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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 13:26

ANNONCE LEGAL/ SOCIETE: GULF AFRICA TRADING INDUSTRIAL COMPANY

SOCIETE : GULF AFRICA TRADING INDUSTRIAL COMPANY GATIC

CATEGORIE : AVIS DE CONSTITUTIONS DE SOCIETE

AVOCAT / NOTAIRE : BEUGRE GUY ROGER NOTAIRE

DATE DE PARUTION : JEUDI 17 AOUT 2000

ETUDE DE MAITRE BEUGRE GUY ROGER NOTAIRE

( 26, BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE, AU DESSUS DE LA GALERIE DU PARC ANNEXE)

ABIDJAN PLATEAU, BP 72 POST

ENTREPRISE. TEL 20-33- 56-43 FAX: 20-33-55 52

 

CONSITUTION DE SOCIETE

AUX TERMES DE LA DECLARATIONS NOTARIEE DE SOUSCRIPTION ET DE VERSEMENT ET DES STATUTS AUX RANG DES MINUTES DE ME BEUGRE GUY_ ROGER, EN DATE DU 06/08/2000. IL A ETE CONSITUTE UNE SARL, AYANT POUR

OBJET :

IMPORTATION DE MARCHANDISES DIVERSES

ET DE PRODUITS ALIMENTAIRES

DENOMINATIONS : GULF AFRICA TRADING ÏNDUSTRIAL COMPANY PAR ABREVIATION

 

Siège social : COMMERCE PLATEAU 42 AVENUE NOGUES IMMEUBLE BORIJA PORTE 10, 19BP 953 ABIDJAN19

DUREE : 50 ANNEES SAUF DISSOLUTION ANTICIPEE OU PROROGATION

CAPITAL SOCIAL : 70 000 000 F CFA EN NUMERAIRE

GERANT : MONSIEUR YAPI SEKA JEAN-BAPTISTE

DEPOT AU GREFFE : 10 /08 /2000. SOUS LE NUMERO 3386/RCC N°:25 62 77 DU 21 /06/2000

POUR AVIS

LE NOTAIRE ET LA GERANTE ANONNCE LEGALES

N°2251

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 20:15

Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam

Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
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Guy TRESSIA à l'AGO du Fordpci à Grand-Bassam
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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 09:37
Bondoukou/ Exploitation de manganèse- Les populations n’en peuvent plus d’avaler la poussière!

La providence a peut être eu tort de doter Similimi d’un sous-sol riche en manganèse. Depuis l’exploitation de ce site, situé à 300 mètres du village, les riverains continuent, dans une indifférence riante des autorités, de subir les conséquences fâcheuses de cette activité.

Nous écrivions dans notre dernière parution, qu’il a fallu 11 mois de lutte pour engranger une émergente quote-part de 0,5% du chiffre d’affaires de l’entreprise Taurian Manganèse. Mais, la joie des habitants de cette zone serait totale s’il ne s’agissait pas d’une promesse émergente. Dans l’attente de cette promesse, le tableau demeure très sombre. L’avenir de Similimi est en ce moment en pointillé. D’autant plus que les terres arables de la population composée de 99% d’agriculteurs sont absorbées par l’activité d’exploitation. «Le problème avec le site de Bondoukou, ce n’est pas la mine en elle-même qui est illégale, c’est son extension. En 2008, à la fin de la phase d’exploration, un arrêté ministériel a donné l’autorisation à Taurian d’étendre son champ d’exploitation. Or, en Côte d’Ivoire, le code minier prévoit que seul le président a le pouvoir d’autoriser l’extension d’un site minier. Cette extension illégale de la mine d’un point de vue juridique, est également catastrophique au niveau social: elle a provoqué beaucoup de destructions de terres des paysans et, dans le même temps, de leurs sources de revenus». Dixit Koffi Dongo Babacauh, représentant les intérêts de la population de Similimi dans les négociations avec l’entreprise et les autorités, en 2013, sur les antennes de France 24. Cette situation n’a pas changé. Et c’est ce qui est la cause des cris de cœur des riverains. «Similimi n’a pas d’eau potable, il s’alimente à partir d’une rivière (Coloï) qui divise le village en deux. Bondoukou Manganèse n’a pas trouvé utile d’offrir un forage au village. Malgré la pollution de cette eau alimentaire qui s’aggrave chaque jour». Confie Kouman Kobenan Kra Michel, président de la Mutuelle de développement de Similimi. Cette rivière où les riverains s’abreuvent est devenue impropre à la consommation, avec l’activité de la mine. C’est devenu plutôt de la boue. «L’Eléphant» a pu le constater aisément. Pas de forage pour les riverains. Mais Taurian, faut-il le dire, prend le soin de reprofiler régulièrement la route qui mène à son périmètre d’exploitation.

L’éducation des enfants peut attendre !

A côté de l’eau qui est devenue impropre à la consommation, les nuisances sonores sont aussi terribles. Taurian utilise des bombes pour faire exploser le minerai. Les va et vient des gros engins à côté de la seule école primaire, celle de Similimi à la recherche de ses marques, sont un véritable calavaire pour les innocents apprenants qui usent leurs fesses sur des bancs inappropriés. D’ailleurs l’école est en bambous (voir image). «L’école existant avant l’arrivée de Bondoukou Manganèse S.A représentée par des cabanes de fortune en bois demeure en l’état, malgré les sollicitations des villageois et les promesses faites par la société, pour déplacer l’école afin de réduire la nuisance sonore faite par les machines qui passent à côté de l’école», indique Michel Kra. A Similimi, l’avenir n’appartient pas aux enfants !

On vaccine nos travailleurs, le reste débrouillez-vous!

Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) recommande une limite d’exposition professionnelle à visée sanitaire de 0,3 mg de particules respirables de manganèse par mètre cube d’air. L’absorption du manganèse se fait principalement par inhalation. L’exposition prolongée au manganèse entraîne des lésions du système nerveux central et des poumons. Bondoukou Manganèse SA est consciente de ce fait. Les travailleurs sont pris en compte dans les différentes campagnes de vaccination. Dont la dernière date de mars 2014. Cependant, les populations riveraines ne bénéficient d’aucune action sociale allant dans ce sens. Or Similimi, localité où les toitures des maisons sont bouffées par la poussière, n’est qu’à 300 mètres du principal site d’exploitation. En octobre 2013, les populations excédées d’avaler la poussière, avaient organisé une manifestation pour protester contre cette réalité. Manifestation vite réprimée. Mais les femmes avaient réussi à faire preuve d’une forte détermination en obstruant de leur corps, la voie qui mène au champ d’exploitation. Depuis, les deux parties se regardent en chiens de faïence. Il y a quelques semaines, le rudoiement du secrétaire du chef de village par des vigiles de Traurian a failli mettre le feu aux poudres.

Mais la Taurian affirme la main sur le nez et le nez bien protégé, qu’elle respecte toutes les règles de sécurité. Mieux, toutes les précautions seraient prises pour que les populations n’en souffrent guère. Une autre perception de la Responsabilité sociétale d’une entreprise (Rse) minière dans notre pays!

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 09:12
Abidjan/Spectre de virus d’Ebola- Le Zoo d’Abidjan sous le poids des dons d’animaux!

Le standard du Jardin Zoologique d’Abidjan n’a de cesse de crépiter depuis l’annonce, par les autorités sanitaires, de la présence du virus d’Ebola dans certains pays frontaliers au nôtre. Certains Ivoiriens, naguère « amis » d’animaux sauvages domestiqués et apprivoisés, veulent tout simplement s’en débarrasser. Et ce, à cause du fait que les animaux sauvages seraient des réservoirs du virus d’Ebola.

La solution miracle trouvée ? Le Zoo d’Abidjan. Où ils tentent de fourguer leurs animaux devenus encombrants ! Depuis quelques semaines en effet, les dons en animaux sauvages affluent vers le Zoo. Le personnel, sous la conduite du Capitaine Malan Sey Blandine, Directrice du Zoo, a été fortement sollicité, et continue de l’être. L’image du Zoo d’Abidjan où les cages sont presque vides avec souvent un effectif très maigre de pensionnaires, soit à cause des crises que le pays a connues (26% d’animaux ont péri), soit pour des raisons d’évasion, est en passe de devenir un vieux souvenir, grâce au virus d’Ebola ! Rambo, ce jeune chimpanzé mâle qui a été donné au Zoo d'Abidjan par un particulier parce qu'ayant mordu un enfant, ne sera désormais plus seul. Il a des condisciples dorénavant. Outre Fanta, un bébé chimpanzé découvert dans la ville de Taï, petite sous-préfecture située à l'ouest de la Côte d'Ivoire, en janvier 2006 et conduit au Zoo quelques temps après, et les trois autres chimpanzés adultes, d’autres animaux sont en route.

Voilà qui devrait faire les affaires du Ministère des Eaux et Forêts. Plus besoin de débourser des millions pour augmenter l’effectif du Zoo.

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:18
CDVR-Charles Konan Banny:  Un boycott passif!

Les populations de Mama, village de l’intrépide Gbagbo, n’ont apparemment pas encore digéré l’incarcération à La Haye de leur champion. Ils ont tenu par un boycott qui ne dit pas son nom, à le faire comprendre à Charles Konan Banny, parti les visiter le mercredi 21 mai. Cette visite a été proprement ignorée par les villageois, qui n’ont pas tenu à cuir sous le chaud soleil de Mama pour accueillir l’homme sur les épaules duquel pèse la lourde charge de nous réconcilier.

Bien que le porte-parole de la chefferie ait présenté ses excuses au réconciliateur national, prétextant l’impatience des villageois mobilisés, il n’en demeure pas moins que ce fait est révélateur des profonds ressentiments qui animent les uns et les autres.

Certains dissimulent leur amertume derrière une hypocrisie, attendant patiemment l’occasion de la révéler et de se venger. D’autres plus audacieux, la montrent clairement, histoire de bien faire comprendre aux uns et aux autres, qu’ils ne sont pas prêts à s’engager dans une réconciliation de façade.

Car pendant que des tournées de réconciliation sont organisées à travers le pays par certaines autorités adeptes des bains de foule en tout genre et des buzz assourdissants, les injustices, les clichés et la mauvaise gouvernance sous toute ses formes, continuent de sévir sur l’étendue du territoire national. Et un peuple qui a faim et qui se sent brimé, n’entendra jamais les paroles de réconciliation, aussi belles et touchantes soient-elles. Les actes doivent impérativement succéder aux discours.

Ceux-ci ne doivent pas être des actes sporadiques visant à faire croire à la communauté internationale que tout va bien, ou visant à exposer la mauvaise foi d’un autre camp. Car pour se réconcilier, il faut être deux.

Il n’y a pas que le message qui importe. Le porteur du message est un acteur capital. Pour la simple et bonne raison, que l’Ivoirien, dans cette atmosphère politique délétère, avec la mentalité qu’on lui connaît, cette façon de penser qui lui vaut depuis toutes ces années sa prise en otage par la classe politique, ne suit que des mots d’ordre et des consignes. Ceci est encore plus vrai dans le pays profond, qui ne prend en considération que la parole de son chef.

La réconciliation ne sera effective dans ce pays que lorsque la classe politique ivoirienne arrêtera de lutter pour voir qui pisse plus loin, mais se décidera à faire la politique autrement.

