Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de tressia
  • Le blog de tressia
  • : Politique, economie, société, sports, humour, pensées, crise ivoiriennes
  • Contact

Recherche

Archives

30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:18
CDVR-Charles Konan Banny:  Un boycott passif!

Les populations de Mama, village de l’intrépide Gbagbo, n’ont apparemment pas encore digéré l’incarcération à La Haye de leur champion. Ils ont tenu par un boycott qui ne dit pas son nom, à le faire comprendre à Charles Konan Banny, parti les visiter le mercredi 21 mai. Cette visite a été proprement ignorée par les villageois, qui n’ont pas tenu à cuir sous le chaud soleil de Mama pour accueillir l’homme sur les épaules duquel pèse la lourde charge de nous réconcilier.

Bien que le porte-parole de la chefferie ait présenté ses excuses au réconciliateur national, prétextant l’impatience des villageois mobilisés, il n’en demeure pas moins que ce fait est révélateur des profonds ressentiments qui animent les uns et les autres.

Certains dissimulent leur amertume derrière une hypocrisie, attendant patiemment l’occasion de la révéler et de se venger. D’autres plus audacieux, la montrent clairement, histoire de bien faire comprendre aux uns et aux autres, qu’ils ne sont pas prêts à s’engager dans une réconciliation de façade.

Car pendant que des tournées de réconciliation sont organisées à travers le pays par certaines autorités adeptes des bains de foule en tout genre et des buzz assourdissants, les injustices, les clichés et la mauvaise gouvernance sous toute ses formes, continuent de sévir sur l’étendue du territoire national. Et un peuple qui a faim et qui se sent brimé, n’entendra jamais les paroles de réconciliation, aussi belles et touchantes soient-elles. Les actes doivent impérativement succéder aux discours.

Ceux-ci ne doivent pas être des actes sporadiques visant à faire croire à la communauté internationale que tout va bien, ou visant à exposer la mauvaise foi d’un autre camp. Car pour se réconcilier, il faut être deux.

Il n’y a pas que le message qui importe. Le porteur du message est un acteur capital. Pour la simple et bonne raison, que l’Ivoirien, dans cette atmosphère politique délétère, avec la mentalité qu’on lui connaît, cette façon de penser qui lui vaut depuis toutes ces années sa prise en otage par la classe politique, ne suit que des mots d’ordre et des consignes. Ceci est encore plus vrai dans le pays profond, qui ne prend en considération que la parole de son chef.

La réconciliation ne sera effective dans ce pays que lorsque la classe politique ivoirienne arrêtera de lutter pour voir qui pisse plus loin, mais se décidera à faire la politique autrement.

Tant que ce ne sera pas le cas, Banny devra s’habituer à ce type d’accueil…

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 16:34
Côte d’Ivoire-Emplois et Investissements : L’Eléphant déchaîné révèle les chiffres qui tuent le Gouvernement!

Notre président, pendant la campagne électorale pour la présidentielle de 2010, nous avait promis la création, s’il était élu, d’un million d’emplois en 5 ans.

Dès sa prise de fonction et, après quelques mois passés au château, il révisera rapidement ses prévisions à la baisse : « Je ne savais pas que le pays était aussi détruit. Ce chiffre ne sera certainement pas atteint…» Avouera-t-il, à deux reprises, au cours de deux interviews télévisées.

Pourtant, le mercredi 21/5, à la faveur d’une rencontre sur le secteur « Education-Formation » tenue à Yamoussoukro, le ministre du chômage et de la formation professionnelle, Dosso Moussa, s’est voulu plus royaliste que le roi : « Le président s’est engagé à créer un million d’emplois à l’horizon 2015 et, en homme de parole, il va le réaliser… » A-t-il fanfaronné, après avoir révélé qu’en Côte d’Ivoire, «plus de 6 millions de jeunes sont en situation de sous-emploi ou de non emploi… »

Selon le Premier Ministre Duncan, depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara au château, le nombre d’emplois créés est exactement de 220 mille. Et combien d’emplois ont été détruits au cours de la même période ? C’est vrai que le Gouvernement ne communique jamais sur cet aspect des choses !

Créer donc un million d’emplois en un an et demi quand il n’a pas été possible de créer plus du quart en trois ans, voilà qui approche le miracle. Mais impossible n’est pas Ouattara !

D’autant plus que le secteur privé, dont chacun sait qu’il est le moteur de la croissance, de l’emploi et du développement d’un pays, ne crée que difficilement plus de deux mille emplois par ans. En 2012, seuls 1211 emplois ont été créés dans le secteur privé, en raison, malgré les fanfaronnades du gouvernement, de la faiblesse des investissements. Dont le niveau, dangereusement, baisse, d’une année à une autre.

En 2013, selon le Premier Ministre, plus de 20 mille emplois stables ont été créés dans la Fonction publique et dans le secteur privé : « (…) Nous avons recruté un certain nombre de jeunes. Ce qui donne plus de 20.000 emplois nets créés à la Fonction publique et au privé en 2013. Mais cela ne suffit pas. Il faut aller bien sûr vers l’emploi moderne, mais il faut aussi aller vers l’auto-emploi qui est un secteur important. Le domaine agricole va à lui seul créer 2 400.000 emplois d’ici 2016… »

Vingt mille emplois créés dans le privé et le public en un an, on est vraiment loin de l’objectif de 200 mille emplois durables par an.

Intention n’est pas réalisation

Contrairement à ce qui est chanté par certaines vedettes du Gouvernement, les investisseurs ne se bousculent pas aux portes de la Côte d’Ivoire. Les chiffres que « L’Eléphant » s’est procurés à ce sujet sont éloquents.

Certes, les intentions d’investissement en Côte d’Ivoire ont culminé à 513, 18 milliards de FCFA en 2013, soit une progression de près de 130% par rapport à 2012, mais dans les faits, seuls 72,25 milliards ont été effectivement investis. Alors qu’en 2012, environ 83,9 milliards ont été effectivement investis. Avec un niveau d’investissements privés aussi bas, pas sûr que le rêve de la croissance à deux chiffres soit une réalité !

Plus on manifeste l’intention d’investir moins on investit ? Et tout ça, malgré un nouveau code d’investissements présenté comme révolutionnaire en termes de facilités et d’avantages offerts aux investisseurs privés.

Au niveau de la création d’emplois dans le secteur privé, la réalité est plus douloureuse.

En 2013, quelques 2054 emplois ont été créés, même si ce chiffre est en hausse par rapport à 2012 où seulement 1211 emplois stables ont été créés.

Quand on oppose à ces chiffres le nombre d’emplois détruits dans le privé avec les nombreuses fermetures de sociétés, on frôle le taux zéro emploi en deux trois.

Qui disait que le secteur privé est le moteur de la croissance et du développement de la Côte d’Ivoire ?

Mais curieusement, dans un contexte aussi morose, au lieu de déréglementer, défiscaliser pour redonner un nouveau souffle au secteur privé afin qu’il joue son rôle, l’Etat s’installe dans une véritable oppression fiscale. Les abonnés de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE) savent de quoi cela retourne depuis quelques semaines. Et qui ont découvert sur leur dernière facture d’électricité, de joyeuses nouvelles taxes, sans aucune explication.

Mais revenons à nos chiffres ! Sur les intentions d’investissement en 2013, 52,8% concernaient le secteur des télécommunications ; 18,72% pour l’agro-industrie ; 9,74% pour le BTP ; 5,90% pour la manutention et sûreté portuaires ; 4,28% pour l’hôtellerie ; 1,64% pour le pétrole et l’énergie ; 1,47% pour l’exploitation de carrière.

