Créer un Blog

Recherche

Jeudi 7 février 2008
Les Eléphants de Côte d'Ivoire sont tombés lourdement devant les Pharaons d'Egypte... une fois encore, après la finale de 2006, au bord du Nil.
Mais, ne cherchons pas des boucs-émissaires parmis ces jeunes gens qui se battent pour l'honneur de la Côte d'Ivoire. Bien au contraire, il faut les encourager. Ils ont émerveillé le monde du football depuis 2006 (les 2 dernières éditions de la CAN et au Mondial 2006).
J'aurais aimé fêter cette nuit. Mais, je suis obligé de méditer sur comment aider  nos pachydermes à relever les défis à venir. Car ces Eléphants-là ont encore du repondants.
Courage! Les anciens Eléphants ont cravaché pendants plusieurs éditions avant de nous donner la joie. Pas forcément passer plusieurs éditions avant de gagner, mais Didier Drogba et ses coéquipers donnent envie de suivre un match de football. Malgré la défaite, je suis sur que nombreux sont les Ivoiriens qui sont et qui reteront toujours fiers de vous.
Vous avez même encore une médaille de bronze à gagner, ce que des pays qu'on a dits favoris n'ont pu avoir. J'ai seulement de la peine pour Jacques Anouma qui s'est investi corps et âme dans cette équipe nationale. Mais Dieu saura le recompenser... c'est un vrai amoureux du foot et de son pays. Car depuis qu'il est là, les problèmes de primes non payées est un vieux souvenir.
Allez les Eléphants, sauvons encore l'honneur avec une médaille de bronze!!!
La Côte d'Ivoire tout entière est derrière vous!!!

par tressia publié dans : Sports
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 25 janvier 2008

Ne riez pas surtout… ahahahahahahahahhahaha….

Une jeune ivoirienne de 16 ans va voir sa mère et lui dit que depuis 2

 mois elle n'a pas vu ses règles.

 La mère, morte d'inquiétude, achète un test de grossesse. Résultat: Sa

 fille est Enceinte !

 Crise, pleurs, larmes...

 - C'est qui le porc ? Allez, je veux savoir. Maintenant, tu vas lui

 Dire de venir voir ton père, etc., etc.

La gamine, une fois seule, prend son téléphone portable et fait un

 appel.

 Une demi-Heure plus tard, une Mercedes suivi d'une Hummer s'arrêtent

 devant leur Maison.

En sort un type grisonnant avec sa garde raproché, bien habillés.

 Le patron s'assoit entre le père et la mère. Un ministre de la

 Refondation. .  - Bonjour, dit-il, votre fille m'a informé. Alors, moi je ne

 peux pas l'épouser car j'ai déjà une autre situation familiale.

Mais, si c'est une fille qui naît, je peux faire mettre à son nom 3

 magasins, deux

Appartements, une villa et un compte de 500 millions.

Si c'est un garçon, deux usines, en plus des 500 millions. Si ce sont

 des jumeaux,

Une usine et 250 millions chacun. Et si elle perd l'enfant...

A ce moment le père, qui jusque là s'était tu, lui met la main sur

 l'épaule et dit :

  - Tu la rebaises tout simplement !!!