Tant que ce ne sera pas le cas, Banny devra s’habituer à ce type d’accueil…

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:06
Affaire « ex-BCCI » : Les instructions de Duncan piétinées- Le Trésor Public joue à l’amnésique!

Ce n’est pas demain la veille pour les ex-agents de l’ex-« Bcci » dont les souffrances injustes à eux infligées par des hauts fonctionnaires de l’Etat encore en activité à des postes stratégiques, ont été contées par le menu dans l’une de nos éditions (lire le spécial du 10 juin prochain).

Alors qu’ils avaient repris espoir à la suite des instructions données aux ministres délégués au Budget, aux Finances et celui des Affaires présidentielles, ils sont de nouveau retombés dans l’amertume.

En effet, en attendant de tirer au clair la disparition de plus d’un milliard destiné aux ex-agents mais porté disparu, leur représentant légal, dans un courrier, a sollicité du Premier Ministre Daniel Kablan Duncan, le remboursement de la somme de 545 millions prêtés à l’Etat par Aboa Cotchi, alors tête d’huile de la Sonareci et liquidateur à Abidjan, de l’ex-BCCI.

« En exécution des instructions de Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, nous vous transmettons ci-joint (2) chèques SIB N°1812621 de FCFA 375.000.000 (francs CFA trois cent soixante quinze millions) et BHCI N°0420778 de FCA 170.000.000 (francs CFA cent soixante dix millions) tirés sur les comptes BCCI-Liquidation. Nous vous informons que ces valeurs d’un montant total de FCFA 545.000.000 sont destinés à approvisionner le compte N°173.01.01.27 ouvert dans les livres de la Caisse Autonome d’Amortissement au nom du Service Financier de la Présidence de la République ». Ecrit Aboa Cotchi au Service Financier de la Présidence de la République, le 9 mars 2000, sous le général Guéi Robert.

Il s’agissait bien d’un prêt pris sur le milliard que la Liquidation de l’ex-BCCI à Paris, avait envoyé à Aboa Cotchi, pour payer la première tranche de l’indemnisation des 45 ex-agents abusivement licenciés après la fermeture sur décision judiciaire, de la banque. Et voilà 14 ans que les ex-agents courent après le remboursement de cette somme.

A la suite de la saisine du représentant des ex-agents, le Premier Ministre, dans un courrier dont « L’Eléphant » s’est procuré une copie, avait instruit les trois ministres suscités, de traiter la question du remboursement maintenant, de ces 545 millions de FCFA.

Sauf que, selon les informations de « L’Eléphant », interrogé par les services du Ministère auprès du Premier ministre chargé du Budget, la Direction du Trésor Public plaide l’amnésie sur cette dette contractée par l’Etat. Alors que le Directeur général de cette structure connaît plus que parfaitement ce dossier jusqu’au bout de ses poches.

Résultat, plus de 60 jours après les instructions du Premier Ministre, rien n’a bougé, le dossier est au point mort. Au grand désespoir des 45 ex-agents de l’ex-BCCI.

Devant ce qu’ils considèrent comme un piétinement des instructions du Premier Ministre, les ex-agents ont de nouveau instruit leur représentant légal d’exprimer leur mécontentement à Daniel Kablan Duncan. Ce que ce dernier a fait le 16 mai dernier dans un courrier que « L’Eléphant » a pu consulter.

A ce jour, le préjudice causé aux 45 ex-agents par des fonctionnaires de l’Etat encore en activité s’élève à 2,026 milliards de FCFA. En attendant que, devant la Haute Cour de Justice de la Cedeao, toute la lumière soit faite sur la disparition de cet argent expédié depuis Paris à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique tant sous Charles Diby Koffi que sous Koné Adama, les malheureux agents dont le doyen a aujourd’hui 75 ans, attendent que le Gouvernement ivoirien assume ses responsabilités en payant au moins et rapidement, les 545 millions de FCFA sur lesquels il n’y a aucun débat possible. Puisque c’est l’Etat de Côte d’Ivoire qui s’est prêté cet argent et que tous les acteurs qui ont facilité ce prêt sont encore vivants et au service du nouveau pouvoir.

Attention à ne pas pousser 45 personnes désespérées à suivre, au Plateau, l’exemple de Madiara Ouattara!

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 16:34
Côte d’Ivoire-Emplois et Investissements : L’Eléphant déchaîné révèle les chiffres qui tuent le Gouvernement!

Notre président, pendant la campagne électorale pour la présidentielle de 2010, nous avait promis la création, s’il était élu, d’un million d’emplois en 5 ans.

Dès sa prise de fonction et, après quelques mois passés au château, il révisera rapidement ses prévisions à la baisse : « Je ne savais pas que le pays était aussi détruit. Ce chiffre ne sera certainement pas atteint…» Avouera-t-il, à deux reprises, au cours de deux interviews télévisées.

Pourtant, le mercredi 21/5, à la faveur d’une rencontre sur le secteur « Education-Formation » tenue à Yamoussoukro, le ministre du chômage et de la formation professionnelle, Dosso Moussa, s’est voulu plus royaliste que le roi : « Le président s’est engagé à créer un million d’emplois à l’horizon 2015 et, en homme de parole, il va le réaliser… » A-t-il fanfaronné, après avoir révélé qu’en Côte d’Ivoire, «plus de 6 millions de jeunes sont en situation de sous-emploi ou de non emploi… »

Selon le Premier Ministre Duncan, depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara au château, le nombre d’emplois créés est exactement de 220 mille. Et combien d’emplois ont été détruits au cours de la même période ? C’est vrai que le Gouvernement ne communique jamais sur cet aspect des choses !

Créer donc un million d’emplois en un an et demi quand il n’a pas été possible de créer plus du quart en trois ans, voilà qui approche le miracle. Mais impossible n’est pas Ouattara !