Et, pour l’ensemble des autres secteurs (agriculture, élevage, pêche, transport, formation), seulement 6,17% d’intension d’investissement.

Tout d’un coup, on comprend pourquoi le chômage ne fait que gagner du terrain. La majorité des investissements qui sont faits en ce moment dans le pays sont des investissements publics et donc peu créateurs d’emplois.

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

Côte d’Ivoire-Emplois et Investissements : L’Eléphant déchaîné révèle les chiffres qui tuent le Gouvernement!
Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 11:41
Le péage de l’autoroute du Nord fait déjà son effet sur les denrées alimentaires : Hausse des prix généralisée

La semaine écoulée a été marquée par une hausse générale des prix des denrées sur l'ensemble des marchés aussi bien à Abidjan qu'à l'intérieur du pays.
Fait marquant sur la période 19 au 25 mai 2014, selon le rapport de l'Office de commercialisation des produits vivriers (OCPV), une baisse très marquée des niveaux d'approvisionnement des marchés en banane plantain, igname bêtêbêtê, tomate, oignon qui fait craindre une pénurie de ces produits dans les jours à venir. Les prix de la tomate ont atteint la barre de 1 500 F CFA/Kg sur le marché de Port-Bouet. Ceux de l'oignon enregistrent encore une hausse. La production locale est en fin de campagne.
Sur l’ensemble des marchés d’Abidjan, l’on a enregistré une hausse de prix dans l’ensemble pour les principaux féculents. Le kilogramme de la banane plantain se fixait entre 100FCFA sur les marchés d’Abobo et 351FCFA sur les marchés de Port-Bouët alors que le manioc doux était entre 67FCFA/KG sur les marchés d’Attécoubé et 662FCFA/KG sur les marchés de Yopougon. L’igname bêtê-bêtê se vendait entre 175FCFA/KG (Abobo, Koumassi, Port-Bouët, Treichville) et 350 FCFA/KG (Cocody).
Tout comme pour les féculents, on observe une hausse de prix de façon générale pour les principales céréales, excepté celui du riz de grande consommation « Marmite » qui enregistre une baisse. Le prix du riz local se fixait à 375 FCFA/kg sur les marchés à (Adjamé, Koumassi, Port-Bouët) et 500 FCFA à (Attécoubé, Cocody, Yopougon). En revanche, le riz "Marmite" est passé à 300FCFA/KG (Abobo, Adjamé, Attécoubé) et 400 FCFA/KG à Marcory. Le prix du riz "Papillon" (de grande consommation) se fixait entre 350 FCFA/KG (Cocody, Koumassi) et 500 FCFA/KG au Plateau.
Le prix du maïs grain blanc se négociait entre 200 FCFA/KG (Abobo, Attécoubé, Port-Bouët) et 250FCFA/KG à Marcory. Le prix du maïs grain jaune entre 200 FCFA/KG (Abobo, Attécoubé) et 400FCFA/KG à Marcory.
Le marché des légumes affiche une évolution des prix en dents de scie avec une tendance à la hausse dans l'ensemble. Il a été observé, une baisse de prix pour l’aubergine n’drowa, le gombo frais et le piment frais. Une hausse de prix de l’oignon et de la tomate Sodefel et une stabilité de prix pour la tomate Africaine.
L’aubergine N’drowa se négociait entre 278FCFA/KG à Treichville et 1000FCFA/KG à Marcory. Le kilogramme de gombo frais se fixait entre133FCFA/KG et 909FCFA/KG sur les marchés de Port-Bouët, le piment frais entre 328FCFA/KG au Plateau et 2000 FCFA/KG sur les autres marchés.
L’oignon de Hollande se fixait entre 400 FCFA/KG au Plateau et 500 FCFA/KG à Marcory. L’oignon du Niger se fixait à 400 FCFA/KG à Yopougon et 600FCFA/KG à Marcory.
La tomate locale est passée à 294FCFA/KG à Abobo et 1304FCFA/KG à Port-Bouët tandis que les tomates Sodefel se négociaient entre 600 FCFA/KG au Plateau et 1500 FCFA/KG à Port-Bouët.
Légère hausse du prix de la viande de bœuf, avec ou sans os. La viande de bœuf avec os se fixait à 2200 FCFA/KG sur l’ensemble des marché et la viande sans os se négociait également entre 2400 FCFA/KG (Abobo, Adjamé, Attécoubé, Port-Bouët) et 2500 FCFA/Kg sur les autres marchés.

A l’intérieur du pays, on enregistre, une hausse de prix de l’ensemble des principaux féculents sauf celui de l’igname de Bêtê-Bêtê qui n'a pas varié. Le prix de la banane plantain se négociait entre 67FCFA/KG à Odiénné et 400FCFA/KG à Bondoukou. Le prix du kilogramme de l’igname bêtê-bêtê se fixait entre 125 FCFA/KG à Bondoukou et 286FCFA/KG à Odiénné, le manioc doux se fixait entre 96FCFA à San Pédro et 300FCFA/KG à Odiénné.
Evolution en dents de scie avec une légère tendance à la hausse dans l'ensemble. L'on note cependant une forte hausse de prix du maïs, une légère baisse de prix pour le riz de grande consommation importé et une stabilité de prix pour le riz local blanchi. Le prix du kilogramme du maïs grain blanc se négociait entre 100 FCFA à Bondoukou et 400 FCFA à Méagui. Le maïs grain jaune entre 100 FCFA à Bondoukou et 400 FCFA à Méagui.
Le riz "Papillon", entre 330 FCFA à Odiénné et 400 FCFA à Méagui. Le riz "Marmite", entre 300 FCFA à Odiénné et 350 FCFA (Bondoukou, Méagui, Odiénné). Le riz local entre 350 FCFA à Bondoukou et 450 FCFA à Sassandra.
Hausse générale des prix de l'ensemble des légumes, excepté celui du piment frais qui enregistre une baisse. L’aubergine 'Ndrowa' est passé à 227FCFA/KG à Abengourou et 833FCFA/KG à Méagui, le gombo frais entre 250 FCFA/KG à Odiénné et 1000 FCFA/KG à San Pedro, le piment frais entre 286FCFA/KG à Abengourou et 833FCFA/KG à Sassandra.
La tomate locale se fixait entre 333FCFA/KG à Odiénné et 1667FCFA/KG à San Pedro. La tomate Sodefel, entre 350 FCFA/KG à Odiénné et 1500FCFA/KG à Sassandra.
L’oignon du Burkina se fixait entre 400 FCFA/KG à Méagui et 600FCFA/KG à San Pédro. L’oignon de Hollande était entre 500FCFA/KG (San Pédro, Sassandra, Bondoukou) et 600 FCFA/KG à Sassandra. L’oignon du Niger entre 400 FCFA/KG à Méagui et 600FCFA/KG à Sassandra.
Enfin, sur les produits animaux, tendance à la baisse des prix de la viande de bœuf avec tout de même une stabilité affichée de celui de la viande sans os. La viande de bœuf avec os se négociait entre 1500 FCFA à Odiénné et 2200 FCFA/KG (Méagui, Sassandra). La viande de bœuf sans os entre 1600 FCFA/KG à Odiénné et 2500 FCFA/KG (San Pedro, Méagui, Sassandra).

Source : Agence ivoirienne de presse (AIP)

Le péage de l’autoroute du Nord fait déjà son effet sur les denrées alimentaires : Hausse des prix généralisée
Repost 0
Published by tressia - dans Politique Société
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 11:19
L’Humeur d’Assalé Tiémoko- Les signes d’une sourde colère

Souvenons-nous ! Mohamed Bouazizi était un jeune chômeur tunisien de 26 ans. Las de courir dans tous les sens pour trouver un travail, il avait décidé de survivre en vendant des fruits et des légumes aux passants, au centre du pays. C'était donc un vendeur ambulant. Mais voilà, en Tunisie, sous la dictature de Ben Ali, même pour vendre des fruits en se promenant dans les rues, il faut une autorisation. Et Bouazizi n'en avait pas.

