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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:45
JUSTICE- A la barre : Des accrocs de la drogue domptés par le tribunal «Monsieur le procureur, pardon»

Ils sont au nombre de deux prévenus à être convoqués par le juge à la barre. L’un s’appelle Coulibaly Sié Ahmed, il est poursuivi par le tribunal correctionnel pour des faits de détention illicite de drogue en vue de la vente, et l’autre se nomme Bamba Ibrahim. Ce dernier est attrait devant cette juridiction pour les faits de détention illicite de drogue en vue de sa consommation. Ils ont tous les deux été interpellés le 17/04 à Yopougon par la police et ils ont comparu le 30/04, soit après 13 jours de détention, devant le juge répressif, pour enfin s’expliquer sur leur amour inconditionnel pour cette substance prohibée.

Résumant les propos déjà tenus par chacun des mis en cause, pendant leur audition au parquet, le président relate:

-Interrogé par le procureur, Coulibaly Sié Ahmed a déclaré: «Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés. Je consomme souvent de la drogue pour calmer le mal (une hernie) dont je souffre». Bamba Ibrahim a quant à lui, déclaré: «Je ne reconnais pas les faits. Je ne consomme pas de la drogue. La police n’a rien découvert sur moi».

Cela fait, le juge riposte:

-Aujourd’hui, vous dites quoi devant le tribunal?

Mais avant de laisser les prévenus réagir, il demande au procureur:

-Monsieur le procureur, y-a-t-il un scellé?

-Oui, répond ce dernier en brandissant au juge une enveloppe kaki contenant, selon ses dires, 300 grammes de cannabis et un joint de cette substance psychotrope.

-Il(le scellé) appartient à qui?

-C’est pour les deux prévenus, réplique le procureur.

Instruit, le magistrat entame les débats avec les prévenus.

-Vous vous connaissez? Leur Demande-t-il.

-Non chef, rétorque Bamba Ibrahim.

-Vous habitez le même quartier et vous ne vous connaissez pas? Tempête le juge, incrédule. Vous vous connaissez, fait-il savoir avec sang-froid, aux prévenus.

-Où avez-vous été arrêtés?

-Moi, je charge les taxis «au lavage» (un endroit situé en face de l’église catholique ‘’Saint André’’ à Yopougon), fait savoir Coulibaly Sié Ahmed. Je fume la drogue mais ils (les agents de la police) n’ont rien découvert sur moi, persiste-t-il.

-J’étais, raconte à son tour Bamba Ibrahim, dans un couloir (situé dans le même endroit) en train de me soulager quand j’ai été appréhendé par quatre individus.

Curieux, le président lui demande:

-Ils ne t’ont même pas laissé le temps de te nettoyer et ils t’ont attrapé?

-Oui, un premier homme est arrivé dans les toilettes et il m’a saisi par les cols pour me donner une gifle, et ils m’ont ensuite pris de force pour m’emmener.

-Ce que tu dis est invraisemblable. Cet agent est aussi courageux que ça pour te prendre dans cet état sale? Monsieur le procureur, avez-vous des questions à poser aux prévenus?

-Non, monsieur le président.

-Vous avez la parole pour prendre votre réquisition.

-Coulibaly Sié Ahmed et Bamba Ibrahim sont respectivement poursuivis pour des faits de détention illicite de drogue en vue de la vente et de détention illicite de drogue en vue de sa consommation. Le premier prévenu déclare consommer la drogue pour calmer le mal dont il souffre. Mais il poursuit en disant que le jour de son interpellation, il n’avait pas en sa possession de la drogue. Et le second, lui, ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés. Cependant, les agents de la police qui les ont interpellés ont découvert en leur possession cette quantité de drogue contenue dans l’enveloppe. Nous requérons, en ce qui concerne Coulibaly Sié Ahmed, une requalification des faits en ceux de détention illicite de drogue en vue de son usage personnel. Ces faits une fois requalifiés, vous les déclareriez coupables. Et vous condamneriez chacun à 12 mois de prison et au paiement d’une amende de 200 mille francs CFA.

-Qu’est-ce que vous avez à dire pour votre défense?

-Je demande pardon, confessent-ils, mot pour mot, à tour de rôle.

12 mois fermes de prison, le paiement d’une amende de 200 mille francs CFA(pour chacun des prévenus) et la confiscation du scellé en vue de sa destruction, telle a été la décision du tribunal après avoir requalifié les faits, comme voulu par le procureur, en ce qui concerne Coulibaly Sié Ahmed, aux termes de 19 minutes de procès. Désormais en taule, ils disposent d’un temps assez suffisant pour méditer sur leur passion pour la drogue.

