Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de tressia
  • Le blog de tressia
  • : Politique, economie, société, sports, humour, pensées, crise ivoiriennes
  • Contact

Recherche

Archives

4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 13:19
Guillaume Gbato (SYNAPPCI) accuse : «Le GEPCI, depuis six ans, fait du dilatoire »

Non application de la Convention Collecftive de la presse ivoirienne: Guillaume Gbato (SYNAPPCI) accuse : «Le GEPCI, depuis six ans, fait du dilatoire »

Journée mondiale de la liberté de la presse Mai 2014-Conférence de presse du SYNAPPCI

THEME : Application de la Convention Collective annexe des journalistes et professionnels de la Communication : Bilan et Perspective.

Conférencier : Guillaume GBATO, Secrétaire général du Syndicat National des Agents de la Presse Privée de Côte d’Ivoire (SYNAPP-CI), Président du Comité de Pilotage de l’Intersyndicale du secteur de Médias en Côte d’Ivoire

Il m’a été demandé par le comité d’organisation de cette vingtième édition de la journée mondiale de la liberté de la presse dans notre pays, de prononcer une conférence sur le thème du bilan de l’application de la Convention collective annexe des journalistes professionnels et des professionnels de la communication conclue le 12 février 2012b entre le syndicat national des agents de la presse privée de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI) et le groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) et entériné par l’Etat de Côte d’Ivoire à travers la double signature des ministres de la Fonction publique et de l’emploi, le Prof. Hubert Oulaye et celui de la Communication, Ibrahim SySavané.

Je voudrais à mon nom personnel et au nom des membres du Bureau Exécutif National du SYNAPPCI et de l’ensemble des travailleurs du secteur des médias de notre pays, exprimer à ceux qui ont porté leur choix sur ma modeste personne, toute ma reconnaissance et ma profonde gratitude pour l’honneur qui m’est ainsi fait. Et à travers moi, à toutes ces femmes et ces hommes qui se battent chaque jour au risque de leur vie, pour que les professionnels des médias de notre pays ne soient pas condamnés à la misère, à la mendicité et au déshonneur social. Mais, ce choix est aussi un signe des temps. Il est en effet la preuve de ce que toute la communauté médiatique de notre pays, mais aussi et surtout l’Etat, les partenaires au développement, et les consommateurs d’œuvre de presse de façon générale ont fini par se rendre à l’évidence. A savoir que la situation de précarité généralisée et entretenue qui est aujourd’hui celle des professionnels des médias ne peut plus durer.

C’est pour quoi je tiens à saluer tous ceux qui de près ou de loin ont travailler à la maturation de cette de prise de conscience collective qui est aujourd’hui notre principal acquis et surtout notre principal atout dans notre volonté de faire changer les chose dans le bon sens.

Pour en venir au sujet qui nous réunis ici ce matin, je vous propose, après cette brève introduction, de partager avec vous une définition acceptable pour tous de la convention collective, de faire un rappel historique du processus ayant conduit à la signature de la Convention collective annexe des journalistes professionnels et des professionnels de la communication, le 12 février 2008 comme je l’ai déjà rappelé, de rappeler quelques actes importants qui ont été posés ça et là depuis cette date historique avant de finir par vous dire le sentiment qui est le mien aujourd’hui, en ce qui concerne l’avenir.

Si nous sommes d’accord, je dirai qu’une convention collective est un accord écrit qui découle de négociations entre syndicatsd’employeurs et de salariés.

Une convention collectivecomplète, en les améliorant,les dispositions du Code dutravailen instituant des dispositions qui n'y sont pas prévues tels que les salaires minimaux ou un régime de prévoyance, par exemple. Elle comprend un texte de base ainsi que des avenants, accords ou annexes résultant de modifications périodiques sur des points particuliers. Chaque convention collective définit le cadre géographique et professionnel qu'elle va couvrir. Et c'est l'activité économique principale de l'entreprise qui la détermine. Et dans notre cas c’est la presse.
Quelque soit l'effectif, elle s'applique : dans les entreprises où l'employeur est adhérent à une organisation patronale signataire, dans les entreprises où l'employeur décide de l'appliquer volontairement, et dans toutes les autres entreprises de la branche et du secteur géographique, quand la convention collective a été étendue par arrêté du Ministère dutravail.Généralement,en matière de dialogue social, il est admis qu’une bonne convention collective est unatout pour une entreprise qui recrute! Si laconvention collective n'est pas appliquée, dans les faits et dans le contrat de travail, le salarié peut en demander l'application soit directement à son employeur, soit par l'intermédiaire des délégués du personnel.

Dans le secteur des médias en Côte d’Ivoire, comment en est-on arrivé à la convention de février 2008 ?

Pour répondre à cette question, il faut dire, que notre convention est à l’origine, une annexe de la convention collective interprofessionnelle de 1977. Laquelle a été signée entre les travailleurs de Fraternité Matin et leur employeur en 1983.

