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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:29
Liberté de la Presse- Le Gouvernement veut museler  «L’Eléphant Déchaîné»

Il faudrait peut-être que l’infernal quadrupède, pour la tranquillité et le grand bonheur des vedettes qui nous gouvernent, se contente de faire le journalisme qui plaît sous nos tropiques : la couverture des activités pour la plupart d’escroquerie morale des hommes politiques et le cirage de pompes.

Car de plus en plus, des actions sont menées dans les coulisses et même auprès de radio internationale émettant dans ce pays immergé, pour rendre « L’Eléphant Déchaîné » moins audible tant en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur.

Ces actions ne prospérant pas, c’est au régulateur de la presse que le Gouvernement veut faire jouer le mauvais rôle dans l’opération de musèlement de «L’Eléphant Déchaîné».

La dissolution de la Sonatt et de l’Agetu

Le 24 avril 2013, le ministre des Transports, Gaoussou Touré, a signé une convention avec une entreprise colombienne nommée « Quipux », dans le cadre d’une réforme qu’il entend mener et qui, paraît-il, devrait faire de la Côte d’Ivoire, un pays envié dans toute l’Afrique pour la performance de son système de transports terrestres.

« L’Eléphant Déchaîné » qui avait ouvert une enquête dès la signature de cette convention pour comprendre le processus qui avait abouti au choix de cette entreprise, a réussi à se procurer une copie de cette convention.

A la lecture de ce document lourd de plus d’une centaine de pages, l’infernal quadrupède avait tout de suite découvert qu’à la demande des Colombiens, le ministre Gaoussou Touré entendait dissoudre deux sociétés d’Etat. A savoir la Société Nationale des Transports Terrestres (Sonatt) et l’Agence des Transports Urbains (Agetu). Et « L’Eléphant » ne s’est pas fait prier pour dénoncer ce projet qui mettait en péril l’emploi de près de 600 Ivoiriens.

« Ce sont des rumeurs »

Au cours d’une interview publiée à la fois dans les colonnes de « Le Patriote », « L’Intelligent d’Abidjan » et « Fraternité Matin » à la date du vendredi 14 mars 2014, le Ministre Gaoussou Touré s’est inscrit en faux contre les informations données par « L’Eléphant » au sujet de la dissolution de ces sociétés.

Question : « Monsieur le Ministre, cette réforme, selon certaines sources ferait disparaître des structures que sont la SONATT, l’AGETU, l’OSER, l’OFT, la SICTA, l’OIC, le Guichet Unique Automobile. Qu’en est-il exactement ? »

Réponse du Ministre : « Il n’en n’est rien. De tels propos ne sont qu’une campagne de désinformation et d’intoxication orchestrée par les détracteurs de la réforme. Hormis la SONATT et l’AGETU qui peuvent subir des modifications profondes de statut, il n’en n’est rien pour les autres structures qui seront renforcées. Mais elles n’échapperont pas au suivi et au contrôle des opérations. Nous saisissons cette occasion pour dire que réforme ou pas, l’AGETU, avec des pertes cumulées supérieures à 5 fois le capital social et des milliards de dettes impayées, est pratiquement en faillite. »

Il s’agissait donc de « modifications profondes de statuts » et non de dissolution de ces deux sociétés comme « L’Eléphant » l’avait annoncé.

Au cours d’une émission télévisée après cette grande interview malheureusement massacrée par « L’Eléphant Déchainé », le ministre a, de nouveau, la main sur le cœur et le cœur battant en cinquième vitesse, déclaré qu’il n’était pas question de dissoudre ces deux entreprises mais de modifier leur statut.

Vous apportez la preuve et vous êtes condamné !

Mis en quelque sorte au défi d’apporter la preuve de ses écrits, « L’Eléphant » s’est offert les moyens d’obtenir ces preuves.

Le 14 avril, l’infernal quadrupède met la patte sur l’ordre du jour du conseil de Gouvernement et, y découvre, au titre du ministère des Transports, deux projets de décret portant « dissolution de la Sonatt » et de « l’Agetu ».

Dans un article sur la réforme engagée par le Ministre Gaoussou Touré et publié dans « L’Eléphant » N°241 du 15 avril, la preuve est publiée (voir document).

Dans « L’Eléphant » N°243 et 245, d’autres documents du même genre contenant la preuve des écrits sont publiés. Silence radio du côté du ministère des Transports.

Mais voilà, apparemment affirmer une chose dans un journal, être mis au défi d’en apporter la preuve, relever ce défi en apportant effectivement la preuve, ne plaît pas au Gouvernement.

La preuve, le gouvernement, via son secrétariat général, a saisi le Conseil National de la presse d’une lettre de dénonciation du travail de « L’Eléphant Déchaîné ».

Résultat, le CNP, dans une lettre datée du 21 mai 2014, a «interpellé» «L’Eléphant» qui aurait violé les articles 7 et 9 de la loi N°2013-867 du 23 décembre 2013 relative à l’accès à l’information d’intérêt public.

«Par courrier en date du 23 avril 2014, écrit le CNP, le Secrétaire Général du Gouvernement a saisi le Conseil national de la presse (CNP), à l’effet de dénoncer vos éditions n°241, 243 et 245 des 8, 15 et 22 avril 2014, qui ont publié l’ordre du jour des Conseils de Gouvernement avant leur tenue. Examinant cette requête en sa session du 8 mai 2014, le Conseil a observé que vos éditions en cause ont violé les dispositions pertinentes des articles 7 et 9 de la loi N°2013-867 du 23 décembre 2013 relative à l’accès à l’information d’intérêt public.

En ce qui concerne l’article 7, il dispose au titre des informations et documents communicables que « le droit à la communication s’applique aux documents définitifs. Le dépôt aux archives publiques des documents communicables ne fait pas obstacle au droit à la communication desdits documents. » Or, il semble au Cnp sauf preuve contraire qu’un ordre du jour n’est jamais définitif avant son approbation par l’assemblée qui en délibère. En conséquence, il ne saurait faire l’objet de publication et alimenter des débats sur des sujets qui en définitive peuvent ne pas être retenus.

Quant à l’article 9, il dispose au titre des informations et documents non communicables que : « Ne peuvent être communiqués ou consultés, les informations ou documents publics dont la divulgation porterait atteinte au secret des délibérations du gouvernement et des autorités relevant du pouvoir exécutif ». En considération de cette violation, le Conseil vous invite à l’avenir au respect des règles applicables en pareille matière».

Il faut ajouter les autres éléments de cet article 9 non cités par le CNP : «Au secret de la défense nationale ; à la conduite de la politique extérieure de l’Etat ; à la sûreté de l’Etat, à la sécurité publique ou à la sécurité des personnes ; à la politique monétaire et de change de l’Etat ; au déroulement des procédures engagées devant les juridictions ou enquêtes préliminaires à de telles procédures, sauf autorisation donnée par l’autorité compétente ; à la vie privée ou à des intérêts privés, notamment le secret en matière industrielle et commerciale, les documents mis en vente au public. »

Et voilà l’avancée démocratique qui a été saluée à l’adoption de cette loi, par la ministre de la Communication. Une véritable restriction de la liberté de la presse. Presse désormais invitée à la boucler sur les exploits des dirigeants au motif que cela viole les délibérations du Gouvernement.

Comment fait donc un journaliste s’il ne peut utiliser les preuves à sa disposition pour soutenir ses affirmations ?

Quand un journaliste écrit un article et qu’un ministre de la République qualifie cet article de mensonger, que doit faire ce journaliste ?

Tout d’un coup, on comprend pourquoi la Côte d’Ivoire a perdu six places dans le dernier classement de Reporters Sans Frontières (RSF) sur la liberté de la presse dans le monde.

Source : L’ELEPHANT DECHAINE N°254

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:22
Tentative de suicide devant le Palais Présidentiel : Les révélations de L’Eléphant déchaîné

Le mercredi 21 mai 2014, date du 3ème anniversaire de l’investiture de notre président, une jeune dame répondant au nom de Madiara Ouattara, a tenté de mettre fin à sa vie par immolation, non loin du Palais présidentiel au Plateau.

Sur le motif qui l’a poussée à poser cet acte, les supputations, depuis le 21 mai, vont bonnes flammes.

L’infernal quadrupède a mené son enquête !

Une activité florissante sous l’ancien régime

Madiara Ouattara gagnait sa vie dans la mise en location de véhicules standards et parfois, de luxe. Veinarde, elle avait réussi, sous l’ancien régime, à avoir quelques entrées au palais présidentiel. Cela lui a permis de louer des véhicules aux services de la Présidence de la République.

