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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 21:49
Côte d’ivoire : Fonction Publique-Entre rénovation et omissions

Le 12 mars 2014, notre président, sa majesté Alassane Ouattara 1er, à la suite d’un Conseil des Ministres, a procédé à un réaménagement technique de son gouvernement, là où les Ivoiriens attendaient qu’il les soulage de la présence dans ce gouvernement, d’un certain nombre de vedettes dont la tête ne passe plus. En raison des casseroles qu’ils traînent depuis l’époque de Gbagbo.

Au lieu de cela, on a juste assisté à un petit mouvement de chaises musicales entre Gnamien Konan, envoyé au ministère de l’Enseignement supérieur et Cissé Bacongo, exilé au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative.

Pour la dimension de l’immense Bacongo

Mais depuis l’arrivée de Cissé Bacongo à la Fonction publique, le service public, dans ce département, tourne au ralenti. Non pas parce que les travailleurs sont en grève, mais parce que le nouveau ministre n’a pas trouvé dignes de ce nom, les locaux abritant son nouveau cabinet. Et hop ! Il a tout de suite ordonné la réhabilitation des locaux.

Depuis, tous les services sont à l’arrêt et les travailleurs obligés de rester à la maison. Seul un petit service censé assurer le service minimum reste actif. Sauf qu’il ne se contente que de recevoir les dossiers des demandeurs de prêts divers…

« Aucune disposition n’a été prise pour assurer, si on veut, le service minimum ou pour que les agents prennent eux-mêmes leurs dispositions à l’effet de sauvegarder les dossiers ». Explique un responsable syndical, sous un anonymat prudent. Avec Cissé Bacongo, on n’est jamais sûr de rien. Avant d’ajouter : « Quand les agents sont arrivés, le 1er, le 2ème et le 3ème étage jusqu’au rez-de-chaussée ainsi que le cabinet du ministre étaient déjà en chantier. Le 1er, le 2ème et le 3ème étage étaient carrément détruits, avec les documents à l’intérieur. On est arrivé, tous surpris, on n’avait plus accès à nos bureaux. Pour nous, ce n’est pas une bonne façon de travailler. Même si ce qui est fait contribue au bien-être des agents, il faut savoir que dans l’administration moderne, il y a des mécanismes d’information. Il pourrait faire une note de service pour donner des détails sur la durée des travaux concernant les différents étages. Comme ça, les agents prennent leurs dispositions» Dura Bacongo, Sed Bacongo.

Devant cette situation qui inquiète à la fois les fonctionnaires et les usagers, une rencontre entre Cissé Bacongo et les représentants des syndicats des agents du ministère a eu lieu, hier, sous le coup de 15 heures.

Selon les informations auxquelles l’infernal quadrupède a eu accès, le ministre, face à la méthode utilisée, a dû présenter ses excuses aux agents, en précisant que des instructions avaient été données pour que l’information soit donnée à tous mais que des dysfonctionnements divers n’ont pas permis la diffusion de cette information. Il a aussi rassuré les agents qu’à l’ouverture des locaux, ce qui devrait se faire dans trois semaines au plus tôt, chacun retrouvera son poste et qu’il n’y aura aucun changement. «Instruction a été donnée pour que tous les services soient relocalisés pour recevoir les fonctionnaires. A partir de la semaine prochaine, tout sera fonctionnel…Les travaux prendront encore trois semaines et s’étendront sur tous les services de la Fonction publique » A dit le ministre. On l’espère bien !

Des omissions persistantes !

A la fin de janvier 2014, la fameuse mesure d’augmentation des salaires annoncée en grandes pompes par les communicants du pouvoir mais qui s’est révélée être une augmentation de salaire ciblée, est rentrée en vigueur. A la grande joie des concernés.

Sauf qu’en se rendant dans leur banque respective, certains ont eu une surprise plutôt désagréable. L’augmentation promise et assise sur un étrange mode opératoire basé sur l’indice, a complexifié les choses. Plusieurs fonctionnaires faisant partie, comme l’indiquaient les textes, de ceux qui n’ont pas de statut particulier et qui devaient donc bénéficier de cette augmentation se sont retrouvés hors de la liste des bénéficiaires.

Devant ces omissions imputables aux services du ministère et notamment à la Direction du Personnel Civil de l’Etat qui a piloté de mains de maître toute l’opération, l’ancien champion de la Fonction Publique, Gnamien Konan, avait demandé aux « malchanceux » de produire divers documents à titre de justificatifs : deux derniers bulletins, l'Arrêté de Nomination, le Certificat de Prise de Service.

Ce qui a rapidement été fait par les concernés.

Toujours rien !

A la fin du mois de février, joyeux, les mêmes se sont pointés dans les banques pour récupérer le fruit de leur travail avec les bonus offerts. Mais, ils n’auront rien, pour parler comme l’intrépide Gbagbo. C’est dans l’attente de leur prise en compte (peut-être) à la fin du mois de mars, qu’interviendra le changement à la tête du ministère, avec l’arrivée de l’immense Cissé Bacongo.

Les choses allaient s’accélérer avec le nouveau venu, plein d’énergie ? Eh ben, il ne se passera rien du tout. Ah si. Il fermera les locaux du ministère. Pour réhabilitation.

Depuis, la situation des omis demeure inchangée. Ils n’ont rien eu fin mars et ils n’auront sans doute rien, fin avril. Puisqu’aucun service n’est opérationnel.

Comme c’est le cas chaque fois en pareille situation, les oubliés se sont organisés en collectif pour défendre leurs intérêts et réclamer ce à quoi ils ont droit.

Parce que leur situation ressemble à un piétinement de la décision de notre président. C’est vrai que les décisions de ce dernier sont souvent piétinées par certains ministres… sans conséquence.

On se demande bien pourquoi.

Mahi. M & Alex Kassy, in L’Eléphant déchaîné N°246

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Published by tressia - dans Politique
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