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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:43
L’Editorial de Dr Essis Ako : Chômage et cherté de la vie (dans L’Eléphant déchaîné)

De maniement sûrement plus aisé pour les spécialistes des faits socio-économiques, les concepts de « chômage » et de « cherté de la vie », objets de cette réflexion, sont définis d’emblée, pour éclairer notre démarche.

Le chômage se définit comme la cessation contrainte, pour une personne (le plus souvent après un licenciement) ou une entreprise, de son activité professionnelle ; tandis que la cherté de la vie, signifie pour celle-ci, le fait d’être chère, d’un coût élevé. (Source : le premier Petit Larousse du XXIème siècle).

La clarification définitionnelle faite, la question à laquelle il faut tenter d’apporter une réponse, est celle de savoir si le chômage et la cherté de la vie constituent un échec pour les gouvernants actuels du pays.

Le chômage et la cherté de la vie n’étant reconnus nulle part dans le monde, comme des indicateurs positifs de bien-être social, ils ne peuvent être compris dans le cas d’espèce, que comme l’expression de l’échec d’une politique.

En effet, le gouvernement qui est amené à définir et à conduire en toute souveraineté, sa politique nationale de développement, en assume la responsabilité devant le peuple, son mandant. En conséquence, c’est tout logiquement, que les résultats de cette politique, bons ou mauvais, comme c’est le cas en l’espèce, lui seront imputés.

Cette raison conduit à répondre par l’affirmative à la question sus-indiquée. Surtout si, en des circonstances précises (joutes électorales), ces gouvernants ont eu le courage de se déclarer publiquement capables d’apporter au peuple les solutions qu’il espère à ses difficultés devenues presque permanentes.

Concrètement, la situation d’échec pourrait s’apprécier au regard de quelques paramètres objectifs, relatifs au chômage et à la cherté de la vie.

Concernant le chômage : Ses causes sont de divers ordres :

-Licenciements fréquents de travailleurs dans les secteurs d’activités public et privé, déplacement de nombreuses personnes, pour fait de guerre (déplacés et réfugiés), manque de formation des aspirants à l’emploi, inadéquation entre la formation et les emplois disponibles, disparition ou fermeture d’entreprises saccagées, en faillite ou non sécurisées, réduction des activités des entreprises (chômage technique), suspension des recrutements à la Fonction Publique, etc.

Concernant la cherté de la vie : Là aussi, les facteurs favorisants sont variés : coût élevé du pétrole, corruption des forces de l’ordre, hausse des impôts en général…

Ces trois facteurs ont des répercussions sur les prix pratiqués dans les marchés (augmentation).

Les conséquences cumulées du chômage et de la cherté de la vie sont nombreuses. Si, au terme d’entourloupes administratives et financières, une minorité de personnes réussit à s’enrichir, parfois scandaleusement, dans le marasme provoqué par le chômage et la cherté de la vie, la majorité de la population qui voit son pouvoir d’achat supprimé ou s’amenuiser progressivement vit, elle, dans la pauvreté ou la paupérisation ; ce qui entraîne la dislocation de nombreuses cellules familiales, et la multiplication de pathologies liées aux troubles psychologiques.

Le chômage et la cherté de la vie, véritables cancers pour la société, pourraient longuement hypothéquer la réalisation des ambitieux objectifs de développement du gouvernement ; mais ce sort peu enviable, pourrait être conjuré avec la décrispation totale de l’atmosphère nationale dont les gouvernants ont, seuls, la clé. Car toutes les énergies se libèreraient alors, pour se porter sur le front de la seule bataille qui vaille, celle qui conduit à se libérer du sous-développement.

Dr E.A. in L’Eléphant déchaîné N°247

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Published by tressia - dans Politique
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