11 petites minutes ont suffi pour sceller le sort du présumé voleur

Soustraction frauduleuse de vêtements, telle est la prouesse réalisée par Baldé Yssouf, un ressortissant Burkinabè, âgé de 21 ans et vivant en Côte d’Ivoire. Cet acte illicite mis à sa charge, a été perpétré le 20/04 dans une église du Christianisme céleste, située à Yopougon Banco. Pour répondre son «audace», il a également comparu devant la même juridiction correctionnelle pour se défendre.

La victime du vol a vaillamment brillé par son absence à ce procès (elle a été appelée à 4 reprises sans succès, par le président).

-Monsieur le procureur, dit le juge, avez-vous des observations à faire par rapport à l’absence de la victime?

-La victime a été contactée. Je ne sais pas la raison pour laquelle elle n’est pas venue au procès.

Après cet aveu d’impuissance du procureur, le président décide de poursuivre le procès.

-On t’a trouvé dans une église, raconte le juge, avec un sac contenant les vêtements d’une dame. Et toi, tu as dit que tu étais à la recherche de fer mort. Pourquoi c’est dans une église, à 4 heures du matin, tu vas à la recherche de fer mort?

-C’est dans une église inachevée, se défend le prévenu.

-Si tu n’es pas allé voler le fer à béton de cette église, tu faisais quoi là-bas à cette heure?

-Mon sac était déjà rempli. J’ai commencé à ramasser le fer mort à partir du Carrefour zone jusqu’à Banco.

-Pourquoi c’est à 4 heures du matin tu commences ce travail?

-Je suis allé prier à la mosquée et c’est de la mosquée, j’ai commencé à travailler.

-C’est à quelle heure tu vas à la prière?

-A 4 heures du matin.

Le procureur demande l’autorisation du président pour interroger à son tour le prévenu.

-Allez-y monsieur le procureur, dit le président.

-Est-ce qu’on n’a pas trouvé les habits de la dame dans ton sac?

-Ses habits étaient accrochés sur le mur de la maison.

-Tu dis quoi? S’agite le président. Des habits accrochés, poursuit-il, dans une maison que tu dis inachevée? Monsieur le procureur, vous avez la parole pour votre réquisition.

-Le prévenu ici présent est poursuivi pour des faits de vol portant sur des vêtements. A la barre, il tente de nier les faits. Mais pour nous, tout ce qu’il dit ne nous convainc pas. C’est pourquoi nous requérons qu’il vous plaise de le déclarer coupable des faits qui lui sont reprochés. En répression, vous le condamneriez à 6 mois de prison et au paiement d’une amende de 50 mille francs CFA.

-Le procureur dit de te condamner à 6 mois de prison et au paiement d’une amende de 50 mille francs CFA. Tu dis quoi pour ta défense?

-Monsieur le procureur, pardon.

-Très bien! On a compris.

Après un bref moment de concertation avec les juges assesseurs, le président demande au présumé voleur:

-Tu es de quelle nationalité?

-Je suis Burkinabè.

-Merci pour ta sincérité.

6 mois de prison, le paiement d’une amende de 50 mille francs CFA et l’interdiction du territoire national pendant 5 ans, tel a été le verdict du tribunal après 11 minutes de procès. Après toute la peine qu’il s’est donné pour collecter ce fer mort, il ira séjourner à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan(Maca) sans pouvoir bénéficier des fruits de sa collecte nocturne.

Noël Konan (in L’Eléphant déchaîné N°250)

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:32
Abidjan-Commissariat du 22ème : On n’appréhende pas de voleur le samedi

Les habitants d’Angré sont priés de faire attention à ne pas recevoir un voleur le samedi, sinon ils devront se débrouiller tous seuls comme des grands. Parce que le commissariat du 22ème ne s’occupe pas des voyous le samedi. La famille J. O. en a fait le constat, le samedi 26/4. En effet, ayant été victime d’un vol dans la nuit du mercredi au jeudi 24/4, le père de famille Jacob O. a lui-même mené son enquête pour démasquer le malfrat. C’est ainsi que le samedi, il réussit à suivre les traces de ce dernier, qui selon son informateur, se trouvait dans un maquis au terminus du bus 81 d’Angré, dans la commune de Cocody. Il court donc avertir le commissariat aux alentours de 21 heures pour avoir des éléments afin d’arrêter cet individu qui prend son beurre dans la poche des autres. Mais grande sera sa surprise quand l’agent de garde l’informe que le commissariat n’appréhende pas de bandits le samedi. Ah bon? «Pourquoi vous avez fait notre boulot à notre place? Bon les samedis, on n’appréhende pas de voleur. Donc portez votre plainte et nous allons suivre l’affaire nous-mêmes», lui suggère l’agent de police. L’effet de surprise passé, Jacob O. décide de prendre les choses en main et part chercher du renfort afin de ne pas rater cette occasion qui s’offrait à lui pour mettre la main sur son agresseur. A 23 heures donc, il revient encore sur ses traces, au commissariat, dire à son interlocuteur d’il y a quelques heures, que le voleur était avec lui et qu’ils pouvaient donc faire leur travail. Le pauvre! Après lui avoir encore rappelé qu’on n’appréhende pas de voleur le samedi, l’agent lui demande de porter plainte, ce que le sieur fait sans hésiter. C’est par la suite que le policier lui donnera d’autres arguments, pour ne pas avoir affaire au voleur. «C’est-à-dire que notre cachot n’est pas prêt pour recevoir d’autres prisonniers. Conduisez-le à la gendarmerie de Cocody», conseille encore l’agent.