Avec le printemps de la presse intervenu en 1990, certaines entreprises de presse comme la SADEA Editions, qui éditait à l’époque le quotidien La Voie, ont essayé de s’y conformer. Parce que justement, à l’époque, plusieurs inspirateurs et animateurs de ce groupe de presse étaient issus de Fraternité Matin. Cependant et malheureusement, la quasi-totalité des titres qui ont fleuri à cette période ont évolué dans l’informel. L’entreprise de presse se résumant généralement à un promoteur omnipotent, à des locaux sommaires, à quelques ordinateurs et à des travailleurs dont le salaire était la seule joie qu’ils avaient, chaque matin, de voir leur nom au bas d’un article. Et qui ne cessaient de remercier le ciel quand une âme généreuse, daignait leur tendre un billet de dix mille francs pour service rendu.

C’est cette situation dramatique qui a conduit à la première décision historique, en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias ivoiriens, à l’occasion du congrès de l’Union Nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) en Août 1998 à Grand-Bassam. Au terme de ces assises, les participants conscients que toutes les autres solutions proposées pour améliorer la qualité des journaux seraient inopérantes sans la prise en compte des conditions de travail, ont décidé de la création d’un syndicat pour défendre leurs intérêts.

Le syndicat national des agents de la presse privée de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI) est ainsi né un an plus tard le 25 Août 1999 à l’institut des sciences et techniques de la Communication (ISTC). C’est le lieu de rendre hommage aux précurseurs, dont certains malheureusement ne sont plus des nôtres comme le camarde Cendres Glazaï, premier secrétaire général de notre organisation, figure emblématique de notre lutte et CriwaZéli Paulin, premier secrétaire général de la section SYNAPPCI du groupe Olympe, et par la suite membre du bureau national du SYNAPPCI. Heureusement, ils sont encore nombreux ceux qui sont encore avec nous. Et sans vouloir les citer tous, je voudrais saluer le camarade Dékos Badaud, président du Conseil syndical du SYNAPPCI, Armand Bohui, 1er secrétaire général adjoint du SYNAPPCI, MM. MéitéSindou, Charles Sanga, et Fernand DédehTagro.

Dans la marche victorieuse du SYNAPPCI et de toutes les forces de progrès dans notre secteur, je veux retenir quelques dates significatives. Le 14 décembre 2004 qui a vu l’adoption de la loi N°2004-643 du 14 décembre 2004, dans laquelle le législateur à fait de l’application de la convention collective une condition de création des entreprises de presse.

Le 17 juillet 2007, date de signature de l’arrêté interministériel N°002/MINICOM/MFPE du 17 juillet 2007 portant création du groupe de travail sur la convention Collective des journalistes et professionnels de la Communication.

Du 11 au 15 décembre 2007, le temps de l’organisation du séminaire de finalisation et de validation des travaux du groupe de travail sur la Convention collective

Le 27 décembre 2007, le jour de l’adoption du décret N° 2007 portant attributions, organisation et fonctionnement du Fonds de Soutien et de Développement de la Presse. Tous ces textes ayant pour objectif d’améliorer l’environnement juridique, économique et social des médias privés ivoiriens ont eu pour conséquence logique, la signature de la Convention collective qui au final, n’est qu’une copie légèrement améliorée de son ancêtre de 1983. Elle prend en compte notamment les professionnels de la communication, les critères de recrutement des journalistes professionnels et des professionnels de la communication, les critères d’avancement des journalistes professionnels et des professionnels de la communication, la valeur du point fixée à 1900, l’indemnité de logement fixée à 13% du salaire catégoriel, la prise en compte des prestations maladie, montures et verres correcteurs au travers d’une assurance l’assurance maladie à hauteur de 80%. Mais, conscientes des difficultés qui étaient celles du secteur les parties se sont accordées sur délai de carence des dix huit mois pour : « permettre la vulgarisation suffisante du nouveau texte, la mise en place des mesures d’accompagnement prévues par la loi 2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse et pour rendre l’environnement économique favorable aux activités des entreprises de presse ».

Je tiens à préciser que ces mesures d’accompagnement ont été clairement identifiées dans des recommandations faites au gouvernement. Il s’agit notamment :

  • De la mise en place du Fonds de soutien et de développement de la presse dans toute sa composante
  • Des allègements fiscaux (annulation de la patente et de l’ITS)
  • Application pleine et entière de la convention de florence, réduction substantielle du prix unitaires d’impression des journaux
  • Baisse de la commission perçue par les distributeurs
  • Répartition équitable de la manne publicitaire institutionnelle

Mais alors qu’avons-nous fait depuis ce fameux 12 février 2008 ? Beaucoup de chose. Le SYNAPPCI s’est notamment investit corps et âme dans la vulgarisation de ce texte conformément aux recommandations de Grand-Bassam. C’est ainsi que durant toute l’année 2009, grâce au soutien financier du National Endowment for Democracy (NED), une organisation non gouvernementale américaine nous avons entrepris une grande campagne de vulgarisation du document qui a permis à tous les professionnels des médias de se familiariser avec cet outil.

