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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:36

kandia_camara.jpgLe plan accéléré de réduction des grossesses en milieu scolaire élaboré et matérialisé par la campagne dénommée  « Zéro grossesse à l’école», lancé le 01/03 à Bondoukou par Kandia Camara, la ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique, a-t-il encore un sens ?

Parce que les nouveaux cas de grossesses dans les différentes directions régionales de l’Education nationale, qui ne font pas honneur à l’école ivoirienne, donnent à réfléchir et montrent également que l’atteinte de l’objectif «Zéro grossesse à l’école», est un projet voué à l’échec. Pour preuve, seulement pour le premier trimestre de l’année scolaire 2013-2014 en cours, on enregistre déjà 51 cas de grossesse à Gagnoa, 94 cas de grossesse à Abengourou, 2 cas de grossesse au Collège municipal de Tiémé (région du Kabadougou), 152 cas de grossesse à Bondoukou… C’est donc à une véritable «épidémie» de grossesse en milieu scolaire qu’on assiste en ce moment et contre laquelle les solutions proposées par les responsables de l’Education  nationale sont sans effet si ce n’est qu’elles incitent plutôt les « enceinteurs » à redoubler d’efforts.

Et face à cette situation, Kandia Camara, la première responsable du ministère de l’Education nationale, a sollicité à Bondoukou, le jour du lancement de cette campagne, l’implication de tous. «Je lance, a-t-elle dit, un appel solennel à tous et à chacun pour engager, de façon énergique, le combat contre ce fléau qui est désormais un fait de société ». Un fait de société? Bonne trouvaille de madame la ministre ! Et pourtant, «L’Eléphant» se souvient encore des menaces proférées par les champions de l’éducation nationale à l’encontre des auteurs (de l’enseignant en passant par l’élève et le gérant de cabine cellulaire) de ces actes irresponsables. «Tous ceux qui seront pris désormais seront sanctionnés sévèrement. S’il s’avère que c’est un professeur, il sera traduit en conseil de discipline et renvoyé de la fonction  publique. Il  en  va  de même pour tout autre fonctionnaire. Si l’auteur est un jeune élève, il sera  radié des effectifs de l’Education nationale. Quant aux autres auteurs, travailleurs du privé et sans emploi, ils seront traduits en justice, conformément aux dispositions adoptées» («Fraternité matin», 10/9), avait tonné Gondo Vincent, inspecteur général d’Etat au sein dudit ministère, le 09 septembre 2013 à Yamoussoukro.

Eh bien après ces menaces, les élèves filles, issus tant du primaire que du secondaire, ne cessent de contracter des grossesses. Pis, l’âge de ces porteuses de grossesse se situe aujourd’hui entre 8 et 21 ans. Selon Dr Ouattara Josephine Yéné, qui s’est exprimé sur RTI1 le 16/3, les « enceinteurs » de ces élèves sont repartis comme suit : Les élèves (40%),les enseignants (4%) et les autres (56%).

On peut dire qu’avec ce bon taux de grossesses pour cette moitié d’année scolaire, la ministre Kandia Camara a des accouchements  sur la planche!

N.K.

 

 

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Published by tressia - dans Société
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