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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:38

ADO Arrivee President Paris 24052011 41

ADO doit se pencher sérieusement sur le cas des FRCI. Sinon ça risque d'être: "Vive le Président! A bas le Président!"

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Le RDR n’a pas participé aux élections législatives de 2000. Donc, pour comparer les poids des "gros-bras" de la politique ivoirienne, on commence par les élections municipales de mars 2001 qui ont donné la configuration suivante : le RDR de Ouattara a remporté 61 communes sur un total de 197. Le Parti démocratique (PDCI) de Bédié s’en tire avec 56 communes, et le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ex-Président Laurent Gbagbo, même étant au pouvoir, n’obtient que 33 communes. C’est ainsi que les "gros-bras" se sont partagé les communes. La dernière élection locale en Côte d’Ivoire remonte à juillet 2002. Les Conseils généraux, dont la répartition des sièges se présente comme suivant: le RDR (Rassemblement des républicains) obtient 24,8 % des suffrages et 10 départements. Le FPI (Front populaire Ivoirien), 20,6% et 18 départements. Le PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), 19,7% et 18 départements- UDPCI (Union pour la démocratie et la paix en côte d’Ivoire) : 4% des voix et 3 départements- Listes indépendantes : 3% des voix et 5 départements. Attention aux prochaines élections. De 2000 à 2011, beaucoup d’eau a coulé sous le pont avec chaque ancien parti élu ses griefs. Tout peut changer.

GUY TRESSIA

**Réveillons-nous !

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 14:46

ADO 0941
Le Président Alassane Ouattara va-t-il trahir l'esprit RHDP? A moins que ce ne soit une roublardise, Ouattara devrait se ressaisir...son programme s'étend jusqu'en 2020: Côte d'Ivoire pays émergent

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Formation du gouvernement / Répartition des portefeuilles ministériels Anaky Kobena marque son total désaccord

Réuni en sa séance du 13 juin 2011, de 17 heures 30 mn à 20 heures, le Bureau Politique du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) s’est penché sur la situation socio-politique du pays deux mois après la fin de la crise post-électorale.

La campagne électorale du second tour de l’élection présidentielle a vu les militants et sympathisants issus de l’ensemble des formations politiques membres du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) faire cause commune et unique pour la victoire du Dr Alassane OUATTARA. Dans un élan de solidarité, de communion totale et dans un esprit d’effacement des différences, les militants et sympathisants du RHDP ont constitué sur le terrain une nouvelle conscience, qui nous a laissé espérer la naissance d’un nouveau peuple politique en Côte d’Ivoire. Il a été également noté la disparition totale des suspicions et des rancœurs du passé ; il y avait en gestation l’utopie « réalisable » de la transformation de l’essai en un grand parti unifié, avec déjà un programme de gouvernement commun avec ce creuset largement majoritaire de notables et de cadres du pays que comptent ces formations politiques. Mais hélas, très vite, il allait être donné d’assister à une trop rapide accumulation de mauvais signes.

Décembre 2010: la constitution du mini gouvernement de crise sans l’un des partis membres de l’Alliance, le MFA.

On ne peut justifier l’injustifiable, mais le contexte imposé par le refus de Laurent GBAGBO de se plier au verdict des urnes, ainsi que le souci collectif de ne pas laisser apparaître de failles au sein de la coalition du RHDP, ont contraint les militants RHDP à fermer les yeux et ne pas « évènementiser » un tel manquement.
Décembre 2010 à Avril 2011 : la déliquescence progressive de la consistance du Directoire du RHDP.
A côté du gouvernement de crise, de la Primature/Ministère de la Défense et du Chef de l’Etat, le Directoire du RHDP qui a maintenu la flamme et guidé la lutte sans relâche pendant plus de cinq années s’est progressivement vidé de sa substance. L’argument invoqué étant que la situation en période de crise armée, nécessite que seuls le gouvernement et les acteurs militaires devraient être informés de ce qui était important.
Notre grande frustration était d’être présent à l’Hôtel du Golf mais sans participer ou être utile à la cause du Golf ! On avait donc délibérément oublié que « la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux seuls militaires » ! Peut-on imaginer la frustration des nombreux responsables présents au Golf et sans plus!

Décembre 2010 à Juin 2011 : L’orientation et la coloration des nominations aux fonctions de l’administration publique.
Il n’y en a eu que pour le RDR, le PDCI RDA et les Forces Nouvelles comme si le MFA et l’UDPCI n’existaient pas. Le comble étant que, jusqu’à présent, il n’y a eu aucune réunion, même informelle, des Présidents des partis pour aborder ce sujet.

21 Mai 2011 : Cérémonie d’investiture du Président à Yamoussoukro
Le Directoire du RHDP en tant qu’organe n’a été ni associé, ni même informé. Il a fallu que le Président et ses collaborateurs sollicitent et obtiennent une audience auprès du Chef de l’Etat pour que ce dernier ordonne que cela soit corrigé.