Quand le régime Gbagbo s’effondre en avril 2011, les factures non encore payées de Madiara Ouattara s’élèvent à près de 80 millions de FCFA.

Selon une source interrogée par « L’Eléphant », elle aurait travaillé aussi en 2012 avec les services de l’actuelle Présidence de la République.

Pendant la crise post-électorale, sympathisante convaincue du Rdr, elle avait reçu des menaces qui l’ont poussée à quitter provisoirement le pays pour n’y revenir qu’à l’investiture d’Alassane Ouattara le 21 mai 2011.

La traversée du désert et la première tentative de suicide

De retour au pays, les poches vides et sans activité, Madiara Ouattara va mettre à profit ses relations au sein du Rdr et dont certaines travaillent au Palais Présidentiel, pour tenter de récupérer son dû afin de reprendre ses activités.

Vivant dans son propre appartement à la Riviera Palmeraie, elle va mener de nombreuses démarches qui vont se solder par un échec. De nombreuses portes qu’elle croyait facilement ouvrables lui resteront cependant fermées.

En 2013, soit après plus deux ans de démarches, elle n’a toujours rien sur les 80 millions qui lui sont dus. Devant les difficultés financières, elle accumule les loyers impayés. En octobre 2013, devant la menace d’expulsion de son appartement, elle s’ouvre à un ami (interrogé par « L’Eléphant ») membre d’une organisation appelée « Coalition AMCP5 », une association de soutien aux actions du président Ouattara.

A ce dernier, elle explique ses difficultés et…son intention de mettre fin à sa vie.

« Je l’ai vue il y a environ 8 mois et elle n’allait pas bien. Elle m’a dit qu’elle avait trop de difficultés, qu’elle voulait mettre fin à sa vie parce qu’on refusait de payer son argent. Je suis allé avec elle chez moi et je lui ai donné un peu d’argent pour la sortir de certaines urgences. Elle a ses entrées au Palais présidentiel. Je lui ai promis de l’aider à faire avancer son dossier et je l’ai fait. Mais vous savez, il y a une telle lourdeur dans les procédures…j’avoue que je ne l’ai pas vue il y a plus de 7 mois et je savais qu’elle n’était plus dans sa maison à la Riviera. Quand j’ai appris ce qui s’est passé, j’ai été un peu surpris mais je savais qu’elle avait déjà été à deux doigts de le faire une fois. » Explique son ami.

Interrogé par « L’Eléphant » sur les raisons qui ont pu motiver un tel acte, il s’est voulu clair : « Je connais cette fille, c’est mon amie, nous avons mené certaines activités ensemble, elle est très dévouée à la cause du président Ouattara et je n’accepte pas que dans notre camp, on tente de la faire passer pour une militante du Fpi parce qu’elle a tenté de se donner la mort devant le palais présidentiel. La seule raison de son acte, c’est qu’elle avait des difficultés pour vivre et elle n’arrivait pas à rentrer en possession de son argent. Je le dis parce que la dernière fois qu’elle s’est ouverte à moi sur ce projet, je l’en ai dissuadée et je lui ai donné un peu d’argent. C’est à cause de son argent qu’elle a fait ça, je ne peux penser à une autre explication, elle ne m’a jamais parlé d’une affaire de cœur. Elle voulait son argent. »

Procès-verbal au Palais présidentiel

A l’arrivée du nouveau président au Palais présidentiel, il a trouvé, au titre des locations de véhicules, une dette de 5,4 milliards de Fcfa laissée par l’ancien régime. « L’Eléphant » a déjà publié en 2012, un article sur les pratiques qui avaient cours sous l’ancien régime au niveau des locations de véhicules. Certaines de ces pratiques continuent encore sous l’actuel régime avec des véhicules de service mis en location mais bien au chaud dans des garages.

Devant cette dette, les services de la nouvelle présidence décident de faire un audit en deux volets. Le premier porte sur l’existence réelle des créanciers. Selon nos informations, ce volet est fini depuis quelques mois. Et Madiara Ouattara fait partie des créanciers reconnus. Le procès-verbal la concernant, se trouverait en ce moment même, au service des moyens généraux de la Présidence de la République.

Le deuxième volet de l’audit vient seulement d’être lancé. Il porte sur la réalité de la créance. Quand prendra-t-il fin? Nul ne le sait. C’est que les procédures sont particulièrement lourdes…

Une lourdeur que ne supportait plus Madiara Ouattara.

De Yopougon au Plateau

Le mercredi 21 mai, entre 12 heures et 13 heures, l’information sur la tentative de suicide de Madiara Ouattara envahit la ville d’Abidjan. Sur les réseaux sociaux, les internautes s’emballent dans des commentaires contradictoires.

Après l’acte, Madiara Ouattara est évacuée au centre des grands brûlés du CHU de Cocody. Où elle est tout de suite prise en charge.

A 21 heures 15 minutes, « L’Eléphant » se rend sur les lieux. Là, se trouvent sa maman, son grand frère et sa tante. Les photos de sa maman et son grand frère sont d’ailleurs sur sa page facebook où elle s’appelle Oxy Chocolat D Oxana.

« L’Eléphant » restera dans ce centre jusqu’à 23 heures, histoire d’avoir des éléments sur les motifs de son acte. Selon les informations obtenues, Madiara a quitté, mardi 20 mai, le domicile de sa maman, pour celui de sa tante, à Yopougon. Et, c’est de chez cette tante que, le mercredi matin, elle s’est rendue au Plateau.

« Elle est arrivée chez moi le mardi. Ce matin (mercredi 21 mai, ndlr), elle s’est lavée, s’est habillée et est sortie. Elle ne m’a rien dit. Je ne comprends pas ce qui s’est passé… » explique sa tante.

Quant au grand frère, malgré l’insistance de « L’Eléphant », tant pendant cette nuit que hier, jeudi 22 mai, il n’a pas voulu s’exprimer. Se contentant de dire que « ce qui importe pour l’heure, c’est sa santé ». Et qu’elle pourra elle-même, une fois rétablie, donner les raisons de son acte.

Justement, au sujet des raisons de son acte, selon les informations obtenues dans le nuit du mercredi, à son arrivée à 13h35 minutes dans le centre des grands brûlés, Madiara Ouattara a déclaré qu’on refuse de lui payer son argent, qu’elle n’arrive plus à vivre.

D’où son intention de se donner la mort, le 21 mai 2014, jour exact du troisième anniversaire de l’investiture d’Alassane Ouattara. Et, non loin de l’endroit où se trouvent ceux qui seraient à la base de son humiliation.

Source : L’ELEPHANT DECHAINE N°254

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:15
JUSTICE- A la barre : Le complice d’un escroc conduit en prison sans l’escroc

Complicité d’escroquerie portant sur des numéraires. Ce sont les faits reprochés par la justice à Tra-Bi Mickaël, apprenti couturier de son état. Les faits mis à la charge du prévenu se sont déroulés dans le courant de l’année 2013.Interpellé, suite à son forfait et placé sous mandat de dépôt en prison, il a comparu le 12/05 devant le juge répressif du tribunal correctionnel du palais de justice de Yopougon pour répondre de son acte.

-Le prévenu, interrogé en présence du procureur, au parquet, rappelle la présidente, a déclaré : « Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés. Je ne savais pas qu’on lui avait remis l’argent ». Avant de poursuivre, est-ce qu’aujourd’hui, vous reconnaissez les faits ? Redemande-t-elle au prévenu.

-Je demande pardon.

-Le pardon que vous demandez, est-ce parce que vous reconnaissez les faits ?

-Non.

-Qui est Coulibaly (l’auteur principal de l’escroquerie) ?

-C’est un client.

-Il vient voir régulièrement qui dans l’atelier de couture ? Est-ce que monsieur Koné Mohamed(la victime) le connaissait ?

-Non.

-Qui a donc dit à monsieur Mohamed que monsieur Coulibaly avait des machines à coudre à vendre ?

-Ce n’est pas moi, nie le prévenu.

La victime,Koné Mohamed, est convoquée par le juge à la barre.

-Racontez-nous, dit le magistrat, ce qui s’est passé.

-J’ai exprimé un jour dans l’atelier, un besoin de machines à coudre. Tra-Bi ayant entendu cela, il est allé le dire à Coulibaly. C’est ainsi que celui-ci est venu un jour dans mon atelier pour me proposer des machines à coudre.

