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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 18:22





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Guy TRESSIA
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C’est pour moi une très grande joie et un honneur particulier de me trouver aujourd’hui parmi vous à cette première réunion de votre congrès au niveau ducontinent Africain, sous l’égide de l’Union  Internationale des journalistes et de la presse de langue française, et de vous dire à tous notre gratitude pour votre participation si nombreuse et si distinguée.

 

Je suis très heureux de vous souhaiter la bienvenue dans notre capitale, et d’espérer que, malgré la brièveté de votre séjour, vous trouverez le temps de visiter l’intérieur de la Côte d’Ivoire et, pour ceux d’entre vous qui ne les connaissent pas déjà, de prendre un contact plus direct avec les réalités et les populations de notre pays.

 
 

En accueillant ce congrès, la Côte d’Ivoire a de nouveau le sentiment d’être fidèle à ses engagements et je dirai même à sa passion comme chaque fois qu’il lui est donné de faciliter la tâche de ceux qui se vouent au rapprochement entre les hommes, et de favoriser le mouvement général vers la compréhension fraternelle et la paix entre les peuples, dans ce ‘‘village planétaire’’ qu’est devenue notre terre, dont les pulsations sont écoutées, analysées et transmises, en particulier, par la presse.

 


Mais, dans nos pays Africains, si la presse et l’information ont eu, au moment de la lutte pour l’indépendance politique, un rôle d’éveil de consciences des hommes au bénéfice de ces admirables devises que sont la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, elles sont devenues les supports des réalités visibles, des problèmes concrets, des espérances raisonnables : c’est-à-dire que la presse et l’information sont maintenant des moyens indispensables et nécessaires de la bataille pacifique pour le développement, dont le but est le bonheur de l’homme ivoirien inséparable du bonheur de l’homme africain, je dirai de tous les hommes, car l’ivoirien se veut le frère de tous les hommes.

 


C’est précisément le thème de vos réflexions et je vous en félicite.

 

     Il s’agit, en effet, de faire participer à cette lutte toutes les couches sociales de la nation dans la stabilité, sans oublier que l’essentiel de notre force réside dans l’appui des masses rurales, et que la condition de réussite de toute politique de développement repose pour une part majeure sur leur capacité de production ; celle-ci à son tour étant conditionnée par une claire compréhension des options et de l’action du parti et du gouvernement.

 

 

 

La nature même des informations qui sont diffusées dans notre pays tiennent, de plus en plus, davantage compte des aspirations du monde rural et de sa lutte quotidienne contre le sous-développement, vu l’importance de ce monde dans la vie, les équilibres et les succès de la Côte d’Ivoire  car il en est l’artisan.

 

 

 

L’indépendance économique ne se définit pas à longueur de journée, mais se construit par des actes concrets, jour après jour.

 

 

 

Ce que veut l’Ivoirien, c’est le partage de la richesse et non de la misère, et pour se faire, il doit avant tout contribuer à créer ces richesses.

 

Ainsi, parviendrons-nous à donner à cette lutte, pour une meilleure justice sociale et pour des équilibres régionaux plus effectifs, la vigueur et l’efficacité souhaitée.

 

 

 

Ainsi, nous pourrons continuer de nous attacher à la promotion d’une société sachant garder ses traditions, mais résolument ouverte aux courants de pensée et aux influences de progrès du monde moderne.

 

 

 

Il faut que la presse et l’information nous aident résolument à l’établissement d’une telle société.

 

 

 

Une coopération amicale

 

 

 

N’oublions pas et il est facile de s’en rendre compte qu’en Côte d’Ivoire le dialogue, la tolérance et la fraternité qui sont devenus la seconde nature de chacun de nous sous-tendent l’effort de tout un peuple vers l’élévation du niveau de vie de tous par le développement économique.

 

 

 

 C’est bien dans la persévérance de l’effort personnel, dans le coût quotidien des réalisations souvent obscures mais concrète, dans cette ambition nourrie de patriotisme que réside notre véritable chance de rompre le cercle étouffant du sous-développement.

 

 

 

Trop d’hommes vivent dans la crainte du lendemain, la peur et la faim sont trop répandues, pour que nous ne continuons pas à nous attacher de toute nos forces de toute notre âme à la coopération amicale entre tous les peuples.

 

 

 

Cette coopération qui doit se situer sur le plan le plus large, facilitant l’échange sans restriction des connaissances scientifiques, des produits de la terre ou de l’industrie, en répandant la culture, elle seule permettra le vrai progrès de l’humanité.

 

 C’est donc par cette recherche, sans répit, de la paix et de la coopération internationale que nous désirons marquer notre foi indésirable dans le destin de l’homme.

 

 

 

Nous devons nous persuader que le développement d’un pays n’est pas une affaire d’années, mais de plusieurs générations d’hommes et de femmes responsables, marchant d’un même pas vers un seul et même but, à la recherche à chaque moment du meilleur par rapport au bon, du durable par rapport au passager, du moins coûteux en moyens humains, matériels et financier par rapport à ce qui l’est plus.

 

 

 

C’est donc avec la conviction  qu’une patience raisonnée est une garantie dans ce domaine, que je souhaite plein succès à vos assises et que je déclare ouvert le XIIe Congrès de l’Union Internationale des Journalistes et de la presse de Langue Française.

 

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Published by tressia
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