21 Mai 2011 : Discours du Président Alassane OUATTARA et Interview à France 24
Aucune mention du RHDP, ni des partis qui le composent, PDCI RDA, RDR, UDPCI et MFA, seul le nom du Président Henri KONAN BEDIE a été évoqué.
Ensuite vient l’interview du Président de la République accordée à la chaîne France 24, là encore, pas de RHDP, le « Grand Allié » PDCI même a été réduit à la personne du Président Henri Konan BEDIE.

1er Juin 2011 : La Constitution du Gouvernement
Problème de forme : la concertation attendue entre les chefs de partis n’a pas eu lieu. C’est le Premier Ministre qui notifie à ces Chefs de Partis, de la part du Chef de l’Etat, ce qui est prévu pour leurs formations respectives. Ce détail a son importance, puisqu’ après le premier conseil des ministres, le Premier Ministre fera savoir que l’ère des Accords de Marcoussis est révolue. N’est-ce pas plutôt l’annonce que ce pouvoir qui démarre ne s’encombrera pas du lourd ballot que serait devenu le RHDP aujourd’hui ?

Second problème de forme et de fond : il a été « imposé », et des ministères, et des ministres choisis dans les partis sans l’avis des Présidents. Ce sont des pratiques idéales pour provoquer crises et divisions au sein des partis. Cela s’insert surtout à l’opposé de l’ambiance cordiale, fraternelle et de mutuel respect qui a prévalu au RHDP sur plus de cinq années. Veut-on délibérément provoquer des clashs au sein des partis alliés pour en faire des partenaires croupions ? En fait, le gros problème de fond réside dans la répartition des portefeuilles. Il y a un fort mécontentement au sein des partis alliés que sont le PDCI RDA, l’UDPCI et le MFA.
Pourquoi, les portefeuilles refusés par le Front Populaire Ivoirien (FPI) n’ont-ils pas servi à équilibrer et à se rapprocher de l’engagement initial de deux portefeuilles ministériels au moins par signataire ?
Par ailleurs, la « géopolitique » ayant toujours eu droit de cité dans la gouvernance ivoirienne, a-t-on pris le soin de veiller à ce qu’il y ait un juste équilibre Nord, Sud, Centre, Est et Ouest?
Il y a encore de vieux démons assoupis, qui ne demandent qu’à se réveiller. Il y a eu un jour une Charte du Nord, mais mettons tout en œuvre pour que ne surgisse jamais une Charte du Sud.

Conclusion

Cette situation suscite chez beaucoup d’Ivoiriens plusieurs interrogations, à savoir :
-Veut-on encore ou pas du RHDP ?
-Estime-t-on qu’une fois le régime de Laurent GBAGBO déchu, cette alliance n’a plus de raison d’être ?
-Est-ce à la chute de Laurent GBAGBO que se résumait l’esprit RHDP ? Quid de l’idéal « Houphouetien » de paix, d’union, de travail, et de développement ? Quid du rêve constant de faire de la Côte d’Ivoire une nation pilote et leader ?
-Quand et comment le RHDP a-t-il été créé, et à quoi répondait-il ?
-Est-ce déjà la fin du formidable nouveau souffle politique que constituait le RHDP, et qui devait porter la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens vers de grands horizons pour au moins trente ans ?
-Qu’a-t-on fait pour la jeunesse qui a payé un si lourd tribut dans cette crise ?
-Les femmes ont-elles été utilisées comme chair à canon pour n’être reléguées qu’aux fourneaux ?

Toutes ces questions interpellent en premier lieu les leaders du RHDP, mais c’est à partir de la réponse du Président de la République, SE Alassane OUATTARA, qui est au pouvoir, que tout va se décider.

Le Dr Alassane OUATTARA, élu Président de la République sous la bannière du RHDP, est désormais le premier croisé de cette cause, et son premier défenseur. La réalisation du grand projet du RHDP unifié ne peut que lui assurer des armes politiques et sociales pour la réussite de son mandat, et certainement la garantie d’un autre mandat. Toute volonté ou velléité de voir l’éclatement ou la disparition de la grande force politique que constitue le RHDP ne peut que répondre au souci de certains groupes politiques de ce pays de se tailler des parts de pouvoir à relent hégémonique ; il peut en effet être tentant de rêver à s’organiser pour obtenir une majorité à la prochaine assemblée nationale et gouverner ensuite en roue libre. Espérons qu’au sortir de toutes les graves crises que connaît la Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie, la raison et surtout le bon sens se réveilleront. Le mandat du Président Alassane OUATTARA ne fait que commencer, rien n’est encore tard !

