et sur le mode incantatoire, la communication du pouvoir focalise l’attention des communautés nationale et internationale, sur l’objectif majeur de la politique de promotion nationale de celui-ci : l’émergence; celle-ci devant, en principe, être atteinte à l’horizon 2020.

Mais, comment va-t-on parvenir à cette ambitieuse fin ? Est-ce au moyen de la méthode Coué ? Assurément, non ; parce que ne devient pas émergent, qui veut. En effet, suivant la définition donnée par le premier Petit Larousse du XXIe siècle, « En Economie, le pays émergent se distingue des autres pays appartenant à sa catégorie (pays en voie de développement, nouveaux pays industrialisés) par des résultats macro-économiques (production industrielle, emploi) supérieurs et un taux de croissance élevé.» (p.373).

Avec la situation interne qu’il n’arrive pas à normaliser et maîtriser, comment le gouvernement se prendra-t-il pour obtenir les résultats macro-économiques et le taux de croissance au-dessus de tout soupçon, exigés pour pouvoir trôner en compagnie des fameux BRICS qui le fascinent tant, au même titre que presque tous les dirigeants africains? La réponse ne devrait pas être évidente.

En conséquence, les dirigeants ivoiriens devraient s’attacher à jouer sur les leviers clairement identifiés, dans la définition supra ; à savoir, veiller à augmenter la production industrielle et les emplois ; ce qui est tout le contraire de la politique qu’ils pratiquent, et qui se traduit par la destruction ou la fermeture des unités de production, ainsi que des licenciements à grande échelle.

Mais c’est une évidence qu’il serait difficile sinon impossible, d’atteindre l’objectif de l’émergence, sans un assainissement et un apaisement préalables du contexte général du pays.

L’EDITORIAL DE Dr ESSIS AKO- in L’Eléphant déchainé N°249

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 11:10
Côte d`Ivoire: le camp Ouattara appelle l`ONU à user de la "force légitime"

DEVOIR DE MEMOIRE : QUAND OUATTARA APPELAIT L’ONU AU SECOURS

ABIDJAN - Le gouvernement du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara a demandé lundi à l`ONU un "recours immédiat à la force légitime" pour "protéger les populations civiles" victimes des violences post-électorales.
"Compte tenu de l`ampleur et de l`urgence de la situation (...), le gouvernement demande au Conseil de sécurité de l`ONU d`adopter une résolution pour autoriser le recours immédiat à la force légitime en vue de protéger les populations civiles en danger imminent", indique un communiqué.
La crise née du scrutin présidentiel du 28 novembre a dégénéré ces
dernières semaines en affrontements entre le camp Ouattara et celui du
président sortant Laurent Gbagbo, à Abidjan et dans l`Ouest, menaçant de faire
basculer le pays dans la guerre civile.
Près de 440 personnes, en majorité des civils, ont été tuées depuis le
début de la crise, selon l`ONU. Selon le camp Ouattara, le bilan s`élève à 832
morts.
Le gouvernement de M. Ouattara "regrette que l`assistance humanitaire et la
protection des populations qu`il a demandées à travers l`Onuci (Opération de
l`ONU en Côte d`Ivoire, 10.000 hommes) ne soit pas une réalité sur le
terrain", selon le texte.
Il propose donc "la création d`un détachement de l`Onuci suffisamment doté
en hommes et en moyens, dont la mission sera de porter secours et assistance
aux populations".
Il demande également "la mise en place de check-points permanents dans les
quartiers d`Abidjan les plus exposés à la violence et l`intensification des
patrouilles" et "l`installation de bases militaires de l`Onuci à Abobo et à
Yopougon", les deux quartiers les plus touchés.
Le gouvernement Ouattara réclame aussi "la destruction de l`arsenal
militaire de guerre du camp Gbagbo utilisé contre les populations civiles",
"la création d`espaces sécurisés pour les populations en détresse" et de
"couloirs humanitaires".
L`Onuci reconnaît M. Ouattara comme président et assure la protection du
Golf hôtel d`Abidjan, où il vit retranché avec son gouvernement sous un blocus
des forces armées fidèles à son rival.
Selon l`ONU, près de 500.000 personnes ont fui leur habitation depuis le
début de la crise, dont près de 90.000 ont trouvé refuge au Liberia voisin.

