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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 17:23

Le régime des refondateurs de la Côte d’Ivoire qui est arrivé au pouvoir de manière calamiteuse (selon le Chef de l’Etat, Gbagbo Laurent) en octobre 2000, a depuis le jeudi 19 mars 2009, son premier journaliste emprisonné. Nanankoua Gnamantêh (créateur et animateur, depuis la mise sur le marché de "Le Repère", de cette chronique politique dénommée "Hier et aujourd’hui") séjourne à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Car, la justice des refondateurs a décidé, subitement et au mépris des lois en vigueur, de redéfinir le journalisme et le délit de presse, dans un procès dit d’outrage au Chef de l’Etat contre le leader des groupes de presse de l’opposition, le groupe "Le Réveil", à travers son hebdomadaire "Le Repère". Le procureur Tchimou et son substitut Diakité ont décidé, à la place de dire la loi, de remettre en cause cette loi du 14 décembre 2004 promulguée par Gbagbo Laurent, pour plaire au Chef de l’Etat (qui semble cautionner cette situation de violation du droit du journaliste), de maintenir le journaliste Nanankoua Gnamantêh à la MACA. Ce qui donne l’impression que la 2è République est morte, faisant place à un Etat sans lois depuis l’avènement des refondateurs.

Et pourtant que d’espoirs miroités aux Ivoiriens depuis leur piédestal de l’opposition des années 90. Aujourd’hui, les Ivoiriens vivent les pires affres et autres effets induits de la guerre que ces refondateurs nous ont imposée et dont ils refusent de sortir. Parmi ces faramineux projets "refondateurs" : la dépénalisation des délits de presse. Où est donc passée cette loi de dépénalisation des délits de presses et qui définit le travail du journaliste ? Cependant, l’article 68 de la loi du 14 décembre 2004 stipule ce qui suit : "La peine d’emprisonnement est exclue pour les délits de presse" et définit à son article 23, le travail du journaliste comme suit : "Est journaliste professionnel, dans les conditions prévues par la présente loi, toute personne physique : (…)- ayant pour occupation principale, régulière et rétribuée, la recherche, la collecte, la sélection, l’exploitation et la présentation de l’information; - exerçant cette activité dans une ou plusieurs publications quotidiennes ou périodiques (…)".

Et Nanakoua Gnamantêh accomplissait bien son travail comme ci-dessus, depuis 2005 jusqu’à sa mise sous mandat dépôt dans des conditions de kidnapping au Plateau. On l’accuse de n’être pas journaliste professionnel.

Du coup, tous ceux qu’on a toujours pris pour de grands journalistes ne le sont plus, car ils ne disposent pas de leur carte de journaliste professionnel. On peut citer entre autres, le président de l’UNJCI, Amos Béonao, Alfred Dan Moussa (Président de l’UPF), Brou Amessan (DG de la RTI et présentateur du JT de 20H), Awa Ehoura, Eloi Oulaï (Directeur de Radio CI)… le liste est très longue.

Finalement, au regard des agissements des refondateurs en matière de gestion des affaires de l’Etat avec des milliers de détenus illégaux sans procès ou avec des procès biaisés, l’hymne nationale de notre pays se réécrirait comme suit :

"Salut ô terre de désespoir

Pays de l’immoralité

Tes légions remplies de carences ont bafoué ta dignité

Tes fils, chère Côte d'Ivoire

Fiers refondateurs de ta régression

Tous rassemblés et pour ta perte

Te bâtiront dans l’injustice

Chers ivoiriens, le pays nous rejette

Si nous avons dans la guerre, ramené la pauvreté

Notre devoir sera d'être un modèle

De la calamité promise à l'humanité

En forgeant haineux  dans la voie nouvelle

La patrie de la vraie cupidité".

Le régime des refondateurs qui ont décidé de tout refonder, ce qui signifie la nécessaire destruction de ce qui existe déjà et qui est le résultat de 40 années dure labeur sous le PDCI-RDA, nous aura montré toute son incompétence à gérer la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens, avec cette autre détention illégale du journaliste Nanankoua Gnamantêh. Tout est en régression. Les refondateurs luttent avec toute leurs énergie pour inscrire ce pays qui était en voie de développement aux PPTE (Pays pauvres très endettés). Côte d’Ivoire de la Refondation, YAKO !

GUY TRESSIA

guy_tressia@yahoo.fr

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Published by tressia - dans Politique
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