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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 13:55

1990

(mars): Application du plan d'austérité décidé en 1989 avec la Banque Mondiale et la FMI prévoyant, notamment, la baisse des salaires du service public et le prélèvement d'une contribution de solidarité dans le secteur privé. Mais, dès avril, le plan est suspendu à la suite de manifestations à Abidjan.

(février-mai): Manifestations étudiantes et troubles sociaux

(5 mai): Houphouët-Boigny accepte l'instauration du multipartisme après trente années de pouvoir absolu du PDCI-RDA, 14 nouvelles formations politiques sont légalisées.

(10 septembre): Le pape Jean Paul II consacre la Basilique de Yamoussoukro.

(28 octobre): Election présidentielle opposant pour la première fois deux candidats. Félix Houphouët-Boigny est réélu pour un septième mandat avec 82% des voix devant Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara est nommé Premier ministre

(6 novembre): Modification de l'article 11 de la constitution : "en cas de vacance de la présidence de la République par décès, démission ou empêchement absolu constaté par la Cour suprême saisie par le gouvernement, les fonctions de président de la République sont dévolues de plein droit au président de l'Assemblée nationale". La version précédente de cet article ne prévoyait qu'un intérim de quarante-cinq à soixante jours, le temps d'organiser des élections générales

(7 novembre): Alassane Ouattara est nommé Premier ministre, poste nouvellement créé.

(25 novembre): Premières élections législatives sous le signe du multipartisme (175 députés, dont 9 pour le FPI, le parti d'opposition).

1991

(mai): Manifestations étudiantes violemment réprimées.

(17-18 mai): Intervention de l'armée (sous le commandement du Général Gueï) sur le campus universitaire après des affrontements entre policiers et étudiants.

(31 mai): 20.000 personnes manifestent pour protester contre cette intervention, à l'appel du Front populaire ivoirien (FPI). Les manifestants, avec à leur tête Laurent Gbagbo, député et leader du FPI, scandent notamment " Houphouët démission ".

(20 septembre): Lancement du programme global à moyen terme 1991-1995 par le gouvernement Ouattara et approuvé par les bailleurs de fonds internationaux. Les objectifs généraux du programme visent le retour aux grands équilibres macro-économiques, sans pour autant recourir à la manipulation du taux de change du franc CFA. Le lancement du programme est notamment appuyé par le FMI (crédit stand-by d'un montant de 82,750 millions de DTS) et la Banque Mondiale (3 programmes sectoriels: ajustement financier (Pasfi), compétitivité (Pasco) et ressources humaines (Pasrh).

(16 octobre): Adhésion au pacte de l'ONU sur les droits civils et politiques, et à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples de l'OUA (Organisation de l'unité africaine).

(20 novembre): Traitement de 724 millions de dollars de dette extérieure publique au Club de Paris (selon les termes de Houston).

1992

(29-30 janvier): Manifestations étudiantes. Flambée de violence dans les cités universitaires, au lendemain des déclarations du président Houphouët-Boigny, affirmant qu'il n'y aurait "aucune sanction" contre le chef d'état-major de l'armée, considéré comme principal responsable des exactions commises en mai 1991, selon le rapport d'une commission d'enquête.

(18 février): Arrestation de Laurent Gbagbo à la suite d'une violente manifestation de l'opposition. Il est condamné le 6 mars à deux ans de prison ainsi que huit autres dirigeants politiques ou syndicaux. Ils seront libérés le 1er août.

(7 avril): Etablissement de relations diplomatiques avec l'Afrique du Sud. La Côte d'Ivoire est le premier pays africain à prendre cette initiative.

1993

(9 mars): Les députés ivoiriens demandent au Président de surseoir au programme de privatisations, Cette démarche révèle au grand jour la "guerre des chefs" pour la succession à la tête de l'Etat qui, bien qu'officiellement niée, oppose le président de l'assemblée, M. Konan Bédié, au Premier ministre Alassane Ouattara. Mais le 28 mars, le président Houphouët-Boigny renouvelle sa confiance au chef du gouvernement.

(avril): Répondant à une demande du FMI, le gouvernement annonce une réduction de près d'un quart du nombre des ses fonctionnaires.

(7 décembre): Décès du Président Félix Houphouët-Boigny. Henri Konan Bédié, président de l'Assemblée nationale, est chargé de terminer son mandat.