Un matin du 17 décembre 2010 (alors qu'en Côte d'Ivoire les balles sifflaient à Cocody et qu’on s’étripait pour le contrôle de l’argent public), à la suite d'un contrôle, les fruits et légumes de Bouazizi ont été saisis par des policiers. Fort de leur pouvoir et assuré d'une impunité totale, l'un des agents a même giflé le malheureux pour bien lui montrer qui commande.

C'était un fait banal comme on en voit sous nos tropiques depuis des années, avec des policiers qui giflent des chauffeurs de Gbaka ou même leur mette une balle dans la tête.

Après avoir tenté en vain de récupérer ses fruits auprès du Gouverneur de Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi est rentré chez lui, la mort dans l'âme.

Quelques minutes plus tard, devant ce qu'il considérait comme l'injustice, l'humiliation de trop, il est revenu devant la sous-préfecture et a tenté de s'immoler par le feu pour crier son désespoir. Profondément brûlé, il plongera dans un coma profond.

Le même jour, des émeutes éclatent dans la ville, les jeunes se révoltent. Pendant plusieurs jours, la ville est paralysée. Les autorités y envoient des renforts mais la situation est incontrôlable.

Devant cette situation, le 28 décembre, le dictateur Ben Ali se rend au chevet de Bouazizi, toujours dans le coma. Quelques heures plus tard, il reçoit la mère de Bouazizi au palais présidentiel. Devant les caméras, il promet 10 mille euros à cette dernière et même un emploi pour Leila, la sœur de Bouazizi, diplômée BAC+3, au chômage et sans espoir de trouver un emploi digne.

Mais le 4 janvier 2011, le jeune Bouazizi décède. Cinq mille personnes en colère assistent à son enterrement. Sur le chemin du retour, la vue des policiers amplifie la colère des jeunes. De nouvelles émeutes éclatent et s'étendent à d'autres villes. La suite, on la connaît. Après 23 ans de pouvoir sans partage, Ben Ali a été emporté, non pas par un coup d’Etat, mais par une révolte populaire.

Ce mercredi 21 mai 2014, en Côte d'Ivoire, une jeune dame du nom de Nandjara Ouattara a tenté de s'immoler non loin du palais présidentiel où se tenait un conseil des ministres. Tout un symbole ! Elle est en ce moment internée au Centre des Grands Brûlés du CHU de Cocody. Selon des informations de sources médicales que « L’Eléphant » a pu recueillir, "elle est brûlée à 70%, deuxième degré profond".

Selon l'agence APA qui cite une source au Palais présidentiel, cette dame aurait déposé un courrier dans lequel elle évoquait une créance sur la Présidence de la République, créance qui, paraît-il, date de l'époque du régime de Gbagbo. Il a suffi cette mention dans l'article de APA pour que les commentaires des uns et des autres prennent tout de suite une couleur politicienne.

« Pourquoi n'a-t-elle pas posé son acte sous Gbagbo? Elle veut juste créer le buzz » « Pourquoi veut-on que le président Ouattara paye une dette malhonnête du régime Gbagbo ? ». « Elle n'a pas envie de mourir, sinon elle pouvait se jeter sous un bus, ou du dixième étage d'un immeuble », etc.

Mais, dans son édition datée du jeudi 21 mai, le confrère « Le Patriote », document manuscrit à l’appui, affirme que cette tentative de suicide est due à un « dépit amoureux ».

Sauf que « L’Eléphant » pense que la vérité dans cette affaire est moins prosaïque (lire page 6)

Ce pays est assis sur l'injustice et l’humiliation au quotidien des citoyens par l’administration publique ! Et de régime en régime, rien n'est fait pour y mettre fin. C'est au quotidien que « L’Eléphant » reçoit des Ivoiriens de tous bords politiques, victimes d'injustices indicibles, humiliés par des collaborateurs du président, du haut de leur petite parcelle de pouvoir.

« L’Eléphant », avec preuves à l’appui, en parle de temps en temps quand il le peut. Le 10 juin prochain, une édition spéciale sera publiée, il s’agit d’une sorte de compilation des grands dossiers sur des graves injustices qui ont été infligées à des Ivoiriens et aussi à des étrangers sous l'actuel régime, sans que personne ne lève le petit doigt.

Comme l'histoire de cette veuve burkinabé humiliée par la SAPH avec l'aimable coup de mains de la justice ivoirienne.

Comme l'histoire de ce jeune ivoirien vivant aux Etats-Unis, qui a voulu investir en Côte d'Ivoire et à qui l'on a volé 200 millions de Fcfa et qui, devant l'attitude des autorités judiciaires, a décidé de renoncer à cet argent et est reparti aux Etats-Unis en jurant de ne plus remettre les pieds dans ce pays.

Comme l'histoire récente de cet homme qui a sauvé la filière anacarde dès la prise de pouvoir de Ouattara et dont la PME de 50 employés est en faillite depuis janvier 2014 parce qu'un collaborateur du président Ouattara continue de séquestrer près de 600 millions de FCFA qu’il a prêté à ladite filière...

Comme l’histoire de ces 45 ex-agents de la BCCI dont l’argent-près de 2 milliards FCFA- envoyé depuis Paris pour leur dédommagement après la fermeture brutale de cette banque, a été détourné par des fonctionnaires qui occupent aujourd’hui qui des postes de ministre qui des postes de directeur général…

Bref, « L’Eléphant » essaie, tous les mardis et vendredis, dans des articles, d'attirer l'attention du Président de la République sur ces injustices qui sont faites aux Ivoiriens et dont les auteurs jouissent d'une impunité totale. L'acte que vient de poser cette jeune dame, au-delà de tout ce qu'on peut dire, devrait interpeller les dirigeants. C'est dans ce pays qu'on nous a fait croire qu'il ne pourrait jamais y avoir de coup d'Etat. On en a eu.

C'est dans ce pays qu'on nous a fait croire qu'il n'y aurait jamais de guerre civile. On en a eu.

C'est dans ce pays que sous nos yeux, des Ivoiriens ont eu le courage de brûler d'autres vivants. On n’en croyait pas nos yeux !

Et voilà que maintenant, une jeune femme vient franchir une autre étape en tentant de s'immoler devant le palais présidentiel. Seul un désespoir profond a pu la pousser à poser un tel acte qui lui laissera, si elle arrive à survivre, des séquelles à vie.

On verra sans doute demain, des autorités défiler à son chevet avec leurs propos de compassion qui sonnent toujours faux parce qu’elles sont constamment dans le faux.

Mais on ose espérer que ces autorités qui ne tirent apparemment jamais de leçons de quoi que ce soit, sentiront à travers cette tragédie qui se déroule pour la première fois dans ce pays, le souffle de la colère emmagasinée dans le cœur du peuple ivoirien pris en otage par une infernale classe politique depuis bientôt 21 ans.

Autrement, comme un ouragan, l’explosion de cette colère pourrait emporter l’ensemble des symboles de sa souffrance.

Assalé Tiémoko.

Source : L’ELEPHANT DECHAINE N°254

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:48
Côte d’Ivoire-Investissement-Ça se passe encore sous Ouattara : Une Dame grugée et sans secours!

Une Ivoirienne qui a vécu une vingtaine d’années en France, a décidé d’écouter les appels incessants des nouvelles autorités installées depuis avril 2011, afin de venir investir dans ce pays. Mal lui en a pris.