-Vous avez payé ses machines à coudre à combien ?

-A 200 mille francs CFA.

-A qui vous avez remis cet argent ?

-J’ai d’abord remis 100 mille francs CFA à Tra-Bi pour les remettre à Coulibaly. Ensuite, je lui ai encore donné 80 mille francs CFA pour les remettre à Coulibaly. Mais voyant que les machines à coudre n’arrivaient pas, j’ai commencé à avoir peur. C’est ainsi que j’ai voulu porter plainte contre eux au commissariat de police, mais l’oncle de Tra-Bi est intervenu pour un règlement amiable de l’affaire. Mais cela n’a pas donné grande chose.

-Merci Monsieur Mohamed. Votre déclaration est claire comme de l’eau de roche.

-Monsieur Tra-Bi, venez à la barre. Après tout ce que la victime vient de dire, qu’est-ce que vous avez à déclarer ? C’est vrai ou c’est faux?

-C’est faux, persiste-t-il.

La victime de nouveau est priée de venir à la barre.

-Si le prévenu est déclaré coupable, demande la présidente, vous voulez qu’il vous paie quelque chose ?

-Son oncle est venu me voir pour un règlement amiable. Je ne demande donc rien.

-Madame le procureur, votre réquisition.

-Le prévenu est poursuivi pour des faits de complicité d’escroquerie portant sur des numéraires. A la barre, il nie les faits qui lui sont reprochés. Le témoignage de la victime, comme vous avez eu à le dire, est pourtant assez clair. Vous voudriez bien, madame la présidente, le déclarer coupable de ces faits. En répression, nous requérons que vous le condamniez à 3 mois de prison et au paiement d’une amende de 30 mille francs CFA.

Le verdict du tribunal : 3 mois de prison ferme et le paiement d’une amende de 30 mille francs CFA.

Son obstination à ne pas avouer des faits aussi clairs comme de l’eau de roche, est à la base de cette sanction terrible du tribunal.

L’aveu de l’escroc ne l’épargne pas

d’un séjour à la Maca

Contrairement à l’affaire précédente, c’est le principal auteur des faits, le présumé escroc lui-même, qui est présent au procès. Il se nomme Kassé Konan Martin, il est âgé de 38 ans. A cet individu, il est reproché les faits d’escroquerie portant sur 180 mille francs CFA. C’est dans le courant de mars 2014, dans la commune de Yopougon, que les faits mis à sa charge se sont produits. Mis aux arrêts et gardé au frais à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), il a, lui aussi, comparu devant le même juge correctionnel pour s’expliquer sur ces faits.

-Interrogé au parquet devant le procureur, le prévenu, indique le juge, a déclaré : « Je reconnais les faits. Je n’étais qu’un témoin de la transaction qui a lieu ». Et devant le tribunal ?

-Je reconnais les faits, je demande pardon au tribunal, avoue aisément le prévenu.

-Mettez-vous de côté, on va entendre la victime.

La victime(Kanga Alex),n’ayant pas répondu présent à l’appel de son nom, est prié par le juge de répéter à trois reprises, en guise de sanction, son nom. Après s’être exécuté, il est prié de se mettre à la barre.

-Vous l’avez entendu, il reconnaît les faits.

-Oui, mais je demande le remboursement de mon argent.

-Donc vous vous constituez partie civile ?

-Oui.

-Venez à la barre, redemande la présidente au prévenu. Qu’est-ce que vous avez à dire ?

-Je lui demande pardon. Je demande au tribunal de me relâcher pour que je lui rembourse son argent.

-Madame le procureur, il demande qu’on le relâche afin qu’il puisse rembourser l’argent de la victime.

Le procureur, insensible à la demande du prévenu, prenant la parole pour son réquisitoire, a requis que celui-ci soit déclaré coupable des faits d’escroquerie qui lui sont reprochés et condamné à 3 mois de prison et au paiement d’une amende de 30 mille francs CFA.

Favorable à cette réquisition, le tribunal a confirmé la sentence souhaitée par le procureur et condamné par ailleurs le prévenu à dédommager la victime à hauteur de 180 mille francs CFA. Dura lex sed lex.

Noël Konan (L'Eléphant déchaîné N°254)

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 23:54
Transport Terrestre- Les graves limites du projet de loi adopté par le Gouvernement

(…) En effet, l’article 24 du projet de loi qui traite du contrat de transport public de marchandises, lequel a un caractère communautaire, n’est que la reprise in extenso de l’article 14 de l’ordonnance. Dès lors, l’on peut aisément déduire que l’ordonnance était déjà conforme aux normes communautaires et s’interroger sur les motivations réelles de cette annonce dans l’exposé des motifs.

2. Concernant le texte de loi lui-même

Comme nous l’avons souligné ci-avant, le projet de LOTI adopté par le Gouvernement reprend, pour l’essentiel, l’esprit et la lettre de l’ordonnance n°2000-67 du 09 février 2000. Les observations exposées ci-après portent sur les avancées et les insuffisances que ce projet nous inspire avec en conclusion, quelques suggestions sous la forme de propositions d’amélioration.

2.1. Les avancées apportées par le projet de loi

Comme avancées significatives, le projet de loi étend son champ d’application à l’ensemble des transports intérieurs, notamment le transport fluvial, lagunaire et lacustre de personnes ou de marchandises, à l’exception toutefois, du transport aérien domestique qui est règlementé par le code de l’aviation civile. Mais la forme embryonnaire ou artisanale actuelle de ces types de transport, et surtout leur faible poids dans le secteur limite la portée sinon l’importance de cette avancée annoncée comme une insuffisance de l’ordonnance.

2.2. Les insuffisances du texte du projet de loi

Si l’on se fonde sur la tendance en cours dans les pays modernes vers lesquels le Gouvernement ambitionne de conduire le nôtre, ce nouveau texte a, selon nous, cinq principales faiblesses qui marquent par ailleurs un recul inexpliqué par rapport aux avancées positives de l’ancien dispositif, notamment :

-en revenant sur des principes modernes d’organisation de la gouvernance institutionnelle du secteur qu’avait judicieusement mis en place l’ordonnance ;

-en confinant les collectivités territoriales dans un rôle d’exécutants de la politique des transports décidée par le Gouvernement ;

-en ne proposant rien sur la problématique mondiale actuelle consistant à encourager, à privilégier et à développer les transports publics au détriment de l’usage des voitures devenu un fléau pour les grandes agglomérations étouffées et polluées par le trafic généré par ces voitures dans la circulation;

-en ne proposant rien sur la lutte contre le réchauffement climatique dont les transports sont largement responsables, et notamment sur le transport vert ou propre (limitation de l’usage des carburants fossiles, développement du biocarburant et du véhicule full électrique ou hybride, etc.) qui est devenu une préoccupation mondiale pour le développement durable du secteur ;

-et enfin, en ne traitant que de la collecte ou de la perception des taxes diverses, faisant ainsi l’impasse sur le besoin et l’urgence d’une vraie réforme fiscale du secteur actuellement étranglé par une multitude de taxes ou d’impositions diverses qui plombent sa rentabilité et qui ne favorisent pas en particulier le renouvellement efficient du parc pour ce qui concerne les droits appliqués sur les véhicules neufs.

En effet, s’agissant de la gouvernance institutionnelle du secteur, le projet de loi institue au chapitre III, en ses articles 8 et suivants, une Autorité administrative indépendante chargée de la régulation du secteur du transport intérieur, dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Cette autorité assure pour le compte de l’Etat, les fonctions de régulation du transport intérieur.

Pour nous, et en plus clair, cette Autorité nationale qui sera créée aura une mission de régulation purement administrative pour le compte du Gouvernement. Elle aura fondamentalement un rôle de tribunal administratif national sans compétence aucune sur le fonctionnement des différents marchés de transport intérieur puisqu’elle n’aura aucune influence directe sur l’offre et la demande de transport (par exemple il n’est pas dit que cette Autorité pourra attribuer et gérer les licences ou autorisations de transport et tenir un registre d’inscription des opérateurs exploitants).

Là où l’ordonnance a eu le mérite d’être en phase avec les pratiques mondiales modernes dans le secteur, le nouveau projet du Gouvernement nous ramène en arrière dans un schéma connu avec l’ex-Direction des Transports Terrestres (DTT), l’ancêtre de la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) actuelle, et qui a échoué à maints égards. Quelle est la pertinence ou la motivation d’un tel schéma qui entraînera la disparition de la SONATT et de l’AGETU (ou au mieux leur fusion) au profit de cette Autorité administrative, et peut-être d’un certain ‘’QUIPUX’’ colombien?