D’autant plus que le secteur privé, dont chacun sait qu’il est le moteur de la croissance, de l’emploi et du développement d’un pays, ne crée que difficilement plus de deux mille emplois par ans. En 2012, seuls 1211 emplois ont été créés dans le secteur privé, en raison, malgré les fanfaronnades du gouvernement, de la faiblesse des investissements. Dont le niveau, dangereusement, baisse, d’une année à une autre.

En 2013, selon le Premier Ministre, plus de 20 mille emplois stables ont été créés dans la Fonction publique et dans le secteur privé : « (…) Nous avons recruté un certain nombre de jeunes. Ce qui donne plus de 20.000 emplois nets créés à la Fonction publique et au privé en 2013. Mais cela ne suffit pas. Il faut aller bien sûr vers l’emploi moderne, mais il faut aussi aller vers l’auto-emploi qui est un secteur important. Le domaine agricole va à lui seul créer 2 400.000 emplois d’ici 2016… »

Vingt mille emplois créés dans le privé et le public en un an, on est vraiment loin de l’objectif de 200 mille emplois durables par an.

Intention n’est pas réalisation

Contrairement à ce qui est chanté par certaines vedettes du Gouvernement, les investisseurs ne se bousculent pas aux portes de la Côte d’Ivoire. Les chiffres que « L’Eléphant » s’est procurés à ce sujet sont éloquents.

Certes, les intentions d’investissement en Côte d’Ivoire ont culminé à 513, 18 milliards de FCFA en 2013, soit une progression de près de 130% par rapport à 2012, mais dans les faits, seuls 72,25 milliards ont été effectivement investis. Alors qu’en 2012, environ 83,9 milliards ont été effectivement investis. Avec un niveau d’investissements privés aussi bas, pas sûr que le rêve de la croissance à deux chiffres soit une réalité !

Plus on manifeste l’intention d’investir moins on investit ? Et tout ça, malgré un nouveau code d’investissements présenté comme révolutionnaire en termes de facilités et d’avantages offerts aux investisseurs privés.

Au niveau de la création d’emplois dans le secteur privé, la réalité est plus douloureuse.

En 2013, quelques 2054 emplois ont été créés, même si ce chiffre est en hausse par rapport à 2012 où seulement 1211 emplois stables ont été créés.

Quand on oppose à ces chiffres le nombre d’emplois détruits dans le privé avec les nombreuses fermetures de sociétés, on frôle le taux zéro emploi en deux trois.

Qui disait que le secteur privé est le moteur de la croissance et du développement de la Côte d’Ivoire ?

Mais curieusement, dans un contexte aussi morose, au lieu de déréglementer, défiscaliser pour redonner un nouveau souffle au secteur privé afin qu’il joue son rôle, l’Etat s’installe dans une véritable oppression fiscale. Les abonnés de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE) savent de quoi cela retourne depuis quelques semaines. Et qui ont découvert sur leur dernière facture d’électricité, de joyeuses nouvelles taxes, sans aucune explication.

Mais revenons à nos chiffres ! Sur les intentions d’investissement en 2013, 52,8% concernaient le secteur des télécommunications ; 18,72% pour l’agro-industrie ; 9,74% pour le BTP ; 5,90% pour la manutention et sûreté portuaires ; 4,28% pour l’hôtellerie ; 1,64% pour le pétrole et l’énergie ; 1,47% pour l’exploitation de carrière.

Et, pour l’ensemble des autres secteurs (agriculture, élevage, pêche, transport, formation), seulement 6,17% d’intension d’investissement.

Tout d’un coup, on comprend pourquoi le chômage ne fait que gagner du terrain. La majorité des investissements qui sont faits en ce moment dans le pays sont des investissements publics et donc peu créateurs d’emplois.

Source : L’Eléphant déchaîné N°255

Côte d’Ivoire-Emplois et Investissements : L’Eléphant déchaîné révèle les chiffres qui tuent le Gouvernement!
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 11:41
Le péage de l’autoroute du Nord fait déjà son effet sur les denrées alimentaires : Hausse des prix généralisée