Dans cette bataille, il est bon de rappeler quelques dates importantes. Je retiendrai plus près de nous les états généraux de la presse organisés du 30 août au 1er septembre 2012 à Yamoussokro et qui ont fortement recommandé l’application de la convention collective. J’y ajouterai la décision du Conseil National de la Presse (CNP) en date 13 septembre 2013 fixant un chronogramme d’application de la Collective. Je terminerai ce chapitre du bilan par le communiqué N° 004/CNP/SG du CNP en date du 19 mars 2013 relatif à la mission d’évaluation des entreprises de presse. Dans ce communiqué, le conseil lui-même fait le constat qu’ « un nombre considérable d’entreprises de presse évolue encore dans l’informel », et affirme clairement « 40% des entreprises de presse payent leur journalistes professionnels et professionnels de la communication au niveau minimum des 1400 points requis par le protocole d’accord sur l’application de la convention collective ». Ce qui veut dire que 60% des entreprises de presse de le fait pas. Le constat est donc clair. La Convention collective plus de six ans après sa signature, plus de dix ans après l’adoption de la loi sur la presse faisant d’elle une condition de création des entreprise de presse n’est pas encore entièrement appliquée dans les entreprises de presse écrite de Côte d’Ivoire. A la limite deux entreprises, la Refondation S.A, éditeur du quotidien Notre Voie et Mayama Editions, éditeur du quotidien Le Patriote font une petite exception à la règle.

Mais à qui la faute ?

Au GEPCI d’abord. Qui depuis six ans fait du dilatoire et trouve toujours des arguments pour se soustraire à ses engagements pris publiquement et en toute responsabilité. Alors que l’Etat, même s’il peut mieux faire à fait des gestes importants. J’en veux pour preuve, la mise en place du FSDP, et de son fonds de garantie, l’annulation de toutes les dettes fiscales des entreprises de presse depuis 2008. Mieux les patrons de presse eux même viennent de procéder à l’augmentation des prix des journaux, avec pour objectif annoncé, de mieux payer leurs travailleurs.

Au CNP ensuite. Qui pendant longtemps, notamment sous le président Eugène Kacou a freiné des quatre fers et refusé de prendre quelques initiatives visant à contraindre les patrons de presse à respecter leurs engagement et la loi. Mais plus grave récompensait chaque année, les entreprises qui s’illustraient le plus négativement dans le traitement de leur travailleur. C’est pour quoi les syndicats ont applaudi des deux mains les initiatives prises par le nouveau CNP sous la houlette du président Raphaël Lakpé. Même si nous estimons que ces efforts doivent être poursuivis avec diligence.

Aux travailleurs des médias enfin. Qui ont abdiqué. Et laissé leur sort entre les mains d’on ne sait qui. Préférant les perdiems déshumanisant, à une lutte responsable pour le respect de leurs droits.

Face à un tel constat que faire ? Quelle sont les perspectives ?

En termesde perspective il faut déjà noter la date du 7 Mai prochain, la date réclamée par le GEPCI pour faire connaître sa position sur la décision du CNP du 13 septembre 2012.

Mais au-delà de cette date, à notre humble avis, la seule voie qui s’offre aux travailleurs des médias de Côte d’Ivoire s’ils veulent voir la convention collective s’appliquer, c’est d’intensifier la lutte syndicale. De dénoncer avec force les violations du droit du travail qui fleurissent partout en ce moment dans nos entreprises de presse. De faire preuve de lucidité et de solidarité. Sur ce chantier, le SYNAPPCI a pris les devant en travaillant à la création d’une intersyndicale et demain à la mise en place d’une fédération forte et solidaire. C’est pour quoi, pour nous le seul message qui tienne est que chaque partie prenne ses responsabilités, parce que la Convention attendue est déjà dépassée. Mais il faut que les choses soient claires. Pour nous, la rencontre du 7 mai prochain au CNP sera la dernière. Si nous n’obtenons pas satisfaction, nous reviendrons à la voie judiciaire. Nous saisirons le procureur pour qu’il fasse appliquer la loi. Je voudrais dire que notre destin est entre nos mains. Plus que jamais.

Merci de votre aimable attention.

Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 10:47
Côte d’Ivoire – plus de 500 travailleurs du privé licenciés de mai 2013 à avril 2014 à San-Pedro

Plus de 500 travailleurs dans des entreprises privées à San-Pedro (Sud-ouest ivoirien) ont été licenciés de mai 2013 à avril 2014 dont 242 pour motifs économiques, a déploré jeudi le secrétaire général de la préfecture, Kouassi N’Dri, à l’occasion de la cérémonie officielle de la fête du travail.

Evoquant quelques difficultés liées au travail dans la deuxième ville portuaire ivoirienne, M. N’Dri a indiqué que 242 licenciements pour motif économique, 317 individuels, 280 pour chômage technique et 10 travailleurs protégés licenciés ont été enregistrés du 01 mai 2013 au 30 avril 2014 dans le secteur privé.

« Cette situation relève essentiellement des difficultés rencontrées par les entreprises en matière de relations professionnelles’ », a relevé M. N’Dri, invitant les travailleurs à la discipline et au respect de la hiérarchie, au cours de la cérémonie à laquelle une cinquantaine d’entreprises de San-Pedro (311 kilomètres d’Abidjan) ont pris part.

Il a également invité les responsables syndicaux dont l’union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), l’un des trois principaux syndicats des travailleurs représentés dans la ville balnéaire, à organiser des formations ouvrières qui devraient permettre à leurs adhérents de s’imprégner de leurs droits et devoirs.