Le citoyen, inquiet de devoir effectuer cette distance avec un homme à la moralité douteuse, lui demande si cela ne cause pas un problème de compétence du fait que l’agression s’est passée à Angré. Suivons notre agent. «Non ça ne pose pas de problèmes. Eux, c’est la gendarmerie nationale, donc leur compétence, c’est sur tout le territoire. Nous, c’est la police nationale». Bien dit!

Jacob O. déçu, se résigne à conduire son voleur au lieu gentiment indiqué par le représentant de la loi.

Mais que fait le Ministre de l’Intérieur ? C’est à l’agressé de se promener désormais avec l’agresseur à la recherche d’un violon libre ?

Mireille Appini (in L’Eléphant déchaîné N°250)

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:17
France : Un groupe d’étudiants crée une association caritative pour aider les enfants d’Afrique

Un groupe d’étudiants du groupe EDHEC de Nice (France), a créé une association caritative dénommée " Vill’à’joie " qui a pour but de venir en aide aux enfants africains dans l'optique de la promotion de l’éducation sur le continent africain. Pour leur première activité, ils offriront un nombre conséquent de fournitures scolaires à un village marocain.

Tout au long de l’année, ils auront collecté et acheminé du matériel vers le Maroc et effectué diverses activités.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:36
Côte d’Ivoire – La preuve par 4 qu’Alassane Ouattara n’est pas Houphouëtiste

Le nom de Felix Houphouët Boigny restera à jamais lié au Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Après sa création en 1946, le PDCI demeurera pendant longtemps en Côte d’Ivoire le parti unique. Cette situation trouve une explication dans le contexte de l’époque. Les contradictions principales opposant les nouveaux Etats à l’impérialisme international amène ceux-ci, par tactique, à reléguer à l’arrière-plan les contradictions secondaires qui caractérisent les rapports intra-sociaux. Aussi la recherche d’une solution globale à cette situation aboutit inéluctablement au choix entre le régime démocratique à Parti Unique ou à multiples partis. En raison de l’absence de véritables classes sociales antagonistes et malgré la persistance de quelques relents de tribalisme, de régionalisme et chauvinisme, l’instauration du Parti Unique répondait au souci constant d’homogénéisation heureuse et concrète des conceptions diverses en matière de développement. Mais la vie des peuples est un perpétuel renouvellement fondé sur la tradition mais toujours tourné vers l’avenir dans une permanente adaptation aux réalités d’un monde en évolution.

La création du Front Populaire Ivoire (FPI) en 1982 va restaurer le multipartisme en Côte d’Ivoire. Mais le fait marquant dans notre pays, c’est l’éclatement du PDCI après la mort de son fondateur. Le Rassemblement Des Républicains (RDR), l’Union pour la Démocratique et la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) sortiront des entrailles du PDCI. Aujourd’hui, tous ces partis se retrouvent au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Ils postulent partager en commun, une philosophie, l’houphouëtisme. Selon le PDCI-RDA, l’houphouëtisme est un humanisme pragmatique, reposant sur la liberté, la justice, la démocratie, la tolérance, le dialogue et la paix. Notre plus grand étonnement, chaque fois que la question de l’houphouëtisme est évoquée, est de voir cette option idéologique traitée comme la manifestation d’une pathologie de l’esprit fondée sur la paix. Les « disciples » d’Houphouët ne sont pas toujours des hommes de paix. Le Président Ouattara se réclame de cette idéologie. Et pourtant, depuis qu’il est au pouvoir, les actes qu’il pose démontre qu’il est TOUT sauf un houphouëtiste. Nous avons expressément relevé quatre faits qui prouvent qu’il ne pratique pas l’houphouëtisme dont il se réclame mais plutôt l’ « Adoïsme ».