Fait à Abidjan, le 13 juin 2011
Le Bureau Politique

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 21:28

Alexis-N-guessan-Zekre-525.jpg

 

La ville de Gagnoa a connu une animation particulière le dimanche 29 mai dernier. Le quartier Dioulabougou a vu une procession des femmes au son de la fanfare qui célébraient la victoire du Président Alassane Ouattara, investi une semaine plus tôt.

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C’est une foule de femmes en liesse qui a accueilli le Secrétaire départemental du Rassemblement des Républicains (RDR) de Gagnoa, M. Alexis N’guessan-Zékré, dans la cour de l’école primaire Château d’eau de Gagnoa. Les femmes du Château, en lieu et place de la Fête des Mères, ont préféré célébrer la victoire de leur "fils" qui a accédé à la Magistrature Suprême de la Côte d’Ivoire. Conduites par Mme Adja Matogoma Touré, les femmes ont accueilli la délégation du RHDP conduite par N’guessan-Zékré et Joachim Dayoro Dozo (Coordonnateur communal du PDCI à Gagnoa).

Après les civilités d’usage, c’est le Docteur Sériba Coulibaly, responsable du volet Santé du RHDP, qui s’est adressé aux femmes. "Depuis que nous sommes dans la certitude qu’ADO est Président, il y a des fêtes, chaque jour, partout en Côte d’Ivoire. Et on vous comprend. Vous avez beaucoup souffert. La délivrance est là. Et elle s’appelle Alassane Ouattara", a-t-il dit en substance. A sa suite, c’est Joachim Dayoro Dozo, coordonnateur communal du PDCI à Gagnoa, qui, à travers les femmes, s’est adressé à ses frères Bété du Fromager. "Le PDCI et le RDR, c’est comme le grand-frère et le peti- frère. Si un a un problème, l’autre doit voler à son secours. Et c’est ce qui a été fait à travers le RHDP. Maintenant, nous ne sommes plus qu’une seule entité. C’est pourquoi, je dis à mes frères Bété de Gagnoa de cesser de rêver. De croire que Gbagbo reviendra au pouvoir. On ne va plus voter. C’est fini ! Le Président de la République de la Côte d’Ivoire s’appelle Alassane Ouattara. Il est le Président de tout le monde. Acceptons de vivre ensemble et ne nous mettons pas à l’écart du développement promis par le Docteur Ouattara", a martelé M. Dozo.

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Le parrain de la cérémonie, Alexis N’guessan-Zékré, Secrétaire Exécutif de la Chambre nationale d’Agriculture et Secrétaire départemental du RDR, après une minute qu’il a demandée en la mémoire de la mère du Docteur Alassane Ouattara, il a reconnu que les femmes du Château d’eau de Gagnoa ont eu raison de célébrer la victoire d’ADO. "Femmes du Château, aujourd’hui, c’est logiquement la journée consacrée au plan mondial pour célébrer les Mamans. C’est le jour de la Fête des Mères. C’est votre fête. C’est vous que nous devrions célébrer en ce jour. Mais, vous avez décidé de reporter votre célébration et de faire de ce jour, un jour particulier en rendant hommage et en célébrant la victoire d’un de vos "fils" qui est devenu Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara. C’est une décision de très haute portée et de très haute considération. Je voudrais encore vous remercier pour cet honneur fait au Président Alassane Ouattara. Et je voudrais vous dire que vous avez raison de le célébrer en ce jour de la célébration de la nativité, de la maternité, car la Côte d’Ivoire vient de renaître après 11 longues années de souffrances de tous ordres", a dit le parrain avant d’ajouter : "Oui, Femmes du Château, chères mères, vous avez eu raison de célébrer la victoire d’Alassane Ouattara. Car, votre "fils" est un homme exceptionnel avec des qualités exceptionnelles. Qui parmi nous aurait pu supporter ce qu’il a enduré dans cette lutte qui a duré plus de 20 ans? Le Docteur Alassane Ouattara a tout vu, tout vécu, tout subi, mais avec hauteur, patience, dignité, endurance et persévérance, il a réussi. Il est devenu Président de la République de Côte d’Ivoire, son pays, notre pays. Vous aussi, vous avez souffert dans vos chairs avec lui durant toutes ces années. Et malgré ces souffrances endurées, Le Président vous demande de tout pardonner sincèrement et de "vivre ensemble" avec vos bourreaux d’hier. Ce n’est pas facile, mais pensez à l’avenir prometteur qui arrive avec ADO SOLUTIONS et pardonnez. Dieu fera le reste". Il a par la suite mis les femmes de Gagnoa en mission de paix. "Je voudrais, si vous me permettez, en profiter, au nom de la réconciliation et de la paix indispensables à tout développement, pour vous envoyer en mission de paix. Parce qu’avec votre féminité qui donne la vie, vous pouvez nous donner la paix. Ne dit-on pas que ce que femme veut Dieu le veut ? Vous avez voulu la victoire d’ADO, vous l’avez obtenue. Vous qui avez été au début de sa victoire, passez devant pour lui donner la paix dont il a impérativement besoin pour réaliser le rêve ivoirien, le second miracle économique. Allez donc auprès des hommes et adoucissez leurs cœurs pour les ramener à la réconciliation et à la paix. C’est sur vous que ADO compte pour réussir sa mission. C’est pour cela que dans l’histoire de l’Afrique, il a nommé une femme à la Grande Chancellerie, Mme Henriette Dagri Diabaté. D’autres femmes sont en instance de nomination. Vous êtes donc au centre de son programme de développement. Donnez-lui les chances de réussir à nous sortir du sous-développement et de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent comme il l’a annoncé au dernier sommet du G8 à Paris. Dix ans de misères, ça se regrette. Mais un jour de salut, de bonheur plein d’espoir, ça se chante et ça se fête", a-t-il dit pour conclure son allocution. Après la cérémonie solennelle, les femmes du Château ont pris les rues de la ville dans une procession, chantant et dansant. Ce fut une belle fête à l’honneur du Président Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire.