Répondant à une doléance des syndicalistes, le secrétaire général de la préfecture, représentant le préfet a souhaité que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) qui est passé de 36.000 à 60.000 Fcfa depuis novembre 2013, soit appliqué par les employeurs et « ne doit pas être source de conflit ».

EFI/GBK

Alerte-info.net

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 10:30
21eme Journée mondiale de la liberté de la presse: ce que le Ministre Affoussiata Bamba-Lamine a dit aux journalistes

Ce samedi 3 mai 2014, le monde de la presse s’est retrouvé au Plateau à la faveur de la célébration de la 21è édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Entre deux manifestations, les journalistes ivoiriens ont adressé leurs doléances au gouvernement. Nous vous proposons en intégralité, la réponse du gouvernement du Président Ouattara à leurs préoccupations, lue par le ministre de la Communication, porte-parole adjointe du gouvernement, Me Affoussiata Bamba-Lamine. C’était à la Maison de la Presse, au Plateau.


- Monsieur le Représentant résident de l’UNESCO en Côte d’Ivoire ;
- Messieurs les Présidents des organes de régulation et d’autorégulation ;
- Mesdames et Messieurs les Présidents des organisations professionnelles du secteur des médias ;
- Mesdames et Messieurs les journalistes et professionnels de la communication ;
- Chers invités,


Instituée le 20 décembre 1993 par l’UNESCO, la journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée chaque année à la date du 03 mai par la plupart des pays dont la Côte d’Ivoire.
En effet, notre pays qui ne déroge pas à cette règle, commémore cette année encore cet événement de dimension mondiale qui en est à sa 21ème édition.
Mesdames et Messieurs, je note avec vous que la liberté de la presse s’impose de plus en plus à tous les Etats comme l’un des indicateurs majeurs de la bonne gouvernance et un facteur de développement.
Le thème retenu par l’UNESCO pour la présente édition, intitulé « la liberté des médias pour un avenir meilleur : contribuer à l’agenda de développement post-2015 », corrobore cette double réalité.

En choisissant ce thème, l’UNESCO veut manifestement mettre en évidence le rôle des journalistes dans l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en prenant comme référence l’année 2015.
La Journée mondiale de la liberté de presse, comme vient de le rappeler le représentant résident de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, est l’occasion de :
- célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse ;
- évaluer la liberté de la presse ;
- se souvenir des journalistes tués parce qu’ils faisaient leur devoir.
La célébration de cette année met l’accent sur :
- des médias libres, facteurs de bonne gouvernance, d’autonomisation et d’éradication de la pauvreté ;
- l’état de droit, indispensable pour assurer la sécurité des journalistes et combattre l’impunité :
- un journalisme viable et professionnel ; partie intégrante du développement.


Afin d’atteindre ces objectifs, l’UNESCO insiste cette année sur le respect par les professionnels des médias des normes éthiques et déontologiques les plus élevées, comme étant l’infrastructure fondamentale dont la liberté d’expression a besoin pour exister.
Pour ce qui est de notre pays, le thème choisi est « Liberté de presse et développement: quels enjeux pour la Côte d’Ivoire en période pré-électorale ». Ici encore, il s’agit d’interpeller non seulement les professionnels des médias mais aussi les responsables politiques et les acteurs sociaux sur le rôle moteur que la liberté de la presse joue dans le développement politique, économique et social des nations.
Le Président de la Banque Africaine de Développement, Monsieur Donald Kaberuka, ne dit pas autre chose lorsqu’il affirme ceci : « La liberté de la presse et le développement sont liés. Vous en manquez un et vous passez à côté des deux! Ce n’est que lorsque vous, les membres de la presse êtes libres, transparents et responsables qu’il peut y avoir du développement ».
Quant au Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, il œuvre depuis son accession à la tête de l’Etat, pour la promotion des valeurs démocratiques, de la liberté d’expression en général et de la liberté de la presse en particulier.
En effet, en économiste émérite et en homme d’Etat averti, le Président de la république a toujours fait montre d’une grande sollicitude vis-à-vis de la presse nationale.
Nous pourrons citer entre autres l’organisation des Etats généraux de la presse les 29 et 30 août 2012, le vote par l’Assemblée Nationale en 2013 de la loi portant accès à l’information et aux documents d’intérêt public, l’appui financier et matériel du Fonds de Soutien et de Développement de la Presse (FSDP) aux entreprises de presse, associations et syndicats.

Cette contribution du FSDP de 2011 à 2013 s’élève à environ un milliard neuf-cent vingt millions neuf cent cinquante et un mille neuf cent soixante-deux (1 920 951 962) FCFA, dont sept cent vingt-six (726) millions de francs CFA en 2013. Cette subvention a contribué à l’équipement des entreprises de presse et des organisations professionnelles, au renforcement des capacités des professionnels des médias et à l’augmentation du Fonds de garantie.

Le Conseil de Gestion du FSDP a également créé pour les entreprises de presse et de communication audiovisuelle un fond de garantie doté à ce jour d’environ 1 milliard 500 millions de FCFA et qui est malheureusement insuffisamment sollicité.

C’est pour avoir compris que l’exercice de la liberté de la presse est vain sans moyen, que l’Etat ivoirien a décidé de soutenir la presse nationale afin qu’elle puisse réellement jouir de sa liberté.