par tressia publié dans : Humour
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 24 janvier 2008
J'ai lu la Bible et... j'ai vu la vraie valeur de la Femme. Et j'aimerais partager cela avec vous, visiteurs de mon blog.
En effet, au commencement était DIEU et Dieu créa le monde avec toutes ses composantes, dont l'homme et la femme.
D'abord, la Bible dit que Dieu créa le ciel et la terre. Puis la verdure et les animaux de la terre et du ciel. Ensuite, IL vit que tout ça ne lui ressemblait pas, ça n'avait pas d'esprit, de raison, d'autonomie... Alors, IL dit à ses anges serviteurs: "Créons maintenant une espèce à notre image". IL cra l'Homme. IL vit encore que l'Homme était seul. Il fallait à Adam une Femme. IL fit dormir Adam et sortit une côte pour créer Eve.
Tout ceci est dans la Bible. Mais ce que j'ai remarqué, c'est que Dieu créa le monde en allant de perfection en perfection. Ainsi, IL perfectionna Adam pour obtenir Eve qui est la dernière créature de  Dieu. Après Eve Dieu n'a plus rien créé.
Du coup, je constate que la Femme est la créature la plus perfectionnée de Dieu. C'est du soft quand l'Homme est du hard.
Ainsi, la femme dispose d'un pouvoir supérieur (spirituellement soft) à celui de  l'Homme qui représente la force brutale (hard).
La  Femme est donc la perfection de la Beauté et de l'Intuition. C'est l'Etre qui vient après Dieu donc supérieure à l'Homme, comme l'Homme est supérieur à l'animal, aux arbres et à toutes les créatures avant lui, car ces créatures ont été perfectionnées pour obtenir l'Homme qui lui a été perfectionné pour obtenir la Femme. C'est pourquoi Dieu à légué à la Femme son pouvoir de donner VIE. Elle couve la grossesse et donne une nouvelle par la naissance.
Et comme, lorsqu'on va en guerre, ce sont les stratèges généraux qu'on essaie de corrompre, le Satan sachant la force spirutelle de la Femme était obligé de passer par Eve pour conquérir le monde. Et l'Homme ne cherche à dompter que ce qui est supérieur à lui, ou du moins dès qu'il le pense. C'est pourquoi, l'Homme a soumis la Femme pour se proclamer son supérieur. Et depuis la Femme est obligée de lutter pour s'affranchir par son émancipation.
Regardez bien une  femme, une vraie, et vous comprendrez ce que je dis. Elle est divine, sublime, perfectionnée, esthétique, parfaite et aimante.
Et c'est surtout pour cela que Dieu a fait passer son Fils unique par une Femme, une vraie, pour sauver l'Humanité. Sinon Dieu ayant tous les pouvoirs pouvait faire accoucher un Homme, comme il y a des coqs qui pondent et montrer l'immensité de son pouvoir. Mais il est passé par une femme pour avoir un enfant aploïde, qui n'a aucun gène venu de l'Homme, au-dessus de la perfection qui est la femme. Sinon par un Homme, Jésus serait la perfection de l'imperfection, donc il serait égal à la Femme qui est la perfection de l'Homme. Or par la Femme, Il est la perfection de la Femme qui est, elle une perfection....
Femme reprenez votre place au-dessus de l'Homme qui vous a rendues esclave... Je suis avec vous Mesdames.
LE DEBAT EST OUVERT....
par tressia publié dans : Pensées
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 23 janvier 2008
Favori des favoris, Les Eléphants de Côte d'Ivoire viennent de contraindre les Aigles Verts du Nigéria à voler bas. Martins et ses coéquipiers green n'ont pu contenir la furia des pachidermes ivoiriens conduits par un Drogba encore souffrant mais qui a su faire preuve d'un professionnalisme patriotique. Salomon Kalou dit Kaluhno a fait sa 1ere entrée avec les Orange-Blanc-Vert en marquant l'unique but de la victoire par un exploit personnel, éliminant 4 défenseurs pour goaler. Du coup, il a cloué le bec à tous ceux qui médisaient de lui (avec cette affaire de nationalité hollandaise). Bravo au jeune Kaluhno. Aussi je bravo au rampart academisien Copa Barry qui a fait montre de grande qualité de goal-keeper. Bravo à tous les Eléphants qui se sont battu pour offrir la victoire à tout un peuple en crise qui avait besoin de joie... Maintenant nous attendons la COUPE!!! Dieu vous garde et vous donne l'énergie pour que la CAN mette fin à la division des ivoirines... CAN-2008-Boubacar-Barry.jpgCAN-2008-Kalunho-s-exprimant-en-anglais-lors-d-un-point-de-presse.jpgCAN-2008-Kalunho-s-exprimant-en-anglais-lors-d-un-point-de-presse-copie-1.jpgEl--phants-can-2008.jpg
par tressia publié dans : Sports
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 21 janvier 2008

Le Conseil de sécurité a prorogé, ce matin, les mandats de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent jusqu'au 30 juillet 2008.

