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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:07

kandia camaraDécidemment, Kandia Camara, ministre de l’Education nationale a du pain sur la planche avec ses éléments. Après l’épisode de ses fillettes qui se font engrosser à la pelle, un problème d’ailleurs qui continue de captiver leur attention, vu que les solutions sont toujours recherchées, ce sont les élèves maîtres qui ne sont pas contents. En effet, la promotion 2013 du Centre d'Animation et de Formation Pédagogique (Cafop) du Plateau qui comprend ceux de Cocody et d’Adjamé, attend toujours le paiement de sa bourse qui s’élève à seulement 20 mille francs par mois et par élève. Entrés en octobre dernier, les étudiants du Cafop du Plateau étaient censés recevoir leur bourse le même mois. Mais jusqu’à ce jour, 6 mois plus tard, rien à l’horizon! Ils devaient s’y attendre, ces futurs instituteurs. L’argent est au travail pour le bonheur des Ivoiriens!

D’ailleurs, dans l’histoire de nos Cafop, on a souvenance de ce que les élèves instituteurs ont très souvent eu recours à la grève pour obtenir leur dû, c’est une tradition. «Depuis octobre jusqu’à ce jour, ça fait un total de 120.000 francs que l’Etat nous doit comme bourse. Et depuis rien», explique O.L.

L’Etat est donc si mauvais payeur que ça ? Même ceux qui donneront le savoir aux futurs cadres du pays sont mis aux oubliettes. Pour 20.000 francs, on préfère s’endetter. Bon, quand on sait aussi que le pays travaille à coups de milliards, allez y comprendre quelque chose. Les petits montants  ne sont pas prioritaires, chez nos autorités. Ça gêne les calculs. Quand la bourse de ces jeunes gens atteindra des millions, certainement qu’on se penchera mieux sur leur situation.  Ces derniers, selon O.L. ne sont pas restés les bras croisés pour attendre que tombe leur dû du ciel, comme la manne du peuple d’Israël. Dans l’attente qui paraît incertaine, ils ont approché leur administration, rencontré l’économe, pour être mieux  situés. «À un certain moment, la rumeur courait qu’ils (l’administration) avaient détourné notre bourse. Car en plus de leur silence, ils nous ont fait signer un document qui stipule que nous n’allons pas nous plaindre, encore moins faire une grève. Mais la situation devient insoutenable. Nous ne sommes pas des internes comme nos amis des autres Cafop du pays, nous nous déplaçons pour nous rendre dans nos différents sites d’apprentissage. Personne n’ignore aussi le coût du transport à Abidjan. Mais ça ne les ébranle pas du tout. Un semestre que nous attendons, et  personne ne nous dit quoi que ce soit».

De quoi exposer les filles parmi eux, à de nouvelles grossesses ?

 

Mireille Appini (in L’Eléphant déchaîné N°239)

 

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Published by tressia - dans Politique
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