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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 09:29
Point de presse de Paul Koffi Koffi : «Le statut de militaire ne se négocie pas»

L’affaire : «matricules des exilés militaires vendus», relayée dans la presse, a poussé le ministre en charge de la , Paul Koffi Koffi, à tenir un point de presse le 17/04 à son cabinet sis au Plateau, pour faire la lumière sur cette affaire. C’est pour clarifier, a-t-il dit d’entrée de jeu, ce qui est en train de se dessiner sur la situation des exilés militaires. Conformément à ce qui a été lu récemment dans la presse, et qui fait état de ce que certains exilés militaires seraient déçus parce qu’ils ne reçoivent pas de meilleurs traitements possibles au niveau du ministère de la Défense. La précision faite, le ministre s’est ensuite attelé à faire un point détaillé sur la situation réelle de ces exilés militaires rentrés au pays. «(…) Nous avons assisté à un retour massif des exilés militaires et à ce jour, nous sommes à 4008 personnes. Naturellement avant de pouvoir les réintégrer dans le dispositif administratif de l’armée, nous avons estimé qu’il fallait faire un tri, qu’il fallait faire une identification, qu’il fallait faire un profilage pour nous assurer qu’ils figurent bien sur nos fichiers», affirme-t-il, avant de poursuivre : «Nous avons fait un premier traitement, c’est-à-dire, nous assurer que sur ces listes, il n’y avait pas de doublon. Et ce traitement des 4008 personnes enregistrées a donné 174 doublons. Il reste 3834. Notre base de travail était donc sur ces 3834 exilés militaires enregistrés, parmi lesquels nous avons 210 qui avaient les matricules, qu’on peut considérer comme étant des militaires. Sur ces 210 militaires, nous avons décidé, avec l’état major et la gendarmerie, de regarder s’ils figuraient bien sur les listes des militaires absents ou en exil ou déserteurs. Après ce tri, nous n’avons retenu que 27 personnes sur les 210. Et ces 27 militaires touchent leur solde depuis janvier 2014». Après cette brillante explication, le ministre a indiqué ceci : «Chez nous, le statut de militaire ne se négocie pas. On est militaire ou on ne l’est pas, c’est-à-dire personne ne peut se prévaloir du statut de militaire, s’il ne l’est pas ». Abordant la situation des 183 autres militaires restants sur les 210, il a révélé : «Les 183 autres qui ne sont pas pris en charge par la solde, c’est parce qu’ils avaient été radiés avant la crise postélectorale pour des raisons diverses. (…) Tous ceux-là qui se présentent aujourd’hui, nous ne pouvons pas les réintégrer, je le précise bien. Pour la simple et unique raison que le président de la République a demandé de réintégrer les déserteurs liés à la crise postélectorale. Celui qui a commis une faute qui nécessite une radiation en 2008, en 2009, en 2010 avant la crise et qui revient et qui veut par une fenêtre ouverte, réintégrer l’armée, c’est non !». Voilà qui est clair! Faisant toujours l’état des lieux sur la situation des exilés militaires, Paul Koffi Koffi a par ailleurs déclaré, en ce qui concerne les 3624 autres personnes restantes, qu’il y a 529 parmi elles qui se disent des forces paramilitaires. Nous avons, a-t-il ajouté, transmis le dossier des 529 éléments paramilitaires (policiers, douaniers et agents des eaux et forêts) à leurs ministères de tutelle. S’agissant du dernier chiffre, les 3095 autres personnes enregistrées, «aucun n’est militaire», a confié le ministre. «Ce sont des jeunes gens, qui ont été formés au maniement des armes sur des sites militaires, dans des casernes et certains par des officiers. Vous savez que pendant la crise postélectorale, puisque nous sommes tous témoins, à un moment donné, l’ancienne hiérarchie militaire a lancé des appels sur les ondes pour demander à ce que les jeunes viennent se faire enrôler en leur distribuant des armes et en les formant. Evidemment ces jeunes ne sachant pas le sort qui leur était réservé, se présentent aujourd’hui, en indiquant qu’ils sont militaires et qu’on aurait pris leur place. Je tiens à les rassurer, je leur ai déjà dit pendant même qu’ils se faisaient enrôler, ils n’ont peut-être pas compris, mais ils ne sont pas des militaires. Et s’ils ne sont pas des militaires, nous ne pouvons pas les engager comme des militaires, ni les payer, ni leur verser une solde de militaire». Evoquant enfin le sort qui sera réservé à ces derniers qui ont le statut d’anciens combattants, Paul Koffi Koffi a souligné : «Le président de la République a demandé à ce que l’ADDR les prennent en charge». Ce n’est pas une bonne nouvelle pour Hyacinthe Sarassoro. Déjà que l’Addr peine à prendre en charge les milliers de combattants qu’il a à réinsérer!

Noël Konan in L’Eléphant déchaîné N°245

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Published by tressia - dans Société
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