Publié le lundi 21 mars 2011 | AFP

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 09:50
Essy Amara, ancien ministre des Affaires étrangères, révèle ses relations avec  Gbagbo

L’ancien ministre des Affaires étrangères, Essy Amara, a révélé, jeudi dernier, au cours d’une conférence publique sur la diplomatie ivoirienne sous Félix Houphouët Boigny, que c’est à cause du président Gbagbo qu’il est allé en prison pour la première fois. C’était à l’invitation du Groupe de recherche et d’étude en histoire globale (Grhg). «Je ne suis pas là pour juger la diplomatie des autres présidents. Ce que j’ai dit du président Félix Houphouët-Boigny, c’était sous la guerre froide. La première fois que j’ai été en prison, c’est à cause de Gbagbo. Le président Houphouët avait envoyé des gens le chercher chez lui. J’étais chez lui et lorsqu’ils ne l’ont pas trouvé, ils m’ont pris», a dit Essy Amara. Il n’a pas caché ses liens d’amitié avec le président Gbagbo depuis leurs études universitaires en France. «Laurent et moi avons des amis en commun dont Guy Laberti et Albert Bourgi. Je lui ai dit que c’est une erreur de faire venir les Nations unies en Côte d’Ivoire. Il m’a dit que c’est pour montrer sa bonne foi dans la gestion des affaires du pays. J’ai dit à Albert Bourgi qu’il va se fourvoyer. Il avait une méconnaissance du système des Nations unies. Ils prennent leurs instructions à New York et non ici», a-t-il ajouté. Il a également dit avoir effectué une mission, sur instruction du président Gbagbo, auprès du président Boutéflika, alors président en exercice de l’Union africaine pour des élections transparentes en Côte d’Ivoire.
A part la guerre du Biafra qui, selon lui, est un échec de la diplomatie du président Houphouët-Boigny, Essy Amara a salué le combat du premier président ivoirien pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Il a salué aussi la diplomatie ivoirienne dans la fin de la guerre en Angola et d’autres crises dans le monde entier.
Didier Kéi (in Notre Noie du samedi 10 mai 14)

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 18:48
Côte d’Ivoire : Didier Dépri (Notre Voie) crache ses vérités à Raphaël Lakpé (CNP)

Raphaël Lakpé, cadre du RDR et actuel président du Conseil national de la presse (CNP), interdit aux journaux proches de l’opposition de qualifier de DICTATEUR, le président de son parti, Alassane Dramane Ouattara, chef de l’Etat de Côte d’Ivoire suite au renversement du Président Laurent Gbagbo du pouvoir, le 11 avril 2011, par l’armée française et l’Onuci appuyées de rebelles pro-Ouattara et de mercenaires de la sous-région ouest africaine.
Je continue d’avoir un profond respect pour Raphaël Lakpé parce qu’il fut le rédacteur en chef du Quotidien LA VOIE (devenu NOTRE VOIE dont je suis, depuis quelques années, le Secrétaire général de la rédaction). Mais cette décision du CNP émane davantage du militant du RDR que du professionnel de journalisme.
Dans le cas contraire, comment mon chef Lakpé qualifie-t-il un chef d’Etat qui fait auditionné pendant plus de 9h par la cellule d’enquête de la gendarmerie, ses opposants parce qu’ils ont lancé un mot d’ordre de boycott de son action politique ?
A la vérité et nous le savons tous pertinemment à Abidjan (gouvernement, hommes politiques, ambassades, journalistes etc.), le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) qui peine à se faire actuellement vise à modifier la liste électorale en vue de la présidentielle de 2015.Cela dans des conditions fort suspectes. Ce recensement n’a aucun but de développement. Parce que le gouvernement Ouattara n’a pas eu recours à un recensement pour définir le PND 2012-2015 dont il cherche désespérément le financement. Pourquoi en aurait-il recours pour l’exécution de ce PND ?
Les visées politiciennes du RGPH 2014 ne souffrent d’aucune ambigüité et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, véritable Premier ministre du gouvernement, l’a avoué dans un courrier daté du 4 mars 2014, adressé à l’organisation américaine NDI.
Comment appelle-t-on un chef d’Etat qui totalise plus de 700 opposants politiques dans les geôles du pays qu’il dirige ?
Comment appelle-t-on un chef d’Etat qui a horreur de la liberté de la presse et qui totalise depuis son arrivée au pouvoir, des journalistes tués (Sylvain Gagnétaud et Désiré Oué), des journalistes emprisonnés (votre serviteur et bien d’autres) et des journaux suspendus à tour de bras (l’hebdo satirique Bol’Kotch est toujours suspendu pour avoir caricaturé le chef de l’Etat) ?
Comment appelle-t-on un chef d’Etat qui ne concède aucune liberté à son opposition, qui accapare les médias d’Etat, qui maintient des opposants en exil, qui totalise des milliers de réfugiés, qui instaure une « justice des vainqueurs » et offre une impunité totale à ses milices armées ?
Un tel chef d’Etat n’est rien d’autre qu’un DICTATEUR.
Et la longue garde à vue, hier, d’Affi N’Guessan, Laurent Akoun, Marie-Odette Lorougnon et Dr. Richard Kodjo a dévoilé davantage le DICTATEUR qui nous gouverne depuis plus de trois ans. Contre le gré visiblement de la majorité du peuple (l’échec du RGPH et le faible taux de participation des scrutins législatif, municipal et régional l’attestent).
Le dire ne constitue pas une marque particulière de courage mais un témoigne pour le présent et le futur.

Didier Depry
Journaliste politique à Abidjan

Source : https://www.facebook.com/didier.depry/posts/774365642581111:0

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