Au moment où le secteur a besoin, pour chacune de ses composantes sous sectorielles (en particulier le transport urbain et le transport non urbain) d’Autorités organisatrices et régulatrices indépendantes fortes (crédibles dans leurs arbitrages), l’on propose une structure administrative nationale dont on perçoit déjà les limites. Comment une telle structure pourrait attirer des ressources humaines de niveau de compétences et de qualifications requises ? Voudrait-on reproduire le même schéma ancien de l’ex-DTT qui a largement contribué à tout ce qui se passe aujourd’hui comme désordre dans le secteur? Comment une telle structure va gérer et assurer, au plan opérationnel, la régulation ou le fonctionnement transparent et équitable des différents marchés de transport intérieur qui consiste notamment à veiller au respect, par les exploitants, des règles de la concurrence édictées par les textes en vigueur pour le bénéfice de la collectivité ?

La fonction première sinon l’utilité d’une Autorité organisatrice et régulatrice, c’est d’abord son rôle d’interface et d’arbitre entre la puissance publique (l’Etat ou les collectivités territoriales) et les opérateurs ou exploitants. Si c’est l’Etat qui fixe les règles du jeu et qui arbitre en étant en plus lui-même parfois opérateur, comme ce sera le cas dans le dispositif proposé, quelle crédibilité ou quelle garantie les opérateurs ou exploitants privés auront-ils pour la transparence du marché et le respect des règles par tous ? La seule différence notable avec le vieux schéma de l’ex-DTT est la création d’un Conseil de régulation qui n’est pas en soi une innovation puisque l’ordonnance prévoyait des Comités régionaux ou départementaux d’arbitrage pour le même objet sinon presque.

Comment une Autorité administrative qui agit pour le compte du Gouvernement peut-elle être indépendante et garantir les intérêts notamment des opérateurs exploitants et des usagers? Indépendante par rapport à qui et par rapport à quoi ? Comment s’exercera cette indépendance ? Il faudrait que l’on nous instruise comment une structure administrative (qui dépend donc nécessairement du pouvoir administratif) peut être indépendante (de ce même pouvoir administratif, nous supposons) ? Il y a là une contradiction majeure que ce projet ne peut voiler, et cette contradiction dans le schéma proposé ne pourra pas échapper à la vigilance des représentants de la nation qui auront à examiner ce texte.

Un autre problème préoccupant est que ce nouveau projet de loi efface les avancées obtenues avec l’ordonnance susmentionnée, concernant en particulier la politique de décentralisation. En effet, le projet de loi remet fondamentalement en cause l’actuel dispositif institutionnel établi en matière de gouvernance et de gestion des transports publics urbains, avec la création de cette autorité de régulation du secteur du transport intérieur en lieu et place des organismes existants, et pour certains, la commune, le département ou la région. La notion de périmètre des transports urbains, notion fondamentale, disparaît ou est diluée dans un ensemble aux limites non clairement définies. Avant de définir le transport urbain, il faut s’entendre au préalable sur les limites à l’intérieur desquelles ce type de transport s’exerce et qui est le périmètre de transport urbain. Il y a donc lieu de préciser que la problématique des transports urbains est, avant tout, une question locale, et partant, la gestion efficace des transports urbains devrait conséquemment relever de l’autorité locale, en dehors du cas spécifique d’Abidjan comme dans toutes les capitales du monde dont le cas relève d’une autorité organisatrice particulière compte tenu de la complexité des problèmes à traiter et des importants investissements à réaliser et qui ne peuvent être pris en charge que par l’Etat.

Remettre en cause ces principes, notamment la notion de périmètre des transports urbains dont découle la définition du transport urbain pour le différencier en marquant une frontière typologique avec le transport non urbain, consacrés pertinemment par l’ordonnance de février 2000, serait nier la nécessité d’une planification coordonnée entre développement de l’espace urbain et celui du transport urbain, qui est la clé du développement et de la maîtrise de la croissance des villes à travers le monde.

Pour rappel, l’ordonnance susmentionnée, qui a été le fruit d’une démarche participative associant tous les principaux acteurs du secteur, et qui a nécessité plusieurs comités interministériels, a consacré les principaux déterminants suivants en ce qui concerne les transports urbains:

ll’introduction de la notion de périmètre de transport urbain à travers l’article 3 de l’ordonnance sus-citée, comme étant le territoire urbain sur lequel un unique organisme est responsable de l’organisation de tous les modes de transport ;

ll’affirmation par l’article 31 de l’ordonnance sus-citée du pouvoir de la commune ou de la ville en qualité d’unique organisme chargé de l’organisation des transports dans son périmètre urbain, en dehors des périmètres particuliers créés par l’Etat en vertu de leur importance ;

lla création de l’AGETU, en qualité d’unique organisme chargé de l’organisation, de la coordination et de la planification des déplacements urbains dans le périmètre des transports urbains (PTU) créé par l’article 32 de ladite ordonnance.

En outre, cette même réforme a permis, en application de l’article 30 de ladite ordonnance, la création de la SONATT avec une compétence nationale en matière de transports routiers intérieurs, notamment dans la production des cartes grises des véhicules automobiles et des permis de conduire nationaux et internationaux, la délivrance des autorisations de transport de voyageurs et de marchandises en régime national et international, la confection des plaques d’immatriculation et des opérations de sécurisation, le contrôle technique des véhicules et la réception des véhicules importés ou transformés à titre isolé ou définitif.

Nous ne sommes pas l’avocat de ces structures ni du dispositif actuellement en vigueur, encore moins du diable, mais il n’est pas besoin d’aller plus loin dans l’analyse pour s’apercevoir que ce projet de loi est une moins bonne version de l’ordonnance de 2000. Ce projet de loi importe tout son corps de texte de cette ordonnance, à l’exception de ses articles 30, 31 et 32, avec pour conséquences notamment la centralisation de toutes les activités génératrices de revenus fiscaux et parafiscaux au sein d’une structure administrative centrale qui sera placée certainement sous l’autorité ou la tutelle du Ministère des Transports. Nous constatons donc, et de nombreux Ivoiriens aussi, que l’objectif visé ici ne semble pas tant être la recherche de l’efficacité et de l’efficience dans la gouvernance du secteur du transport intérieur qui nous est promise mais plutôt l’optimisation sinon la maximisation de la perception des revenus parafiscaux qu’il génère.

Ce recul est curieux et difficile à expliquer d’autant que la Côte d’Ivoire est engagée depuis 1980, dans un processus (irréversible ?) de décentralisation afin que les interventions ou activités de l’Etat qui ont un caractère local soient confiées aux populations concernées à travers les collectivités territoriales pour qu’elles correspondent à leurs besoins effectifs et produisent leur plein effet. Or les transports intérieurs, et surtout le transport public urbain, font justement partie de ces activités d’intérêt local.

La suite dans notre prochaine édition

In L’Eléphant déchaîné N°254

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:33
Fête des mères : Les Colombes de Côte d’Ivoire demande la libération des 200 filles kidnappées par Boko Haram au Nigeria

Depuis le lundi 14 Avril 2014, plus de 200 filles ont été enlevées au Nigeria pour une destination inconnue par des terroristes de la secte BOKO HARAM, pour être vendues et/ou mariées de force.

En ce jour de la fête des mères du monde entier :

Nous, Colombes de Côte d’Ivoire, condamnons avec fermeté cet acte horrible, barbare, criminel et lâche perpétué par ces terrorismes car la jeune fille n’est pas un objet à ventre et à marier contre son gré. Elle a droit à l’éducation pour être une femme émancipée devant contribuer à son niveau, à l’émergence de l’Afrique dont on parle tant. Nous sommes mobilisées derrière nos sœurs enlevées qui souffrent beaucoup en ce moment, et solidaires de leurs différentes familles ainsi que du gouvernement Nigérian.

A vous tous, concernés par cet acte odieux, nous voulons vous assurer de notre soutien spirituel et moral.

Nous demandons au gouvernement Nigérian, à la CEDEAO, à l’Union Africaine et à la Communauté Internationale de prendre des mesures immédiates et sans conditions pour la libération de nos sœurs qui doivent retourner dans leurs familles et surtout à l’école.

Nous demandons aussi plus de vigilance non seulement au gouvernement nigérian mais aussi aux gouvernants de tous les pays du monde afin que de telles situations ne se reproduisent plus jamais.