1. Houphouët pratiquait la géopolitique

Pour tenir comptes des équilibres régionaux et la justice sociale, Houphouët a développé le concept de géopolitique. Pour bien gérer le pays, il fallait tenir compte des diversités ethniques et culturelles. Aussi, il formait des gouvernements, dans lesquelles se retrouvaient toutes les sensibilités. Dans les gouvernements Houphouët, il y avait à la fois des Bété, des Baoulé, des Agni, des Senoufo… Il n’y avait pas que des Baoulé de son ethnie. Le Président Ouattara préfère gérer le pays avec les ressortissants de sa région et parfois de sa religion. Il a laissé aujourd’hui aux futures générations un concept méconnu dans les démocraties modernes mais bréviaire en Côte d’Ivoire : le rattrapage ethnique. Cette réelle volonté d’exclure les autres ethnies de la Côte d’Ivoire, de la gestion des affaires de l’Etat, a accentué la fracture sociale dans notre pays. Les bouches restent fermées mais les cœurs sont remplis de haine et de vengeance. Il est infiniment dommage que l’actuel Président laisse cette empreinte indélébile dans notre mémoire.

2. Houphouët choisissait ses cadres selon la compétence

Avec Houphouët, la géopolitique allait de pair avec la compétence. Il ne s’agissait pas de choisir des « bras cassés » pour aller au combat. C’est la raison pour laquelle, il a accordé la priorité à l’éducation nationale, à l’enseignement technique et professionnel, à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. D’énormes sacrifices budgétaires ont été consentis pour ce secteur qui a fait le bonheur et la satisfaction de tous : des cadres ivoiriens ont été formés, dans les meilleures conditions, dans les plus prestigieuses écoles et universités, tant en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur. Le président Félix Houphouët Boigny formait des gouvernements de méritants. N’était pas ministre qui voulait mais qui pouvait. Avec l’actuel Président, certains ministres n’ont pas achevé leur scolarité et pourtant ils sont à des postes sensibles. En lieu et place des ministres nous avons des « mini-ministres ». C’est le patronyme qui prime sous le Président Ouattara et non la compétence.

3. Houphouët était un homme de paix et de dialogue

Sous Houphouët, les différends entre les différentes parties du pays étaient réglés de façon pacifique. Des slogans tels que «la Paix n’est paix un mot, c’est un comportement» ; «le Dialogue est l’arme des forts» ont fini par être intégrés dans le vécu et le comportement des ivoiriens qui sont, somme toute, un peuple profondément épris de paix. Il avait en effet mis en place le cadre d’une concertation politique et sociale pour discuter des affaires de l’Etat. Il s’agissait du «Conseil National», une instance de dialogue qui permettait d’anticiper et de désamorcer les situations pouvant conduire à des crises majeures ou à des conflits. Avec le Président Ouattara c’est l’argument de la force qui prime et non la force des arguments. C’est avec la force qu’il résout tous les problèmes à tel point qu’il est devenu le père de la diplomatie belliqueuse. Les maliens se souviendront pendant longtemps de la façon avec laquelle il voulait régler le problème malien.

4. Houphouët respectait ses opposants

Le Président Houphouët avait du respect pour ses opposants. Malgré la ténacité de Laurent Gbagbo, il n’a jamais voulu l’éliminer. On se souvient que lorsqu’il était malade et alité en 1993, il a demandé à s’entretenir, en privé, avec son opposant historique Laurent Gbagbo. Personne n’appelle à son chevet, au seuil de sa mort, un ennemi. Il manifestait de cette manière une courtoisie rare dans le monde politique. Deux adversaires politiques obstinés qui n’appartiennent pas à la même famille politique se parlent dans le secret comme un père s’entretiendrait avec son fils avant de tirer sa révérence restera un récit invraisemblable. Le Président Ouattara n’écoute pas son opposition et méprise ses opposants. Lors de la campagne électorale, il avait promis un statut à l’opposition mais une fois au pouvoir, ce statut est devenu un objet de chantage. Et pourtant, dans une démocratie, l’opposition doit jouer un rôle important dans la construction de la nation avec ses critiques et propositions. Au lieu d’accepter les propositions de l’opposition dans le cadre d’un dialogue républicain, son parti, le RDR, préfère voir les opposants au cimetière. Les propos ainsi tenus du secrétaire général de son parti ne relèvent pas d’une idéologie de paix. Il va sans dire que le Président Ouattara qui demeure le président de ce parti n’est pas prêt pour discuter avec son opposition.

