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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 08:08
Marine marchande : Ouattara donne le pouvoir aux militaires-Vers une chute des flux de marchandises

Notre Président a pris un décret le 10 avril pour attribuer les compétences de sécurité en matière de marine marchande au ministère de la Défense. Une décision qui fait hurler de colère la communauté portuaire. Laquelle se demande bien qui a poussé le grand chef à prendre une telle décision.

Un décret au contenu surprenant

Par le «Décret n° 2014-181 du 10 avril 2014 portant dévolution au Ministre de la Défense, de compétences en matière de sécurité maritime et fluvio-lagunaire», notre Président a bouleversé toutes les habitudes et les usages vieux de plusieurs décennies dans le secteur de la marine marchande dans notre pays.

Allez, parcourons quelques articles phares de ce décret :

Article 1: Les compétences en matière de sécurité maritime et fluvio-lagunaire ci-après énumérées, précédemment exercées par le Ministre des Transports, sont dévolues au Ministre de la Défense: la sécurité de la navigation et des transports maritimes, lacustres, fluviolagunaires et de plaisance ; la sécurité à bord des navires et des plates-formes offshore en liaison avec les services concernés; la sécurité portuaire ; la surveillance des eaux maritimes, f1uvio-lagunaires et des installations portuaires ; la police de la navigation dans les eaux maritimes; lacustres et fluvio-lagunaires sous juridiction nationale et la police balnéaire; la protection et la sûreté des approches maritimes; la coordination des opérations de recherche, d’assistance et de sauvetage dans les eaux sous juridiction nationale; la participation à la coordination régionale des activités de garde côtière; la conception et la mise en œuvre du plan de réquisition des moyens de transport maritime, lacustre et fluvio-lagunaire en cas de crise.

Article 2: Les compétences en matière de sécurité maritime et fluvio- lagunaire énumérées à l'article précédent et dévolues au Ministre de la Défense, sont exercées en liaison avec le Ministre chargé de la Sécurité.

Voilà donc notre ami Gaoussou Touré déchargé de quelques prérogatives. Il va avoir plus de temps pour se consacrer à sa réforme ?

Petits oublis entre marins !

Pour un décret censé rendre plus complètes les dispositions juridiques en la matière, il ignore ou oublie plutôt des normes internationales et nationales en vigueur. Notamment la convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS), la Convention sur la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS) dont est issu le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS), la Convention sur la prévention des actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime (SUA), toutes ratifiées par la Côte d’Ivoire. Voilà pour les textes internationaux. Pour ce qui concerne les textes pris au plan national, la référence en la matière est la loi n° 61- 349 du 9 novembre 1961 portant Code de la Marine marchande relative à la sécurité et de la sûreté marine.

Seraient-ce là des oublis volontaires ?

Aux armes camarades !

Avec ce nouveau décret, la sécurité maritime, un domaine réservé jusqu’ici aux Civils, est désormais l’affaire de nos vaillantes Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), donc des militaires.

Rappelons que la sécurité maritime est l’ensemble des mesures visant à prévenir les accidents dans la navigation maritime (abordage, incendies, chavirement, échouement…), conformément à l’article 10 du Code de la marine marchande. Ce qui montre clairement que ce domaine n’est point militaire, mais purement et simplement civil.

En Côte d’Ivoire, depuis toujours et comme cela se fait partout ailleurs, la sécurité maritime est l’affaire de l’administration des Affaires Maritimes. Une donne qui est désormais remise en cause dans notre immense pays. Ce qui n’ira pas sans créer des désagréments d’une ampleur insoupçonnée.

Sécurité à bord des navires

La sécurité à bord des navires et des plates-formes offshore est une tâche qui consiste à contrôler les certificats maritimes internationaux. Cette tâche a toujours été assurée par les inspecteurs techniques des navires ou tout autre fonctionnaire habilité à cet effet, conformément à l’article 13 du Code de la Marine marchande, les Conventions de l’Organisation maritime internationale (Omi) et le Mémorandum d’entente d’Abuja sur le contrôle des navires du port par l’Etat.

Mais avec le nouveau décret, ce sont les militaires qui seront désormais à la manœuvre. Même s’ils n’ont pas la formation requise…pour accomplir valablement cette mission.

