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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:14
7 décembre 1993-7 décembre 2011, il y a 18 ans que Houphouët-Boigny nous quittait-Laurent
Dona-Fologo lance un message fort aux Ivoiriens
Article publié le: 07 Décembre 2011 - Auteur: Propos recueillis par GUY TRESSIA et TOURE Vakaba - Source: lebanco.net
La Vie de la Côte d'Ivoire moderne est presque sinon confondue à celle de son premier Président, Félix Houphouët-Boigny. Homme de dialogue et de paix, il a règné comme un "père" sur sa "famille", la Côte d'Ivoire. Et cela fait aujourd'hui 7 décembre 2011, 18 ans que celui-là même qui a aboli le travail forcé et donné l'indépendance à la Côte d'Ivoire depuis le 7 août 1960, nous a quitté. Laurent Dona-Fologo, l'un de ses plus fidèles disciples interpelle dans ce message-souvenir les Ivoiriens, à l'occasion de ce 18ème anniversaire de la mort du Président Félix Houphouët-Boigny. Message.

"En ce 18ème anniversaire du rappel à Dieu du Président Houphouët-Boigny, Premier Président de la République de Côte d'Ivoire, fondateur du RDA et du PDCI, nos pensées sont chargées d'émotions. Tout d'abord, comme vous le savez, nous avons été l'un des collaborateurs les plus proches de ce grand homme. J'ai eu la chance, personnellement, de me tenir à ses côtés à l'âge de 25 ans et déjà à 30 ans, il m'a fait membre du Bureau politique de son parti, 3 ans plus tard, j'entrais au gouvernement. J'étais en ce moment là, le plus jeune membre du gouvernement. Quelques années plus tard, en 1991, avant sa mort, il m'a confié son parti, le PDCI-RDA dont j'étais le Secrétaire général. Lorsque je pense à tout cela, sans compter ce qu'il m'a confié tout le long de cet itinéraire. J'ai fait beaucoup de missions, vous le savez en 1975. J'ai été le premier noir de l'Afrique indépendante accompagné de mon épouse française, c'est-à-dire bien blanche, à être envoyé par le Président Houphouët-Boigny en Afrique du Sud, en plein apartheid. Il voulait montrer aux blancs de là-bas que les couples mixtes ne sont pas une calamité. Un noir et une blanche, une blanche et un noir, dans les pays indépendants d'Afrique, cela se voit tous les jours. Il voulait le dialogue. Il savait que les Africains ne gagneraient pas par les armes, en Afrique du Sud. Il fallait donc parler avec les blancs. C'est ce qui s'est passé. Et lorsque Nelson Mandela a été libéré, son premier voyage à l'étranger a été de venir remercier le Président Houphouët-Boigny à Yamoussoukro. Il est venu saluer le Président, le doyen des Chefs d'Etat. Au moment où la Côte d'Ivoire traverse une période encore incertaine, malgré les élections présidentielles que vous savez de 2010, et nous sommes encore en train de chercher Houphouët-Boigny avec une torche en pleine journée, comme je l'avais déjà dit. J'avais que les Ivoiriens chercheraient le Président Houphouët-Boigny, en plein jour avec une torche. C'est ce jour-là qui est arrivé aujourd'hui. Mais, moi qui suis un de ses vieux collaborateurs, je ne suis pas très surpris. Houphouët-Boigny nous avait dit : "L'indépendance que nous avons obtenue en 1960 n'est pas la vraie indépendance. C'est une indépendance artificielle. C'est une indépendance nominale. La vraie indépendance viendrait plus tard. Lorsque vous les jeunes, vous serez armés de sciences et de techniques pour parler d'égal à égal avec les jeunes du monde entier. Y compris les jeunes du pays colonisateur". Il nous avait prévenus que "ce combat sera dur, parce que ce sera le combat des intérêts". Il me semble que c'est ce que le Président Gbagbo, l'ex-président, a voulu faire. C'était, un peu, la réponse à cette prophétie du Président Houphouët-Boigny. C'est-à-dire, construire une Côte d'Ivoire libre, souveraine, indépendante où l'extérieur ne décide pas à notre place. Il a été mal compris. Peut-être volontairement pour certains, mais réellement mal compris par d'autres. Et vous connaissez la fin tragique de ce combat-là. Mais, je voudrais, étant croyant, souhaiter que la Côte d'Ivoire se relève dans l'union de ses fils et filles avec la volonté de retrouver sa place de pilote de l'Afrique de l'Ouest. Place de pilote que le Président Houphouët-Boigny avait fait naître ici. Je voudrais souhaiter que la Côte d'Ivoire retrouve la Paix, la Sagesse et l'Unité. C'était des mots chers au Président Houphouët-Boigny. C'était des concepts chers au Président Houphouët-Boigny. Et, je vous surprendrais peut-être, je souhaite que Monsieur Ouattara et son équipe réussissent à redresser la Côte d'Ivoire. La seule chose que je demande, c'est que l'autre volet de l'Houphouëtisme qui consiste à nous rassembler soit également la préoccupation des gouvernants. C'est comme cela que nous ferons avancer le pays. Donc, que ce soit le Président Gbagbo et son épouse, que ce soit les autres prisonniers de son camp, les exilés, ils sont nombreux. Je souhaite en ce 18ème anniversaire que tous reviennent au pays le plus tôt possible et qu'on accepte de vivre dans un pays démocratique, où le gouvernement gouverne et où l'opposition s'oppose. Et que cela soit accepté par tous. S'opposer, ce n'est pas brûler, casser, piller, tuer. Non. L'opposition que moi je préconise, c'est une opposition civilisée. C'est une opposition de proposition différente de celle du gouvernement. Alors tout cela viendra enrichir notre combat à tous pour retrouver la Côte d'Ivoire du rêve du Président Houphouët-Boigny".

Propos recueillis par GUY TRESSIA et TOURE Vakaba

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Published by tressia - dans Politique
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