Fiers Ivoiriens, la patrie vous appelle!

Dès son premier voyage en Europe après son investiture, le président Ouattara a invité les Ivoiriens de la diaspora à venir investir dans leur pays.

Appel entendu par dame Kouassi qui se rend immédiatement à l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France pour avoir plus d’informations sur les nouvelles possibilités d’investissement en Côte d’Ivoire. Là, elle échange avec Sylvestre Assoumou, conseiller technique de l’ex-ministre chargé des PME, de la diaspora et des investisseurs étrangers, Sidiki Konaté. Et, également représentant de l’Institut ivoirien de l’entreprise (Inie).

Dame Kouassi est donc accompagnée par ce dernier pour mener à bien son projet qui est de s’installer et créer une structure de BTP en Côte d’Ivoire. Mais laissons Sylvestre Assoumou nous édifier sur son rôle : «Il faut dire pour l'instant, pour nous, ministère des PME et de l'Artisanat, depuis deux mois, le ministère a activé l'Institut Ivoirien de l'Entreprise (INIE), a affecté un représentant de cette structure ici en France auprès de moi pour pouvoir étudier, suivre et accompagner les Ivoiriens de la diaspora dans la réalisation de leurs projets. Il faut dire qu'il y a un programme qui a été créé spécialement pour les Ivoiriens de l'étranger qui est le Programme d'Appui et d'Accompagnement à la Création pour les Ivoiriens de l'Etranger en Petite et Moyenne Entreprises (PACIE-PME). Ce programme a plusieurs volets. Voir comment faciliter la création d'entreprise, comment étudier un projet pour avoir un financement, et après comment suivre la progression de ce projet dans sa réalisation sur place. C'est le travail de l'INIE qui a un représentant ici en la personne de M. Diabagaté Yacouba. Nous sommes à la disposition des Ivoiriens à tout moment à l'annexe de l'ambassade de Côte d'Ivoire…D'ailleurs, en ce qui concerne les difficultés rencontrées par nos compatriotes de l'étranger, une solution a été trouvée. C'est-à-dire bientôt, il y aura un guichet unique du ministère qui va englober tous les services pour la diaspora. Ce qui va faciliter la création d'entreprises et créer les conditions favorables pour la réalisation des projets. C'est ce que le ministre Sidiki Konaté demande…Nous avons un président qui compte beaucoup sur la diaspora….» («Le Banco.net», 27/4/2012).

C’est beau, c’est grand ! Sauf que la suite sera moins responsable !

Après plusieurs échanges, Sylvestre Assoumou impose à dame Kouassi, pour le montage de son projet et au motif de respecter la procédure, un transitaire (MO Fret) qui est censé être accrédité par le ministère des PME. Dame Kouassi se laisse convaincre, et verse 15.000 Euros, soit près de 10 millions FCFA.

Après ce premier versement, la brave dame verse à nouveau 8.000 Euros (5,248 millions FCFA) contre reçu, portant le timbre de l’ex ministère de l’Artisanat et de la Promotion des PME-PMI. Selon Sylvestre Assoumou, ces frais permettront à l’Etat de couvrir l’ensemble des impenses relatifs au transit et au dédouanement des équipements. Lesquels sont des actifs constitués sur fonds propres et d’une valeur de 90,5 millions FCFA ayant permis d’acheter un ensemble porte char, deux camions, un compacteur, une traceuse de ligne blanche, et un véhicule militaire.

Sur la base de ce discours et après les versements, dame Kouassi débarque à Abidjan.

La désillusion!

A Abidjan, dame Kouassi a pu créer son entreprise de BTP. Mais voilà 14 mois qu’elle ne peut démarrer ses activités. Motif ? Tout le matériel importé reste bloqué à la douane. C’est que l’armateur prétend que le transitaire présenté par Sylvestre Assoumou n’a rien payé.

En réalité, tous les versements faits à Paris ont été détournés et n’ont servi à rien. Dame Kouassi est donc invitée à s’acquitter de frais de magasinage qui s’élèvent à plusieurs millions. Cela, bien que l’Etat ait accepté d’annuler les frais relevant de ses services. En effet, le ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, Jean Louis Billon, a pu permettre à dame Kouassi de bénéficier de certaines exonérations au niveau du port, de la douane, de l’Oic….après avoir saisi sa collègue de l’Economie et des Finances Kaba Nialé.

Mais ces exonérations n’ont pas réglé son problème. Malgré ses plaintes à l’Inie et au ministère, Sylvestre Assoumou n’a pas encore été inquiété.

L’Inie, la police économique et l’Ige floués par Assoumou!

En février 2013, au cours d’une rencontre à l’Inie, dame Kouassi se rend compte qu’elle a été victime d’une escroquerie de la part de Sylvestre Assoumou. Lequel a usé de faux documents portant le timbre de l’ex ministère de Sidiki Konaté. Préjudice subi ? 15 millions de Fcfa !

En avril 2013, une plainte est portée à la police économique contre Sylvestre Assoumou pour escroquerie, faux et usage de faux. Mais l’homme court toujours.

Finalement, l’affaire arrive à l’Inspection Générale d’Etat. Le 20 août 2013, l’IGE se prononce. A «l’issue des échanges, et dans le souci d’assurer la réparation des dommages causés à la société Cirobat, il a été convenu que le ministère du Commerce, de l’Artisanat et la Promotion des PME et l’Inie accélèrent les démarches auprès du ministère chargé de l’Economie et des Finances (Direction générale de la Douane) afin de permettre à cette PME d’entrer, dans les meilleurs délais en possession de ses machines. Un moratoire en vue d’un allègement et d’un paiement différé des différents droits et taxes devra, à cet effet, être arrêté».

Mais il ne se passera rien !

Tiens, revoilà Sylvestre Assoumou !

Entre-temps, pris de remords ( ?), Sylvestre Assoumou envoyait des mails à dame Kouassi. Le lundi 25/3/2013, il écrit à 16 heures 5 mn: «Bonjour, je vous ai demandé de bien vouloir me faire le point de ce que vous m’avez versé pour qu’on vous rembourse.»

Un deuxième suivra le lendemain, à 13 heures 05 mn: «Moi j’ai une copie des montants et votre argent est toujours bloqué encore sur le compte inie Europe. C’est à vous de me dire moi j’ai les pièces à Paris; détaillez moi les montants pour que je puisse demander votre virement, je dois être dans les 6000 Euros, ce que j’ai pris et donné un reçu.»

Le 28/5/2013, il reviendra à la charge avec une histoire à dormir débout: «Bonjour Mme, je veux que vous entriez en contact avec moi pour que je puisse vous restituer ce que vous avez payé parce que je suis venu en France pour voir comment fermer le compte de l’Inie que j’ai ouvert pour vous restituer votre argent, et j’ai duré parce que la fermeture d’un compte prend beaucoup de temps et pour qu’on te restitue tous les sous que tu as déposés on me demande d’attendre 45 jours. Une chose que vous devriez savoir est que je ne vous ai pas escroquée ni pensé vous soutirer de l’argent. J’allais pouvoir vous sortir vos machines même si on ne me l’a pas demandé de le faire, mais j’ai déjà fait ça pour d’autres sinon j’ai travaillé sur 350 dossiers j’ai aidé beaucoup de personnes dans ce sens. Sinon j’allais avoir au moins 100 personnes qui allaient venir se plaindre mais sur 350 dossiers il y a combien qui me reprochent cela, pourtant d’autres ont payé des sommes et j’ai effectué des démarches qui se sont bien passées. La seule chose que je vous reproche est que j’avais déjà commencé à faire les démarches et vous avez commencé à aller voir tout le monde pour me traiter de tous les noms. Une fois que vous avez appris par Amandine que je n’avais pas le droit et j’ai pris votre argent, vous auriez dû me faire appel et avoir une discussion avec moi, pour me dire ce que vous avez appris et j’allais vous expliquer et vous démontrer et vous demander de me laisser le temps de sortir vos machines et j’allais les faire sortir avec mes contacts à la Douane. On a commencé une affaire, si vous apprenez autre chose appelez moi et demandez ou cherchez à savoir pour que je vous donne des explications. Sincèrement pour vous dire j’ai mal de voir que vos machines sont bloquées pourtant j’avais les moyens et les contacts pour les faire sortir surtout que j’avais déjà le premier bon de livraison (bl) avec moi (…) »

