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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 20:29

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Ce dimanche 28 novembre 2010, les Ivoiriens iront voter celui qui conduira la destinée de la Côte d’Ivoire pour les 5 années à venir. Malheureusement on a constaté des violences verbales et physiques, des propos haineux entre les partisans des 2 prétendants au trône, voire mort d’homme. Des actes anti-démocratiques que nous condamnons vigoureusement, parce que ce sont ces agissements qui ont conduit notre pays dans ce bourbier pendant des années. La violence n’a jamais rien résolu de façon durable. Et puis la violence n’appelle que la violence. La Côte d’Ivoire a trop souffert des affres de cette crise, depuis plus de 15 ans, avec à l’origine le boycott actif de 1995. Il faut donc mettre fin à cette situation qui fait reculer le pays.

Ce dimanche donc, les Ivoiriens auront à choisir leur président entre le candidat du RDR soutenu par les Houphouétistes réunis au sein du RHDP, le Dr Alassane Ouattara et le candidat du FPI soutenu par la mouvance présidentielle dite LMP, Gbagbo Laurent.

 

Ouattara, le mal ivoirien ?

Entre ces deux frères postulant pour le fauteuil présidentiel, le camp de Gbagbo accuse Ouattara de tous les maux qui minent la Côte d’Ivoire. Tout simplement, parce que le candidat du RDR avait dit en son temps qu’il rendrait la Côte d’Ivoire ingouvernable, qu’il frapperait le pouvoir de Bédié et qu’il tomberait. Le pouvoir de Bédié est tombé à la suite du coup d’Etat de 1999 dont la paternité reste encore à détermnier. Et depuis, la Côte d’Ivoire est ingouvernable. Ensuite, Gbagbo et ses partisans lui attribuent la paternité de la rébellion qui divise le pays depuis septembre 2002. Vrai ou faux ? Toujours est-il que ce sont des présomptions de culpabilité sans preuves véritables. Le face-à-face d’hier l’a bien prouvé. Cependant, force est de reconnaitre que l’ex-DGA du FMI et ex-gouverneur de la BCEAO pour le compte de la Côte d’Ivoire, a été rejeté par presque tous les membres de sa génération, depuis sa nomination en tant que président du Comité interministériel en 1989 pour la relance économique, puis Premier ministre après l’élection présidentielle de 1990. Ce rejet s’est accentué après le décès du Père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, Félix Houphouët-Boigny. Il a souffert le martyr, depuis la création du Rassemblement des républicains (RDR) qui l’a copté comme mentor.

 

Ouattara, le messie ?

Les années 80 furent très dures pour la Côte d’Ivoire sur le plan économique. Il fallait un plan d’ajustement structurel et de relance économique pour sauver le pays. C’est alors qu’après des plans de redressement économique infructueux, que Félix Houphouët-Boigny a fait appel à Alassane Ouattara, un banquier de métier et technocrate émérite. Il est toujours rejeté malgré son amour pour la Côte d’Ivoire. Est-ce donc lui le messie qui sauvera la Côte d’Ivoire ? Nous disons d’emblée OUI !!! En considérant le fait que c’est lui que Houphouët (le visionnaire politique, le sage d’Afrique) avait choisi pour sauver le pays. OUI, parce que c’est un technocrate averti qui a déjà proposé des solutions de redressement économique à plusieurs pays africains et même au Japon (en 1998-99). Donc sur le plan de la relance économique, de la création d’emplois, de l’exploitation des richesses et de leur redistribution équitable, ADO est l’homme qu’il faut à la Côte d’Ivoire. Car il en a les moyens intellectuels et relationnels. Son épouse Dominique a-t-elle pas déjà été élu 1ère femme d’affaires du monde en 2000 ? Malgré tout, et comme tous les messies ou bons prophètes, Ouattara n’est pas accepté par une grande partie du peuple ivoirien qui estime qu’il est étranger (ce qui n’a jamais été véritablement prouvé).

A côté de cela, avec les accusations portées contre lui, en ce qui concerne le coup d’Etat de 1999, la rébellion et la guerre, les Ivoiriens devraient réfléchir avant de choisir entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Ils ont pu écouter les hommes à ce sujet sans des révélations aient été faites comme promis. Mais si réellement, dans sa lutte contre la xénophobie et l’exclusion, il avait promis le chaos et il l’a réussi, ses promesses (ADO Solutions) pour la guérison de la Côte d’ivoire devraient être prises au sérieux en y croyant. Car, s’il est vraiment le "père spirituel" des rebelles qui ont pris les armes contre Gbagbo, lui seul peut les désarmer. Si Gbagbo est élu, ils ne déposeront jamais les armes. Parce que leur combat n’aura été que vain. Ils ont revendiqué le changement et, ce changement, selon eux, est incarné par Alassane Ouattara en qui ils feront plus confiance au moment du désarment. Si Gbagbo passe (avec fraudes bien sûr, parce qu’en vérité, il n’a franchi le cap du 1er tour qu’en s’attribuant le score de Bédié), si le chaos ne s’installe pas, le pays restera encore divisé ou ne se réunifiera peut-être que par la force des armes. Donc une autre guerre de libération se fera avec Gbagbo. Mais si les Ivoiriens donnent massivement leurs voix à Ouattara, en plus de bénéficier de ses qualités de grand banquier et gestionnaire mondialement reconnu, les rebelles s’en iront sans guerre et le pays sera réunifié sans verser de sang. A moins que la minorité qui profite des richesses de la Côte d’Ivoire avec Gbagbo dans cette situation de partition du pays encouragent les Ivoiriens à demeurer dans la misère et la souffrance quand eux s’enrichissent.

Ivoiriennes, Ivoiriens, si nous ne sommes pas masochistes,  si nous ne voulons plus de rébellion, si nous voulons sortir de la misère et la souffrance, si nous voulons une PAIX véritable et durable, votons tous  ADO. Car, Gbagbo l’historien nous plongera dans le passé alors que ADO l’économiste tracera les sillions de l’avenir. Nous avons déjà vu Gbagbo à l’œuvre, donc agissons dans l’intérêt supérieur du pays et de l’avenir de nos enfants. Car comme dit un adage français : "si les parents s’amusent à manger du raisin vert, les enfants se grincent les dents pendant 4 générations". Agissons pour ne pas regretter notre choix, comme il a été le cas pour de nombreux Ivoiriens qui regrettent aujourd’hui d’avoir voté Gbagbo en 2000. C’est le message d’un frère qui refuse que la crise ivoirienne perdure encore.

TRESSIA GNAHORE GUY

Citoyen ivoirien

guy_tressia@yahoo.fr

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Published by tressia - dans Politique
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