La semaine écoulée a été marquée par une hausse générale des prix des denrées sur l'ensemble des marchés aussi bien à Abidjan qu'à l'intérieur du pays.
Fait marquant sur la période 19 au 25 mai 2014, selon le rapport de l'Office de commercialisation des produits vivriers (OCPV), une baisse très marquée des niveaux d'approvisionnement des marchés en banane plantain, igname bêtêbêtê, tomate, oignon qui fait craindre une pénurie de ces produits dans les jours à venir. Les prix de la tomate ont atteint la barre de 1 500 F CFA/Kg sur le marché de Port-Bouet. Ceux de l'oignon enregistrent encore une hausse. La production locale est en fin de campagne.
Sur l’ensemble des marchés d’Abidjan, l’on a enregistré une hausse de prix dans l’ensemble pour les principaux féculents. Le kilogramme de la banane plantain se fixait entre 100FCFA sur les marchés d’Abobo et 351FCFA sur les marchés de Port-Bouët alors que le manioc doux était entre 67FCFA/KG sur les marchés d’Attécoubé et 662FCFA/KG sur les marchés de Yopougon. L’igname bêtê-bêtê se vendait entre 175FCFA/KG (Abobo, Koumassi, Port-Bouët, Treichville) et 350 FCFA/KG (Cocody).
Tout comme pour les féculents, on observe une hausse de prix de façon générale pour les principales céréales, excepté celui du riz de grande consommation « Marmite » qui enregistre une baisse. Le prix du riz local se fixait à 375 FCFA/kg sur les marchés à (Adjamé, Koumassi, Port-Bouët) et 500 FCFA à (Attécoubé, Cocody, Yopougon). En revanche, le riz "Marmite" est passé à 300FCFA/KG (Abobo, Adjamé, Attécoubé) et 400 FCFA/KG à Marcory. Le prix du riz "Papillon" (de grande consommation) se fixait entre 350 FCFA/KG (Cocody, Koumassi) et 500 FCFA/KG au Plateau.
Le prix du maïs grain blanc se négociait entre 200 FCFA/KG (Abobo, Attécoubé, Port-Bouët) et 250FCFA/KG à Marcory. Le prix du maïs grain jaune entre 200 FCFA/KG (Abobo, Attécoubé) et 400FCFA/KG à Marcory.
Le marché des légumes affiche une évolution des prix en dents de scie avec une tendance à la hausse dans l'ensemble. Il a été observé, une baisse de prix pour l’aubergine n’drowa, le gombo frais et le piment frais. Une hausse de prix de l’oignon et de la tomate Sodefel et une stabilité de prix pour la tomate Africaine.
L’aubergine N’drowa se négociait entre 278FCFA/KG à Treichville et 1000FCFA/KG à Marcory. Le kilogramme de gombo frais se fixait entre133FCFA/KG et 909FCFA/KG sur les marchés de Port-Bouët, le piment frais entre 328FCFA/KG au Plateau et 2000 FCFA/KG sur les autres marchés.
L’oignon de Hollande se fixait entre 400 FCFA/KG au Plateau et 500 FCFA/KG à Marcory. L’oignon du Niger se fixait à 400 FCFA/KG à Yopougon et 600FCFA/KG à Marcory.
La tomate locale est passée à 294FCFA/KG à Abobo et 1304FCFA/KG à Port-Bouët tandis que les tomates Sodefel se négociaient entre 600 FCFA/KG au Plateau et 1500 FCFA/KG à Port-Bouët.
Légère hausse du prix de la viande de bœuf, avec ou sans os. La viande de bœuf avec os se fixait à 2200 FCFA/KG sur l’ensemble des marché et la viande sans os se négociait également entre 2400 FCFA/KG (Abobo, Adjamé, Attécoubé, Port-Bouët) et 2500 FCFA/Kg sur les autres marchés.

A l’intérieur du pays, on enregistre, une hausse de prix de l’ensemble des principaux féculents sauf celui de l’igname de Bêtê-Bêtê qui n'a pas varié. Le prix de la banane plantain se négociait entre 67FCFA/KG à Odiénné et 400FCFA/KG à Bondoukou. Le prix du kilogramme de l’igname bêtê-bêtê se fixait entre 125 FCFA/KG à Bondoukou et 286FCFA/KG à Odiénné, le manioc doux se fixait entre 96FCFA à San Pédro et 300FCFA/KG à Odiénné.
Evolution en dents de scie avec une légère tendance à la hausse dans l'ensemble. L'on note cependant une forte hausse de prix du maïs, une légère baisse de prix pour le riz de grande consommation importé et une stabilité de prix pour le riz local blanchi. Le prix du kilogramme du maïs grain blanc se négociait entre 100 FCFA à Bondoukou et 400 FCFA à Méagui. Le maïs grain jaune entre 100 FCFA à Bondoukou et 400 FCFA à Méagui.
Le riz "Papillon", entre 330 FCFA à Odiénné et 400 FCFA à Méagui. Le riz "Marmite", entre 300 FCFA à Odiénné et 350 FCFA (Bondoukou, Méagui, Odiénné). Le riz local entre 350 FCFA à Bondoukou et 450 FCFA à Sassandra.
Hausse générale des prix de l'ensemble des légumes, excepté celui du piment frais qui enregistre une baisse. L’aubergine 'Ndrowa' est passé à 227FCFA/KG à Abengourou et 833FCFA/KG à Méagui, le gombo frais entre 250 FCFA/KG à Odiénné et 1000 FCFA/KG à San Pedro, le piment frais entre 286FCFA/KG à Abengourou et 833FCFA/KG à Sassandra.
La tomate locale se fixait entre 333FCFA/KG à Odiénné et 1667FCFA/KG à San Pedro. La tomate Sodefel, entre 350 FCFA/KG à Odiénné et 1500FCFA/KG à Sassandra.
L’oignon du Burkina se fixait entre 400 FCFA/KG à Méagui et 600FCFA/KG à San Pédro. L’oignon de Hollande était entre 500FCFA/KG (San Pédro, Sassandra, Bondoukou) et 600 FCFA/KG à Sassandra. L’oignon du Niger entre 400 FCFA/KG à Méagui et 600FCFA/KG à Sassandra.
Enfin, sur les produits animaux, tendance à la baisse des prix de la viande de bœuf avec tout de même une stabilité affichée de celui de la viande sans os. La viande de bœuf avec os se négociait entre 1500 FCFA à Odiénné et 2200 FCFA/KG (Méagui, Sassandra). La viande de bœuf sans os entre 1600 FCFA/KG à Odiénné et 2500 FCFA/KG (San Pedro, Méagui, Sassandra).

Source : Agence ivoirienne de presse (AIP)

Le péage de l’autoroute du Nord fait déjà son effet sur les denrées alimentaires : Hausse des prix généralisée
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 11:19
L’Humeur d’Assalé Tiémoko- Les signes d’une sourde colère

Souvenons-nous ! Mohamed Bouazizi était un jeune chômeur tunisien de 26 ans. Las de courir dans tous les sens pour trouver un travail, il avait décidé de survivre en vendant des fruits et des légumes aux passants, au centre du pays. C'était donc un vendeur ambulant. Mais voilà, en Tunisie, sous la dictature de Ben Ali, même pour vendre des fruits en se promenant dans les rues, il faut une autorisation. Et Bouazizi n'en avait pas.