(9 décembre): Le premier ministre Alassane Outtara annonce sa démission et celle de son gouvernement

(11 décembre): Konan Bédié désigne Daniel Kablan Duncan comme Premier ministre.

1994

(12 janvier): Dévaluation du Franc CFA de 50%..

(25 janvier): Signature d'une lettre d'intention avec le FMI pour un plan triennal (1994-1996), d'un montant global de 333,5 millions de DTS, soit 281 milliards de francs CFA.

(26 janvier): Le quotidien gouvernemental Fraternité-Matin lance une virulente attaque contre l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara qu'il accuse de "troubler l'ordre public" en l'avertissant que le pouvoir disposait " des moyens pour écraser la chienlit ". L'accusation de Fraternité-Matin se réfère aux incidents qui ont marqué le retour au pays, le 22 janvier, de M. Ouattara après trois semaines de vacances en France. Plusieurs centaines de ses partisans avaient voulu l'accueillir à l'aéroport mais en avaient été empêchés par les forces de sécurité.

(7 février): Les funérailles de Félix Houphouët-Boigny se déroulent à Yamoussoukro en présence de 27 chefs d'Etat et de représentants de 120 autres pays. Le nombre total d'invités s'élevait à 7000 et le coût de la manifestation a représenté environ 630 millions de francs CFA.

(8 février): La Banque Mondiale annonce une assistance immédiate 90 milliards de francs CFA, premier volet des 250 milliards de décaissements prévus pour 1994. De plus, ces financements bénéficieront des conditions concessionnelles attachées aux crédits de l'Association internationale de développement (IDA).

(11 mars): Le FMI approuve une facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (PRGF). Cet accord se situe dans le cadre d'une Facilité d'Ajustement Structurel Renforcé (FASR), il marque la reprise des relations entre la Côte d'Ivoire et les bailleurs de fonds internationaux après quasiment deux ans de suspension.

(23 mars): Traitement de 1 849 millions de dollars de dette extérieure publique au Club de Paris (selon les termes de Londres)

(30 avril): Henri Konan Bédié est élu à la présidence du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI).

(24 mai): Alassane Ouattara est nommé directeur adjoint du Fonds monétaire international et quitte la Côte d'Ivoire.

(27 juin): Un certain nombre de dissidents du PDCI, se réclamant de 'l'enseignement de l'ancien premier ministre Alassane Ouattara', constituent le 27 juin leur propre parti : le Rassemblement des républicains (RDR). Parti modéré, centriste, situé dans l'opposition, le RDR revendique 50 000 adhérents et se réclame de 'l'houphouëtisme'. Son secrétaire général M. Djeny Kobina est un ancien du comité central du PDCI.

(14 juillet): Le président Bédié est invité au défilé officiel à Paris. Dans un entretien avec le quotidien Le Monde, il évoque la double nationalité ivoiro-burkinabe de Alassane Ouattara.

(22 octobre): Environ 10 000 personnes assistent à Abidjan au premier meeting public organisé par le Rassemblement des Républicains (RDR), la nouvelle formation politique née en juin d'une scission au sein du PDCI. A la tribune d'honneur siégeaient quatre anciens ministres du gouvernement d'Alassane Ouattara

(25 novembre): L'opposition dénonce le projet de loi modifiant les conditions d'éligibilité à l'élection présidentielle visant à exclure Alassane Ouattara.

(8 décembre): Vote de la loi sur le code électoral par l'Assemblée Nationale à une très large majorité (109 voix contre 13). Ce nouveau code électoral apparaît plus restrictif que le précédent. Le texte comporte 139 articles et les principales innovations concernent le droit de vote et les conditions d'éligibilité. Désormais, les candidats à l'élection présidentielle doivent être "ivoiriens de naissance", "nés de père et de mère eux-mêmes ivoiriens de naissance". Ils doivent avoir résidé dans le pays de façon continue pendant les cinq années précédant la date de l'élection et ne jamais avoir renoncé à la nationalité ivoirienne.

(décembre): La Banque mondiale constate l'insuffisance des incitations à l'investissement privé en Côte d'Ivoire.

1995

(13 janvier): Alassane Ouattara adhère au RDR.