GUY TRESSIA

Envoyé spécial à Gagnoa 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 20:41

ADO-Arrivee_President_Paris_24052011_41.jpg

 

ADO-Arrivee_President_Paris_24052011_6.jpgLe Président Alassane Ouattara a appelé,hier à Paris, la diaspora ivoirienne à «rentrer massivement au pays », pour participer au développement de la Côte d’Ivoire, dont il veut faire un «pays émergent» pour 2020, selon un journaliste de l’AFP. « Je vous demande de vous remettre au travail et avant toute chose, je vous demande de rentrer massivement au pays parce que vous avez acquis ici de l’expérience et nous avons besoin de votre expérience. Revenez au pays et vous verrez un pays en pleine expansion où il y aura du travail pour tous», a déclaré lors d’une rencontre avec les Ivoiriens de France M. Ouattara, attendu au sommet du G8 à Deauville (nord-ouest) qui s’achève vendredi. « Je voudrais que vous sachiez qu’avant la fin de mon mandat (de cinq ans), la Côte d’Ivoire retrouvera sa place », a-t-il dit, rappelant qu’au début des années 1990, ce pays était «la troisième puissance économique» d’Afrique subsaharienne. «Ma deuxième ambition, c’est qu’à l’orée de 2020, la Côte d’Ivoire sera un pays émergent », a-t-il ajouté.

GUY TRESSIA

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 21:51

ADO 0941

 

 Le Docteur Alassane Ouattara a la plénitude de son pouvoir. Il a été investi le samedi 21 mai comme prévu, dans la ferveur et la joie des Ivoiriens qui en ont fait une belle fête. Le monde ne s’est pas écroulé à Abidjan comme programmé par des pro-Gbagbo.

Les partisans de l’ex-Président, Laurent Gbagbo avaient prédit la catastrophe le 21 mai, jour programmé pour investir le Président démocratiquement élu de la Côte d’Ivoire. Les hommes de Gbagbo avaient annoncé une attaque et la prise de la capitale économique, ce jour-là. Un coup d’Etat en somme. Et des bruits couraient qu’ils préparaient l’assaut final à partir du Ghana. Ce qui faisait régner la peur à Abidjan…pour rien. La seule action qui a été menée a été le regroupement devant la Bastille à Paris, en lieu et place d’une attaque des éléments pro-Gbagbo de la ville d’Abidjan. "Nous allons prendre Abidjan quand tout le monde sera à Yamoussoukro", avançaient-ils. Et puis, finalement, ils se sont rétractés devant la vigilance du dispositif de sécurité  mis en place. "Nous dénonçons le caractère de cette investiture qui est pour nous une comédie. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette investiture et nous voulons témoigner notre soutien à Laurent Gbagbo que nous considérons toujours comme notre président", a affirmé à l'AFP, Zap Krasso, président de Génération patriotes de France. Entre temps, la haute direction du Front populaire ivoirien (FPI) était représentée par Mamadou Koulibaly (vice-président), Miaka Ouréto (Secrétaire Général) et bien d’autres cadres du parti de Laurent Gbagbo. Ce qui signifie que le FPI est prêt à entrer dans la République. Ceux qui voulaient faire échouer cette investiture avec des rumeurs folles ont eux-mêmes encore échoué. Il n’y a rien eu comme, ils l’ont fait croire à certains Ivoiriens qui y croyaient. Ils devraient sortir de leur rêve. Les partisans rêveurs de Laurent Gbagbo feraient mieux de rejoindre le train du développement qui démarre avec Alassane Ouattara.