L’autre aspect non moins important, est la sécurité des engins de navigation lagunaire et de plaisance. Ici, l’explication est toute simple : l’attribution de la sécurité des engins de navigation lagunaire et de plaisance au ministère de la Défense signifie que désormais, les militaires armés sont autorisés à monter à bord des tines et pinasses, des bateaux bus, des pirogues et des engins de plaisance pour effectuer des contrôles. Ce qui est une véritable révolution en la matière!

Et ce n’est pas tout ! Avec le nouveau décret, même la police balnéaire est transférée au ministère de la Défense. Conséquences ? Les militaires armés effectueront désormais des patrouilles sur les plages ivoiriennes pour surveiller les baigneurs et les touristes.

Tous à l’abri !

Mais ce n’est pas fini. En plus des attributions de la sécurité maritime qui atterrissent dans l’escarcelle des militaires, il y a, depuis la signature de ce décret, la surveillance des eaux maritimes, la protection et la sûreté des approches maritimes, la coordination des opérations de recherche, d’assistance et de sauvetage dans les eaux sous juridiction nationale, la participation à la coordination régionale des activités de garde côtière.

En principe, toutes ces missions sont prises en compte dans l’action de mer.

Et en vertu du décret n° 2014-30 du 3/2, portant organisation et coordination de l’action de l’Etat en mer, en son article 3, les administrations majeures intervenant dans les actions de l’Etat en mer, sont les Forces armées, la Police nationale, les Douanes ivoiriennes, les Affaires maritimes et portuaires, l’Office national de la protection civile, le Centre ivoirien anti pollution, la Direction de l’aquaculture et des pêches, et les Directions des Ports d’Abidjan et de San-Pedro.

Problème. Selon le décret du 10 avril, seul le ministère de la Défense et dans une certaine mesure le ministère de la Sécurité, sont désormais responsables de l’action de mer. Les autres acteurs clés du secteur peuvent donc aller prendre un bain de soleil.

Avec ce décret, toute la sécurité maritime est désormais dévolue au ministère de la Défense. Et même la conception et la mise en œuvre du plan de réquisition des moyens de transport maritime, lacustre et fluvio-lagunaire, en cas de crise. Activités qui, conformément aux résolutions du séminaire sur l’action de l’Etat en mer qui a eu lieu à Grand-Bassam du 1er au 3 avril 2014, étaient cependant placées sous la responsabilité du préfet maritime. Lequel relevait quant à lui, de la double tutelle du Comité interministériel de l’action de l’Etat en mer et du Commandant de la marine nationale. On n’arrête pas le progrès !

Danger à l’horizon sur l’économie nationale

L’économie nationale assez fébrile et qui compte sur l’émergence en 2020 pour se refaire une santé, souffrira de la prise du décret du 10/4. La raison ? La Côte d’Ivoire va, avec cette mesure, vers la remise en cause de la certification des ports ivoiriens au code ISPS, la remise en question des acquis de la coopération maritime, et le risque de ternir l’image des ports ivoiriens.

Allez, passons en revue ces différents aspects ! Concernant le Code de la sécurité maritime ISPS, notons que l’Organisation maritime internationale (OMI), et les gardes-côtes américains ne supportent pas d’avoir à coopérer avec des Forces armées sur les questions de sûreté maritime dans le cadre de l’application du Code ISPS. Les ports ivoiriens qui sont, selon nos sources, en passe de bénéficier de faveurs de la part des gardes-côtes américains, pourraient perdre ces largesses avec l’application du nouveau décret. La conséquence sera une baisse drastique du trafic maritime.

Plus loin, des partenaires maritimes bilatéraux et multilatéraux, notamment avec l’OMI, l’OIT, l’Autorité internationale des fonds marins, le Tribunal International du Droit de la mer, et certains grands pays à tradition maritime comme la France, les Etats-Unis d’Amérique, le Japon, le Canada, l’Allemagne…vont désormais réfléchir par deux fois avant d’engager une coopération maritime plus accrue avec la Côte d’Ivoire. Et l’aide extérieure maritime s’affaissera une fois le ministère de la Défense aux commandes de la sécurité dans le secteur de la marine marchande. La raison est que sur les questions de développement maritime, ces institutions et ces pays préfèrent coopérer avec des autorités civiles et non des autorités militaires.

Mais sans doute la chose la plus grave avec la naissance de ce décret, c’est l’atteinte à l’image de marque des ports ivoiriens. Il suffirait que des militaires montent à bord des navires pour effectuer des formalités administratives, contrairement à la pratique internationale, pour faire fuir la clientèle des ports.