C’est pourquoi nous sommes de chœur avec la Communauté international pour crier: # BRING BACK OUR GIRLS.

La Présidente des Colombes de Côte d’Ivoire

SERY Chantal Lady

Fête des mères : Les Colombes de Côte d’Ivoire demande la libération des 200 filles kidnappées par Boko Haram au Nigeria
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 19:07
Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida- Le bilan de 2013 n’a pas une bonne santé

Le département de la Santé est sous la belle conduite de Raymonde Goudou depuis le 22 novembre 2012. Sous son ‘’règne‘’, l’année 2013 a été déclarée année de la Santé. C’est dire la chance que les Ivoiriens ont. Mais ils n’ont pas vu grand’chose.

Pour 2013 également, d’autres grandes actions avaient été annoncées le 19 septembre 2013 à la salle polyvalente du ministère de l’Economie et des Finances. Mais les résultats n’ont pas crevé les yeux !

Adjamé Roxy bientôt détruit … et toujours débout !

On allait voir ce qu’on allait voir ! L’épineux problème de l’existence d’un marché parallèle de vente de médicaments illicites ne devrait être, en 2013, qu’un mauvais souvenir : «Le Marché d’Adjamé-Roxy sera détruit bientôt pour lutter contre la vente illicite de médicaments de rue. C’est un fléau difficile à éradiquer à cause de la porosité de nos frontières et des acteurs qui interviennent dans ce commerce illicite qui génère des fonds considérables.

(…) C’est un marché qui rapporte énormément, car les médicaments sont des denrées très prisées et ils sont mis sur le marché sans passer par la réglementation. (…) L’Etat a été défaillant et la campagne du générique n’est pas allée jusqu’au bout. (…) Le gouvernement réfléchit sur la possibilité de (leur) trouver des activités génératrices de revenus.»

Sept mois plus tard, après ses propos engagés, « Adjamé-Roxy » continue de jouir d’une santé resplendissante. Et le gouvernement continue la réflexion pour la reconversion, paraît-il, de 8000 vendeuses qui continuent de s’adonner à leur commerce sans être inquiétées outre mesure.

Sans doute que la fin de la pénurie de médicaments annoncée pour juin 2014, sonnera le glas de ces 8 mille mauvaises coucheuses.

Moralisation zéro

Sur cette même tribune, la ministre de la Santé avait fait cas des acquis et des résultats. Un montant global de 47 milliards FCFA, avait été annoncé pour la gratuité généralisée, puis ciblée de 2011 à 2013. Le constat est clair. La première responsable de la Santé reconnaît, en premier, que la gratuité en général et même ciblée, a été un échec.

Pour la lutte contre la corruption et la démobilisation des agents dans le secteur sanitaire, la revalorisation salariale des personnels de la santé, de 107.390 FCFA pour les cadres supérieurs, et de 40.271 FCFA pour les infirmiers sages-femmes, aide-soignants, avait, été présentée comme la solution miracle. Le constat sur le terrain est terrifiant ! Rien n’a changé !

La ministre, elle-même excédée, a dû taper du point sur la table pour révoquer du système sanitaire et des agents de santé de la région de Bondoukou. Pour manquement au code de déontologie de la fonction médicale après une plainte, le 17/12/13, pour mauvais traitement, contre le Centre hospitalier régional (Chr) de Bondoukou. Mais après les « hourra » et autres applaudissements, le silence, comme d’habitude, s’est emparé de cette affaire.

Pour réduire la rareté des agents de santé en Côte d’Ivoire, un recrutement spécial de 4406 agents de santé en 2013, faisant passer les effectifs de 12914 à 16914, a été fait. Soit une hausse de 31%. Bel effort, mais le ratio agent de santé-population à soigner demeure douloureux. Le personnel se raréfie. La norme de l’OMS est de 2,4 agents pour 1000 habitants. La Côte d’Ivoire en est encore à 1,8 pour 1000 habitants. Dans le domaine de l’urologie par exemple, il n’y a, en Côte d’Ivoire, que 20 praticiens pour 23 millions d’habitants. C’est dire si le chemin à parcourir pour l’émergence sanitaire est encore loin.

Mais soyons juste. L’Oms vient de féliciter notre gouvernement, en lui décernant une « Certification » pour avoir réussi à éradiquer le « Ver de Guinée » de la Côte d’Ivoire. Même si les experts conseillent au gouvernement de demeurer vigilant pour ne pas se laisser surprendre.

On attendra cependant les conclusions de l’enquête judiciaire sur la mort d’Awa Fadiga et la « Certification » de nos « Urgences médicales » pour inviter la fanfare du District d’Abidjan à faire le tour du Plateau…

Touré Ali (in L’Eléphant déchaîné N°252)

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:55
Communication gouvernementale- Une belle cacophonie émergente!

Le respect de la parole donnée et le fétichisme des chiffres et des dates, ça connaît nos autorités. Qui disent et se dédisent dans une belle cacophonie. On assiste ainsi, depuis quelques semaines, à une belle série sur le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH).

En effet, le directeur général de l’Institut national de la Statistique (INS), Ibrahim Ba, avait fanfaronné que 67% des Ivoiriens avaient déjà fait une rencontre positive avec les invisibles agents recenseurs. Et que l’appel au boycott du Fpi n’entacherait en rien la bonne tenue de l’opération ainsi que les résultats attendus. Et aussi que, de toutes les façons, le nombre des Ivoiriens est presque su. On avait été prié d’applaudir…

Sauf que, quelques jours plus tard, son inamovible patron, champion de la candidature unique, Mabri Toikeusse, Ministre du Plan et du sous-développement, lancera un historique «ça ne va pas». Même à Abidjan. Vite, une tournée de sensibilisation aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays pour expliquer aux Ivoiriens, les bienfaits de cette opération. Et, à l’occasion d’une de ces tournées à Agnibilekro, Mabri Toikeusse a demandé aux agents des Eaux et Forêts et à ceux de l’Anader, de bien vouloir prêter leurs motos aux agents recenseurs afin qu’ils puissent sillonner les villages les plus reculés…

Quelques billets sur les 13,9 milliards FCFA prévus pour cette opération n’ont pas pu acheter quelques bicyclettes pour les agents recenseurs ?

Et dire que ce chiffre a été revu à la hausse par le ministre en raison, a-t-il prétendu, de la prorogation de l’opération.

Autre belle cacophonie, les chiffres sur le nombre d’ex-combattants pro-Ouattara injectés dans les corps de l’Etat, sur les 65 mille officiellement annoncés après la crise ?

Sur ce chapitre également, c’est un désordre émergent. Selon l’organisme chargé de leur bonheur, ce sont 27 mille parmi eux qui ont trouvé un boulot. Il n’en reste donc que 38 mille à réinsérer!

Mais il y a quelques jours, le premier flic de Côte d’Ivoire, le Ministre de l’Intérieur, a déclaré qu’ils sont encore 47 mille à ronger leur fusil, dans l’attente de leur réinsertion. Ce qui réduit un peu les performances de l’ADDR.

Quelques mois avant l’annonce du chiffre de l’ADDR, notre président avait dit, lui, que les ex-combattants à réinsérer étaient au nombre de 64300. Cherchez l’erreur !

Autre joyeuseté, notre président avait annoncé à l’occasion du nouvel an 2014 que la couverture maladie universelle (Cmu) qui devrait garantir une meilleure santé pour tous les Ivoiriens devrait être effective courant année 2014.

Mais, à peine a t-on progressé un peu sur le chemin de 2014, qu’on nous apprend qu’il faudra patienter jusqu’en 2015 pour profiter des joies de cette assurance. Et notre belle ministre de la santé précise même que ce sera en octobre 2015.

En pleine campagne électorale et dans un autre tourbillon de promesses intenables comme l’histoire du million d’emplois en 5 ans ?

Tiens, à propos d’emplois déjà créés, le Premier Ministre Duncan et le ministre de l’Emploi, Dosso Moussa, n’arrêtent pas de se contredire. Quand l’un dit qu’on a déjà dépassé le million promis en moins de trois ans, l’autre annonce qu’on a dépassé la barre de 200 mille. De quoi écœurer les quatre millions de chômeurs qui se demandent bien de quoi ils parlent, ces deux-là !

Vive la cacophonie émergente !