Conclusion

Pour résumer la gouvernance sous Félix Houphouët Boigny, c’était simplement la période de l’« houphouëtisme » pour emprunter le terme sacré à Feu Balla Keita. Ce dernier avait défini le contenu de cette doctrine politique comme « la pensée, l’action et les actes du président Félix Houphouët-Boigny au service de la Côte d’Ivoire, de la paix, du progrès et de l’unité dans la construction de la nation ivoirienne. L’houphouëtisme est aussi un humanisme soutenu par le dialogue fraternel et la tolérance au cœur de l’action politique au service du développement de la Côte d’ivoire et de l’Afrique ». La pratique du pouvoir par le Président Ouattara diffère de celle du Président Houphouët. La Côte d’Ivoire est un pays où le changement doit s’opérer dans la stabilité et l’harmonie. Si aujourd’hui la réconciliation piétine c’est à cause de sa pratique étrange du pouvoir.

Prao Yao Séraphin, Enseignant-Chercheur et analyste politique

Source : http://www.connectionivoirienne.net/99272/cote-divoire-preuve-4-qualassane-ouattara-nest-pas-houphouetiste

Côte d’Ivoire – La preuve par 4 qu’Alassane Ouattara n’est pas Houphouëtiste
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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:12
Quand le Chef rebelle N°1 conseille « d’arrêter les discours haineux et diviseurs », il y a de l’espoir en Côte d’Ivoire!

Le Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori SORO, a entamé ce samedi 10 mai 2014, à Sikensi, la première étape de sa tournée de réconciliation dans l’Agnéby-Tiassa. C’est devant des populations mobilisées et unies comme un seul Homme que le Chef de la représentation nationale a animé, ce jour, un grand meeting. Au cours duquel, il a appelé les uns et les autres à se garder de poser des actes aux antipodes de la paix sociale. « Arrêtons les discours de la haine et de la division », a-t-il exhorté le peuple abidji.

Aussi, la tête de file de l’Assemblée nationale a-t-elle invité ses ‘’parents de Sikensi’’ à s’approprier les vertus de cohésion et d’unité qui jadis étaient journellement ‘’pratiquées’’ en terre d’Eburnie. « Je vous parle avec mon cœur et mon âme. Nous vivions main dans la main sans nous interroger sur la religion des uns et des autres. La Côte d’Ivoire était si belle parce que nous nous aimions sans distinction de race, de langue. Pourquoi veut-on maintenant diviser les Ivoiriens ? », s’est exprimée la seconde personnalité de la République de Côte d’Ivoire, tout en réitérant qu’ « il faut faire des efforts de dépassement » en proscrivant « les propos haineux qui veulent qu’on se batte ».

Poursuivant son propos, Guillaume SORO a stigmatisé l’attitude ‘’morbide’’ de ceux qui sapent les efforts consentis par le Pouvoir Ouattara en faveur du bien-être des populations. « Ne vous laissez pas tromper. Les gens qui aiment parler et tromper, il y en a beaucoup. Ceux qui peuvent promettre et réaliser, il y en a peu », a fait remarquer le Patron des parlementaires ivoiriens.

Le Président Soro n’a pas manqué d’adresser à l’auditoire les salutations de celui qui est l’incarnation parfaite du « travailleur infatigable », en l’occurrence le Président de la République, Alassane Ouattara. « J’étais hier (NDLR, vendredi 09 Mai) avec le Président de la République. Il m’a chargé particulièrement de vous saluer. Il m’a chargé de vous dire que son ambition pour la Côte d’Ivoire, c’est le développement. Il m’a chargé de vous dire que les problèmes ne sont pas tous résolus, mais que vous pouvez et vous devez lui faire confiance. Il m’a dit qu’il travaillera sans relâche au développement de la Côte d’Ivoire », a-t-il laissé entendre.

Relevant que « le développement est à la portée des populations de Sikensi », l’ancien pensionnaire du petit séminaire Saint-Jean de Katiola les a invitées à « commencer d’abord par s’unir ». « Si vous vous donnez la main, Sikensi sera développé. Le gouvernement n’ira que là où il y a l’entente. Le gouvernement n’ira pas là où il y a le désaccord », a-t-il argué.

En outre, le PAN SORO s’est fait fort de mettre en relief le bien-fondé du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). A l’en croire, c’est une opération qui permet de planifier le développement. C’est pourquoi, il a appelé les habitants de Sikensi à y adhérer pleinement.

Avant l’intervention du Président Guillaume SORO, le Maire de Sikensi, Sahoré Essi De Paul et le député de ladite circonscription, Tanoh Yao Bruno, ont eu voix au chapitre. Ils ont fait l’apologie du Président SORO qui « ne ménage aucun effort pour qu’advienne définitivement la paix en Côte d’Ivoire ». Les deux élus locaux ont formulé des doléances relatives au foncier et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Ils ont chargé Guillaume SORO d’être leur « interprète auprès du Président de la République ».