Parce la présence des militaires dans un port n’a jamais attiré les navires !

W.A in L’Eléphant déchaîné n°246

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 21:49
Côte d’ivoire : Fonction Publique-Entre rénovation et omissions

Le 12 mars 2014, notre président, sa majesté Alassane Ouattara 1er, à la suite d’un Conseil des Ministres, a procédé à un réaménagement technique de son gouvernement, là où les Ivoiriens attendaient qu’il les soulage de la présence dans ce gouvernement, d’un certain nombre de vedettes dont la tête ne passe plus. En raison des casseroles qu’ils traînent depuis l’époque de Gbagbo.

Au lieu de cela, on a juste assisté à un petit mouvement de chaises musicales entre Gnamien Konan, envoyé au ministère de l’Enseignement supérieur et Cissé Bacongo, exilé au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative.

Pour la dimension de l’immense Bacongo

Mais depuis l’arrivée de Cissé Bacongo à la Fonction publique, le service public, dans ce département, tourne au ralenti. Non pas parce que les travailleurs sont en grève, mais parce que le nouveau ministre n’a pas trouvé dignes de ce nom, les locaux abritant son nouveau cabinet. Et hop ! Il a tout de suite ordonné la réhabilitation des locaux.

Depuis, tous les services sont à l’arrêt et les travailleurs obligés de rester à la maison. Seul un petit service censé assurer le service minimum reste actif. Sauf qu’il ne se contente que de recevoir les dossiers des demandeurs de prêts divers…

« Aucune disposition n’a été prise pour assurer, si on veut, le service minimum ou pour que les agents prennent eux-mêmes leurs dispositions à l’effet de sauvegarder les dossiers ». Explique un responsable syndical, sous un anonymat prudent. Avec Cissé Bacongo, on n’est jamais sûr de rien. Avant d’ajouter : « Quand les agents sont arrivés, le 1er, le 2ème et le 3ème étage jusqu’au rez-de-chaussée ainsi que le cabinet du ministre étaient déjà en chantier. Le 1er, le 2ème et le 3ème étage étaient carrément détruits, avec les documents à l’intérieur. On est arrivé, tous surpris, on n’avait plus accès à nos bureaux. Pour nous, ce n’est pas une bonne façon de travailler. Même si ce qui est fait contribue au bien-être des agents, il faut savoir que dans l’administration moderne, il y a des mécanismes d’information. Il pourrait faire une note de service pour donner des détails sur la durée des travaux concernant les différents étages. Comme ça, les agents prennent leurs dispositions» Dura Bacongo, Sed Bacongo.

Devant cette situation qui inquiète à la fois les fonctionnaires et les usagers, une rencontre entre Cissé Bacongo et les représentants des syndicats des agents du ministère a eu lieu, hier, sous le coup de 15 heures.

Selon les informations auxquelles l’infernal quadrupède a eu accès, le ministre, face à la méthode utilisée, a dû présenter ses excuses aux agents, en précisant que des instructions avaient été données pour que l’information soit donnée à tous mais que des dysfonctionnements divers n’ont pas permis la diffusion de cette information. Il a aussi rassuré les agents qu’à l’ouverture des locaux, ce qui devrait se faire dans trois semaines au plus tôt, chacun retrouvera son poste et qu’il n’y aura aucun changement. «Instruction a été donnée pour que tous les services soient relocalisés pour recevoir les fonctionnaires. A partir de la semaine prochaine, tout sera fonctionnel…Les travaux prendront encore trois semaines et s’étendront sur tous les services de la Fonction publique » A dit le ministre. On l’espère bien !

Des omissions persistantes !

A la fin de janvier 2014, la fameuse mesure d’augmentation des salaires annoncée en grandes pompes par les communicants du pouvoir mais qui s’est révélée être une augmentation de salaire ciblée, est rentrée en vigueur. A la grande joie des concernés.

Sauf qu’en se rendant dans leur banque respective, certains ont eu une surprise plutôt désagréable. L’augmentation promise et assise sur un étrange mode opératoire basé sur l’indice, a complexifié les choses. Plusieurs fonctionnaires faisant partie, comme l’indiquaient les textes, de ceux qui n’ont pas de statut particulier et qui devaient donc bénéficier de cette augmentation se sont retrouvés hors de la liste des bénéficiaires.