M.M (in L’Eléphant déchaîné N°252)

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 06:50
Pr Kakou Guikahué au Dîner gala de l'ONG "Sauvons 2 vies" : "Chaque jour, 18 femmes décèdent en Côte d’Ivoire, en donnant la vie"

Pr Kakou Guikahué au Dîner gala de l'ONG "Sauvons 2 vies" : "Chaque jour, 18 femmes décèdent en Côte d’Ivoire, en donnant la vie"

Ce vendredi 23 mai, l’ONG "Sauvons 2 vies" a organisé un dîner-gala à l’Hôtle du Golf-Abidjan, Cocody. Cette cérémonie était parrainée par Marcel Kessy Zadi, Président du Conseil économique et social (CES) et présidée par le professeur Maurice Kakou Guikahué, ancien ministre de la Santé, et Collaborateur du Président Zadi. En l’absence de ce dernier, Pr Guikahué a assumé le double rôle de Patron et Président du Gala. Son message.

Mesdames,

Messieurs,

Il m'est particulièrement agréable de me retrouver ce soir avec vous, à l'occasion du Gala de l'ONG " Sauvons 2 Vies".

Madame la Présidente,

Tout d’abord, permettez-moi de saluer votre ingénieuse idée d'organiser votre Gala, l’avant-veille de la fête dédiée à nos mères, sœurs et filles, pour insister sur le don qu'elles font tous les jours de leur personne pour donner la vie et le bonheur qu'elles devraient en tirer.

Malheureusement, l’Afrique qui ne compte que 14% de la population mondiale, regroupe 50% des décès maternels.

Et, chaque jour, 18 femmes décèdent en Côte d’Ivoire, en donnant la vie.

Je voudrais rendre un vibrant hommage aux dix-huit femmes disparues aujourd’hui et à qui, permettez-moi, je dédie en silence, cette soirée.

Silence.

Vous comprenez pourquoi, votre ONG dont l'objectif général est de lutter pour la sauvegarde de la vie de la mère et de l’enfant, est importante dans le dispositif sanitaire de notre Pays.

C'est pourquoi, vos démarches relatives à la reconnaissance de votre Association comme ONG d’utilité publique, doivent bénéficier d'une oreille attentive auprès des Autorités Politiques afin d'encourager par cette action, le travail consciencieux que vous abattez ainsi que votre courage et votre abnégation, au service de la mère et de l’enfant.

Ensuite, je voudrais vous transmettre les salutations et les encouragements du Président Marcel ZADI KESSY, qui apprécie à sa juste valeur, votre ONG qui a inscrit ses actions dans l'atteinte des OMD 4 et 5, à savoir : réduire la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle pour un développement durable.

Mesdames et Messieurs,

Savez-vous qu'à Yacolidabouo, village inscrit dans la dynamique du développement de proximité, aucune femme n’est morte en couche depuis 2011?

Ce qui se passe à Yacolidabouo, peut être généralisé dans tous les villages de Côte d'Ivoire.

Depuis quarante ans, le Président Marcel ZADI KESSY, œuvre pour le développement de proximité. C’est-à-dire pour l’autonomisation des populations avec ses corollaires d'éducation et de formation.

C’est ainsi que les femmes de Yacolidabouo ont été instruites et formées aux règles d’hygiène et autres comportements obligatoires en matière obstétricale.

Ces performances ont amené des Responsables de l’ONU à inviter le Président Marcel ZADI KESSY à Genève, en mars 2013, afin d'y exposer sa méthode, après qu'il eût présidé, en janvier 2013, à Abidjan, le Colloque sur les OMD/Santé.

Enfin, Mesdames les membres de l'ONG"Sauvons 2 Vies", je suis venu ce soir, saluer le chemin que vous avez emprunté, le combat que vous avez engagé et dont vous avez fait l’objectif majeur de votre vie.

Persévérez dans la lutte. Ne vous découragez point. Vous êtes sur la bonne voie, celle d'une Côte d'Ivoire où aucune femme ne doit être anxieuse en allant donner la vie.

Oui, cela est possible.

C'est pourquoi, je suis venu non seulement pour vous féliciter mais surtout vous dire mon engagement ferme à vos côtés.

Que DIEU vous fortifie chaque jour et vous bénisse abondamment.

Je vous remercie.

Fait à Abidjan, le 23 mai 2014

Pr Maurice KAKOU GUIKAHUE

Professeur Titulaire de Cardiologie

Université Félix HOUPHOUÊT-BOIGNY de Cocody

Pr Kakou Guikahué au Dîner gala de l'ONG "Sauvons 2 vies" : "Chaque jour, 18 femmes décèdent en Côte d’Ivoire, en donnant la vie"
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:48
Audience de confirmation des charges-L’ordre de Divo va-t-il tuer Gbagbo ?

Dans notre édition N°131 datée du 22 février 2013, exploitant les informations d’une source proche de la Cpi, nous avions titré : « CPI : Voici l’arme fatale cachée par Bensouda ».

La stratégie du Bureau du Procureur de la Cpi, c’est d’arriver à convaincre les juges de la Chambre préliminaire en charge du dossier de Gbagbo, que celui-ci a mis en place, avec ses soutiens, un « plan commun » pour confisquer le pouvoir avant même le deuxième tour de l’élection présidentielle de 2010.

Dans notre édition N°131, nous écrivions que la procureure Fatou Bensouda considérait le discours tenu par Laurent Gbagbo à Divo, le 27 août 2010, à la faveur de l’installation de la « CRS » dans cette ville après les violences y survenues en raison des radiations sur la liste électorale, comme l’un des éléments avant-coureurs de la mise en œuvre du « Plan Commun ».

Au point « 96 » de ce nouveau « Document », Fatou Bensouda cite les propos tenus par Gbagbo vis-à-vis des policiers au cours de cette cérémonie: «Avant la crise post-électorale, GBAGBO a dit à ses forces d’agir sans réfléchir, de ne pas remettre en question la légalité des ordres émanant de leurs supérieurs et leur a laissé entendre qu’elles ne seraient pas sanctionnées quelles que soient les mesures qu’elles prendraient… »

Selon notre source, « si les juges tiennent compte de cet élément, les choses pourraient très mal tourner pour Laurent Gbagbo… »

Lire en encadré, ces propos qui pourraient tuer l’intrépide Gbagbo. Ses avocats et lui ont sans doute déjà réfléchi à une explication imparable.

«93. Cinquièmement, lors des fréquentes réunions susmentionnées, les participants ont délibérément évité de débattre de la nécessité de mettre un terme au massacre généralisé des civils et ce, malgré les avertissements de la Haut- Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme adressés à des haut gradés des FDS et en dépit des critiques largement diffusées dans les médias visant les forces pro-Gbagbo. Les FDS ont nié à plusieurs reprises toute responsabilité pour les crimes commis lors de la crise post-électorale et aucune véritable enquête interne sur les personnes portant la responsabilité de ces crimes n’a été menée. Au contraire, les forces pro-Gbagbo ont à maintes reprises entravé les activités de l'ONUCI, y compris les tentatives d’enquêtes sur les allégations de violations aux droits de l'homme menées par sa Division des droits de l'homme.

94. Le 7 janvier 2011, soit une semaine après la notification des avis de la Haut-commissaire des Nations Unies, GBAGBO a créé une Commission Internationale d’Enquête dont le mandat était « de faire la lumière sur les infractions portant atteinte aux Droits de l’Homme » survenues depuis le 3 novembre 2010. La commission avait un mois pour exécuter son mandat. Le 16 février 2011, le Président de la Commission, Adolphe Kadjo DJIDJI, a soumis le rapport provisoire à l’attention, notamment, du Ministre de l’Intérieur afin d’obtenir ses observations et commentaires sur ledit rapport. Le rapport fait à peine plus d’une page. Un seul incident identifiait les FDS comme auteurs présumés. A titre d’exemple, la seule mention de violations alléguées pour l’attaque du 16 décembre 2010 (la marche sur la RTI) est une référence à la mort d’un civil et aux personnes blessées lors du saccage du siège du PDCI-RDA à Cocody et à l’extorsion de fonds de militants du RHDP arrêtés et détenus à des postes de police. Aucune mention n’est faite au sujet des nombreuses victimes civiles mortes et blessées dans les différentes communes et quartiers d’Abidjan ou encore, le rapport ne précise pas l’identité des auteurs présumés des crimes commis lors de la marche sur la RTI.