Un autre mail le 26/10/2013, «Je viens vers vous pour qu’on trouve une solution. Encore une fois, je n’ai pas dépensé vos sous. Vous ne m’avez pas laissé travailler sinon j’allais sortir vos machines. J’ai rencontré le transitaire, on a discuté pour voir comment on peut vous aider à récupérer vos machines. Je peux voir avec lui, payer ce que vous devez et récupérer vos biens, et Abidjan essayez aussi de vous aider. J’ai rendez-vous avec le transitaire lundi, j’attends votre retour. Et je vous présente mes excuses pour ces désagréments mais je veux qu’on trouve une solution rapidement.»

Mais ce héros ne fera rien du tout !

Le porte char sorti, les autres matériels toujours bloqués

Le 22 janvier 2014, dame Kouassi est quand même parvenue à faire sortir son ensemble porte char. Mais les deux camions, son Grader, son compacteur, sa traceuse, et son véhicule militaire restent bloqués. Les 90 millions investis l’ont été en pure perte ! Plus les 15 millions que Sylvestre Assoumou rembourse dans chaque mail mais qui ne sont jamais disponibles.

Les frais de magasinage continuent de grimper chaque jour.

La nouvelle direction de l’Inie ne semble pas très chaude pour lui porter secours ! Dame Kouassi a donc tout perdu.

Voilà qui devrait motiver d’autres Ivoiriens de la diaspora à tenter l’aventure dans leur pays !

Source : L’ELEPHANT DECHAINE N°254

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:38
De Kouassi-Datékro à New York- Le  rêve d’Amara Essy

Il ne l’imaginait certainement pas. Mais il est monté sur les hautes marches des plus grandes instances de décision du monde entier. Onu, Onudi, Oua, Ua…Bref. De son rêve de petit moniteur de l’Education nationale, Amara Essy a réalisé plus que son rêve. Il le dit volontiers sans pour autant oublier de rappeler son désir ardent d’avoir voulu réaliser le petit rêve qui a été le stimulant de son émergence mondiale. «Quelques fois quand je vois d’où je suis parti et où je suis arrivé, je rends grâce à Dieu. Mon rêve le plus fou était de devenir moniteur d’Education nationale. Parce qu’à l’époque, le moniteur avait un vélo. C’était quelque chose d’incroyable. J’ai eu le brevet et je me suis précipité pour aller chez l’inspecteur pour lui dire que je voudrais être instituteur. Il m’a dit non, tu es trop jeune. Il faut continuer. Cela a été un long cheminement où je suis arrivé». Dixit Amara Essy, lors d’une cérémonie d’hommage organisé par les siens le 17/5, dans son village à Kouassi-Datékro. Une leçon de vie que l’émissaire personnel du président Félix Houphouët-Boigny a voulu partager avec la jeune génération. Laquelle, contrairement aux devanciers, n’a ni modèles, ni repère. Mais c’est sur elle que la classe politique compte pour conduire le pays à l’émergence dans six ans !

Source : L’ELEPHANT DECHAINE N°254

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:22
Tentative de suicide devant le Palais Présidentiel : Les révélations de L’Eléphant déchaîné

Le mercredi 21 mai 2014, date du 3ème anniversaire de l’investiture de notre président, une jeune dame répondant au nom de Madiara Ouattara, a tenté de mettre fin à sa vie par immolation, non loin du Palais présidentiel au Plateau.

Sur le motif qui l’a poussée à poser cet acte, les supputations, depuis le 21 mai, vont bonnes flammes.

L’infernal quadrupède a mené son enquête !

Une activité florissante sous l’ancien régime

Madiara Ouattara gagnait sa vie dans la mise en location de véhicules standards et parfois, de luxe. Veinarde, elle avait réussi, sous l’ancien régime, à avoir quelques entrées au palais présidentiel. Cela lui a permis de louer des véhicules aux services de la Présidence de la République.

Quand le régime Gbagbo s’effondre en avril 2011, les factures non encore payées de Madiara Ouattara s’élèvent à près de 80 millions de FCFA.

Selon une source interrogée par « L’Eléphant », elle aurait travaillé aussi en 2012 avec les services de l’actuelle Présidence de la République.

Pendant la crise post-électorale, sympathisante convaincue du Rdr, elle avait reçu des menaces qui l’ont poussée à quitter provisoirement le pays pour n’y revenir qu’à l’investiture d’Alassane Ouattara le 21 mai 2011.

La traversée du désert et la première tentative de suicide

De retour au pays, les poches vides et sans activité, Madiara Ouattara va mettre à profit ses relations au sein du Rdr et dont certaines travaillent au Palais Présidentiel, pour tenter de récupérer son dû afin de reprendre ses activités.

Vivant dans son propre appartement à la Riviera Palmeraie, elle va mener de nombreuses démarches qui vont se solder par un échec. De nombreuses portes qu’elle croyait facilement ouvrables lui resteront cependant fermées.

En 2013, soit après plus deux ans de démarches, elle n’a toujours rien sur les 80 millions qui lui sont dus. Devant les difficultés financières, elle accumule les loyers impayés. En octobre 2013, devant la menace d’expulsion de son appartement, elle s’ouvre à un ami (interrogé par « L’Eléphant ») membre d’une organisation appelée « Coalition AMCP5 », une association de soutien aux actions du président Ouattara.

A ce dernier, elle explique ses difficultés et…son intention de mettre fin à sa vie.

« Je l’ai vue il y a environ 8 mois et elle n’allait pas bien. Elle m’a dit qu’elle avait trop de difficultés, qu’elle voulait mettre fin à sa vie parce qu’on refusait de payer son argent. Je suis allé avec elle chez moi et je lui ai donné un peu d’argent pour la sortir de certaines urgences. Elle a ses entrées au Palais présidentiel. Je lui ai promis de l’aider à faire avancer son dossier et je l’ai fait. Mais vous savez, il y a une telle lourdeur dans les procédures…j’avoue que je ne l’ai pas vue il y a plus de 7 mois et je savais qu’elle n’était plus dans sa maison à la Riviera. Quand j’ai appris ce qui s’est passé, j’ai été un peu surpris mais je savais qu’elle avait déjà été à deux doigts de le faire une fois. » Explique son ami.