Je fais observer à tous ceux et à toutes celles qui refusent de reconnaitre ces efforts du Gouvernement faits en faveur de la presse ivoirienne que ce n’est pas le cas partout ailleurs. Dans certains pays, l’appui financier à la presse n’existe pas, quand c’est le cas, elle est réduite comme peau de chagrin, au point où on se demande comment la presse peut s’en sortir ? Regardez les pays africains autour de vous, pour vous apercevoir que la liberté de la pressée en Côte d’Ivoire est une réalité, et non une notion abstraite !

Certes, des efforts restent encore à faire sur le long chemin de la liberté de la presse, mais, il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que la presse en Côte d’ivoire n’est pas baillonnée, encore moins muselée, et cela, nonobstant le militantisme politique avéré de certains journalistes qui confondent liberté de la presse et fantasme, et préfèrent parfois, la propagande à l’information!


Mesdames et Messieurs, au regard des énormes efforts financiers du Gouvernement en faveur de notre presse, l’on peut légitimement se poser la question de savoir, ce que fait la presse pour donner un sens à cette liberté qu’elle réclame à cor et à cri? Doit-on accepter l’inacceptable au nom de la liberté de la presse? Est-ce responsable de la part de certains journalistes, qui en toute connaissance de cause, mettent la vie d’autrui en danger, lorsqu’ils incitent les populations à consommer de la viande de brousse, quand on sait qu’en raison des risques de contamination par le virus d’Ebola, le Gouvernement en interdit la consommation? Est-ce faire preuve de liberté quand on récidive dans l’offense au Chef de l’Etat et qu’on porte ainsi atteinte à sa dignité?
Non, je ne le crois pas, c’est donc à juste titre, que les quotidiens «Aujourd’hui », « le Quotidien d’Abidjan », « Le Temps » et « Soir Info », ainsi que l’hebdomadaire « Bolkotch » ont été sanctionnés par le CNP pour non respect des règles de déontologie et d’éthique, sanctions qui ont d’ailleurs depuis, été relevées.

Mesdames et Messieurs, il est aisé de constater que la Côte d’Ivoire, depuis l’accession au pouvoir de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA n’a enregistré ni arrestation, ni emprisonnement, ni atteinte à l’intégrité physique, encore moins de morts de journalistes, dans l’exercice de leurs fonctions, du fait des pouvoirs publics.

Par ailleurs, de nombreux titres de presse, toutes catégories confondues (quotidiens, hebdomadaires, bimensuels, mensuels, magazines) continuent de paraître régulièrement, sauf ceux qui sont suspendus de temps à autre, par le Conseil National de la Presse (CNP), pour non-respect des règles de déontologie et d’éthique de leur métier.


Les correspondants de la presse internationale présents dans notre pays ont eux aussi jouit de cette liberté ; car en dépit des attaques répétées de certains des leurs contre les tenants actuels du pouvoir, ils n’ont jamais fait l’objet d’une quelconque intimidation.

Mesdames et Messieurs, ces faits sont étayés par les statistiques suivantes fournies par le CNP et qui concernent la période allant de 2012 à 2013 :
- nombre de publications sur le marché: 78 à la date du 31 mars 2014 dont 25 quotidiens, 30 hebdomadaires et 23 mensuels ;
- nombre de journalistes emprisonnés : 00
- nombre de journalistes violentés (agressés) : 08
- nombre de journalistes victimes d’enlèvement par des inconnus: 01
- nombre d’entreprises de presse victimes de cambriolages: 05 (Notre Voie, Groupe Cyclone, AIP, Nord Sud, siège du journal Le Sport) ;
- nombre de journalistes tués : 01 dont les auteurs sont des bandits.

À ce stade de mon propos, je tiens à rappeler en matière de liberté de la presse d’où nous venons; il n’a échappé à personne que la Côte d’Ivoire occupait la 159ème place et a fait un bond en avant pour devenir 96ème du classement mondial de reporters sans frontières? Et, cela, même si elle a perdu 5 places aujourd’hui, il faut saluer les efforts qui sont faits pour qu’elle retrouve le peloton de tête.
C’est le lieu également de faire d´autres rappels et mises au point :
- la loi n° 2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse protège les journalistes dans notre pays. En effet, cette loi garantit l’exercice de la liberté de la presse (articles 1 et 4 pour les libertés de parution et de distribution), protège les sources d’information (article 28) et dépénalise les délits de presse (article 68) ;
- l’ouverture des médias publics à toutes les sensibilités est une réalité dans notre pays ;
- le décret portant nomination des membres du comité de gestion de l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) a été bel et bien signé et n’attend qu’à être diffusé ;
- le licenciement économique intervenu à la RTI à viser à assainir la gestion financière peu reluisante héritée de l’ancienne direction ;
- la situation actuelle à Fraternité Matin fait l’objet d’une attention particulière de la tutelle ;
- le cautionnement à payer pour l’obtention d’une fréquence et la redevance annuelle forfaitaire seront soumis à la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), pour avis.