Cette double prorogation, décidée par la résolution 1795 (2008), adoptée à l'unanimité, vise à aider à l'organisation en Côte d'Ivoire d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes dans les délais prévus par l'Accord politique de Ouagadougou et par les Accords complémentaires du 28 novembre 2007.

Dans ce texte, présenté par la France, le Conseil de sécurité prie également l'ONUCI de soutenir la pleine mise en œuvre de l'Accord politique de Ouagadougou, en prenant en compte notamment le calendrier prévu par l'accord complémentaire numéro 3, lequel prévoit notamment la tenue d'élections présidentielles en juin 2008 au plus tard.

De même, le Conseil, qui agit en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, encourage les parties ivoiriennes à faire des progrès concrets en particulier dans le processus d'identification de la population de Côte d'Ivoire et d'inscription des électeurs sur les listes électorales, le désarmement et le démantèlement des milices, le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, l'unification et la réforme des forces de défense et de sécurité et la restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire.

Il appelle enfin toutes les parties concernées à faire en sorte que la protection des femmes et des enfants soit prise en compte dans la mise en œuvre de l'Accord politique de Ouagadougou.

Les membres du Conseil étaient saisis du quinzième rapport du Secrétaire général sur l'ONUCI, dans lequel celui-ci estime que "la tenue d'élections crédibles, libres, équitables et transparentes sera cruciale pour le retour à une paix durable en Côte d'Ivoire". M. Ban Ki-moon constate en outre que la situation générale en matière de sécurité "a continué de s'améliorer, grâce essentiellement au climat politique favorable engendré par l'Accord de Ouagadougou", conclu le 4 mars 2007 entre le Président ivoirien Laurent Gbagbo et l'ancien chef rebelle Guillaume Soro, et que la signature des accords complémentaires du 28 novembre 2007 est de nature à donner un "nouvel élan" à la mise en œuvre de l'Accord.

 LA SITUATION EN CÔTE D'IVOIRE

 Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses résolutions antérieures, en particulier les résolutions 1739 (2007) et 1765 (2007), et les déclarations de son président concernant la situation en Côte d'Ivoire,

Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Côte d'Ivoire, et rappelant l'importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale,

Rappelant qu'il a entériné l'Accord signé par le Président Laurent Gbagbo et M. Guillaume Soro à Ouagadougou le 4 mars 2007 (" l'Accord politique de Ouagadougou ", S/2007/144), et qu'il a soutenu la nomination de M. Guillaume Soro aux fonctions de Premier ministre,

Rendant à nouveau hommage au Président de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso ("le Facilitateur"), pour ses efforts continus de facilitation du dialogue direct inter-ivoirien qui ont permis en particulier la signature de l'Accord politique de Ouagadougou, félicitant et encourageant l'Union africaine et la CEDEAO pour les efforts qu'elles continuent de déployer en vue de promouvoir la paix et la stabilité en Côte d'Ivoire, et leur renouvelant son plein soutien,

Réitérant sa ferme condamnation de toute tentative de déstabiliser le processus de paix par la force, en particulier l'attentat commis le 29 juin 2007 à Bouaké contre le Premier ministre de la République de Côte d'Ivoire, M. Guillaume Soro, qui a fait plusieurs victimes, et soulignant que les auteurs de tels actes criminels doivent être traduits en justice,

Ayant pris note du rapport du Secrétaire général en date du 2 janvier  2008 (S/2008/1),

Condamnant à nouveau fermement toutes les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire commises en Côte d'Ivoire,

Rappelant sa résolution 1612 (2005) sur les enfants dans les conflits armés et les conclusions ultérieures du Groupe de travail sur les enfants dans les conflits armés concernant les parties au conflit armé en Côte d'Ivoire (S/2007/93),