(8 mars): Le FMI félicite la Côte d'Ivoire pour sa gestion de la dévaluation du franc CFA et pour ses résultats économiques encourageants.

(5 avril): Création du Front républicain regroupant le FPI, le RDR et l'UFD, avec pour principal objectif la transparence des élections.

(juillet): Accord avec la Banque mondiale sur la libéralisation des marchés du café et du cacao.

(10 août): Installation officielle du Conseil constitutionnel, qui aura notamment pour tâche d'arbitrer les éventuels litiges lors des élections présidentielles et législatives. Présidé par M. Noël Némin, ancien ministre de la justice et ancien directeur du cabinet du chef de l'Etat, ce conseil comporte 2 vice-présidents et 6 membres

(septembre/octobre): Importantes manifestations de l'opposition à Abidjan, puis dans tout le pays contre le code électoral. Devant le refus du président de revenir notamment sur la loi électorale, le Front Républicain (comprenant le FPI et le RDR) et l'alliance des partis d'opposition appellent au boycott "actif" des prochaines élections.

(22 octobre): Henri Konan Bédié est élu à la présidence de la République, avec 96,44 % des suffrages contre Francis Wodié du Parti ivoirien des travailleurs (PIT) seul adversaire de Bédié.

(26 novembre): Elections législatives marquées par l'exclusion de plusieurs candidats, dont le secrétaire général du RDR, Djeny Kobina, en raison de la nationalité. Le PDCI conserve la majorité à l'assemblée nationale.

1996

(26 janvier): Formation du nouveau gouvernement par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, reconduit à son poste, composé des 25 membres de son ancienne équipe et de 6 technocrates.

(11 février): Elections municipales : Le PDCI remporte 164 communes, contre 32 pour l'opposition.

(16 mars): Selon le FMI, la croissance économique de la Côte d'Ivoire serait de 6,5% en 1996 contre 7% en 1995.

(30 avril): Cinquantenaire du PDCI-RDA, au pouvoir depuis l'indépendance (le plus ancien parti au pouvoir du continent africain).

(3 juillet): lancé le 25 avril 1996, le recensement des fonctionnaires et agents de l'Etat, en vue d'un dégraissage de la fonction publique, livre ses résultats ce jour : on dénombre 4 884 fonctionnaires fictifs, ce qui permet de réaliser une économie de plus de 1 milliard de franc CFA par mois.

(10 août): Remaniement ministériel : le nombre de ministères passe de 30 à 35, 23 ministres de l'ancienne équipe sont reconduits avec maintien ou modification de leurs affectations, 7 personnalités quittent le gouvernement tandis que l'on compte 13 nouveaux arrivants (dont 3 personnalités issues de l'opposition). Ce remaniement se traduit par l'éviction du général Guëi du gouvernement (ministre des sports).

(14 août): Le général Gueï est révoqué de l'armée, placé en résidence surveillée et interrogé sur son rôle éventuel dans une tentative de coup d'Etat présumé à la veille des élections présidentielles de 1995.

(18 novembre): Le gouvernement affirme avoir déjoué un complot contre l'autorité de l'état lors de la présidentielle de 1995. Six officiers et un sous-officier sont révoqués. Le chef d'état-major de l'armée au moment du scrutin présidentiel de 1995, le général Robert Gueï, avait été limogé à la veille de l'élection.

(29 décembre): Elections législatives partielles afin de pourvoir les sièges vacants de l'Assemblée nationale. Le PDCI compte 146 députés, le FPI et RDR, 14 chacun.

(22 novembre) Accord de principe sur le rééchelonnement de la dette bancaire ivoirienne au Club de Londres.

1997

(22 janvier): France Télécom acquiert 51% du capital de la compagnie ivoirienne de télécommunication.

(mai): Manifestations étudiantes menées par la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI), théoriquement dissoute en 1991. Les cités universitaires sont fermées.

(6 mai): Signature d'un accord au Club de Londres, par l'ensemble des créanciers, réduisant l'encours de la dette bancaire ivoirienne de 6,8 à 2,6 milliards de dollars.

(12 juin): le gouvernement adopte un plan de réduction de la pauvreté dont il confie le pilotage, en janvier 1998, à un comité permanent comprenant des représentants de l'administration, des ONG (NGOs) et du secteur privé.