Fait membre de la classe d’âge des ‘’Gnigbessi’’ (NDLR, décideurs) avec pour noms Gnangra Dogbro, Guillaume SORO s’est engagé à poser un acte de haute portée sociale au profit de ses ‘’frères et sœurs’’ abidji. «… L’Ecole primaire publique (EPP) Château de Sikensi est dans un état de délabrement avancé. S’il faut la réhabiliter ou la reconstruire, je le ferai », a fait savoir le PAN.

Ont assisté à ce tout premier meeting du Président SORO dans l’Agnéby-Tiassa, plusieurs personnalités dont les ministres Alain Lobognon et Bandaman Maurice.

Source : Guillaumesoro.ci

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 22:58
Excellence à l’Ecole/ Le député N’guessan Dénis aux Enseignants: "Évaluez les élèves dans l'équité et allez à des examens sans fraude"

Excellence à l’Ecole/ Le député N’guessan Dénis aux Enseignants: "Évaluez les élèves dans l'équité et allez à des examens sans fraude"


Invité pour parrainer les journées de l'excellence dans l'inspection primaire de Divo 1, l'honorable N’guessan Dénis, accompagné de son collègue Kedi Zabe Félix ont saisi cette occasion pour passer des messages forts aux enseignants en présence du Directeur Régional de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Technique, Kouamenan Bosson Albert et de l'inspecteur N'dri Kouadio Castel. Pour l'honorable N’guessan Dénis : "je vous exhorte en cette fin d'année, d'amener vos élèves à cultiver le travail personnel. Ne soyez pas les fossoyeurs des examens en voulant aider les enfants. Travaillez dans la justice et l'équité. Vous comprenez que ces élèves que nous primons ce jour n'ont pas eu besoin de votre aide pour obtenir ces moyennes qui pour la plupart tournent autour de 19/20. C'est cela la culture du mérite qui débouche sur l'excellence". À t'il fait remarquer. Il a ensuite demandé aux enseignants d'être les porte-voix des élus afin qu'ils invitent les populations à adhérer au processus du recensement général des populations car pour lui c'est à ce prix que l'ETA peut programmer des réalisations et des infrastructures qui peuvent profiter à tous. C'est par des matchs de football entre les enseignants, les institutrices et les élèves que cette sympathique cérémonie à connu son terme après les séances de remise de diplômes aux enseignants et des prix d'excellence aux meilleurs élèves des cinq secteurs pédagogiques que compte cette inspection.

G.T.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:35
Emergence à l’horizon 2020: l’avenir d’une illusion!

La Côte d’Ivoire est actuellement parvenue à une étape critique de son évolution, avec l’inquiétante accumulation de maux aussi complexes que pernicieux, qui minent l’existence des populations, sur toute l’étendue du territoire :

Evanescence du pouvoir d’achat ; insécurité galopante ; chômage structurel et endémique ; déscolarisation des enfants ; taux effarant d’analphabétisme; sous-développement des collectivités territoriales décentralisées ; etc. La situation est telle que les populations en sont arrivées à ne plus savoir à quel saint se vouer : Leur sort n’ayant à leurs yeux, aucune perspective de changement heureux.

Il est de notoriété publique, que la vocation de tout gouvernement digne de ce nom et responsable, est de se pencher sur une situation de cette nature, en vue de lui apporter les solutions espérées par ceux qui la subissent. Apparemment c’est dans cette logique, que se placent les dirigeants ivoiriens, dont les actions et faits valorisants, polarisent constamment l’attention des médias et par ricochet, des populations. Suivant ce schéma, le gouvernement est censé être quotidiennement « au travail », pour le bien des populations.

Pourtant, les difficultés énumérées plus haut, de manière non exhaustive, persistent et s’amplifient, provoquant des drames et des plaintes à n’en plus finir. Et curieusement, c’est au milieu de ce sombre tableau, mettant en lumière l’incapacité des gouvernants à apporter des réponses adaptées aux inquiétudes des populations que, comme pour faire diversion, et sur le mode incantatoire, la communication du pouvoir focalise l’attention des communautés nationale et internationale, sur l’objectif majeur de la politique de promotion nationale de celui-ci : l’émergence; celle-ci devant, en principe, être atteinte à l’horizon 2020.

Mais, comment va-t-on parvenir à cette ambitieuse fin ? Est-ce au moyen de la méthode Coué ? Assurément, non ; parce que ne devient pas émergent, qui veut. En effet, suivant la définition donnée par le premier Petit Larousse du XXIe siècle, « En Economie, le pays émergent se distingue des autres pays appartenant à sa catégorie (pays en voie de développement, nouveaux pays industrialisés) par des résultats macro-économiques (production industrielle, emploi) supérieurs et un taux de croissance élevé.» (p.373).