Rappelant également sa résolution 1325 (2000) sur les femmes, la paix et la sécurité, et sa résolution 1674 (2006) sur la protection des civils dans les conflits armés,

Accueillant avec satisfaction la création, comme agréé par les parties lors de la réunion du Comité d'évaluation et d'accompagnement (CEA) du 11 mai 2007 et par le Facilitateur, d'un organe consultatif international chargé d'accompagner les forces politiques ivoiriennes et le Facilitateur dans la mise en œuvre de l'Accord politique de Ouagadougou, soulignant l'importance que cet organe prenne part aux réunions du CEA, en qualité d'observateur, et rappelant qu'il peut être consulté à tout moment par le Facilitateur,

Se félicitant du succès de la conférence des donateurs du 18 juillet 2007 et soulignant l'importance que le système des Nations Unies et la communauté internationale maintiennent leur appui au renforcement des capacités du Gouvernement de Côte d'Ivoire et des instances électorales en vue de l'organisation des élections présidentielle et législatives,

Considérant que la situation en Côte d'Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationales dans la région,

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

Se félicite de la signature à Ouagadougou, le 28 novembre 2007, des accords complémentaires numéro 2 et 3 entre le Président Laurent Gbagbo et M. Guillaume Soro (" les accords complémentaires "), sous les auspices du Président Blaise Compaoré du Burkina Faso;

Prend note de la recommandation de l'Union africaine à cet égard, approuve les accords complémentaires, demande aux parties ivoiriennes de mettre en œuvre l'accord politique de Ouagadougou et ces accords complémentaires pleinement, de bonne foi et conformément au calendrier modifié par ces accords, ce qui implique que les parties ivoiriennes devront redoubler d'efforts, et encourage la communauté internationale à poursuivre son soutien à cet effet;

Félicite le Facilitateur pour ses efforts continus en vue de soutenir le processus de paix et encourage les parties ivoiriennes à continuer à faire des progrès concrets en particulier dans le processus d'identification de la population de Côte d'Ivoire et d'inscription des électeurs sur les listes électorales, le désarmement et le démantèlement des milices, le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, l'unification et la réforme des forces de défense et de sécurité et la restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire;

Décide de proroger les mandats de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent, fixés par la résolution 1739 (2007), jusqu'au 30 juillet 2008, en vue d'aider à l'organisation en Côte d'Ivoire d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes dans les délais prévus par l'Accord politique de Ouagadougou et par les Accords complémentaires du 28 novembre 2007;

Prie l'ONUCI, dans la limite de ses ressources et de son mandat existants, de soutenir la pleine mise en oeuvre de l'Accord politique de Ouagadougou, en prenant en compte notamment le calendrier prévu par l'accord complémentaire numéro 3;

Appelle toutes les parties concernées à faire en sorte que la protection des femmes et des enfants soit prise en compte dans la mise en œuvre de l'Accord politique de Ouagadougou, ainsi que dans les phases de reconstruction et de relèvement après le conflit, y compris la poursuite de la surveillance et de la communication de l'information sur la situation des femmes et des enfants;

Invite en outre les parties signataires de l'Accord politique de Ouagadougou à prendre les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles vulnérables, y compris en garantissant le retour volontaire, la réinstallation, la réintégration et la sécurité des personnes déplacées, avec l'appui du système des Nations Unies, et à remplir à cet égard leurs engagements conformément aux dispositions de l'Accord politique de Ouagadougou et leurs obligations en vertu du droit international humanitaire;

Exprime son intention de réexaminer d'ici au 30 juillet 2008 les mandats de l'ONUCI et des forces françaises qui la soutiennent, ainsi que le niveau des effectifs de l'ONUCI, à la lumière des progrès réalisés dans la mise en œuvre des étapes-clefs du processus de paix, et prie le Secrétaire général de lui soumettre un rapport sur ces étapes-clefs trois semaines avant cette date;