Interrogé par « L’Eléphant » sur les raisons qui ont pu motiver un tel acte, il s’est voulu clair : « Je connais cette fille, c’est mon amie, nous avons mené certaines activités ensemble, elle est très dévouée à la cause du président Ouattara et je n’accepte pas que dans notre camp, on tente de la faire passer pour une militante du Fpi parce qu’elle a tenté de se donner la mort devant le palais présidentiel. La seule raison de son acte, c’est qu’elle avait des difficultés pour vivre et elle n’arrivait pas à rentrer en possession de son argent. Je le dis parce que la dernière fois qu’elle s’est ouverte à moi sur ce projet, je l’en ai dissuadée et je lui ai donné un peu d’argent. C’est à cause de son argent qu’elle a fait ça, je ne peux penser à une autre explication, elle ne m’a jamais parlé d’une affaire de cœur. Elle voulait son argent. »

Procès-verbal au Palais présidentiel

A l’arrivée du nouveau président au Palais présidentiel, il a trouvé, au titre des locations de véhicules, une dette de 5,4 milliards de Fcfa laissée par l’ancien régime. « L’Eléphant » a déjà publié en 2012, un article sur les pratiques qui avaient cours sous l’ancien régime au niveau des locations de véhicules. Certaines de ces pratiques continuent encore sous l’actuel régime avec des véhicules de service mis en location mais bien au chaud dans des garages.

Devant cette dette, les services de la nouvelle présidence décident de faire un audit en deux volets. Le premier porte sur l’existence réelle des créanciers. Selon nos informations, ce volet est fini depuis quelques mois. Et Madiara Ouattara fait partie des créanciers reconnus. Le procès-verbal la concernant, se trouverait en ce moment même, au service des moyens généraux de la Présidence de la République.

Le deuxième volet de l’audit vient seulement d’être lancé. Il porte sur la réalité de la créance. Quand prendra-t-il fin? Nul ne le sait. C’est que les procédures sont particulièrement lourdes…

Une lourdeur que ne supportait plus Madiara Ouattara.

De Yopougon au Plateau

Le mercredi 21 mai, entre 12 heures et 13 heures, l’information sur la tentative de suicide de Madiara Ouattara envahit la ville d’Abidjan. Sur les réseaux sociaux, les internautes s’emballent dans des commentaires contradictoires.

Après l’acte, Madiara Ouattara est évacuée au centre des grands brûlés du CHU de Cocody. Où elle est tout de suite prise en charge.

A 21 heures 15 minutes, « L’Eléphant » se rend sur les lieux. Là, se trouvent sa maman, son grand frère et sa tante. Les photos de sa maman et son grand frère sont d’ailleurs sur sa page facebook où elle s’appelle Oxy Chocolat D Oxana.

« L’Eléphant » restera dans ce centre jusqu’à 23 heures, histoire d’avoir des éléments sur les motifs de son acte. Selon les informations obtenues, Madiara a quitté, mardi 20 mai, le domicile de sa maman, pour celui de sa tante, à Yopougon. Et, c’est de chez cette tante que, le mercredi matin, elle s’est rendue au Plateau.

« Elle est arrivée chez moi le mardi. Ce matin (mercredi 21 mai, ndlr), elle s’est lavée, s’est habillée et est sortie. Elle ne m’a rien dit. Je ne comprends pas ce qui s’est passé… » explique sa tante.

Quant au grand frère, malgré l’insistance de « L’Eléphant », tant pendant cette nuit que hier, jeudi 22 mai, il n’a pas voulu s’exprimer. Se contentant de dire que « ce qui importe pour l’heure, c’est sa santé ». Et qu’elle pourra elle-même, une fois rétablie, donner les raisons de son acte.

Justement, au sujet des raisons de son acte, selon les informations obtenues dans le nuit du mercredi, à son arrivée à 13h35 minutes dans le centre des grands brûlés, Madiara Ouattara a déclaré qu’on refuse de lui payer son argent, qu’elle n’arrive plus à vivre.

D’où son intention de se donner la mort, le 21 mai 2014, jour exact du troisième anniversaire de l’investiture d’Alassane Ouattara. Et, non loin de l’endroit où se trouvent ceux qui seraient à la base de son humiliation.

Source : L’ELEPHANT DECHAINE N°254

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 23:54
Transport Terrestre- Les graves limites du projet de loi adopté par le Gouvernement

(…) En effet, l’article 24 du projet de loi qui traite du contrat de transport public de marchandises, lequel a un caractère communautaire, n’est que la reprise in extenso de l’article 14 de l’ordonnance. Dès lors, l’on peut aisément déduire que l’ordonnance était déjà conforme aux normes communautaires et s’interroger sur les motivations réelles de cette annonce dans l’exposé des motifs.

2. Concernant le texte de loi lui-même

Comme nous l’avons souligné ci-avant, le projet de LOTI adopté par le Gouvernement reprend, pour l’essentiel, l’esprit et la lettre de l’ordonnance n°2000-67 du 09 février 2000. Les observations exposées ci-après portent sur les avancées et les insuffisances que ce projet nous inspire avec en conclusion, quelques suggestions sous la forme de propositions d’amélioration.

2.1. Les avancées apportées par le projet de loi

Comme avancées significatives, le projet de loi étend son champ d’application à l’ensemble des transports intérieurs, notamment le transport fluvial, lagunaire et lacustre de personnes ou de marchandises, à l’exception toutefois, du transport aérien domestique qui est règlementé par le code de l’aviation civile. Mais la forme embryonnaire ou artisanale actuelle de ces types de transport, et surtout leur faible poids dans le secteur limite la portée sinon l’importance de cette avancée annoncée comme une insuffisance de l’ordonnance.

2.2. Les insuffisances du texte du projet de loi

Si l’on se fonde sur la tendance en cours dans les pays modernes vers lesquels le Gouvernement ambitionne de conduire le nôtre, ce nouveau texte a, selon nous, cinq principales faiblesses qui marquent par ailleurs un recul inexpliqué par rapport aux avancées positives de l’ancien dispositif, notamment :

-en revenant sur des principes modernes d’organisation de la gouvernance institutionnelle du secteur qu’avait judicieusement mis en place l’ordonnance ;

-en confinant les collectivités territoriales dans un rôle d’exécutants de la politique des transports décidée par le Gouvernement ;

-en ne proposant rien sur la problématique mondiale actuelle consistant à encourager, à privilégier et à développer les transports publics au détriment de l’usage des voitures devenu un fléau pour les grandes agglomérations étouffées et polluées par le trafic généré par ces voitures dans la circulation;

-en ne proposant rien sur la lutte contre le réchauffement climatique dont les transports sont largement responsables, et notamment sur le transport vert ou propre (limitation de l’usage des carburants fossiles, développement du biocarburant et du véhicule full électrique ou hybride, etc.) qui est devenu une préoccupation mondiale pour le développement durable du secteur ;

-et enfin, en ne traitant que de la collecte ou de la perception des taxes diverses, faisant ainsi l’impasse sur le besoin et l’urgence d’une vraie réforme fiscale du secteur actuellement étranglé par une multitude de taxes ou d’impositions diverses qui plombent sa rentabilité et qui ne favorisent pas en particulier le renouvellement efficient du parc pour ce qui concerne les droits appliqués sur les véhicules neufs.

En effet, s’agissant de la gouvernance institutionnelle du secteur, le projet de loi institue au chapitre III, en ses articles 8 et suivants, une Autorité administrative indépendante chargée de la régulation du secteur du transport intérieur, dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Cette autorité assure pour le compte de l’Etat, les fonctions de régulation du transport intérieur.

Pour nous, et en plus clair, cette Autorité nationale qui sera créée aura une mission de régulation purement administrative pour le compte du Gouvernement. Elle aura fondamentalement un rôle de tribunal administratif national sans compétence aucune sur le fonctionnement des différents marchés de transport intérieur puisqu’elle n’aura aucune influence directe sur l’offre et la demande de transport (par exemple il n’est pas dit que cette Autorité pourra attribuer et gérer les licences ou autorisations de transport et tenir un registre d’inscription des opérateurs exploitants).