1998

(17 mars): Après sept mois d'âpres négociations, le FMI et la Banque mondiale signent un accord triennal (1998-2000) sur la politique économique du pays. Le FMI approuve une facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (PGRF) d'une durée de 3 ans, d'un montant de 285,84 millions de DTS, (123,86 seront effectivement déboursés).

(19 mars): La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) sont convenus d'appuyer un plan de réduction de la dette de la Côte d'Ivoire dans le cadre de l'Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE).

(avril): Pour la première fois, la Côte d'Ivoire participe à une mission internationale de maintien de la paix (MINURCA), sous l'égide des Nations Unies, en envoyant un contingent de 233 hommes à Bangui en République Centrafricaine.

(24 avril): Traitement de 1 402 millions de dollars de dette extérieure publique au Club de Paris (selon les termes de Lyon)

(2 juillet): Malgré le refus de l'opposition, regroupée au sein du Front républicain, de participer au vote, Konan Bédié fait adopter par l'Assemblée nationale une révision de la Constitution. Cette révision, qualifiée de “coup d'Etat institutionnel” par l'opposition, accroît la durée du mandat ainsi que les pouvoirs du chef de l'Etat.

(16 septembre): Ouverture à Abidjan de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).

(16 octobre): Konan Bédié signe avec Laurent Gbagbo leader du FPI, un accord portant sur : (a) l'amnistie pour les prisonniers du boycott actif de 1995, (b) la reformulation de certaines dispositions de la Loi No 98-387 du 2 juillet 1998 portant révision de la Constitution, (c) la clarification et la transparence du processus électoral, (d) le financement des partis politiques et l'accès aux média d'Etat.

(5 novembre): Un journal sud-africain met en cause le président Bédié dans un trafic pétrolier en faveur du régime d'apartheid entre 1989 et 1992. L'intéressé dément.

(décembre): Le FMI et la Banque Mondiale suspendent leur coopération financière avec la Côte d'Ivoire pour cause de "mauvaise gouvernance".

(15 décembre): Adoption d'un document-cadre de partenariat et de développement entre la France et la Côte d'Ivoire.

(23 décembre): Vote de la loi foncière (Loi n° 98750 du 23 décembre 1998). Dans une de ses dispositions, cette loi exclut les non-ivoiriens de la propriété foncière rurale et en ce sens constitue le volet rural de l'ivoirité.

1999

(janvier): Démantèlement de la Caisse de stabilisation, notamment sous la pression de la Banque mondiale.

(février): Le FMI suspend ses décaissements pour mauvaise gestion des affaires publiques.

(mai): Une évaluation de l'Union européenne (UE) met à jour des détournements de fonds et de la corruption liés à son budget d'aide, ce qui la conduit à suspendre ses décaissements au titre de l'appui à l'ajustement structurel.

(29 juillet): Alassane Ouattara rentre en Côte d'Ivoire et le 1er août, au cours d'un congrès extraordinaire au Palais des sports d'Abidjan, il est élu président du RDR et déclare accepter d'être candidat à la présidence de la République.

(10 août): Remaniement du gouvernement annoncé depuis le mois de mars : le nombre de ministères passe de 36 à 35, trois ministres quittent le gouvernement.

(12 août): Le gouvernement ivoirien libéralise totalement le marché du cacao. Le prix d'achat aux producteurs fixé jusqu'alors par l'Etat est désormais libre.

(18 septembre): Konan Bédié reçoit Alassane Ouattara.

(28 septembre): A Dimbokro, le juge Zoro Bi ballo délivre un certificat de nationalité ivoirienne à Alassane Outtara.

(6 octobre): Alassane Ouattara se voit retirer la nationalité ivoirienne.

(29 octobre): Les principaux responsables du RDR sont arrêtés, puis condamnés au nom de la loi "anticasseurs", en novembre (10-12), à des peines de prison ferme, ceci à la suite d'une manifestation violente.

(18 novembre): Selon le gouvernement du Burkina Faso, 12 000 burkinabés ont été expulsés de Côte d'Ivoire en deux semaines.

(29 novembre): Alassane Ouattara qui séjourne en France est inculpé de "faux commis dans des documents administratifs, usage de faux et complicité" et un mandat d'arrêt est lancé contre lui.