Avec la situation interne qu’il n’arrive pas à normaliser et maîtriser, comment le gouvernement se prendra-t-il pour obtenir les résultats macro-économiques et le taux de croissance au-dessus de tout soupçon, exigés pour pouvoir trôner en compagnie des fameux BRICS qui le fascinent tant, au même titre que presque tous les dirigeants africains? La réponse ne devrait pas être évidente.

En conséquence, les dirigeants ivoiriens devraient s’attacher à jouer sur les leviers clairement identifiés, dans la définition supra ; à savoir, veiller à augmenter la production industrielle et les emplois ; ce qui est tout le contraire de la politique qu’ils pratiquent, et qui se traduit par la destruction ou la fermeture des unités de production, ainsi que des licenciements à grande échelle.

Mais c’est une évidence qu’il serait difficile sinon impossible, d’atteindre l’objectif de l’émergence, sans un assainissement et un apaisement préalables du contexte général du pays.

L’EDITORIAL DE Dr ESSIS AKO- in L’Eléphant déchainé N°249

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 11:10
Côte d`Ivoire: le camp Ouattara appelle l`ONU à user de la "force légitime"

DEVOIR DE MEMOIRE : QUAND OUATTARA APPELAIT L’ONU AU SECOURS

ABIDJAN - Le gouvernement du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara a demandé lundi à l`ONU un "recours immédiat à la force légitime" pour "protéger les populations civiles" victimes des violences post-électorales.
"Compte tenu de l`ampleur et de l`urgence de la situation (...), le gouvernement demande au Conseil de sécurité de l`ONU d`adopter une résolution pour autoriser le recours immédiat à la force légitime en vue de protéger les populations civiles en danger imminent", indique un communiqué.
La crise née du scrutin présidentiel du 28 novembre a dégénéré ces
dernières semaines en affrontements entre le camp Ouattara et celui du
président sortant Laurent Gbagbo, à Abidjan et dans l`Ouest, menaçant de faire
basculer le pays dans la guerre civile.
Près de 440 personnes, en majorité des civils, ont été tuées depuis le
début de la crise, selon l`ONU. Selon le camp Ouattara, le bilan s`élève à 832
morts.
Le gouvernement de M. Ouattara "regrette que l`assistance humanitaire et la
protection des populations qu`il a demandées à travers l`Onuci (Opération de
l`ONU en Côte d`Ivoire, 10.000 hommes) ne soit pas une réalité sur le
terrain", selon le texte.
Il propose donc "la création d`un détachement de l`Onuci suffisamment doté
en hommes et en moyens, dont la mission sera de porter secours et assistance
aux populations".
Il demande également "la mise en place de check-points permanents dans les
quartiers d`Abidjan les plus exposés à la violence et l`intensification des
patrouilles" et "l`installation de bases militaires de l`Onuci à Abobo et à
Yopougon", les deux quartiers les plus touchés.
Le gouvernement Ouattara réclame aussi "la destruction de l`arsenal
militaire de guerre du camp Gbagbo utilisé contre les populations civiles",
"la création d`espaces sécurisés pour les populations en détresse" et de
"couloirs humanitaires".
L`Onuci reconnaît M. Ouattara comme président et assure la protection du
Golf hôtel d`Abidjan, où il vit retranché avec son gouvernement sous un blocus
des forces armées fidèles à son rival.
Selon l`ONU, près de 500.000 personnes ont fui leur habitation depuis le
début de la crise, dont près de 90.000 ont trouvé refuge au Liberia voisin.

Publié le lundi 21 mars 2011 | AFP

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 09:50
Essy Amara, ancien ministre des Affaires étrangères, révèle ses relations avec  Gbagbo