Apporte son plein soutien aux efforts du Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d'Ivoire et rappelle que le Représentant Spécial du Secrétaire général en Côte d'Ivoire certifiera que tous les stades du processus électoral fourniront toutes les garanties nécessaires pour la tenue d'élections présidentielle et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes, conformément aux normes internationales;

Prie le Secrétaire général de le tenir régulièrement informé en particulier de la préparation du processus électoral, y compris de l'inscription des électeurs sur les listes électorales, notamment en lui présentant un rapport à cet égard au plus tard le 15 avril 2008, et apprécie favorablement la création au sein de l'ONUCI d'une cellule d'appui à la certification pour assister le Représentant spécial dans l'accomplissement de cette mission;

Prie le Secrétaire général de continuer de prendre les mesures nécessaires pour assurer le respect intégral au sein de l'ONUCI de la politique de tolérance zéro de l'Organisation des Nations Unies à l'égard de l'exploitation et de la violence sexuelles et de tenir le Conseil informé à ce sujet, et prie instamment les pays qui fournissent des contingents de prendre les mesures préventives voulues, notamment des actions de sensibilisation préalables au déploiement, et d'autres mesures visant à ce que tout membre de leur personnel s'étant conduit de la sorte réponde pleinement de ses actes;

Rappelle l'importance des dispositions de l'Accord politique de Ouagadougou et des accords complémentaires, y compris les paragraphe 8.1 de l'accord politique de Ouagadougou et les paragraphes 8 et 9 de l'Accord complémentaire numéro 3, et exhorte les forces politiques ivoiriennes à s'en remettre à la médiation du Facilitateur pour toute difficulté majeure liée au processus électoral;

Encourage le Facilitateur, à continuer à soutenir le processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire, et prie l'ONUCI de continuer à l'assister, ainsi que son représentant spécial à Abidjan, M. Boureima Badini, dans la mise en œuvre de la facilitation, y compris en aidant le Facilitateur, en tant que de besoin et à sa demande, dans l'exécution de son rôle d'arbitrage conformément aux dispositions du paragraphe 8.1 de l'Accord politique de Ouagadougou et des paragraphes 8 et 9 de l'Accord complémentaire numéro 3;

Décide de demeurer activement saisi de la question.

 Quinzième rapport du Secrétaire général sur l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (S/2008/1)

Le Secrétaire général, dans ce rapport, rend compte des principaux événements survenus en Côte d'Ivoire au cours des trois derniers mois.  Il  recommande que le mandat de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) soit prorogé pour une période de 12 mois, jusqu'au 15 janvier 2009, et que les effectifs actuels de l'Opération soient maintenus jusqu'à ce que les objectifs fixés dans son treizième rapport (S/2007/275) soient atteints.  Ces objectifs concernent notamment l'achèvement de l'opération de désarmement et de démobilisation des combattants, le désarmement et le démantèlement des milices et le rétablissement de l'autorité de l'État dans tout le pays.

Ban Ki-moon estime, dans son rapport, que la situation générale en matière de sécurité en Côte d'Ivoire "a continué de s'améliorer, grâce essentiellement au climat politique favorable engendré par l'Accord de Ouagadougou", conclu le 4 mars 2007 entre le Président Laurent Gbagbo et l'ancien chef rebelle Guillaume Soro.  Selon le Secrétaire général, "les forces armées nationales de Côte d'Ivoire et les forces armées des Forces nouvelles se sont montrées plus disposées à collaborer, assurant la sécurité d'importants événements visant à restaurer la confiance".  Depuis l'établissement de la ligne verte le 15 septembre, aucune violation de l'ancienne zone de confiance n'a été par ailleurs signalée, tandis que les positions des deux forces sont demeurées inchangées.  Pour M. Ban, le risque que les hostilités reprennent entre les forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire et les Forces nouvelles reste donc faible.

Le Secrétaire général constate néanmoins des "facteurs d'instabilité structurels", estimant en particulier que "le manque de progrès significatifs en vue de l'unification des forces de défense et de sécurité et du démantèlement et du désarmement des milices dans l'ouest constituent toujours une menace potentielle pour l'avenir du processus de paix". Il relève en outre une hausse de la criminalité dans plusieurs régions, s'expliquant notamment par la présence des armes dans le pays.