GUY TRESSIA

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 13:05

Youssouf-Bakayoko_pdt-de-la-CEI.jpg

 

Le Président de la République, Alassane Ouattara sera investi aujourd’hui, samedi 21 mai 2011. Une investiture qui ne peut se célébrer sans la reconnaissance de l’intégrité et la probité morales d’une structure et d’un homme : la Commission électorale indépendante (CEI) et son Président Youssouf Bakayoko.

Après 16 années de combat politique et de reconnaissance sociale, le Président du Rassemblement des républicains (RDR), soutenu par le PDCI-RDA d’Aimé Henri Konan Bédié, le MFA d’Anaky Kobena et l’UDPCI de Mabri Toikeusse, est parvenu à prendre le pouvoir de la façon la plus démocratique. A l’issue d’un scrutin suivi à la loupe par la communauté nationale et internationale, l’ancien Directeur Général Adjoint du Fonds Monétaire International est arrivé en tête avec 54,10% des suffrages exprimés par les Ivoiriens. Si cette victoire de Ouattara est le couronnement d’âpres années de travail, parfois sanctionnées par l’assassinat massif de ses militants, les viols perpétrés sur les femmes de son parti et souvent même par des attitudes inhumaines - comme la tombe de sa mère profanée et le corps exhumé par des anti-Ouattara, il convient de signaler que cette victoire n’en serait véritablement pas une, si certains acteurs techniques n’avaient pas joué franc jeu ou n’avaient pas fait montre d’une probité et d’une intégrité morales exemplaires. Parmi ces acteurs, il faut citer la Commission Electorale Indépendante et son Président Youssouf Bakayoko. Arrivé à la tête de l’institution électorale au lendemain de la vrai fausse affaire des 429 000 personnes intégrées dans le fichier électoral, ce haut diplomate de carrière et fonctionnaire hors hiérarchie de la Côte d’Ivoire a su créer la confiance entre les Commissaires de la CEI. Par moment même,  devant de profondes divergences sur certaines questions, Youssouf Bakayoko a su user de tacts dont il connait seul le secret pour colmater les brèches. Il voulait arriver à la tenue d’une élection présidentielle transparente, démocratique répondant aux standards internationaux. Ce qui était le leitmotiv du successeur de Robert Beugré Mambé. Et c’est ce qui a été fait lors du premier tour avec un fort taux de participation de la population à ce scrutin. Quant au second tour, les ivoiriens se souviennent encore comme si c’était hier des folles pressions, intimidations  et autres menaces qui pesaient sur la vie du Président de la Commission Electorale Indépendante. Mais l’homme est resté serein, intègre et courageux jusqu’au bout. Il a proclamé, malgré tout et au risque de perdre sa vie, la vérité des urnes qui exprimait la volonté du peuple ivoirien. Un courage remarquable qui est à saluer, au cours de cette investiture. C’est pourquoi, l’exemple qu’a donné Youssouf  Bakayoko aux ivoiriens et au monde entier doit être cité, salué et vulgarisé. Car c’est à ce prix que la nouvelle Côte d’Ivoire dont rêve le Président de la République pourra se reconstruire avec à sa tête des hommes de bonne moralité et de probité exemplaire. Bakayoko, son équipe technique et son personnel administratif méritent donc cette reconnaissance de la nation pour avoir accepté de dire haut et fort, en dépit des menaces de mort, la vérité sur le contenu exact des urnes. Un exemple de courage à inculquer à la nouvelle génération.

GUY TRESSIA

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 21:06

RDR-GAGNOA_DSCN6735.jpg

 

"Le RDR est une famille qui a rêvé avec le Docteur Alassane Ouattara pour changer la politique en Côte d’Ivoire", aime à répéter, Alexis N’guessan-Zékré, Secrétaire départemental du Rassemblement Des Républicains (RDR) et Directeur de campagne du candidat ADO à Gagnoa. Et cette notion de famille s’est encore exprimée,  le lundi 16 mai dernier, en faveur des victimes des événements qui ont suivi la dissolution simultanée de la Commission électorale indépendante (CEI) et le gouvernement le 12 février 2010.

