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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 07:25

Gaoussou Touré 216

 

Lorsqu’on atterrit (juin 2011) comme un cheveu sur la soupe dans le premier gouvernement  du président Alassane Ouattara sans connaître les implications profondes du projet de société du R.D.R. en sa particule : transports ;

Lorsqu’au lendemain de sa nomination, on fait feu de tout bois parce qu’on va conduire une réforme révolutionnaire et salutaire pour l’activité et les acteurs du transport terrestre sans omettre les bénéfices que le maître d’ouvrage va engranger en terme de plus-value électorale ;

Lorsqu’au détour d’une explication sensée éclairer l’opinion nationale sur la nature des réformes qui seront engagées en vue d’assainir ce milieu si féru de promiscuité et de désordre ;

Lorsqu’un groupuscule de farouches  opposants à cette réforme, comme un seul homme, décide publiquement de ne pas reconnaître la légitimité dont se gargarise le réformateur en chef pour orchestrer la fin des syndicats dans le milieu du transport terrestre au profit d’entreprises de transports ;

Lorsque cette unique sortie à elle toute seule parvient à nous détourner de l’axe des réformes telles qu’annoncées à grand renfort de communication, et qui a le toupet de consacrer la signature tacite d’un pacte fort avec ceux qui ont proféré ces menaces à notre encontre ;

Lorsqu’à la suite de ces évènements qui sont à la base de l’échec constaté de toute la politique que le ministre entendait mettre en route ;

Lorsqu’à la soudaine et contrenature complicité qui a vu le jour entre le ministre et les acteurs de cette confrérie passés maîtres dans l’art des intrigues et des compromissions, 

Ni la promesse de moraliser l’activité du transport routier ;

Ni la promesse d’éradiquer ou de dompter le racket ;

Ni la promesse de l’allègement des procédures administratives ;

Ni la promesse de créer des emplois (sous-emplois) ;

Ni la promesse de susciter la création d’entreprises de transports ;

Ni la promesse de mettre en capacité le fonds de développement du transport routier ;

Ni la promesse de renouveler le parc automobile !

Comme on peut le voir, la liste des ‘‘ni’’ est longue et pleine de culs de sacs !

Lorsque pendant plus de deux ans on a été incapable de tenir ses collaborateurs, de tenir les acteurs du milieu du transport, d’exécuter la moindre promesse fusse-t-elle réalisable ;

Lorsqu’on a été incapable de mettre un terme à l’action néfaste des taxis intercommunaux ;

Lorsqu’on a été incapable de doter les acteurs et les usagers d’une gare moderne ;

Lorsqu’on a été un facteur de division au lieu d’être un rassembleur ;

Lorsqu’on a manqué de charisme et de vision soutenue pour la corporation des transporteurs et par extension des transportés ;

Lorsqu’on a manqué d’autorité durant tout son séjour gouvernemental,  la modestie voudrait que l’acte d’introspection se limite seulement au premier responsable du cabinet.

Lorsqu’on a été incapable de créer un seul emploi pendant plus de deux ans, on n’en dissolve pas en fermant des directions entières !

La force d’un ministre n’est pas de bouffer ses directeurs généraux ni de pousser au chômage certains de ses présidents de conseils d’administration !

Monsieur le ministre, l’histoire des miracles à travers les âges et les croyances, a montré qu’un seul miracle (quipux)  ne confère pas la qualité de Jésus !

Monsieur le ministre, la meilleure façon de promettre à nouveau, c’est de reconnaître humblement ses fautes pour espérer une rallonge. Une hypothétique rallonge !

Pour nous désormais, peu importe qui pousse QUIPUX car l’ombre du terminus est à deux bus du quai !

Par Silué Kopala

Agent de l’émergence

 

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Published by tressia - dans Société
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