Sur le plan politique, la signature, le 28 novembre, des deux accords complémentaires à l'Accord de Ouagadougou est, selon M. Ban, de nature à donner un "nouvel élan" à la mise en œuvre de l'Accord. Le fait que MM. Gbagbo et Soro interviennent directement pour résoudre les questions essentielles ayant retardé le processus "atteste encore une fois la qualité de leur partenariat, ainsi que l'importance d'une approche consensuelle et de l'appropriation du processus de paix par les Ivoiriens", écrit-il. Les nouvelles échéances fixées dans les accords complémentaires étant "très ambitieuses", les parties et leurs partenaires internationaux devront, souligne le Secrétaire général, "redoubler d'efforts pour mettre en place les arrangements pratiques et les ressources financières nécessaires", en particulier pour l'identification de la population, l'inscription des électeurs, le désarmement, la réunification des forces armées et le rétablissement de l'autorité de l'État.

"La tenue d'élections crédibles, libres, équitables et transparentes sera cruciale pour le retour à une paix durable en Côte d'Ivoire", affirme M. Ban, constatant la détermination des parties ivoiriennes à organiser un scrutin dès que possible.  "Pour être couronné de succès, le processus de paix doit impérativement être ouvert à tous", assure le Secrétaire général, qui met également l'accent sur la nécessité pour les Ivoiriens de lutter contre l'impunité, "en particulier s'agissant des crimes économiques et des violations des droits de l'homme".  Si la situation des droits de l'homme semble s'être améliorée, il se dit toutefois "préoccupé par le fait que des sévices et autres violations continuent d'être commis" et "demande aux parties ivoiriennes de protéger la population civile, en particulier les femmes et les enfants".

Ban Ki-moon insiste enfin sur la nécessité d'un concours "sans relâche" de la part des partenaires internationaux, notamment de l'ONU, laquelle, dit-il, "reste déterminée à aider les parties ivoiriennes à appliquer intégralement l'Accord de Ouagadougou". Il importe également que la communauté internationale "demeure résolue à appuyer les parties ivoiriennes" car, selon lui, "le processus de paix en Côte d'Ivoire entrera dans une phase critique pendant la première moitié de 2008".

Au 24 décembre 2007, les effectifs militaires et ceux de la police civile étaient respectivement de 8 033 et de 1 127 (377 agents et 750 membres des unités de police constituées).

Source: Conseil de Sécurité de l’ONU

par tressia publié dans : Crise ivoirienne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 21 janvier 2008

Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses résolutions antérieures, en particulier la résolution 1739 (2007), et les déclarations de son président concernant la situation en Côte d’Ivoire,

Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la Côte d’Ivoire, et rappelant l’importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale,

Rappelant qu’il a entériné l’Accord signé par le Président Laurent Gbagbo et M. Guillaume Soro à Ouagadougou le 4 mars 2007 (« l’Accord politique de Ouagadougou », S/2007/144), et qu’il a soutenu la nomination de M. Guillaume Soro aux fonctions de premier ministre,

Rendant hommage au Président de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Président Blaise Compaoré, pour ses efforts continus de facilitation du dialogue direct inter-ivoirien qui ont permis en particulier la signature de l’Accord politique de Ouagadougou, et aux autres dirigeants de la région, félicitant et encourageant l’Union africaine et la CEDEAO pour les efforts qu’elles continuent de déployer en vue de promouvoir la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire, et leur renouvelant son plein soutien,

Réitérant sa ferme condamnation de toute tentative de déstabiliser le processus de paix par la force, en particulier l’attentat commis le 29 juin 2007 à Bouaké contre le Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire, M. Guillaume Soro, qui a fait plusieurs victimes, et soulignant que les auteurs de tels actes criminels doivent être traduits en justice,

Ayant pris note du rapport du Secrétaire général en date du 14 mai 2007 (S/2007/275),