 

C’est au siège du RDR, sis au quartier Saint Georges de Gagnoa, que le Collectif des Commissaires CEI, issus du RDR et des Forces Nouvelles, a tenu à remettre sa contribution pour le soutien aux familles des disparus et des blessés, au Secrétaire départemental, Alexis N’guessan-Zékré. Ils ont exprimé à Koné Ibrahima (Directeur départemental de campagne adjoint et Président du comité technique des élections du département), le souhait de soutenir leurs camarades tombés lors des événements du 19 février 2010 et de la crise postélectorale. "Il y a eu au total 5 morts et 18 blessés par balles. Et malgré les visites et soutiens de la direction du RDR à travers Anne Oulotto et Hamed Bakayoko, les dons de compassion n’ont pas suffi à couvrir les frais d’hospitalisation et de soins. Les commissaires m’ont donc chargé de vous dire qu’ils se sont cotisés et ont obtenu la somme de 170.000FCFA pour aider les blessés et soutenir les familles des disparus qui auraient bien voulu vivre et participer à l’investiture du Docteur Alassane Ouattara. Aboutissement d’un combat", a annoncé Koné Ibrahima au Secrétaire départemental du RDR, Alexis N’guessan-Zékré. Après le rappel des souffrances qu’ont vécues les militants, Dr Sériba, un des adjoint de N’guessan-Zékré, a réitéré le mot d’ordre du gouvernement : "Le Président Alassane Ouattara et le gouvernement nous demandent de tout pardonner aux criminels et vivre ensemble avec nos bourreaux d’hier. Cependant, cela ne nous empêche pas de nous souvenir de nos victimes", a-t-il, dit avant d’ajouter "qu’il faut penser aussi aux victimes du RHDP lors de  la crise post-électorale. Ils sont au nombre de 52 personnes sans compter ceux que nous n’avons pas pu recenser. Il y a même des portés disparus et il y a encore des factures à payer". Pour le Secrétaire départemental, "nous avons rêvé avec le Dr Alassane Ouattara changer la politique en Côte d’Ivoire. Nous avons ensemble réussi. Et ceux qui ont laissé leurs vies dans le combat, c’est grâce à eux que nous sommes aujourd’hui au pouvoir. Nous ne devons pas les oublier. Merci de vous souvenir de vos frères tombés en cours de route pour la Côte d’Ivoire. Dieu nous a faits témoins de la victoire d’Alassane. Merci à toutes les familles qui ont donné leurs enfants pour la victoire finale", a reconnu Alexis N’guessan-Zékré, le chef du RDR à Gagnoa. Il n’a pas manqué de transmettre le message de solidarité et d’union de la Direction de leur parti. "Le Président de la République, le Docteur Alassane Ouattara a besoin de nous tous pour réussir le changement de politique pour lequel nous avons combattu. Il ne vous a pas oubliés. Il viendra sans doute en personne vous témoigner sa reconnaissance après son investiture. Le RHDP se souviendra de tous ses enfants. Mais, le plus dur commence. Il faut réussir la mission que le peuple ivoirien nous a confiée", a-t-il conclu. Le premier responsable du RDR à Gagnoa et Président de la Coordination du RHDP dans la Région du Fromager a remis une enveloppe de 100.000FCFA, au nom du ministre Maurice Kakou Guikahué, pour compléter la cotisation des Commissaires CEI à 270.000FCFA. Somme qui sera repartie entre les victimes blessés et les familles des disparus.

GUY TRESSIA

Envoyé spécial à Gagnoa

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 21:58

Agents-de-prefecture-DSCN6586.jpg

Le représentant du Président de la République, à Gagnoa, a ses bureaux dans le salon de sa résidence. C’est le constat qu’a fait la délégation du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) conduite par les responsables politiques Maurice Kakou Guikahué (Responsable de la cellule sociale du RHDP) et Alexis N’Guessan-Zékré (DDC d’ADO et Secrétaire départemental du RDR), le lundi 16 mai dernier.

Dans une visite guidée par le nouveau Préfet de Région, N’zi Kangah, les envoyés du RHDP ont vu l’état de délabrement avancé de la résidence du représentant du Président de la République. "Je suis obligé de transférer mes services à mon domicile. Les locaux de la Préfecture ne sont plus un lieu où un être humain peut travailler", a révélé N’zi Kangah. Puis il a guidé Guikahué et sa délégation à visiter sa résidence. Comme un château en ruine, la résidence du Préfet, de l’extérieur comme à l’intérieur, présente un visage de délabrement avancé avec des moisissures sur les murs, les plafonds et le sol. Comme si personne n’y a habité depuis plusieurs années. Et pourtant, c’est dans ce décor lugubre que vivait, il y a moins de 2 mois, l’ancien Préfet de Région, René Nioulé Mohilo. Dans cette résidence, la terrasse sert de bureau au Préfet quand ses agents sont installés dans la salle d’attente, le salon, certaines chambres et même la cuisine où ils traitent les dossiers qui leur parviennent. Après le domicile du préfet, la délégation s’est dirigée vers la Préfecture. La-delegation-a-la-prefecture-DSCN6609.jpgUne administration déserte. Là, les responsables du RHDP sont restés stupéfaits. Sur les murs, l’épaisseur de la moisissure exprime leur longévité. Au rez-de-chaussée, tous les bureaux, du sol au plafond, sont recouverts d’épaisses moisissures verdâtres. Il faut voir pour y croire. "Je suis ébahi. Je n’arrive pas à croire que des travailleurs de l’Etat de Côte d’Ivoire puissent exercer dans ces conditions. On aurait cru que ce bâtiment administratif n’a pas fonctionné depuis plus de 30 ans. Avec ces murs désuets, on ne peut dire que Gbagbo avait à cœur le développement de Gagnoa qu’on dit être son bastion. C’est vraiment désolant", s’est étonné, Pr Guikahué. Quant à Alexis N’Guessan-Zékré : "je n’ai pas de mot pour qualifier ce délaissement du bureau du représentant du Président de la République qui, en plus, était un fils du département. C’est tout simplement inhumain", a-t-il dit. Une réhabilitation urgente des locaux de la préfecture et de la résidence du Préfet s’impose.