Un matin du 17 décembre 2010 (alors qu'en Côte d'Ivoire les balles sifflaient à Cocody et qu’on s’étripait pour le contrôle de l’argent public), à la suite d'un contrôle, les fruits et légumes de Bouazizi ont été saisis par des policiers. Fort de leur pouvoir et assuré d'une impunité totale, l'un des agents a même giflé le malheureux pour bien lui montrer qui commande.

C'était un fait banal comme on en voit sous nos tropiques depuis des années, avec des policiers qui giflent des chauffeurs de Gbaka ou même leur mette une balle dans la tête.

Après avoir tenté en vain de récupérer ses fruits auprès du Gouverneur de Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi est rentré chez lui, la mort dans l'âme.

Quelques minutes plus tard, devant ce qu'il considérait comme l'injustice, l'humiliation de trop, il est revenu devant la sous-préfecture et a tenté de s'immoler par le feu pour crier son désespoir. Profondément brûlé, il plongera dans un coma profond.

Le même jour, des émeutes éclatent dans la ville, les jeunes se révoltent. Pendant plusieurs jours, la ville est paralysée. Les autorités y envoient des renforts mais la situation est incontrôlable.

Devant cette situation, le 28 décembre, le dictateur Ben Ali se rend au chevet de Bouazizi, toujours dans le coma. Quelques heures plus tard, il reçoit la mère de Bouazizi au palais présidentiel. Devant les caméras, il promet 10 mille euros à cette dernière et même un emploi pour Leila, la sœur de Bouazizi, diplômée BAC+3, au chômage et sans espoir de trouver un emploi digne.

Mais le 4 janvier 2011, le jeune Bouazizi décède. Cinq mille personnes en colère assistent à son enterrement. Sur le chemin du retour, la vue des policiers amplifie la colère des jeunes. De nouvelles émeutes éclatent et s'étendent à d'autres villes. La suite, on la connaît. Après 23 ans de pouvoir sans partage, Ben Ali a été emporté, non pas par un coup d’Etat, mais par une révolte populaire.

Ce mercredi 21 mai 2014, en Côte d'Ivoire, une jeune dame du nom de Nandjara Ouattara a tenté de s'immoler non loin du palais présidentiel où se tenait un conseil des ministres. Tout un symbole ! Elle est en ce moment internée au Centre des Grands Brûlés du CHU de Cocody. Selon des informations de sources médicales que « L’Eléphant » a pu recueillir, "elle est brûlée à 70%, deuxième degré profond".

Selon l'agence APA qui cite une source au Palais présidentiel, cette dame aurait déposé un courrier dans lequel elle évoquait une créance sur la Présidence de la République, créance qui, paraît-il, date de l'époque du régime de Gbagbo. Il a suffi cette mention dans l'article de APA pour que les commentaires des uns et des autres prennent tout de suite une couleur politicienne.

« Pourquoi n'a-t-elle pas posé son acte sous Gbagbo? Elle veut juste créer le buzz » « Pourquoi veut-on que le président Ouattara paye une dette malhonnête du régime Gbagbo ? ». « Elle n'a pas envie de mourir, sinon elle pouvait se jeter sous un bus, ou du dixième étage d'un immeuble », etc.

Mais, dans son édition datée du jeudi 21 mai, le confrère « Le Patriote », document manuscrit à l’appui, affirme que cette tentative de suicide est due à un « dépit amoureux ».

Sauf que « L’Eléphant » pense que la vérité dans cette affaire est moins prosaïque (lire page 6)

Ce pays est assis sur l'injustice et l’humiliation au quotidien des citoyens par l’administration publique ! Et de régime en régime, rien n'est fait pour y mettre fin. C'est au quotidien que « L’Eléphant » reçoit des Ivoiriens de tous bords politiques, victimes d'injustices indicibles, humiliés par des collaborateurs du président, du haut de leur petite parcelle de pouvoir.

« L’Eléphant », avec preuves à l’appui, en parle de temps en temps quand il le peut. Le 10 juin prochain, une édition spéciale sera publiée, il s’agit d’une sorte de compilation des grands dossiers sur des graves injustices qui ont été infligées à des Ivoiriens et aussi à des étrangers sous l'actuel régime, sans que personne ne lève le petit doigt.

Comme l'histoire de cette veuve burkinabé humiliée par la SAPH avec l'aimable coup de mains de la justice ivoirienne.

Comme l'histoire de ce jeune ivoirien vivant aux Etats-Unis, qui a voulu investir en Côte d'Ivoire et à qui l'on a volé 200 millions de Fcfa et qui, devant l'attitude des autorités judiciaires, a décidé de renoncer à cet argent et est reparti aux Etats-Unis en jurant de ne plus remettre les pieds dans ce pays.

Comme l'histoire récente de cet homme qui a sauvé la filière anacarde dès la prise de pouvoir de Ouattara et dont la PME de 50 employés est en faillite depuis janvier 2014 parce qu'un collaborateur du président Ouattara continue de séquestrer près de 600 millions de FCFA qu’il a prêté à ladite filière...

Comme l’histoire de ces 45 ex-agents de la BCCI dont l’argent-près de 2 milliards FCFA- envoyé depuis Paris pour leur dédommagement après la fermeture brutale de cette banque, a été détourné par des fonctionnaires qui occupent aujourd’hui qui des postes de ministre qui des postes de directeur général…

Bref, « L’Eléphant » essaie, tous les mardis et vendredis, dans des articles, d'attirer l'attention du Président de la République sur ces injustices qui sont faites aux Ivoiriens et dont les auteurs jouissent d'une impunité totale. L'acte que vient de poser cette jeune dame, au-delà de tout ce qu'on peut dire, devrait interpeller les dirigeants. C'est dans ce pays qu'on nous a fait croire qu'il ne pourrait jamais y avoir de coup d'Etat. On en a eu.