95. Le 23 février 2011, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie fait parvenir ses observations et commentaires sur le rapport de la Commission à l’attention du Ministre de la Défense. Il est précisé que ces accusations graves rapportées par la Commission contre les FDS sont dénuées de tout fondement, et qu’il serait plutôt souhaitable que les victimes portent plainte « devant les services juridiques compétents » en apportant les preuves de leurs accusations contre les FDS. Les conclusions provisoires de la Commission ont ainsi été rejetées et elles n’ont pas fait l’objet de véritables enquêtes internes.

96. Avant la crise post-électorale, GBAGBO a dit à ses forces d’agir sans réfléchir, de ne pas remettre en question la légalité des ordres émanant de leurs supérieurs et leur a laissé entendre qu’elles ne seraient pas sanctionnées quelles que soient les mesures qu’elles prendraient : « […] votre rôle n’est pas un rôle d’analyse, de réflexion, votre rôle est un rôle pour mater tous ceux qui sont contre la République, tous ceux qui sèment le désordre. […] Si un soldat, un policier, veut se mettre à réfléchir comme son chef, il n’y a plus d’armée. […] S’il y a des erreurs qui sont commises, nous on règlera ça ». De plus, les autorités judiciaires militaires elles-mêmes ont rassuré les FDS dans des Réquisitions aux fins d’enquête que « toute riposte à une attaque dirigée contre eux constituerait une légitime défense ».

97. Cette volonté récurrente de ne pas intervenir malgré les meurtres de civils, largement dénoncés par les médias, démontre également que GBAGBO et son entourage immédiat cautionnaient ces attaques. Du reste, ces attaques n’étaient pas sans précédent : pendant le conflit de 2002 à 2004, les forces pro-Gbagbo auraient commis le meurtre de civils. En mars 2004, les forces de GBAGBO ont réprimé, avec l’usage des armes, des manifestants qui protestaient contre lui.

Personne n’a été puni suite à ces crimes. GBAGBO et son entourage immédiat ont ainsi créé et perpétué une culture d'impunité parmi les FDS, ce qui a contribué à la commission des crimes lors de la crise post-électorale.

98. Sixièmement, même après son arrestation en avril 2011, GBAGBO et son entourage immédiat n’ont jamais renoncé au pouvoir et ont continué d’ordonner des mesures destinées à la mise en œuvre de la Politique. Malgré l’arrestation de nombreux de ses membres, dont GBAGBO, l’organisation a poursuivi la Politique en prenant, au moins jusqu’au 8 mai 2011, des mesures en vue de reconquérir coûte que coûte le pouvoir.

7. FAITS EN CAUSE AU REGARD DES CRIMES REPROCHÉS

1. Premier événement : attaques liées aux manifestations devant le siège de la RTI (du 16 au 19 décembre 2010)

99. Le 16 décembre 2010 au matin, les partisans de OUATTARA, des civils non armés, se sont rassemblés en grand nombre dans différents quartiers d’Abidjan pour se diriger vers les locaux de la RTI à Cocody pour installer le nouveau directeur général de cette institution nommé par OUATTARA. Le contrôle de la RTI en tant que principal moyen de diffusion d’information était crucial sur le plan stratégique. La RTI soutenait le LMP depuis des années et diffusait des programmes au soutien de GBAGBO. Les alliés de GBAGBO s’en servaient aussi pour diffuser des messages de haine entre autres contre des groupes ethniques, politiques, religieux et nationaux perçus comme favorables à OUATTARA, ce qui a alimenté et exacerbé les tensions. GBAGBO et son entourage immédiat s’étaient également engagés dans une «bataille médiatique » visant à nier, auprès de l’opinion publique, tout soutien populaire en faveur de OUATTARA. Les éléments des FDS, dont les forces armées, la police, la gendarmerie, le CECOS et la GR, appuyés par les jeunes pro-Gbagbo, des miliciens et des mercenaires, ont réprimé cette manifestation dans la violence ; violence que les forces pro-Gbagbo ont continué à infliger contre les personnes perçues comme pro-OUATTARA dans divers quartiers d’Abidjan entre le 16 et le 19 décembre 2010. Pendant ces quatre jours, les forces pro-Gbagbo ont tué 45 personnes au moins, en ont blessé grièvement 54 autres au moins et ont violé 16 femmes et jeunes filles au moins. Il s’agissait de victimes civiles.

100. Les éléments de preuve recueillis montrent que la répression de cette marche avait été planifiée et organisée par GBAGBO et son entourage immédiat. Le jour avant la marche, le chef d’état-major avait convoqué une réunion avec le haut commandement des FDS afin de discuter des instructions qu’il avait reçues de GBAGBO, notamment d’empêcher les manifestants d’atteindre la RTI et des mesures qui devaient être prises en vue de la manifestation annoncée. Les forces armées, la gendarmerie, le CECOS et la police devaient être positionnés dans le périmètre de la tour de la RTI et dans d’autres quartiers d’Abidjan pour empêcher la « libération » de celle-ci par les partisans de OUATTARA et disperser les cortèges de gens qui se rassemblaient, pour faire route jusqu’à la RTI. Les troupes ont reçu l’ordre d’« empêcher tout accès à la RTI ». Le chef d’état-major général des forces armées a confié la coordination des opérations relatives à la manifestation au Directeur Général de la Police Nationale, le général M’bia BREDOU. Le chef d’état-major a tenu GBAGBO informé de l’évolution de la situation sur le terrain. »

Le discours de Divo

«(…) En 1944, en France, c’était comme ici. Notre guerre est finie, mais elle n’est pas totalement finie. En France, l’intention de De Gaule en créant en 1944 la CRS, c’était de se battre contre les semeurs de troubles, contre l’insécurité.

La CRS a donc été créée pour se battre contre le désordre. Vous, vous êtes des policiers, vous n’êtes pas des juges. Votre rôle est de faire en sorte que la République vive, que l’autorité républicaine vive ! Vos ennemis, ce sont tous ceux qui sont contre la République.

Tous ceux qui veulent installer la chienlit, le désordre. Tous ceux qui veulent troubler les élections. Battez-vous contre le désordre, contre la chienlit. Ne réfléchissez pas, ce sont les juges qui réfléchissent. Vous êtes des combattants du respect de l’ordre public et on ne vous demande pas de réfléchir, ce n’est pas votre rôle. Votre rôle, c’est de mater, mater. S’il y a des dégâts, les juges rétabliront tout. La République se construit avec les Forces de l’ordre, avec les forces de combat.

Moi, j’ai les bras de la République. Quand le moment arrive pour que je lance mes bras, je les lance. Je vous ai envoyés ici parce que l’ordre est trop souvent troublé à Divo.

Matez tous ceux qui sèment le désordre et après on réfléchira. Matez, matez tous ceux qui sont contre la République.

Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers. Votre rôle n’est pas de réfléchir comme les juges. Ce sont les commissaires qui réfléchissent à votre place. Vous, votre rôle, c’est de mater, de mater. Mon père me disait, quand tu es dans l’armée, tu ne dois pas réfléchir trop, tu dois taper, taper. Le policier ne doit pas réfléchir. Il doit taper et s’il y a des erreurs, s’il y a des problèmes, nous allons arranger. Je vous ai envoyés ici à Divo pour que ceux qui sont contre la République soient tapés, soient matés. Pourquoi il y a toujours des troubles ici? Je vous ai envoyés ici pour mettre fin à ces troubles...»

Source : « L’Eléphant Déchaîné » N°253

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:29
L’Eléphant déchaîné révèle les étranges actes de gouvernance d’un « disciple » de Ouattara à la CNRA!

Il faut croire que la bonne gouvernance a décidément des soucis dans certaines sociétés publiques. C’est le cas, actuellement, pour le Centre National de Recherche Agronomique. Où l’infernal quadrupède a mis la patte sur des documents qui démontrent que le Directeur Général, Yté Wongbé, se donne quelques libertés qui pourraient compromettre à terme, l’avenir de cette structure importante pour l’émergence agricole de la Côte d’Ivoire.

Petit historique du CNRA

Le Cnra a été créé en 1998 après la dissolution de plusieurs structures rendues inutiles par la célébration de la mauvaise gouvernance à leur tête. Il s’agit de « Idefor », « Idessa », « Cirt ». La création de cette nouvelle structure, selon ce que l’on peut lire sur son site Internet, obéissait à un souci de coordination plus huilée dans la recherche agronomique afin d’obtenir des résultats plus éclatants.

