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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 14:53

 

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Depuis le jeudi 20 janvier der nier, la force militaire de la CEDEAO a atterri sur le sol ivoirien. Son objectif principal : restaurer la souveraineté du peuple en délogeant, de gré ou de force, le dictateur Laurent Gbagbo du Palais présidentiel de Côte d’Ivoire. Et les Ivoiriens défenseurs de la démocratie devraient s’en réjouir.

A l’instauration du multipartisme en 1990 en Côte d’Ivoire, nombreux sont les Ivoiriens qui ont pensé à l’avènement implicite de la démocratie dans leur pays avec à la clé la souveraineté véritable du peuple. Malheureusement, cette souveraineté du peuple ivoirien a été dévoyée, voire confisquée, par les refondateurs conduits par un certain Laurent Gbagbo venu du campement nommé Mama (devenu entre temps le plus beau village de la sous-préfecture de Ouragahio, dans le département de Gagnoa, dans le Centre Ouest de la Côte d’Ivoire). L’homme avait promis monts et merveilles aux braves populations du pays, pendant la campagne électorale de 2000, après 10 longs mois de régime militaire issu du coup d’Etat de 1999 que ce "démocrate" avait applaudi et dont il a tiré tous les profits. Gbagbo avait demandé au peuple de lui donner son pouvoir qu’il lui rendrait aussitôt. Puisque fatigués du régime militaire avec son cortège de difficultés et d’exactions pendant 10 mois qu’ils trouvèrent très long, les Ivoiriens ont cru en Laurent Gbagbo et l’ont massivement voté. Et quand ce peuple a senti sa souveraineté confisquée par le général de brigade Robert Guéi, il s’est levé comme un seul homme, bravant les canons des soldats du général pour installer celui qu’il avait désigné pour conduire sa destinée. Gbagbo en a profité pendant 10 longues années. La même Communauté Internationale avait aussi demandé au Général de quitter le pouvoir pour le laisser aux civils représentés par Laurent Gbagbo. Et Le général Guéi s’exila dans son village natal à Kabakouma, dans l’Ouest profond du pays. Là, la souveraineté du peuple a été respectée.

Aujourd’hui, ce même peuple souverain, par le jeu de la démocratie exprimée dans les urnes, a confié dans sa majorité absolue à 54,10%, la défense de sa souveraineté à Alassane Ouattara, élu depuis le 28 novembre, proclamé vainqueur par la Commission électorale indépendante (CEI) et reconnu par toute la Communauté internationale qui, unanimement a demandé à Gbagbo de libérer le Palais pour que s’installe le choix (Alassane Ouattara) du peuple.

Malheureusement, Laurent Gbagbo et ses affidés donnent d’autres définitions de la démocratie et de la souveraineté au nom desquelles, ils confisquent le pouvoir de tout un peuple fatigué des souffrances du régime de la Réfondation et qui l’a exprimé dans les urnes le 28 novembre 2010 avec 54,10% de ses voix attribué à Ouattara. "Nous luttons pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire et des pays d’Afrique", aiment à clamer, les partisans de Gbagbo. Déformant ainsi le vrai sens de la souveraineté d’un peuple tenu en respect par les armes (à travers sa milice officielle, la Garde républicaine (?) dirigée par le général Dagbo Blé Bruno) achetées par les richesses produites par ce même peuple. Et pourtant, la démocratie est un régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues à la naissance, à la richesse, à la compétence, à la croyance... à l’appartenance politique. C’est cela le principe d'égalité entre les citoyens composant ce peuple. En règle générale, la démocratie est indirecte ou représentative, le pouvoir s'exerçant par l'intermédiaire de représentants désignés lors d'élections au suffrage universel. Ce qui signifie que le peuple souverain peut changer ses guides désignés antérieurement selon sa volonté. Et c’est ce que le vaillant peuple ivoirien a fait le 28 novembre dernier en votant massivement le Dr Alassane Ouattara comme leur nouveau guide. Mais diantre ! D’où vient-il que le perdant, sous le manteau d’une souveraineté à la Gbagbo, vienne-t-il confisquer le droit et le pouvoir du peuple ?

Heureusement, la Communauté internationale n’a pas gobé cette autre roublardise de l’ex-président réputé être un farceur et un imposteur, un homme sans parole, couronné par son désir insatiable du sang humain qui a coulé lors de son arrivée au pouvoir et dans lequel il veut s’en aller. Il a fait échouer toutes les médiations parce que selon lui, la démocratie "c’est imposer la volonté de la minorité à la majorité". Malheureusement, c’était sans compter avec la nouvelle volonté de la Communauté internationale d’imposer la démocratie, celle par laquelle le peuple s’exprime, à tous les pays du monde, malgré les agitations de tyrans et autres dictateurs dont les régimes sont menacés par cette nouvelle donne de l’ONU, de l’UE et des USA. Ceux-là mêmes qui financent les élections en Afrique de manière générale. Gbagbo et ses partisans devraient comprendre que si le multipartisme a été imposé à l’orée des années 90 par la volonté de cette même Communauté internationale, c’était en prévision de l’imposition de la démocratie vraie dans laquelle le peuple est souverain et détient le pouvoir collectivement et donc bénéficie collective des richesses du pays. C’est pourquoi, l’Ecomog qui est une force d’intervention, non d’interposition (et Gbagbo le sait) est arrivée en Côte d’Ivoire pour que la volonté de ce peuple souverain au sens réel du terme s’applique. Elle est donc venue restaurer cette souveraineté confisquée par Laurent Gbagbo et ses hommes qui ne défendent que leurs intérêts égoïstes dans cette crise.Tous les démocrates ivoiriens devraient aider l’Ecomog à accomplir sa mission salvatrice.

Guy TRESSIA (guy_tressia@yahoo.fr)

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Published by tressia - dans Crise ivoirienne
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