Là où l’ordonnance a eu le mérite d’être en phase avec les pratiques mondiales modernes dans le secteur, le nouveau projet du Gouvernement nous ramène en arrière dans un schéma connu avec l’ex-Direction des Transports Terrestres (DTT), l’ancêtre de la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) actuelle, et qui a échoué à maints égards. Quelle est la pertinence ou la motivation d’un tel schéma qui entraînera la disparition de la SONATT et de l’AGETU (ou au mieux leur fusion) au profit de cette Autorité administrative, et peut-être d’un certain ‘’QUIPUX’’ colombien?

Au moment où le secteur a besoin, pour chacune de ses composantes sous sectorielles (en particulier le transport urbain et le transport non urbain) d’Autorités organisatrices et régulatrices indépendantes fortes (crédibles dans leurs arbitrages), l’on propose une structure administrative nationale dont on perçoit déjà les limites. Comment une telle structure pourrait attirer des ressources humaines de niveau de compétences et de qualifications requises ? Voudrait-on reproduire le même schéma ancien de l’ex-DTT qui a largement contribué à tout ce qui se passe aujourd’hui comme désordre dans le secteur? Comment une telle structure va gérer et assurer, au plan opérationnel, la régulation ou le fonctionnement transparent et équitable des différents marchés de transport intérieur qui consiste notamment à veiller au respect, par les exploitants, des règles de la concurrence édictées par les textes en vigueur pour le bénéfice de la collectivité ?

La fonction première sinon l’utilité d’une Autorité organisatrice et régulatrice, c’est d’abord son rôle d’interface et d’arbitre entre la puissance publique (l’Etat ou les collectivités territoriales) et les opérateurs ou exploitants. Si c’est l’Etat qui fixe les règles du jeu et qui arbitre en étant en plus lui-même parfois opérateur, comme ce sera le cas dans le dispositif proposé, quelle crédibilité ou quelle garantie les opérateurs ou exploitants privés auront-ils pour la transparence du marché et le respect des règles par tous ? La seule différence notable avec le vieux schéma de l’ex-DTT est la création d’un Conseil de régulation qui n’est pas en soi une innovation puisque l’ordonnance prévoyait des Comités régionaux ou départementaux d’arbitrage pour le même objet sinon presque.

Comment une Autorité administrative qui agit pour le compte du Gouvernement peut-elle être indépendante et garantir les intérêts notamment des opérateurs exploitants et des usagers? Indépendante par rapport à qui et par rapport à quoi ? Comment s’exercera cette indépendance ? Il faudrait que l’on nous instruise comment une structure administrative (qui dépend donc nécessairement du pouvoir administratif) peut être indépendante (de ce même pouvoir administratif, nous supposons) ? Il y a là une contradiction majeure que ce projet ne peut voiler, et cette contradiction dans le schéma proposé ne pourra pas échapper à la vigilance des représentants de la nation qui auront à examiner ce texte.

Un autre problème préoccupant est que ce nouveau projet de loi efface les avancées obtenues avec l’ordonnance susmentionnée, concernant en particulier la politique de décentralisation. En effet, le projet de loi remet fondamentalement en cause l’actuel dispositif institutionnel établi en matière de gouvernance et de gestion des transports publics urbains, avec la création de cette autorité de régulation du secteur du transport intérieur en lieu et place des organismes existants, et pour certains, la commune, le département ou la région. La notion de périmètre des transports urbains, notion fondamentale, disparaît ou est diluée dans un ensemble aux limites non clairement définies. Avant de définir le transport urbain, il faut s’entendre au préalable sur les limites à l’intérieur desquelles ce type de transport s’exerce et qui est le périmètre de transport urbain. Il y a donc lieu de préciser que la problématique des transports urbains est, avant tout, une question locale, et partant, la gestion efficace des transports urbains devrait conséquemment relever de l’autorité locale, en dehors du cas spécifique d’Abidjan comme dans toutes les capitales du monde dont le cas relève d’une autorité organisatrice particulière compte tenu de la complexité des problèmes à traiter et des importants investissements à réaliser et qui ne peuvent être pris en charge que par l’Etat.

Remettre en cause ces principes, notamment la notion de périmètre des transports urbains dont découle la définition du transport urbain pour le différencier en marquant une frontière typologique avec le transport non urbain, consacrés pertinemment par l’ordonnance de février 2000, serait nier la nécessité d’une planification coordonnée entre développement de l’espace urbain et celui du transport urbain, qui est la clé du développement et de la maîtrise de la croissance des villes à travers le monde.

Pour rappel, l’ordonnance susmentionnée, qui a été le fruit d’une démarche participative associant tous les principaux acteurs du secteur, et qui a nécessité plusieurs comités interministériels, a consacré les principaux déterminants suivants en ce qui concerne les transports urbains:

ll’introduction de la notion de périmètre de transport urbain à travers l’article 3 de l’ordonnance sus-citée, comme étant le territoire urbain sur lequel un unique organisme est responsable de l’organisation de tous les modes de transport ;

ll’affirmation par l’article 31 de l’ordonnance sus-citée du pouvoir de la commune ou de la ville en qualité d’unique organisme chargé de l’organisation des transports dans son périmètre urbain, en dehors des périmètres particuliers créés par l’Etat en vertu de leur importance ;

lla création de l’AGETU, en qualité d’unique organisme chargé de l’organisation, de la coordination et de la planification des déplacements urbains dans le périmètre des transports urbains (PTU) créé par l’article 32 de ladite ordonnance.

En outre, cette même réforme a permis, en application de l’article 30 de ladite ordonnance, la création de la SONATT avec une compétence nationale en matière de transports routiers intérieurs, notamment dans la production des cartes grises des véhicules automobiles et des permis de conduire nationaux et internationaux, la délivrance des autorisations de transport de voyageurs et de marchandises en régime national et international, la confection des plaques d’immatriculation et des opérations de sécurisation, le contrôle technique des véhicules et la réception des véhicules importés ou transformés à titre isolé ou définitif.

Nous ne sommes pas l’avocat de ces structures ni du dispositif actuellement en vigueur, encore moins du diable, mais il n’est pas besoin d’aller plus loin dans l’analyse pour s’apercevoir que ce projet de loi est une moins bonne version de l’ordonnance de 2000. Ce projet de loi importe tout son corps de texte de cette ordonnance, à l’exception de ses articles 30, 31 et 32, avec pour conséquences notamment la centralisation de toutes les activités génératrices de revenus fiscaux et parafiscaux au sein d’une structure administrative centrale qui sera placée certainement sous l’autorité ou la tutelle du Ministère des Transports. Nous constatons donc, et de nombreux Ivoiriens aussi, que l’objectif visé ici ne semble pas tant être la recherche de l’efficacité et de l’efficience dans la gouvernance du secteur du transport intérieur qui nous est promise mais plutôt l’optimisation sinon la maximisation de la perception des revenus parafiscaux qu’il génère.

Ce recul est curieux et difficile à expliquer d’autant que la Côte d’Ivoire est engagée depuis 1980, dans un processus (irréversible ?) de décentralisation afin que les interventions ou activités de l’Etat qui ont un caractère local soient confiées aux populations concernées à travers les collectivités territoriales pour qu’elles correspondent à leurs besoins effectifs et produisent leur plein effet. Or les transports intérieurs, et surtout le transport public urbain, font justement partie de ces activités d’intérêt local.

La suite dans notre prochaine édition

In L’Eléphant déchaîné N°254

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 19:07
Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida- Le bilan de 2013 n’a pas une bonne santé

Le département de la Santé est sous la belle conduite de Raymonde Goudou depuis le 22 novembre 2012. Sous son ‘’règne‘’, l’année 2013 a été déclarée année de la Santé. C’est dire la chance que les Ivoiriens ont. Mais ils n’ont pas vu grand’chose.