(24 décembre): Une mutinerie débouche sur un coup d'Etat. Le président Henri Konan Bédié est destitué. Le général Robert Gueï, ancien chef d'état-major, est présenté comme le nouveau président de la République. Dissolution de toutes les institutions de la République. Création du Comité national de salut public (CNSP).

(29 décembre): Alassane Ouattara est de retour au pays et les poursuites judiciaires à son encontre sont levées.

2000

(3 janvier): En provenance de Lomé où il s'était réfugié, Henri Konan Bédié s'exile à Paris.

(4 janvier): La junte militaire annonce la composition du gouvernement de transition composé de 22 ministères.

(5 janvier): Le général Gueï annonce un moratoire sur le paiement de la dette extérieure de la Côte d'Ivoire.

(10 janvier): Le général Gueï annonce que la Côte d'Ivoire honorera sa dette extérieure.

(11 janvier): La France annonce qu'elle suspend une partie de sa coopération militaire.

(16 janvier): Le gouvernement est remodelé pour y insérer deux ministres supplémentaires pour le FPI

(21 janvier): Un décret présidentiel crée une Commission consultative constitutionnelle et électorale (CCCE) chargée de préparer le nouveau cadre et les nouvelles règles du jeu politique

(26 janvier): Le général Gueï annonce l'amnistie des dirigeants et militants du RDR et la libération des derniers dignitaires de l'ancien régime.

(10 février): La presse ivoirienne publie un document du FMI selon lequel la situation des finances publiques ivoiriennes est plus grave que prévu.

(mars) Suspension du processus de privatisation de la Société ivoirienne de raffinage (SIR).

(10 mars): La Suisse bloque, à titre provisoire, les comptes de l'ancien chef de l'Etat Konan Bédié.

(15 mars): Le parlement européen adopte une directive sur l'introduction de matières grasses végétales dans le chocolat.

(18 mai): Le gouvernement d'union nationale vole en éclats avec le départ des ministres RDR. Le nouveau gouvernement compte 21 ministères, Seydou Diarra devient premier ministre, le FPI conserve ses six postes, deux membres du PDCI entrent dans le gouvernement à titre individuel, Henriette Diabaté est le seul ministre RDR.

(31 mai): Alassane Ouattara appelle à voter en faveur de la nouvelle constitution tout en regrettant que " ce texte renferme certaines ambiguïtés et incohérences concernant les conditions d'éligibilité du président de la République ".

(4-5 juillet): Des centaines de soldats investissent les rues de plusieurs villes pour réclamer un 'trésor de guerre' pour leur participation au coup d'Etat du 24 décembre. Nombreux pillages surtout à Bouaké. Robert Gueï dénonce une tentative de coup d'État.

(23 juillet): Les ivoiriens se prononcent sur les projets de constitution et de code électoral. Le 'oui' remporte 87% des suffrages (avec une participation de 56%). La nouvelle constitution dispose que le candidat à l'élection présidentielle "doit être ivoirien de père et de mère eux-mêmes ivoiriens et qu'il ne doit pas s'être prévalu d'une autre nationalité", ce qui élimine Alassane Ouattara. Ce dernier se déclare néanmoins candidat le 29 juillet.

(septembre): L'Agence française de développement (AFD) arrête ses décaissements en Côte d'Ivoire en vertu de l'application de la politique de sanction pour arriérés de remboursement de la dette.

(18 septembre): Attaque de la résidence de Robert Gueï qui aboutit au limogeage des numéros 2 et 3, les généraux Palenfo et Coulibaly.

(6 octobre): La Cour suprême déclare invalide les candidatures de 14 des 19 candidats à l'élection présidentielle dont celle de M. Ouattara et La Cour suprême déclare invalide la candidature de M. Ouattara ainsi que celle de Konan Bédié.

(22 octobre): A l'issue de ce premier tour de l'élection présidentielle, le général Gueï se déclare vainqueur et l'opposant Laurent Gbagbo, en tête dans les résultats partiels, se déclare chef de l'Etat de la Côte d'Ivoire. De graves émeutes éclatent. De très nombreux manifestants (25 octobre) réclament le départ des putschites. M. Ouattara, exclu de cette élection, réclame de nouvelles élections.