GUY TRESSIA

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 20:28

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L’investiture du Président élu de Côte d’Ivoire, le Docteur Alassane Ouattara, vient d’avoir un soutien fort. Tchiffy Jean-Gervais Zié, Secrétaire général du Forum des Rois, Sultans, Cheicks, princes et Chefs coutumiers africains, a depuis hier mercredi 18 mai, lancé un appel de soutien au Président Alassane Ouattara. Depuis son exil, Tchiffy Zié demande aux têtes couronnées de Côte d’Ivoire et plus particulièrement, celles de la grande région bété, de s’impliquer véritablement dans l’investiture du Président. "Je m’inscris sans contrainte dans le processus de réconciliation et de paix engagé par les nouvelles autorités de Côte d’Ivoire. Nous devons tous pardonner. Moi-même, ma maison a été pillée le weekend dernier. Je pardonne à ceux qui l’ont fait. Ce n’est pas grave ! Il faut que la Côte d’Ivoire vive. L’homme passe, le pays demeure. Gbagbo a gouverné. Aujourd’hui, c’est Ouattara que le peuple ivoirien a choisi. Le Conseil constitutionnel lui a fait prêter serment. C’est pourquoi, en tant que Secrétaire Général et au nom des peuples de Côte d’Ivoire, je demande à toutes les têtes couronnées et à tous les chefs de villages de s’impliquer véritablement dans le processus de paix en allant massivement nous représenter à l’investiture du Président de la République, SEM Alassane Ouattara. C’est lui, aujourd’hui, notre seul interlocuteur administratif", a-t-il dit, au téléphone, hier. Il a également demandé à ses frères Bété de se joindre aux nouvelles autorités pour participer efficacement au développement du pays. "Quel que soit ce que notre frère Gbagbo a subi, nous devons pardonner dans l’intérêt supérieur de la Nation ivoirienne. Les Bété ne doivent pas rester en marge du développement annoncé par le nouveau Président de la République. Que tous les chefs bété et leurs populations se rendent massivement à l’investiture et qu’ils s’inscrivent aussi dans le processus de réconciliation et paix", a-t-il ajouté, avant d’annoncer son retour au pays pour très bientôt pour contribuer à la reconstruction de la Côte d’Ivoire sous les nouvelles autorités.

GUY TRESSIA

guy_tressia@yahoo.fr 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:54

Gbagbo palabre

 

«La vérité finit toujours par rattraper le mensonge ». Cet adage va certainement s’appliquer à Laurent Gbagbo qui répétait à qui veut l’entendre qu'il n'avait qu'un seul compte logé dans une banque commerciale à la Riviera (Abidjan- Cocody).  Déjà, on découvre ses comptes à l’étranger.

 

Les Etats-Unis et les pays de l’Union Européenne avaient pris des sanctions ciblées contre certains membres de l’ex-régime, face au refus de l’ancien dictateur ivoirien de céder le pouvoir au Dr Alassane Ouattara, le choix du peuple exprimé dans les urnes, le 28 novembre 2010, à l’issue de l’élection présidentielle. L’UE a accru la pression sur Laurent Gbagbo et ses proches en Côte d’Ivoire en décidant de geler leurs avoirs en Europe, après des interdictions de visas du fait de la crise politique. Aujourd’hui, après l’arrestation le 11 avril dernier de Gbagbo, des langues se délient et font des révélations troublantes sur la fortune du couple Gbagbo dans des banques à travers des pays tels que la Suisse, la France, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Liban, la Guinée-Bissau. On estime, au total, la fortune de l’ex-président à près de 3.500 milliards de FCFA.

Pour l’éclatement de la vérité sur les avoirs du "christ de Mama" et de ses proches à l’étranger, les autorités helvétiques ont annoncé, le jeudi 5 mai dernier, le gel de 70 millions de francs suisses appartenant à Laurent Gbagbo et son entourage. Le site www.tsr.ch  (suisse) a annoncé, le weekend dernier, qu’un Avocat genevois, Bruno de Preux, avait été mandaté par la Côte d’Ivoire pour retrouver la trace des fonds détournés.