L’ancien ministre des Affaires étrangères, Essy Amara, a révélé, jeudi dernier, au cours d’une conférence publique sur la diplomatie ivoirienne sous Félix Houphouët Boigny, que c’est à cause du président Gbagbo qu’il est allé en prison pour la première fois. C’était à l’invitation du Groupe de recherche et d’étude en histoire globale (Grhg). «Je ne suis pas là pour juger la diplomatie des autres présidents. Ce que j’ai dit du président Félix Houphouët-Boigny, c’était sous la guerre froide. La première fois que j’ai été en prison, c’est à cause de Gbagbo. Le président Houphouët avait envoyé des gens le chercher chez lui. J’étais chez lui et lorsqu’ils ne l’ont pas trouvé, ils m’ont pris», a dit Essy Amara. Il n’a pas caché ses liens d’amitié avec le président Gbagbo depuis leurs études universitaires en France. «Laurent et moi avons des amis en commun dont Guy Laberti et Albert Bourgi. Je lui ai dit que c’est une erreur de faire venir les Nations unies en Côte d’Ivoire. Il m’a dit que c’est pour montrer sa bonne foi dans la gestion des affaires du pays. J’ai dit à Albert Bourgi qu’il va se fourvoyer. Il avait une méconnaissance du système des Nations unies. Ils prennent leurs instructions à New York et non ici», a-t-il ajouté. Il a également dit avoir effectué une mission, sur instruction du président Gbagbo, auprès du président Boutéflika, alors président en exercice de l’Union africaine pour des élections transparentes en Côte d’Ivoire.
A part la guerre du Biafra qui, selon lui, est un échec de la diplomatie du président Houphouët-Boigny, Essy Amara a salué le combat du premier président ivoirien pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Il a salué aussi la diplomatie ivoirienne dans la fin de la guerre en Angola et d’autres crises dans le monde entier.
Didier Kéi (in Notre Noie du samedi 10 mai 14)

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 18:48
Côte d’Ivoire : Didier Dépri (Notre Voie) crache ses vérités à Raphaël Lakpé (CNP)

Raphaël Lakpé, cadre du RDR et actuel président du Conseil national de la presse (CNP), interdit aux journaux proches de l’opposition de qualifier de DICTATEUR, le président de son parti, Alassane Dramane Ouattara, chef de l’Etat de Côte d’Ivoire suite au renversement du Président Laurent Gbagbo du pouvoir, le 11 avril 2011, par l’armée française et l’Onuci appuyées de rebelles pro-Ouattara et de mercenaires de la sous-région ouest africaine.
Je continue d’avoir un profond respect pour Raphaël Lakpé parce qu’il fut le rédacteur en chef du Quotidien LA VOIE (devenu NOTRE VOIE dont je suis, depuis quelques années, le Secrétaire général de la rédaction). Mais cette décision du CNP émane davantage du militant du RDR que du professionnel de journalisme.
Dans le cas contraire, comment mon chef Lakpé qualifie-t-il un chef d’Etat qui fait auditionné pendant plus de 9h par la cellule d’enquête de la gendarmerie, ses opposants parce qu’ils ont lancé un mot d’ordre de boycott de son action politique ?
A la vérité et nous le savons tous pertinemment à Abidjan (gouvernement, hommes politiques, ambassades, journalistes etc.), le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) qui peine à se faire actuellement vise à modifier la liste électorale en vue de la présidentielle de 2015.Cela dans des conditions fort suspectes. Ce recensement n’a aucun but de développement. Parce que le gouvernement Ouattara n’a pas eu recours à un recensement pour définir le PND 2012-2015 dont il cherche désespérément le financement. Pourquoi en aurait-il recours pour l’exécution de ce PND ?
Les visées politiciennes du RGPH 2014 ne souffrent d’aucune ambigüité et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, véritable Premier ministre du gouvernement, l’a avoué dans un courrier daté du 4 mars 2014, adressé à l’organisation américaine NDI.
Comment appelle-t-on un chef d’Etat qui totalise plus de 700 opposants politiques dans les geôles du pays qu’il dirige ?
Comment appelle-t-on un chef d’Etat qui a horreur de la liberté de la presse et qui totalise depuis son arrivée au pouvoir, des journalistes tués (Sylvain Gagnétaud et Désiré Oué), des journalistes emprisonnés (votre serviteur et bien d’autres) et des journaux suspendus à tour de bras (l’hebdo satirique Bol’Kotch est toujours suspendu pour avoir caricaturé le chef de l’Etat) ?
Comment appelle-t-on un chef d’Etat qui ne concède aucune liberté à son opposition, qui accapare les médias d’Etat, qui maintient des opposants en exil, qui totalise des milliers de réfugiés, qui instaure une « justice des vainqueurs » et offre une impunité totale à ses milices armées ?
Un tel chef d’Etat n’est rien d’autre qu’un DICTATEUR.
Et la longue garde à vue, hier, d’Affi N’Guessan, Laurent Akoun, Marie-Odette Lorougnon et Dr. Richard Kodjo a dévoilé davantage le DICTATEUR qui nous gouverne depuis plus de trois ans. Contre le gré visiblement de la majorité du peuple (l’échec du RGPH et le faible taux de participation des scrutins législatif, municipal et régional l’attestent).
Le dire ne constitue pas une marque particulière de courage mais un témoigne pour le présent et le futur.

Didier Depry
Journaliste politique à Abidjan

Source : https://www.facebook.com/didier.depry/posts/774365642581111:0

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