« Le CNRA regroupe ainsi plusieurs sites répartis sur l'ensemble du territoire ivoirien. Chaque site se compose d'un ensemble de Stations de recherche rattachées administrativement à une Direction Régionale DREG. L'activité de recherche agronomique est menée par des chercheurs de haut niveau issus de prestigieuses universités et instituts de recherche. Le siège se trouve à Adiopodoumé, Km17 Route de Dabou. »

Sauf qu’en raison, depuis quelques temps, de certains exploits dans la gouvernance, cette structure ne se porte pas très bien.

La gouvernance tue l’émergence de la Recherche

Hier Président du Conseil d’Administration du Cnra, Yté Wongbé a été nommé directeur général à l’avènement du nouveau régime. C’est dire si l’homme connaît la maison.

Depuis son arrivée, il s’est attelé à modeler la structure pour atteindre les objectifs qui lui ont été fixés par le conseil d’administration. Faire rayonner le Centre pour qu’il accompagne l’émergence agricole de la Côte d’Ivoire.

Sauf que pour le moment, les résultats ne sont pas au rendez-vous ! Bien au contraire, la santé du Cnra se décline au fil des mois. Depuis le début de la nouvelle année, les salaires ont comme quelques difficultés à retrouver leurs destinataires à temps dans les banques, à la fin du mois.

Pendant ce temps, le directeur général, comme « L’Eléphant » l’a constaté, mène une vie plutôt confortable, sans prendre de risque avec son salaire. Versé avec tous les avantages légalement prévus.

Suivant la « Circulaire N°001-2011 du 15 juillet 2011 relative à l’harmonisation des conditions de service et de rémunération des dirigeants sociaux », les salaires des directeurs généraux des sociétés d’Etat et des sociétés à participation financière publique majoritaire se décomposent comme suit :

« Salaire : 2 millions FCFA ; indemnité de représentation, 600 mille FCFA, indemnité de fonction, 600 mille FCFA ; indemnité de logement, 500 mille FCFA ; domesticité (y compris eau, téléphone, électricité), soit, un total net de 4,3 millions par mois. Ce qui est parfaitement confortable.

Mais, le nouveau directeur du Cnra, une fois ce montant sécurisé sur son compte, s’empresse, curieusement, de mettre à la charge de la structure, des charges déjà prises en compte dans son salaire suivant la Circulaire suscitée.

Une résidence cossue aux frais du Cnra

Alors que tous les agents qui occupent des maisons du Cnra payent un loyer, le directeur général lui, ne paie rien du tout. Contrairement à ces prédécesseurs.

Dès son arrivée, il a fait réhabiliter à hauteur de près de 100 millions, une villa du Cnra située à Cocody les Ambassades.

Depuis le mois de janvier 2014, il occupe cette résidence sans verser le moindre sou à la structure. Que fait-il donc avec l’indemnité de logement de 500 mille Fcfa qui lui est versée ?

Interrogé par « L’Eléphant », il s’est expliqué : «J’ai été nommé depuis le 22/10/2012. J’ai toujours habité dans une maison que je paie. C’est en janvier 2014 que la structure a décidé de réhabiliter une maison qui lui appartient pour que j’y habite. Donc je n’y suis que depuis quatre mois seulement. Je ne me fais pas verser une indemnité de logement, j’ai un salaire qui inclut des éléments y compris cette indemnité. La pratique est que tous les cadres de la maison ont une contribution pour le logement qu’ils habitent. Quand j’ai pris la maison j’ai cherché à savoir ce que je devais faire. Mes services étudient dans quelle mesure j’aurai une contribution au logement pour savoir ce que je paie. J’attends cela. Dès que c’est prêt, je paie les quatre ou cinq mois pour lesquels je suis dans cette maison, pour que je sois dans les règles. Je suis un admirateur, un disciple du Président Alassane Ouattara, qui prône la bonne gouvernance; ce n’est pas mon intention de bénéficier de quoi que ce soit. Dès que le retour de l’étude est fait, je m’exécuterai comme tout bon citoyen en règle vis-à-vis des lois de mon pays ».

Depuis quatre mois donc, ses services étudient le niveau du montant qu’il doit payer pour la maison qu’il occupe à Cocody ? Cette étude doit être bien compliquée pour nécessiter autant de temps ! En attendant, il continue de percevoir joyeusement son indemnité de logement de 500 mille Fcfa.

« Donnez moi crédit, je vais payer à la fin ! »

Ce ne sont pas les propos du dégé, c’est le titre d’une vieille chanson d’un chansonnier « Agni » nommé T. Johny.

Alors qu’il prétend que dès que ses services auront déterminé ce qu’il doit payer pour la villa du Cnra qu’il occupe, Yté Wongbé a contracté un prêt de 1,5 million FCFA auprès du Cnra.

Pourtant, l’article 2 du Titre 4 des statuts du Cnra interdit aux directeurs généraux, directeurs généraux adjoints et autres administrateurs «de contracter sous quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert, en compte courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle leurs engagements envers les tiers (…) la même interdiction s’applique aux conjoints, ascendants et descendants des personnes visées au présent article ainsi qu’à toute personne interposée».

Interrogé par « L’Eléphant » sur cet autre exploit, Yté Wongbé s’est inscrit en faux : «Ce sont des conneries, parce que je ne peux pas contracter des prêts. Il peut arriver que pour solliciter un certain nombre de services pour le Cnra, je puisse discrétionnairement demander de l’aide auprès des services. Le seul prêt que j’ai aujourd’hui contracté est de quelques dizaines de millions de FCFA, auprès de ma banque pour acheter ma maison et la terminer.»

Il ne sollicite pas de prêt ? Pourtant, dans une note adressée au DAAF sur simple papier, datée du 27 février et dont « L’Eléphant » s’est procuré une copie, cet « admirateur et disciple » d’Alassane Ouattara a écrit : «Je vous prie de bien vouloir me consentir un prêt d’une valeur 1.500.000FCFA (un million cinq cent mille francs CFA), remboursable en trois mensualités à compter de fin avril 2014. »

Le même jour, un chèque du même montant lui a été donné (voir notre document).

Pour quelqu’un qui ne viole pas les textes en contractant des prêts auprès du Cnra, ce sont là d’étranges coïncidences…

Comment je paie mon eau et mon électricité ?

Il va être content, notre président, de découvrir les actes de son admirateur et disciple à la tête du Cnra. Non seulement il perçoit une indemnité de logement sans payer de loyer, contracte un prêt auprès de la structure qu’il dirige sans en avoir le droit, mais en plus, malgré ses frais de domesticité (eau, courant, téléphone ) d’un montant de 600 mille Fcfa, il fait supporter ses charges d’électricité et d’eau par la société (voir chèque de 298075FCFA)

Interrogé également par «L’Eléphant» sur cet énième exploit, le «disciple» de Ouattara a trouvé des arguments émergents : «ça fait 26 ans que je travaille, j’ai toujours payé mon électricité et mon eau courante. Pendant un an quatre mois soit de 2012 au 31 décembre 2013, j’habitais une maison de location…Au Cnra, l’abonnement est au nom de la structure. Quand j’ai vu cet état de fait, ça m’a gêné; j’ai demandé à mes services comment je fais? Mes services m’ont répondu qu’en attendant de trouver la solution, les factures viendront telles quelles. La tradition au Cnra est que tous ceux qui sont logés par la société ne paient pas l’eau et le courant ; cela est réglé par le Cnra. Depuis mon arrivée j’ai proposé des compteurs individuels et cette proposition est en conseil de réflexion pour que les agents notamment les cadres, puissent participer à leur consommation. C’est bien que vous m’ayez alerté sur ces points, mais il n’en est rien. Depuis 16 ans que le Cnra a été créé, les responsables logés ont tout, ce n’est pas nouveau. Ça sonne certes mal, mais voila un peu ce qui se passe. Dès que j’ai l’étude qui a été diligentée auprès de mes services depuis janvier, vous verrez que tous les agents qui bénéficient de ces avantages, commenceront à participer aux frais».

Pourquoi faire payer son eau et son électricité par le Cnra quand cette dernière verse déjà une confortable indemnité pour cela ?

Ah mais qu’est-ce qu’on est bête ! Il attend les résultats de l’étude de ses services pour savoir ce qu’il doit faire.

On espère au moins qu’il a commencé à rembourser son prêt depuis fin avril 2014 comme promis.

Notre président va adorer de découvrir que ses enseignements en matière de bonne Gouvernance sont appliqués à la lettre au Cnra.

ASSALE TIEMOKO

Collaboration : W.A.

Source: L'Eléphant déchaîné N°253

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Published by tressia - dans Société
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