Au chapitre des perspectives qui constituent des priorités pour le Chef de l’Etat, on peut mentionner l’application effective et intégrale de la convention collective des journalistes professionnels, le renforcement de leurs capacités professionnelles, la libéralisation de l’espace télévisuel, le passage au numérique et l’amendement des deux lois jumelles de 2004 régissant les médias, pour tenir compte des évolutions.

Mesdames et Messieurs les professionnels des médias, tous ces efforts seront vains si en retour vous ne respectez pas les règles élémentaires de votre profession.
Le Gouvernement en appelle donc à votre professionnalisme et à votre sens des responsabilités. Arrêtez de demander ce que l’Etat peut faire pour vous en matière de liberté de la presse, mais plutôt, dites nous comment vous pouvez contribuez à faire de cette liberté un instrument au service du développement?

C’est pourquoi, je vous invite à méditer sur cette pensée du journaliste, homme politique et religieux français Henri Lacordaire qui affirme que : « la liberté n’est possible que dans un pays où le droit l’emporte sur les passions ». C’est ensemble que nous devons tracer les sillons d’une presse plus responsable, plus crédible et donc plus libre!

C’est seulement à ce prix, que notre presse participera pleinement au développement socio-économique de notre pays. Unis et solidaires, hommes politiques, professionnels des médias et de la communication et société civile de notre pays pourront relever ce challenge, car beaucoup reste encore à faire.

Mesdames et Messieurs, c’est sur cette exhortation que je voudrais clore mes propos, sans avoir mis à profit la présente commémoration, pour saluer la mémoire de tous les professionnels de médias du monde entier qui ont perdu la vie en menant le noble et passionnant métier de journaliste.

A toutes et à tous, je vous souhaite une bonne fête de la liberté.

Je vous remercie !

Repost 0
Published by tressia - dans Société
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 09:22
Côte d’Ivoire: Bensouda demande la confirmation des charges contre Gbagbo

La Procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a demandé samedi 3 mai à la chambre préliminaire I de confirmer les accusations contre l’ancien Chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo.

En juin 2013, les juges de la CPI avaient indiqué à Fatou Bensouda d’envisager d’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes avant d’envisager la tenue d’un procès de M. Gbagbo.

« L’accusation demande à la chambre préliminaire I de confirmer les accusations en vertu de chaque mode de responsabilité énoncée dans le document amendé contenant les charges et de remettre M. Gbagbo à une chambre de première instance pour son procès », stipule un document de 58 pages de Fatou Bensouda rendu public, samedi, par la CPI.

« M. Laurent Gbagbo a utilisé des mercenaires, des milices, des jeunes (….) » pour combattre, argumente la Procureure générale de la CPI

Premier ex-chef d’Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo, 67 ans, est soupçonné d’être « coauteur indirect » de quatre chefs de crimes contre l’humanité, à savoir meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains commis pendant les violences postélectorales de 2010-2011. Il a été transféré à La Haye depuis fin novembre 2011.

Le contentieux post-électoral entre Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara aujourd’hui à la tête de l’Etat ivoirien, avait plongé la Côte d’Ivoire dans une violente crise, longue de quatre mois, qui coûta la vie à plusieurs milliers de personnes.

La CPI accuse les forces armées ivoiriennes d’avoir mené des attaques entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, dans le cadre d’un « plan ». Elles « revêtaient un caractère généralisé et systématique » et étaient dirigées « contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques ». « Des centaines d’adversaires civils ont été attaqués, pillés, blessés ou victimes de viol en conséquence de cette politique », toujours selon l’accusation.

Laurent Gbagbo avait finalement été arrêté le 11 avril 2011, avec son épouse, Simone, également sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI, après avoir tenu tête au sous-sol de sa résidence d’Abidjan, où il subit au début d’avril 2011 le feu des forces armées françaises.

En juin 2013, les juges de la CPI avaient indiqué à Fatou Bensouda d’envisager d’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes avant d’envisager la tenue d’un procès de M. Gbagbo.

La Cour pénale internationale est le premier tribunal pénal internationalpermanent chargé de juger les auteurs de génocide, crime contre l’humanité et crime de guerre.

© POLITICO – Jonathan Ehud
- See more at: http://www.politicomag.com/article.php?C%C3%B4te-d-Ivoire.-CPI-%3A-Bensouda-demande-la-confirmation-des-charges-contre-Gbagbo-&item=1304&cat=0#sthash.ZxiJTrgK.dpuf

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 00:41
Repost 0
Published by Guy Tressia
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 00:36
Repost 0
Published by Guy Tressia
commenter cet article
3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:43
L’Editorial de Dr Essis Ako : Chômage et cherté de la vie (dans L’Eléphant déchaîné)

De maniement sûrement plus aisé pour les spécialistes des faits socio-économiques, les concepts de « chômage » et de « cherté de la vie », objets de cette réflexion, sont définis d’emblée, pour éclairer notre démarche.

Le chômage se définit comme la cessation contrainte, pour une personne (le plus souvent après un licenciement) ou une entreprise, de son activité professionnelle ; tandis que la cherté de la vie, signifie pour celle-ci, le fait d’être chère, d’un coût élevé. (Source : le premier Petit Larousse du XXIème siècle).