C'est dans ce pays qu'on nous a fait croire qu'il n'y aurait jamais de guerre civile. On en a eu.

C'est dans ce pays que sous nos yeux, des Ivoiriens ont eu le courage de brûler d'autres vivants. On n’en croyait pas nos yeux !

Et voilà que maintenant, une jeune femme vient franchir une autre étape en tentant de s'immoler devant le palais présidentiel. Seul un désespoir profond a pu la pousser à poser un tel acte qui lui laissera, si elle arrive à survivre, des séquelles à vie.

On verra sans doute demain, des autorités défiler à son chevet avec leurs propos de compassion qui sonnent toujours faux parce qu’elles sont constamment dans le faux.

Mais on ose espérer que ces autorités qui ne tirent apparemment jamais de leçons de quoi que ce soit, sentiront à travers cette tragédie qui se déroule pour la première fois dans ce pays, le souffle de la colère emmagasinée dans le cœur du peuple ivoirien pris en otage par une infernale classe politique depuis bientôt 21 ans.

Autrement, comme un ouragan, l’explosion de cette colère pourrait emporter l’ensemble des symboles de sa souffrance.

Assalé Tiémoko.

Source : L’ELEPHANT DECHAINE N°254

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:48
Côte d’Ivoire-Investissement-Ça se passe encore sous Ouattara : Une Dame grugée et sans secours!

Une Ivoirienne qui a vécu une vingtaine d’années en France, a décidé d’écouter les appels incessants des nouvelles autorités installées depuis avril 2011, afin de venir investir dans ce pays. Mal lui en a pris.

Fiers Ivoiriens, la patrie vous appelle!

Dès son premier voyage en Europe après son investiture, le président Ouattara a invité les Ivoiriens de la diaspora à venir investir dans leur pays.

Appel entendu par dame Kouassi qui se rend immédiatement à l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France pour avoir plus d’informations sur les nouvelles possibilités d’investissement en Côte d’Ivoire. Là, elle échange avec Sylvestre Assoumou, conseiller technique de l’ex-ministre chargé des PME, de la diaspora et des investisseurs étrangers, Sidiki Konaté. Et, également représentant de l’Institut ivoirien de l’entreprise (Inie).

Dame Kouassi est donc accompagnée par ce dernier pour mener à bien son projet qui est de s’installer et créer une structure de BTP en Côte d’Ivoire. Mais laissons Sylvestre Assoumou nous édifier sur son rôle : «Il faut dire pour l'instant, pour nous, ministère des PME et de l'Artisanat, depuis deux mois, le ministère a activé l'Institut Ivoirien de l'Entreprise (INIE), a affecté un représentant de cette structure ici en France auprès de moi pour pouvoir étudier, suivre et accompagner les Ivoiriens de la diaspora dans la réalisation de leurs projets. Il faut dire qu'il y a un programme qui a été créé spécialement pour les Ivoiriens de l'étranger qui est le Programme d'Appui et d'Accompagnement à la Création pour les Ivoiriens de l'Etranger en Petite et Moyenne Entreprises (PACIE-PME). Ce programme a plusieurs volets. Voir comment faciliter la création d'entreprise, comment étudier un projet pour avoir un financement, et après comment suivre la progression de ce projet dans sa réalisation sur place. C'est le travail de l'INIE qui a un représentant ici en la personne de M. Diabagaté Yacouba. Nous sommes à la disposition des Ivoiriens à tout moment à l'annexe de l'ambassade de Côte d'Ivoire…D'ailleurs, en ce qui concerne les difficultés rencontrées par nos compatriotes de l'étranger, une solution a été trouvée. C'est-à-dire bientôt, il y aura un guichet unique du ministère qui va englober tous les services pour la diaspora. Ce qui va faciliter la création d'entreprises et créer les conditions favorables pour la réalisation des projets. C'est ce que le ministre Sidiki Konaté demande…Nous avons un président qui compte beaucoup sur la diaspora….» («Le Banco.net», 27/4/2012).

C’est beau, c’est grand ! Sauf que la suite sera moins responsable !

Après plusieurs échanges, Sylvestre Assoumou impose à dame Kouassi, pour le montage de son projet et au motif de respecter la procédure, un transitaire (MO Fret) qui est censé être accrédité par le ministère des PME. Dame Kouassi se laisse convaincre, et verse 15.000 Euros, soit près de 10 millions FCFA.

Après ce premier versement, la brave dame verse à nouveau 8.000 Euros (5,248 millions FCFA) contre reçu, portant le timbre de l’ex ministère de l’Artisanat et de la Promotion des PME-PMI. Selon Sylvestre Assoumou, ces frais permettront à l’Etat de couvrir l’ensemble des impenses relatifs au transit et au dédouanement des équipements. Lesquels sont des actifs constitués sur fonds propres et d’une valeur de 90,5 millions FCFA ayant permis d’acheter un ensemble porte char, deux camions, un compacteur, une traceuse de ligne blanche, et un véhicule militaire.

Sur la base de ce discours et après les versements, dame Kouassi débarque à Abidjan.

La désillusion!

A Abidjan, dame Kouassi a pu créer son entreprise de BTP. Mais voilà 14 mois qu’elle ne peut démarrer ses activités. Motif ? Tout le matériel importé reste bloqué à la douane. C’est que l’armateur prétend que le transitaire présenté par Sylvestre Assoumou n’a rien payé.

En réalité, tous les versements faits à Paris ont été détournés et n’ont servi à rien. Dame Kouassi est donc invitée à s’acquitter de frais de magasinage qui s’élèvent à plusieurs millions. Cela, bien que l’Etat ait accepté d’annuler les frais relevant de ses services. En effet, le ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, Jean Louis Billon, a pu permettre à dame Kouassi de bénéficier de certaines exonérations au niveau du port, de la douane, de l’Oic….après avoir saisi sa collègue de l’Economie et des Finances Kaba Nialé.

