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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 08:15
Violation des droits des associations : L’Etat ivoirien encore épinglé !

La Confédération ivoirienne des syndicats libres (Cisl) Dignité, la Fédération des Syndicats Autonome de Côte d’Ivoire (Fesaci), et la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), ont organisé une conférence de presse le vendredi 11 Avril au siège de la fesaci à Treichville avec pour invité la Confédération Générale du Travail ( CGT) de France.

Il s’agissait, pour ces différentes structures, de partager avec la presse les conclusions de la mission internationale de haut niveau qu’elles ont organisée conjointement du 7 au 11 avril.

Deux objectifs étaient assignés à cette mission: tout d’abord la mise en place d’une plateforme d’échanges avec les centrales affiliées à la Csi (Confédération Syndicale Internationale) sur l’unité syndicale et le renforcement des capacités, et la rencontre avec des autorités locales, les représentants d’institutions internationales ainsi que les missions diplomatiques afin de faire auprès d’elles, un plaidoyer en faveur du respect des libertés et de l’indépendance associatives en Côte d’Ivoire.

Le déroulement de cette mission internationale s’est fait en deux phases. La première a permis à la délégation internationale d’avoir des échanges avec chacune des centrales syndicales ivoiriennes affiliées à la Csi et la Csci et la seconde, accompagner les centrales syndicales et la Csci à rencontrer tour à tour les institutions et personnalités dont les ambassadeurs de France et de l’Allemagne, le conseil économique et social, et la division des droits de l’homme de l’Onuci.

Selon les conférenciers, un plaidoyer a été fait auprès de ces personnalités sur les graves atteintes à la liberté d’association, les ingérences récurrentes de l’Etat dans le fonctionnement et la gestion des organisations syndicales et diverses associations, particulièrement la Fesaci et la Csci. Il a été relevé l’exclusion arbitraire de la fesaci de toutes les représentations et cérémonies officielles et son remplacement par un groupe dissident qui n’a aucune audience dans les entreprises et les services de la fonction publique.

Ce fut également l’occasion pour chaque responsable de faire part des difficultés qu’il rencontre au niveau de sa structure.

Le secrétaire général de la fesaci, kouamé kra felix, et celui de la Cisl dignité, Boa Dago, ont relevé que le dialogue social entre l’Etat, le patronat et les travailleurs ne fonctionne plus, et ont demandé à leurs interlocuteurs de relayer auprès des pouvoirs publics ivoiriens leur souhait pour l’installation d’un dialogue social inclusif et conforme aux conventions 87, 98 de l’OIT (Organisation International du Travail), au code du travail, mais surtout pour l’amélioration de la gouvernance afin de créer les conditions de l’apaisement social pour une cohésion social et une paix durable en Côte d’Ivoire.

Quant au Dr Kouamé Christophe, il a de son côté regretté les violations régulières de la loi n° 60-315 du 21 septembre 1960 relative aux associations, les violations, les statuts et règlements intérieurs des associations et à rappeler que la construction d’un Etat de droit passe par le respect des libertés. Il a ensuite fait un plaidoyer en faveur d’un soutien de la réforme de cette loi qui n’est plus adaptée aux défis associatifs actuels.

Pour Jean-Jacques Guigon, conseiller confédéral de la CGT-France, responsable du département international, le gouvernement ivoirien ne peut pas demander le retour de la BAD ni du BIT (Bureau International du Travail) tant que les problèmes d’ingérence de l’Etat, et atteintes à la liberté d’association, ne seront pas résolus, ainsi que celui des droits de l’homme. Ecoutons-le : «Ce n’est pas possible en l’état des choses. Nous ferons en sortes que le BIT arrive dans ce pays quand les conditions seront réunies. C’est très bien de construire un 3ème pont mais une autre chose est de construire une citoyenneté.»

Il a mentionné que la situation de la Côte d’Ivoire n’a pas évolué depuis son dernier passage en décembre 2013. Il a également fait cas d’un conseil des droits de l’Homme qui se tiendra le 29 avril au siège

Yao Raïssa (stagiaire) In L’Eléphant déchaîné N°243

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