La clarification définitionnelle faite, la question à laquelle il faut tenter d’apporter une réponse, est celle de savoir si le chômage et la cherté de la vie constituent un échec pour les gouvernants actuels du pays.

Le chômage et la cherté de la vie n’étant reconnus nulle part dans le monde, comme des indicateurs positifs de bien-être social, ils ne peuvent être compris dans le cas d’espèce, que comme l’expression de l’échec d’une politique.

En effet, le gouvernement qui est amené à définir et à conduire en toute souveraineté, sa politique nationale de développement, en assume la responsabilité devant le peuple, son mandant. En conséquence, c’est tout logiquement, que les résultats de cette politique, bons ou mauvais, comme c’est le cas en l’espèce, lui seront imputés.

Cette raison conduit à répondre par l’affirmative à la question sus-indiquée. Surtout si, en des circonstances précises (joutes électorales), ces gouvernants ont eu le courage de se déclarer publiquement capables d’apporter au peuple les solutions qu’il espère à ses difficultés devenues presque permanentes.

Concrètement, la situation d’échec pourrait s’apprécier au regard de quelques paramètres objectifs, relatifs au chômage et à la cherté de la vie.

Concernant le chômage : Ses causes sont de divers ordres :

-Licenciements fréquents de travailleurs dans les secteurs d’activités public et privé, déplacement de nombreuses personnes, pour fait de guerre (déplacés et réfugiés), manque de formation des aspirants à l’emploi, inadéquation entre la formation et les emplois disponibles, disparition ou fermeture d’entreprises saccagées, en faillite ou non sécurisées, réduction des activités des entreprises (chômage technique), suspension des recrutements à la Fonction Publique, etc.

Concernant la cherté de la vie : Là aussi, les facteurs favorisants sont variés : coût élevé du pétrole, corruption des forces de l’ordre, hausse des impôts en général…

Ces trois facteurs ont des répercussions sur les prix pratiqués dans les marchés (augmentation).

Les conséquences cumulées du chômage et de la cherté de la vie sont nombreuses. Si, au terme d’entourloupes administratives et financières, une minorité de personnes réussit à s’enrichir, parfois scandaleusement, dans le marasme provoqué par le chômage et la cherté de la vie, la majorité de la population qui voit son pouvoir d’achat supprimé ou s’amenuiser progressivement vit, elle, dans la pauvreté ou la paupérisation ; ce qui entraîne la dislocation de nombreuses cellules familiales, et la multiplication de pathologies liées aux troubles psychologiques.

Le chômage et la cherté de la vie, véritables cancers pour la société, pourraient longuement hypothéquer la réalisation des ambitieux objectifs de développement du gouvernement ; mais ce sort peu enviable, pourrait être conjuré avec la décrispation totale de l’atmosphère nationale dont les gouvernants ont, seuls, la clé. Car toutes les énergies se libèreraient alors, pour se porter sur le front de la seule bataille qui vaille, celle qui conduit à se libérer du sous-développement.

Dr E.A. in L’Eléphant déchaîné N°247

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:33
Côte d’Ivoire-Réforme du secteur des transports : La revanche du soldat Gaoussou ? (L’Eléphant déchaîné)

Pour la quatrième fois et avec un acharnement qui fait presqu’envie, le ministre des Transports, Gaoussou, se pointera dans la salle du Conseil du Gouvernement ce matin (sauf nouveau changement), avec ses projets de loi portant « approbation de la convention avec Quipux », portant « dissolution de la Sonatt et de l’Agetu ».

De 25 à 6 ans

A trois reprises déjà et sans craindre le ridicule, il a essayé-assuré d’un redoutable soutien au palais présidentiel et au mépris des cris de la quasi-totalité des acteurs du secteur-de faire un passage en force. Mais à trois reprises, il a été ramené par ses collègues à ses copies.

Et chaque fois, le ministre a pris juste le soin de faire quelques menues modifications qui n’ont cependant pas suffi à faire pencher la barre de son côté.

Selon les sources de « L’Eléphant », ce mardi 29 avril, le soldat Gaoussou qui a finalement fait de cette réforme une affaire de survie, revient à la charge avec une modification de taille : la réduction de la durée de la convention signée avec Quipux, de 25 ans à 6 ans. Ce qui, contrairement à l’avis de certains conseillers du ministre, est la preuve que cette affaire cache beaucoup de choses et est, en réalité, une véritable nébuleuse.

Comment, pour obtenir l’approbation d’une convention, une société qui prétend avoir remporté un appel d’offres portant sur une concession de 25 ans, peut accepter la réduction à six ans seulement, de la même concession, rien que pour obtenir une approbation de la convention ? Que cache cette réduction à six ans ? Rattrapera-t-on les 25 ans par des reconductions tacites ?

Mettre fin au ridicule

L’image que les va et vient de Gaoussou Touré au Conseil de Gouvernement donne de la Côte d’Ivoire tant à l’interne qu’à l’externe est, selon un diplomate, « désastreuse. On a l’impression qu’on ne vit pas dans un pays sérieux… ». A-t-il regretté.