Devant ces omissions imputables aux services du ministère et notamment à la Direction du Personnel Civil de l’Etat qui a piloté de mains de maître toute l’opération, l’ancien champion de la Fonction Publique, Gnamien Konan, avait demandé aux « malchanceux » de produire divers documents à titre de justificatifs : deux derniers bulletins, l'Arrêté de Nomination, le Certificat de Prise de Service.

Ce qui a rapidement été fait par les concernés.

Toujours rien !

A la fin du mois de février, joyeux, les mêmes se sont pointés dans les banques pour récupérer le fruit de leur travail avec les bonus offerts. Mais, ils n’auront rien, pour parler comme l’intrépide Gbagbo. C’est dans l’attente de leur prise en compte (peut-être) à la fin du mois de mars, qu’interviendra le changement à la tête du ministère, avec l’arrivée de l’immense Cissé Bacongo.

Les choses allaient s’accélérer avec le nouveau venu, plein d’énergie ? Eh ben, il ne se passera rien du tout. Ah si. Il fermera les locaux du ministère. Pour réhabilitation.

Depuis, la situation des omis demeure inchangée. Ils n’ont rien eu fin mars et ils n’auront sans doute rien, fin avril. Puisqu’aucun service n’est opérationnel.

Comme c’est le cas chaque fois en pareille situation, les oubliés se sont organisés en collectif pour défendre leurs intérêts et réclamer ce à quoi ils ont droit.

Parce que leur situation ressemble à un piétinement de la décision de notre président. C’est vrai que les décisions de ce dernier sont souvent piétinées par certains ministres… sans conséquence.

On se demande bien pourquoi.

Mahi. M & Alex Kassy, in L’Eléphant déchaîné N°246

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 21:39
Douanes ivoiriennes/Port d’Abidjan : Des tonnes de marchandises bloquées-Les Ivoiriens vont encore payer

Depuis le 12 avril 2014, les activités portuaires tournent plus qu’au ralenti. La cause ? Une décision de la direction générale des douanes. Laquelle a décidé de passer du SYDAM version 1 (Système de Dédouanement Automatisé des Marchandises) au SYDAM version 2.

Un système plus efficace

Le 11 avril 2014, le directeur général des douanes ivoiriennes, le colonel major Issa Coulibaly, agissant par l’intermédiaire de son adjoint, le colonel Da Pierre, a pris une Note de Service N°105/MPMB/DGD/du 11 avril 2014 ayant pour objet « Démarrage du SYDAM (Système de Dédouanement Automatisé des Marchandises) version 2.

Dans cette note ayant fait l’objet d’une « Diffusion Générale » et actuellement disponible sur le site internet de la Douane, le directeur général écrit :

« Dans le cadre du démarrage du Sydam World version 2, j’ai l’honneur de porter à la connaissance de l’ensemble du personnel et des usagers que le Sydam World sera arrêté:

du samedi 12 avril 2014 de 15 h 00 mn, au dimanche 13 avril 2014 à 24 h 00 mn.

La Direction Générale des Douanes s’excuse pour les désagréments que cette situation pourrait causer et invite l’ensemble des usagers à prendre les dispositions idoines qui s’imposent...»

Sauf que deux semaines plus tard, les désagréments liés à l’arrêt du « Sydam » et qui ne devraient durer seulement qu’un peu plus de 24 heures, continuent. Provoquant des « catastrophes financières» en chaîne au niveau des importations et des exportations de marchandises en Côte d’Ivoire.

Terminaux paralysés

La migration vers le Sydam version 2 s’est effectuée dans l’intervalle de temps annoncé par la Direction Générale des Douanes. Mais, si les choses marchent bien au sein de cette Direction, du côté des transitaires, depuis le 12 avril, c’est la catastrophe. Les Terminaux dont dispose chaque société de Transitaires ne fonctionnent plus depuis deux semaines. Conséquences, toutes les activités sont paralysées. Impossible de tirer la moindre Déclaration, impossible de tirer le moindre bon d’enlèvement pour espérer récupérer des marchandises emmagasinées ou en dépôt de douane.

Pour ceux qui importent des marchandises à crédit, il est impossible depuis deux semaines, de payer les fournisseurs. Parce que les banques exigent la Déclaration avant d’effectuer le moindre virement. Pas de déclaration, pas de virement. Pas de virement, pas de nouvelles commandes et donc pas d’activités.

Compagnies

maritimes à la fête !