(26 octobre): Le général Gueï s'enfuit. Laurent Gbagbo est déclaré par la Cour suprême vainqueur avec 59, 36 % des voix devant Robert Guéï 32,7 %, Francis Wodié 5,7 %, Mel Théodore 1,5 % et Nicolas Dioulo 0,8 %. Laurent Gbagbo devient président de la 2ème République de Côte d'Ivoire. De violents affrontements ethniques ont lieu dans tout le pays.

(27 octobre): Récusant toute idée de nouvelles élections, Laurent Gbagbo forme son gouvernement, après la reconnaissance de sa victoire par le président de la Chambre constitutionnelle. Laurent Gbagbo nomme Pascal Affi N'guessan premier minister.

(28 octobre): Découverte d'un charnier composé de 57 cadavres près de Yopougon, un quartier d'Abidjan. La responsabilité en est attribuée à la gendarmerie.

(13 novembre): Le général Gueï reconnaît la légitimité de Laurent Gbagbo.

(4 décembre): Suite à l'invalidation de la candidature d'Alassane. Ouattara aux élections législatives, de nombreuses et violentes manifestations éclatent à Abidjan.

(10 décembre): Elections législatives. A la suite du mot d'ordre de boycott lancé par le RDR, les élections n'ont pu se dérouler dans 29 circonscriptions du nord. Le taux de participation s'est élevé à 33.12%. Le FPI obtient 96 sièges de députés, le PDCI 77, les indépendants 16, le PIT 4, le MFA 1, l'UDCY 1, le RDR 1, les résultats concernent 196 sièges sur 225.

2001

(7 janvier): Tentative de coup d'Etat.

(14 janvier): Elections législatives partielles dans le nord du pays marquées par une très faible participation.

(31 janvier): Reprise de la coopération économique, suspendue depuis janvier 2000, entre la France et la Côte d'Ivoire.

(13 mars): Procès des généraux Coulibaly et Palenfo. Le premier est acquitté, tandis que le général Palenfo est condamné à un an de prison. Le 31 juillet suivant, la Cour suprême casse cependant et annule toutes les procédures engagées contre ce dernier.

(25 mars): Les élections municipales sont marquées par le retour du RDR dans le jeu politique. Le parti d'Alassane Ouattara remporte 64 communes (sur 197), notamment dans ses "bastions" nordistes

(3 août): Acquittement des huit gendarmes jugés dans l'affaire du "charnier de Yopougon", découvert après les violences d'octobre 2000.

(9 octobre-18 décembre): Un Forum de réconciliation nationale sous la présidence de Seydou Diarra réunissant tous les responsables politiques reconnaît la nationalité ivoirienne d'Alassane Ouattara ainsi que la légitimité du gouvernement de Laurent Gbagbo

(4 décembre): Les présidents Compaoré et Gbagbo décident d'"intensifier les consultations à tous les niveaux", après une visite du président ivoirien à Ouagadougou.

2002

(22-23 janvier): Sommet de Yamoussoukro, réunissant Laurent Gbbago, Alassane Ouattara, Robert Gueï et Henri Konan Bédié.

(1er février): La Banque Mondiale reprend sa coopération financière avec la Côte d'Ivoire après l'apurement d'une dette de 40 millions de dollars.

(20 février): L'Union européenne décide la reprise totale de sa coopération, après presque trois ans de suspension. La France accorde une aide budgétaire d'un montant de 183 millions d'euros.

(mars): La justice ivoirienne délivre un certificat de nationalité à Alassane Ouattara.

(29 mars): Le FMI approuve un programme tri-annuel de réduction de la pauvreté d'un montant de 366 millions de dollars.

(4 avril): La Banque africaine de développement (BAD) reprend sa coopération avec la Côte d'Ivoire avec la signature d'un accord de prêt de 21 milliards de FCFA au titre du Mécanisme de financement supplémentaire (MFS).

(10 avril): Traitement de 1 822 millions de dollars de dette extérieure publique (911 milliona annulés et 911 rééchelonnés) au Club de Paris (selon les termes de Lyon)

(7 juillet): Elections départementales marquées par de nombreuses anomalies et de la violence contre les opposants du FPI..

(1er août): L'ex-ministre ivoirien Balla Kéïta, secrétaire général de l'UDPCI (parti de Gueï), passé dans l'opposition et exilé depuis 2001 au Burkina

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Published by tressia - dans Politique
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