Le Premier Ministre Duncan, qui préside ce matin le Conseil de gouvernement et dont la position, de l’avis d’un Conseil du Chef de l’Etat, est des « plus floues dans cette affaire », devrait prendre une décision définitive. Soit trancher définitivement la question en rejetant les trois projets de décrets et le projet de loi de Gaoussou Touré afin que ce dernier ne les ramène pas chaque mardi en conseil de gouvernement, soit valider l’ensemble de ces projets de décret et de loi et laisser Gaoussou Touré aller se défendre en Conseil des Ministres devant le Chef de l’Etat dont la position, selon ce conseiller, est sue de tous : « A vrai dire je ne comprends pas très bien ce qui se passe dans cette affaire. Si cette réforme était vraiment pour le bonheur des acteurs du secteur des Transports, je ne suis pas sûr que le ministre des transports y mettrait autant d’énergie. Ça ressemble à s’y méprendre à un vérit. D’abord parce que le président lui a déjà dit qu’il ne validerait cette convention que si l’activité concédée n’est pas déjà exercée par des entreprises privées et publiques nationales. Ensuite, le même Chef de l’Etat a demandé à l’Inspection Générale d’Etat d’ouvrir une enquête sur cette réforme en interrogeant tous les acteurs y compris le ministre des Transports lui-même. Cette enquête est encore en cours et tous les ministres du Gouvernement le savent. Cela aurait dû arrêter les choses jusqu’à ce que l’Inspection d’Etat rende ses conclusions. Mais les uns et les autres font comme si de rien n’était et, en l’absence du Chef, jettent le ridicule sur l’ensemble du Gouvernement… » «L’Eléphant » ne le fait pas dire. Il suffit d’échanger avec des diplomates pour se rendre compte des effets de cette affaire sur la perception que certains ont sur notre Gouvernement…

La balle est dans le camp de Daniel Kablan Duncan, même si Gaoussou Touré bénéficierait d’un redoutable soutien intéressé au palais présidentiel…devinez qui c’est !

Pendant ce temps,

au Burkina…

Au Burkina Faso, pays des hommes intègres où les choses, paraît-il, se font avec un sérieux reconnu par tous, l’heure est également à une réforme dans le secteur des transports terrestres. Dans cette optique, un appel d’offres international a été lancé pour le « recrutement d’un partenaire public-privé pour la modernisation et la sécurisation des titres de Transports et la ré-immatriculation des véhicules ». C’est-à-dire pratiquement la même matière à laquelle le ministre des Transports ivoirien s’accroche avec force aux côtés de Quipux.

Ont répondu à cet appel d’offres une vingtaine d’entreprises et de groupements d’entreprises tant africaines qu’européennes et autres y compris l’ivoirienne « Côte d’Ivoire Logistique » et la colombienne « Quipux Innova », celle qui a remporté l’appel d’offres de Gaoussou Touré.

Au terme du premier tour dont les résultats ont été rendus publics le 8 avril dernier, un groupement d’entreprises et Quipux ont été éliminés de la course. Et pourquoi Quipux a été éliminé ? Pour « incapacité financière » (voir notre document).

Et quel était le niveau de la capacité financière minimum demandée ? « 3 milliards de FCFA ».

Et dire que le ministre Gaoussou Touré jure que Quipux investira en Côte d’Ivoire, la somme de 27 milliards alors que jusqu’ici, personne n’a encore vu dans aucune banque le moindre milliard apporté par Quipux alors que le ministre prétend qu’il a déjà investi 12 milliards, on ne sait dans quel ouvrage.

Tout d’un coup, on comprend pourquoi dans la Convention, la liberté est laissée à Quipux de fixer elle-même le coût de ses prestations vis-à-vis des usagers, y compris pour le nouveau permis dont le spécimen est déjà prêt.

Automobilistes de Côte d’Ivoire, apprêtez votre argent pour le nouveau permis…made in Colombie !

Reforme sous

contrôle familial

Au sein du ministère des Transports, la famille Gaoussou Touré a pris le pouvoir afin de mener à bonne destination, la réforme de papa.

La grande sœur de son épouse, Coulibaly Affissiata a été bombardée Conseiller Technique chargée des entreprises de Transports. Ce qui laisse les responsables des entreprises de transports effondrés de rire…

Officiellement, après le renvoi il y a quelques jours de Yao Tanoh, l’ex-chef du service de Communication du Ministère, l’homme qui inondait les pages de « L’Eléphant » par de longs droits de réponse à la gloire de Gaoussou Touré, le service de Communication est désormais dirigé par Samou Diawara.

Officieusement, la Communication du ministère est désormais confiée en sous-traitance à une entreprise de Communication créée le 7 novembre 2013 et dirigée par…Mariam Touré. Laquelle n’est autre que la fille de Gaoussou Touré.

Quand on ajoute à cela, le bombardement, à la tête du Conseil d’administration de l’Office Ivoirien des Chargeurs, de son beau frère, le frère à son épouse, Koné Fako, on comprend tout de suite que la sécurisation des retro-bénéfices de la réforme sera une affaire de famille et de belle famille.

ALEX KASSY in L’Eléphant déchaîné N°247

Repost 0
Published by tressia - dans Politique
commenter cet article
3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:12
Repost 0
Published by Guy Tressia
commenter cet article
3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 12:06
Repost 0
Published by Guy Tressia
commenter cet article