Les conséquences de cette situation sont ressenties diversement au niveau des acteurs. Si les Transitaires pleurent, les compagnies maritimes elles, se frottent en quelque sorte les mains. Plus les marchandises roupillent dans les magasins, plus la facture des frais de magasinage et de stationnement à payer par l’importateur grossit.

Ainsi, un importateur interrogé par « L’Eléphant » affirme qu’alors qu’il ne devait payer que 15 mille francs pour récupérer sa marchandise, « à cause de cette situation, puisque mon transitaire n’arrive pas à tirer la Déclaration, je dois payer aujourd’hui la somme de 300 mille francs et je ne sais même pas quand cela va prendre fin. Chaque jour qui passe, la facture augmente»

Les importateurs qui possèdent plusieurs centaines de conteneurs bloqués par les dysfonctionnements du nouveau Système ne savent plus où donner de la tête. Chaque jour qui passe, ce sont des centaines de milliers de francs (70000FCFA/conteneur/jour) qui tombent dans les poches des compagnies maritimes.

Mais comme le consommateur final paiera la facture…

Au niveau de la douane aussi, on tire quelques bénéfices de cette situation puisque les difficultés pour sortir les marchandises en dépôt se sont accrues. Et plus les jours passent, plus la facture pour l’usager s’alourdit. Mais si la douane gagne à ce niveau, la quasi-paralysie des activités d’import-export cause un préjudice financier énorme à l’Etat depuis deux semaines. D’autant plus que la mesure a été prise à la veille de la semaine « Pascale », une semaine de fortes activités d’importations. Mais cette année, rien n’a marché et les pertes pour tous les acteurs, y compris l’Etat, se chiffrent en milliards de FCFA.

« Tout va bien, il n’y a aucun problème ! »

Pourtant, à la Direction Générale de la Douane, on prétend que tout va bien et que des mesures vigoureuses ont été prises pour satisfaire tout le monde à temps.

C’est ce que « L’Eléphant » s’est laissé dire par le chef de la Direction de la Communication et de la Qualité, joint au téléphone : « Après l’installation de tout nouveau système informatique, il y a forcément quelques déchets dans les premiers jours et après tout rentre dans l’ordre. D’ailleurs, à la suite d’une visite du Directeur Général au service informatique, hier, il a pris une note de service N°112/MPMB/DGD/DRC/du 24 avril 2014 portant Aménagement des heures d’ouverture… »

Ainsi, selon lui, les horaires de travail dans ce service sont désormais de « 7h30 à 20h30 » du lundi au vendredi, et, de 7h30 à 12 h30 » les samedis. Histoire de satisfaire tout le monde en attendant que tout revienne à la normale.

« Donc tout va très bien, il n’y a aucun blocage, les recettes sont normalement recouvrées, non, ça va ! C’est juste quelques déchets qui retardent le système et c’est pour rattraper ce retard que les horaires de travail ont été allongés ».

« Mais non, rien ne va ! »

Sauf que du côté d’une dizaine de transitaires interrogés au téléphone, on affirme que « plus rien ne va ».

« Si à la Direction de la douane on vous dit que tout va bien, la réalité est que nous, depuis deux semaines, on ne travaille plus. Impossible de tirer la moindre Déclaration depuis nos sièges, nos Terminaux ne marchent plus. Pour vous donner une idée de la situation, sachez qu’en moyenne, je tire 120 déclarations par mois. Pour ce mois d’avril, je n’ai pu tirer pour le moment, que seulement quatre Déclarations et le mois est déjà fini alors qu’il faudra payer les salaires et les autres charges. En deux semaines, je n’ai pu tirer qu’une seule Déclaration et il faut attendre jusqu’à 22 heures pour avoir la chance de tirer une Déclaration », se lamente le chef d’une société de Transitaires.

Un autre a abondé dans le même sens: « Non, rien ne marche, tout est au ralenti. Nos terminaux ne fonctionnent pas. C’est vrai, à la Direction de la douane, les choses marchent et on peut y tirer les Déclarations. Mais le problème est qu’il faut se déplacer jusque dans leurs locaux et quand on sait qu’il y a plusieurs centaines de Transitaires à Abidjan, imaginez la difficulté qu’il y a à obtenir un poste pour faire ses opérations. Hier (mercredi 23 avril, ndlr), j’ai envoyé mes éléments à la Direction générale mais jusqu’à 18 heures, ils n’ont pu tirer la moindre Déclaration, faute de place. Il a fallu que je me rende moi-même sur les lieux pour négocier un poste et c’est pratiquement à 20 heures que j’ai pu tirer une seule Déclaration. Dans ces conditions, on ne peut pas dire que tout va bien. Parce que nos clients se plaignent des retards et des surcoûts que crée cette situation. Tant que nos Terminaux ne fonctionneront pas, on ne peut pas travailler, donc ça ne va pas… »

