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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:46

ECOMOG 453

 

L’Ecomog est là ! Les éléments qui la composent ont été présentés à la population de Bouaké, le samedi dernier, pour démontrer qu’il ne s’agit pas des éléments des Forces nouvelles déguisés en Ecomog. Et rien ne l’empêchera d’accomplir sa mission qui consiste à exfiltrer (opération épervier) le dictateur Laurent Gbagbo sans effusion de sang. Il s’agit bien des éléments des forces spéciales des pays africains qui ont déjà fait leurs preuves ailleurs comme au Libéria avec Charles Taylor. Cependant, cette force africaine sera obligée de se défendre en cas d’attaque de certains inconditionnels luttant pour les intérêts égoïstes du camp Gbagbo. "Je préfère que Gbagbo soit exfiltré", a souhaité le président élu, Alassane Ouattara. A côté de cela, la mission de l’Ecomog peut aussi s’écourter par la démission volontaire de Gbagbo qui sauvera ainsi ses partisans d’un suicide collectif. Sinon, l’Ecomog ne vient pas pour se battre contre les FDS. Elle ne vient pas également pour effectuer des patrouilles en cargos comme la Force onusienne de l’Onuci. Son opération ne durera que quelques minutes pour exfiltrer Laurent Gbagbo, tout seul. Toutefois, des velléités de combats pour défendre les intérêts égocentriques de Gbagbo contre la souveraineté du peuple ivoirien se fait entendre çà et là, par des éléments des Forces de défense et de sécurité dirigées par le général de corps d’armée ivoirienne, Philippe Mangou.

 

MANGOU PEUT-IL AFFRONTER 4 FORCES ARMEES ?

On se souvient qu’en novembre 2004, l’opération "Dignité" avait été dirigée par le même Philippe Magou, alors Colonel. Les forces loyalistes de Laurent Gbagbo avaient attaqué les positions des Forces armée des Forces Nouvelles…avec des MI24. Une erreur leur a fait bombarder une caserne de la force française Licorne. La riposte française s’est faite en 15 minutes. Ce quart d’heure a suffit pour clouer au sol toute la flotte aérienne de Côte d’Ivoire. Tous les avions et hélicoptères de guerre ont été détruits. Et ce fut l’échec total de l’opération "Dignité". Pour avoir échoué, Philippe Mangou fut nommé de manière exceptionnelle, Colonel Major et Chef d’Etat-major des FDS par deux décrets de Gbagbo, le même jour, vendredi 5 novembre 2004. Quelques semaines après, il le passait sans coup férir Général de brigade. Et là, il n’avait que la force Licorne en face, et bénéficiait d’un grand soutien de la population ivoirienne.

Aujourd’hui, à moins qu’il ne reconnaisse, son rôle qui est de défendre le peuple et changer d’avis, il sera confronté à 4 forces armées et à plus de 54,10% de la population ivoirienne qui se reconnaît en Ouattara. "Le Président de la CEI a insisté que les résultats qu’il a annoncés, déclarant M. Ouattara vainqueur, reflètent correctement et réellement l’issue de l’élection présidentielle", a écrit "Le Nouveau Courrier", quotidien proche de Laurent Gbagbo, qui publiait ainsi le rapport de négociation de l’ex-président Sud-africain, Thabo Mbeki, dans cette crise post-électorale. Il aura donc l’Ecomog, les FAFN, la Licorne, l’Onuci forte de 11500 (9500+2000) éléments et 54,10% de la population. Pense-t-il vraiment pouvoir gagner ce combat quand lui-même est conscient du fait que les FDS sont profondément divisées et moins armées que les forces que Mangou défie? Il recrute de la chair à canon, qui lui servira de bouclier humain, dans les communes qui sont favorables à Gbagbo.

 

LE SUICIDE COLLECTIF DES "JEUNES PATRIOTES" PROGRAMME

"Et revoilà la galaxie patriotique en première ligne pour bomber et livrer sa poitrine. Comme en novembre 2004. Beaucoup risquent d’y laisser leur peau en voulant sauver le christ de Mama", a écrit, le samedi dernier le quotidien "Le Mandat" pour de conscientiser des frères ivoiriens sur le fait d’un suicide collectif qui n’aboutira à rien. Si ce n’est de les abandonner après service rendu à Gbagbo. Tout simplement, parce qu’en récompense de ce que son fauteuil a été sauvé en 2004, Laurent Gbagbo et son administration les a gratifiés avec des déchets hautement toxiques, en août 2006, qui continuent de faire des victimes. Et puis, que ceux qui pensent que ce régime pourra les aider, aillent vérifier dans les CHU et autres centres hospitaliers qui avaient reçu les blessés de novembre 2004. "Les registres de novembre 2004, où sont inscrits les blessés, ont disparu", nous a confié un jeune médecin très indigné.

Alors, "Quand c’est chaud sur eux, ils se souviennent brusquement que nous sommes-là. Mais, quand on a fini de livrer nos poitrines, ils nous oublient. Si leurs téléphones ne sont pas fermés, ils nous raccrochent au nez, prétextant qu’ils sont occupés. Je préfère m’occuper de ma cabine’’. Ces propos d’un jeune patriote du quartier Sideci, à Yopougon, qui illustrent parfaitement l’état d’âme des ‘’patriotes’’ désabusés, naguère acquis à la cause du FPI. Les jeunes ivoirines devraient réfléchir par deux fois avant de s’engager pour une cause perdue d’avance. Sinon, ils s’aventurent dans un suicide collectif.

Guy TRESSIA (guy_tressia@yahoo.fr)

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Published by tressia - dans Crise ivoirienne
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