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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:48
Côte d’Ivoire-Violations des droits de l’homme : Les victimes toujours en attente d’une consolation

Nul ne doit être au dessus de la loi. Cette pensée, les victimes de la crise socio-politique qu’a connue la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002 jusqu’en mai 2011, semblent ne plus y croire du tout. Et pour cause, ces crimes, une décennie après, restent encore impunis. Un fait que huit organisations de défense des droits de l'homme (RAIDH, MIDH, LIDHO, APDH, OFACI, CLUB UA, CIDDH et PLAYDOO) ont décrié, le mardi 29 avril dernier, à travers la présentation d’un rapport qui englobe une dizaine d’autres par elles fait, rappelant les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire perpétrées en Côte d’Ivoire donc, des atrocités vécues par les populations. C’était au Centre de Recherche et d’Actions pour la Paix (CERAP) sis à Cocody. Ce rapport retrace les témoignages des victimes de graves violations et citent les auteurs de ces crimes qui jusque là, n’ont été nullement inquiétés. A travers ce douloureux rappel, les organisations de défense des droits de l’homme avec en tête le Regroupement des Acteurs des Droits Humains (RAIDH) avec pour coordonnateur Bamba Sindou, plaident pour une justice équitable à l’égard des victimes ainsi qu’une réparation des torts qu’elles ont subis. Le processus de réconciliation en cours, cher à nos autorités, ne saurait se départir de ce volet et s’attarder uniquement sur les acteurs politiques qui sont encore loin de se regarder en frères, ont-elles fait savoir…Elles souhaitent donc rappeler à l’Etat de Côte d’Ivoire ses obligations vis-à-vis des nombreuses victimes ainsi que la nécessité de lutter de manière impartiale contre le cycle de l’impunité. Et ce, dans un processus de justice transitionnelle dans lequel les institutions chargées de sa mise en œuvre tardent à définir clairement une politique de prise en charge des victimes.

Recommandation à l’adresse de notre président

Et pour pallier cette lourdeur, et donner quelque peu satisfaction aux victimes, des recommandations ont été faites à l’endroit de notre président, aux ministères impliqués dans la justice transitionnelle, à la Cellule Spéciale d’Enquête et d’Instruction (CSEI), à la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) et aux Partenaires Techniques Financiers de la Côte d’Ivoire. Le quadrupède se penchera sur les exhortations à l’endroit de notre président. Nos huit organisations de défense des droits de l'homme souhaitent que notre président élève au rang des priorités nationales, la réconciliation et la justice transitionnelle en mettant en place un mécanisme exceptionnel permettant aux structures étatiques impliquées dans le processus de justice transitionnelle de disposer en temps utiles des fonds alloués, afin de ne pas affecter la mise en œuvre de leurs activités. Ça c’est d’un. De deux, il devra mettre en place un cadre de coordination entre les institutions et structures en charge des victimes afin d’aboutir à une politique de prise en charge cohérente et efficiente. De trois, notre président devra veiller au respect scrupuleux de la séparation des pouvoirs, notamment le respect de l’indépendance des juges d’instruction de la Cellule Spéciale d’Enquête et d’Instruction. De quatre et c’est la dernière recommandation, il devra étendre le mandat de la CSEI aux événements allant de septembre 2002 à mai 2011.

On espère de tout cœur que notre président s’imprégnera de ces importants avis pour soulager son peuple…Quant aux victimes, elles peuvent se réjouir de savoir qu’un jour, leurs bourreaux seront derrière les barreaux, vu que leurs crimes sont imprescriptibles…

M.M (in L’Eléphant déchaîné N°250)

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Published by tressia - dans Société
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