« Annuler les frais supplémentaires »

Pour les Transitaires interrogés par «L’Eléphant », la douane, face à cette situation qui a des conséquences sur toute la chaîne, devrait se rapprocher des compagnies maritimes pour négocier avec elles, l’annulation des frais supplémentaires de stationnement générés par ce dysfonctionnement du Système. Puisque cette situation n’est ni de la faute des Transitaires, ni celle des importateurs.

Mais, reconnaissent les Transitaires, la situation n’est pas aussi la faute des compagnies maritimes qui sont soumises aussi à certaines astreintes financières.

Les Transitaires pensent aussi que la Direction générale de la douane devrait-à partir du moment où il est difficile de tirer les dossiers pour les marchandises en dépôt-douane-prendre la décision d’annuler les frais supplémentaires occasionnés par cette situation. Belle proposition !

Mais comme tout va bien…Importateurs et Transitaires peuvent continuer à trinquer.

A la fin, chacun pourra se rattraper dans les poches des consommateurs?

ASSALE TIEMOKO. In L’Eléphant Déchaîné N°246

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 18:26
Comme tu avais été dans ma tête!!!!
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Published by Guy Tressia
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 17:02
Je me suis fait recenser hier oooh, voilà ça qui...

Je me suis fait recenser hier oooh, voilà ça qui est! J'attends mon émergence dèh!!! Message transmis à qui de droit!!!!

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 15:20
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 11:48
Côte d’Ivoire – 8 françaises d’origine ivoirienne empêchées de quitter la France

Vendredi 25 avril 2014, l’ambiance était à la colère chez des passagers en partance pour Abidjan, au quai de la compagnie Corsair à l’aéroport international français d’Orly. Huit Ivoiriennes n’ont pas pu embarquer dans leur avion pour défaut de visas, pour ellesmêmes et pour leurs enfants. Elles ont été refoulées parce qu’elles ne disposaient pas de visas biométriques ivoiriens nécessaires pour rentrer au pays. Elles espéraient pouvoir prendre le visa à l’arrivée à l’aéroport international Félix HouphouëtBoigny à Abidjan. Toutefois pour cela, elles devaient se faire enrôler auparavant ce qui n’avait pas été fait. Les unes étaient détentrices de passeports français, et donc frappées par l’obligation. Celles qui étaient détentrices de passeport ivoirien et non soumises au visa, n’ont cependant pas pu voyager, ne pouvant abandonner les enfants qui sont des citoyens français à part entière ; et à qui il fallait absolument un visa pour venir en Côte d’Ivoire. Au moment des contrôles, les agents de Corsair ont demandé à ces passagers sans visa, ni pré-enrôlement, d’aller accomplir préalablement les formalités, sur le site internet de la SNEDAI (Société Nationale d’Edition de Documents Administratifs Ivoiriens) avant de pouvoir embarquer. Malheureusement les ‘’passagères’’ ne sont pas parvenues à terminer l’opération, et à valider leurs enrôlements à cause du site internet de la SNEDAI. Explication : des difficultés dont la nature n’a pas pu être déterminée ont empêché tout paiement. Pendant une heure d’attente, les tentatives des huit femmes sont restées vaines. Celles qui avaient des billets non échangeables ni remboursables, venaient du coup de les perdre. « C’est très souvent comme ça avec les Ivoiriens, toujours des défauts de visa pour un site internet bloqué», a marmonné un agent de Corsair, dépité de cette sempiternelle situation. Conséquence, certaines, parmi ces huit Ivoiriennes devront acheter un autre billet d’avion pour pouvoir regagner prochainement leur pays natal. Espérons qu’elles s’y prendront plutôt, la prochaine fois. Contacté à Abidjan sur les désagréments sur leur site internet à Paris, un agent de SNEDAI a indiqué que la très forte affluence du trafic et des demandes de visas, peuvent souvent créer des perturbations, en dépit du dispositif technique utilisant des technologies de pointe, et de dernière génération.

L’Intelligent d’Abidjan

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 11:13
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 11:10
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 11:03
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