Mais ces exonérations n’ont pas réglé son problème. Malgré ses plaintes à l’Inie et au ministère, Sylvestre Assoumou n’a pas encore été inquiété.

L’Inie, la police économique et l’Ige floués par Assoumou!

En février 2013, au cours d’une rencontre à l’Inie, dame Kouassi se rend compte qu’elle a été victime d’une escroquerie de la part de Sylvestre Assoumou. Lequel a usé de faux documents portant le timbre de l’ex ministère de Sidiki Konaté. Préjudice subi ? 15 millions de Fcfa !

En avril 2013, une plainte est portée à la police économique contre Sylvestre Assoumou pour escroquerie, faux et usage de faux. Mais l’homme court toujours.

Finalement, l’affaire arrive à l’Inspection Générale d’Etat. Le 20 août 2013, l’IGE se prononce. A «l’issue des échanges, et dans le souci d’assurer la réparation des dommages causés à la société Cirobat, il a été convenu que le ministère du Commerce, de l’Artisanat et la Promotion des PME et l’Inie accélèrent les démarches auprès du ministère chargé de l’Economie et des Finances (Direction générale de la Douane) afin de permettre à cette PME d’entrer, dans les meilleurs délais en possession de ses machines. Un moratoire en vue d’un allègement et d’un paiement différé des différents droits et taxes devra, à cet effet, être arrêté».

Mais il ne se passera rien !

Tiens, revoilà Sylvestre Assoumou !

Entre-temps, pris de remords ( ?), Sylvestre Assoumou envoyait des mails à dame Kouassi. Le lundi 25/3/2013, il écrit à 16 heures 5 mn: «Bonjour, je vous ai demandé de bien vouloir me faire le point de ce que vous m’avez versé pour qu’on vous rembourse.»

Un deuxième suivra le lendemain, à 13 heures 05 mn: «Moi j’ai une copie des montants et votre argent est toujours bloqué encore sur le compte inie Europe. C’est à vous de me dire moi j’ai les pièces à Paris; détaillez moi les montants pour que je puisse demander votre virement, je dois être dans les 6000 Euros, ce que j’ai pris et donné un reçu.»

Le 28/5/2013, il reviendra à la charge avec une histoire à dormir débout: «Bonjour Mme, je veux que vous entriez en contact avec moi pour que je puisse vous restituer ce que vous avez payé parce que je suis venu en France pour voir comment fermer le compte de l’Inie que j’ai ouvert pour vous restituer votre argent, et j’ai duré parce que la fermeture d’un compte prend beaucoup de temps et pour qu’on te restitue tous les sous que tu as déposés on me demande d’attendre 45 jours. Une chose que vous devriez savoir est que je ne vous ai pas escroquée ni pensé vous soutirer de l’argent. J’allais pouvoir vous sortir vos machines même si on ne me l’a pas demandé de le faire, mais j’ai déjà fait ça pour d’autres sinon j’ai travaillé sur 350 dossiers j’ai aidé beaucoup de personnes dans ce sens. Sinon j’allais avoir au moins 100 personnes qui allaient venir se plaindre mais sur 350 dossiers il y a combien qui me reprochent cela, pourtant d’autres ont payé des sommes et j’ai effectué des démarches qui se sont bien passées. La seule chose que je vous reproche est que j’avais déjà commencé à faire les démarches et vous avez commencé à aller voir tout le monde pour me traiter de tous les noms. Une fois que vous avez appris par Amandine que je n’avais pas le droit et j’ai pris votre argent, vous auriez dû me faire appel et avoir une discussion avec moi, pour me dire ce que vous avez appris et j’allais vous expliquer et vous démontrer et vous demander de me laisser le temps de sortir vos machines et j’allais les faire sortir avec mes contacts à la Douane. On a commencé une affaire, si vous apprenez autre chose appelez moi et demandez ou cherchez à savoir pour que je vous donne des explications. Sincèrement pour vous dire j’ai mal de voir que vos machines sont bloquées pourtant j’avais les moyens et les contacts pour les faire sortir surtout que j’avais déjà le premier bon de livraison (bl) avec moi (…) »

Un autre mail le 26/10/2013, «Je viens vers vous pour qu’on trouve une solution. Encore une fois, je n’ai pas dépensé vos sous. Vous ne m’avez pas laissé travailler sinon j’allais sortir vos machines. J’ai rencontré le transitaire, on a discuté pour voir comment on peut vous aider à récupérer vos machines. Je peux voir avec lui, payer ce que vous devez et récupérer vos biens, et Abidjan essayez aussi de vous aider. J’ai rendez-vous avec le transitaire lundi, j’attends votre retour. Et je vous présente mes excuses pour ces désagréments mais je veux qu’on trouve une solution rapidement.»

Mais ce héros ne fera rien du tout !

Le porte char sorti, les autres matériels toujours bloqués

Le 22 janvier 2014, dame Kouassi est quand même parvenue à faire sortir son ensemble porte char. Mais les deux camions, son Grader, son compacteur, sa traceuse, et son véhicule militaire restent bloqués. Les 90 millions investis l’ont été en pure perte ! Plus les 15 millions que Sylvestre Assoumou rembourse dans chaque mail mais qui ne sont jamais disponibles.

Les frais de magasinage continuent de grimper chaque jour.

La nouvelle direction de l’Inie ne semble pas très chaude pour lui porter secours ! Dame Kouassi a donc tout perdu.

Voilà qui devrait motiver d’autres Ivoiriens de la diaspora à tenter l’aventure dans leur pays !

Source : L’ELEPHANT DECHAINE N°254

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