Toujours selon ce site d’informations générales internationales, "Agissant en tandem avec un Avocat parisien – l’ancien bâtonnier Mario Stasi – maître de Preux a enquêté sur la vente, en mai 2010, sur ordre de Laurent Gbagbo, d’une luxueuse propriété de Vandoeuvres appartenant à l’Etat ivoirien.

Puis, il a aidé le nouveau pouvoir ivoirien à déposer à Berne (quatrième ville de Suisse), une plainte pénale pour blanchiment d’argent à l’encontre de dix personnes – dont les épouses Gbagbo – et cinq entités morales. Cette démarche a abouti à l’ouverture, le 18 avril dernier, d’une enquête par le ministère Public de la Confédération.

Le journal en ligne va plus loin pour dire que "les investigations menées autour de la villa de Vandoeuvres laissent apparaître une probable fraude au profit du clan Gbagbo. En mai 2010, alors que la campagne électorale démarrait en Côte d’Ivoire, les lieux avaient été cédés pour 15,3 millions de francs suisses à "La Capite 110 SA", une société immobilière créée 15 jours auparavant et présidée par un Libanais, négociant de café ivoirien".

Entre temps, en décembre 2010, le journal "La Croix" révélait l’existence d’une procuration datée de 2007 et signée par Laurent Gbagbo, donnant pouvoir à un Avocat franco-ivoirien pour vendre ce bien de l’Etat et de verser les fonds sur le compte «Présidence de la République» à la Société Générale à Paris.

Malheureusement, un détournement de fonds sera constaté. Cette somme n’a jamais été virée sur le compte de la Présidence comme annoncé. Le journal suisse dira que "Maîtres de Preux et Stasi ont pu établir que l’argent n’avait pas atterri sur ce compte, mais sur celui d’un notaire à Paris. Ce dernier dont les Avocats souhaitent taire le nom, a expliqué que la moitié du produit de la vente, soit 7 millions de francs avait été utilisée pour des travaux de réfection à l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, et que le reste était à disposition. Une explication qui ne satisfait pas tout à fait Bruno de Preux qui dit poursuivre les investigations", révèle www.tsr.ch.

 

UNE PLAINTE PENALE

Une plainte pénale a été portée contre Laurent Gbagbo et ses pilleurs de la Côte d’Ivoire pour blanchiment d’argent, signée par Me Jeannot Ahoussou-Kouadio, ministre de la Justice et Charles Diby Koffi, ministre de l’Economie. Elle a été déposée à Berne le 18 mars alors qu’à Abidjan, la guerre de libération de la Côte d’Ivoire des griffes du dictateur faisait encore rage. Cette plainte passe en revue la manière dont les proches de Laurent Gbagbo se sont indûment enrichis depuis 2000, date de leur accession au pouvoir d’Etat.

Outre l’ancien Président et son épouse Simone, sont mentionnés d’anciens ministres, magistrats, fonctionnaires qui ont fait fortune de manière fulgurante, comme cet ancien enseignant payé au départ à 800 euros par mois, devenu ministre et haut responsable du Front populaire ivoirien (FPI) en 2001, et qui a pu s’offrir de luxueuses propriétés à Abidjan et à Paris.

Un ancien chômeur nommé directeur général du Port d’Abidjan (Marcel Gossio), aurait acquis  un hôtel particulier à Paris, à l’Avenue Victor Hugo. En Côte d’Ivoire, une enquête pour corruption et gestion déloyale a déjà été ouverte contre toutes ces personnes.

DES AVOIRS DE 393 MILLIONS DE FRANCS SUISSES

Toujours selon le journal suisse, dans la plainte de l’Etat de Côte d’Ivoire, "les autorités ivoiriennes rappellent qu’en Suisse, en vertu d’un arrêt du Tribunal fédéral, le détournement systématique des ressources d’un Etat par un haut responsable et son entourage constitue une participation à une organisation criminelle".

La Suisse devra faire la lumière sur les 70 millions bloqués et annoncés le jeudi dernier, pour savoir combien appartiennent au cercle étroit de Laurent Gbagbo ? Cependant, sollicité, le Ministère public de la confédération est resté muet.

Toutefois, selon la BNS (Banque nationale suisse), les avoirs ivoiriens s’élevaient, en début 2011, à 393 millions de francs suisses. Le 19 janvier 2011, le Conseil fédéral avait édicté une ordonnance de blocage à titre préventif et établi une liste de 85 personnes– dont les dix personnes citées dans la plainte – et 11 entités morales. La vérité va se savoir. Car le Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau vient de geler les avoir de 148 proches de M. Laurent Gbagbo, à la suite de l’Union Européenne qui a renouvelé les mesures restrictives aux fins de gel des avoirs desdites personnes.

 

GUY TRESSIA

 

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