Pour 2013 également, d’autres grandes actions avaient été annoncées le 19 septembre 2013 à la salle polyvalente du ministère de l’Economie et des Finances. Mais les résultats n’ont pas crevé les yeux !

Adjamé Roxy bientôt détruit … et toujours débout !

On allait voir ce qu’on allait voir ! L’épineux problème de l’existence d’un marché parallèle de vente de médicaments illicites ne devrait être, en 2013, qu’un mauvais souvenir : «Le Marché d’Adjamé-Roxy sera détruit bientôt pour lutter contre la vente illicite de médicaments de rue. C’est un fléau difficile à éradiquer à cause de la porosité de nos frontières et des acteurs qui interviennent dans ce commerce illicite qui génère des fonds considérables.

(…) C’est un marché qui rapporte énormément, car les médicaments sont des denrées très prisées et ils sont mis sur le marché sans passer par la réglementation. (…) L’Etat a été défaillant et la campagne du générique n’est pas allée jusqu’au bout. (…) Le gouvernement réfléchit sur la possibilité de (leur) trouver des activités génératrices de revenus.»

Sept mois plus tard, après ses propos engagés, « Adjamé-Roxy » continue de jouir d’une santé resplendissante. Et le gouvernement continue la réflexion pour la reconversion, paraît-il, de 8000 vendeuses qui continuent de s’adonner à leur commerce sans être inquiétées outre mesure.

Sans doute que la fin de la pénurie de médicaments annoncée pour juin 2014, sonnera le glas de ces 8 mille mauvaises coucheuses.

Moralisation zéro

Sur cette même tribune, la ministre de la Santé avait fait cas des acquis et des résultats. Un montant global de 47 milliards FCFA, avait été annoncé pour la gratuité généralisée, puis ciblée de 2011 à 2013. Le constat est clair. La première responsable de la Santé reconnaît, en premier, que la gratuité en général et même ciblée, a été un échec.

Pour la lutte contre la corruption et la démobilisation des agents dans le secteur sanitaire, la revalorisation salariale des personnels de la santé, de 107.390 FCFA pour les cadres supérieurs, et de 40.271 FCFA pour les infirmiers sages-femmes, aide-soignants, avait, été présentée comme la solution miracle. Le constat sur le terrain est terrifiant ! Rien n’a changé !

La ministre, elle-même excédée, a dû taper du point sur la table pour révoquer du système sanitaire et des agents de santé de la région de Bondoukou. Pour manquement au code de déontologie de la fonction médicale après une plainte, le 17/12/13, pour mauvais traitement, contre le Centre hospitalier régional (Chr) de Bondoukou. Mais après les « hourra » et autres applaudissements, le silence, comme d’habitude, s’est emparé de cette affaire.

Pour réduire la rareté des agents de santé en Côte d’Ivoire, un recrutement spécial de 4406 agents de santé en 2013, faisant passer les effectifs de 12914 à 16914, a été fait. Soit une hausse de 31%. Bel effort, mais le ratio agent de santé-population à soigner demeure douloureux. Le personnel se raréfie. La norme de l’OMS est de 2,4 agents pour 1000 habitants. La Côte d’Ivoire en est encore à 1,8 pour 1000 habitants. Dans le domaine de l’urologie par exemple, il n’y a, en Côte d’Ivoire, que 20 praticiens pour 23 millions d’habitants. C’est dire si le chemin à parcourir pour l’émergence sanitaire est encore loin.

Mais soyons juste. L’Oms vient de féliciter notre gouvernement, en lui décernant une « Certification » pour avoir réussi à éradiquer le « Ver de Guinée » de la Côte d’Ivoire. Même si les experts conseillent au gouvernement de demeurer vigilant pour ne pas se laisser surprendre.

On attendra cependant les conclusions de l’enquête judiciaire sur la mort d’Awa Fadiga et la « Certification » de nos « Urgences médicales » pour inviter la fanfare du District d’Abidjan à faire le tour du Plateau…

Touré Ali (in L’Eléphant déchaîné N°252)

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:55
Communication gouvernementale- Une belle cacophonie émergente!

Le respect de la parole donnée et le fétichisme des chiffres et des dates, ça connaît nos autorités. Qui disent et se dédisent dans une belle cacophonie. On assiste ainsi, depuis quelques semaines, à une belle série sur le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH).

En effet, le directeur général de l’Institut national de la Statistique (INS), Ibrahim Ba, avait fanfaronné que 67% des Ivoiriens avaient déjà fait une rencontre positive avec les invisibles agents recenseurs. Et que l’appel au boycott du Fpi n’entacherait en rien la bonne tenue de l’opération ainsi que les résultats attendus. Et aussi que, de toutes les façons, le nombre des Ivoiriens est presque su. On avait été prié d’applaudir…

Sauf que, quelques jours plus tard, son inamovible patron, champion de la candidature unique, Mabri Toikeusse, Ministre du Plan et du sous-développement, lancera un historique «ça ne va pas». Même à Abidjan. Vite, une tournée de sensibilisation aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays pour expliquer aux Ivoiriens, les bienfaits de cette opération. Et, à l’occasion d’une de ces tournées à Agnibilekro, Mabri Toikeusse a demandé aux agents des Eaux et Forêts et à ceux de l’Anader, de bien vouloir prêter leurs motos aux agents recenseurs afin qu’ils puissent sillonner les villages les plus reculés…

Quelques billets sur les 13,9 milliards FCFA prévus pour cette opération n’ont pas pu acheter quelques bicyclettes pour les agents recenseurs ?

Et dire que ce chiffre a été revu à la hausse par le ministre en raison, a-t-il prétendu, de la prorogation de l’opération.

Autre belle cacophonie, les chiffres sur le nombre d’ex-combattants pro-Ouattara injectés dans les corps de l’Etat, sur les 65 mille officiellement annoncés après la crise ?

Sur ce chapitre également, c’est un désordre émergent. Selon l’organisme chargé de leur bonheur, ce sont 27 mille parmi eux qui ont trouvé un boulot. Il n’en reste donc que 38 mille à réinsérer!

Mais il y a quelques jours, le premier flic de Côte d’Ivoire, le Ministre de l’Intérieur, a déclaré qu’ils sont encore 47 mille à ronger leur fusil, dans l’attente de leur réinsertion. Ce qui réduit un peu les performances de l’ADDR.

Quelques mois avant l’annonce du chiffre de l’ADDR, notre président avait dit, lui, que les ex-combattants à réinsérer étaient au nombre de 64300. Cherchez l’erreur !

Autre joyeuseté, notre président avait annoncé à l’occasion du nouvel an 2014 que la couverture maladie universelle (Cmu) qui devrait garantir une meilleure santé pour tous les Ivoiriens devrait être effective courant année 2014.

Mais, à peine a t-on progressé un peu sur le chemin de 2014, qu’on nous apprend qu’il faudra patienter jusqu’en 2015 pour profiter des joies de cette assurance. Et notre belle ministre de la santé précise même que ce sera en octobre 2015.

En pleine campagne électorale et dans un autre tourbillon de promesses intenables comme l’histoire du million d’emplois en 5 ans ?

Tiens, à propos d’emplois déjà créés, le Premier Ministre Duncan et le ministre de l’Emploi, Dosso Moussa, n’arrêtent pas de se contredire. Quand l’un dit qu’on a déjà dépassé le million promis en moins de trois ans, l’autre annonce qu’on a dépassé la barre de 200 mille. De quoi écœurer les quatre millions de chômeurs qui se demandent bien de quoi ils parlent, ces deux-là !

Vive la cacophonie émergente !

M.M (in L’Eléphant déchaîné N°252)

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article