Condamnant à nouveau fermement toutes les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en Côte d’Ivoire,

Rappelant ses résolutions 1460 (2003) et 1612 (2005) sur les enfants dans les conflits armés et les conclusions ultérieures du Groupe de travail sur les enfants dans les conflits armés concernant les parties au conflit armé en Côte d’Ivoire (S/2007/93),

Rappelant également sa résolution 1325 (2000) sur les femmes, la paix et la sécurité,

Considérant que la situation en Côte d’Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationales dans la région,

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

1. Décide de proroger les mandats de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent jusqu’au 15 janvier 2008, en vue d’aider à l’organisation en Côte d’Ivoire d’élections libres, ouvertes, justes et transparentes dans les délais prévus par l’Accord politique de Ouagadougou, et exprime sa disposition à les renouveler en tant que de besoin;

2. Endosse les recommandations contenues dans les paragraphes 42 à 72 et 75 à 83 du rapport du Secrétaire général en date du 14 mai 2007, qui adaptent le rôle de l’ONUCI à la nouvelle phase du processus de paix définie par l’Accord politique de Ouagadougou, et, en conséquence, prie l’ONUCI, dans la limite de ses ressources existantes, de soutenir la pleine mise en oeuvre de l’Accord politique de Ouagadougou, y compris en apportant un appui au centre de commandement intégré, au rétablissement de l’administration de l’État sur toute l’étendue du territoire, aux processus d’identification et d’inscription des électeurs sur les listes électorales, au processus électoral, aux personnes touchées par le conflit, à l’instauration d’un environnement politique positif, à la protection et à la promotion des droits de l’homme et au processus de relèvement économique de la Côte d’Ivoire;

3. Appelle toutes les parties concernées à faire en sorte que la protection des femmes et des enfants soit prise en compte dans la mise en oeuvre de l’Accord politique de Ouagadougou, ainsi que dans les phases de reconstruction et de relèvement après le conflit, y compris la poursuite de la surveillance et de la communication de l’information sur la situation des femmes et des enfants;

4. Invite en outre les parties signataires de l’Accord politique de Ouagadougou à prendre les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles vulnérables, y compris en garantissant le retour volontaire, la réinstallation, la réintégration et la sécurité des personnes déplacées, avec l’appui du système des Nations Unies, et à remplir à cet égard leurs engagements conformément aux dispositions de l’Accord politique de Ouagadougou et leurs obligations en vertu du droit humanitaire international;

5. Exprime son intention de réexaminer d’ici au 15 octobre 2007 les mandats de l’ONUCI et des forces françaises qui la soutiennent, ainsi que le niveau des effectifs de l’ONUCI, à la lumière des progrès réalisés dans la mise en œuvre des étapes clefs du processus de paix, et prie le Secrétaire général de lui soumettre un rapport sur ces étapes clefs avant cette date;

6. Décide de mettre un terme au mandat du Haut Représentant pour les élections, décide en conséquence que le Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d’Ivoire certifiera que tous les stades du processus électoral fournirontS/RES/1765 (2007) toutes les garanties nécessaires pour la tenue d’élections présidentielle et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes, conformément aux normes internationales, et prie le Secrétaire général de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que le Représentant spécial dispose d’une cellule d’appui lui fournissant toute l’assistance requise pour pouvoir s’acquitter de cette mission;

7. Rend hommage au Haut Représentant pour les élections, M. Gérard

Stoudmann, dont les efforts inlassables ont permis d’enregistrer des progrès dans la mise en oeuvre du processus de paix et la préparation des élections;

8. Rappelle l’importance des dispositions de l’Accord politique de Ouagadougou, y compris son paragraphe 8.1, et exhorte les forces politiques ivoiriennes à s’en remettre à la médiation du Facilitateur, pour toute difficulté majeure liée au processus électoral;

9. Se déclare favorable à la création, comme agréé par les parties lors de la réunion du Comité d’évaluation et d’accompagnement (CEA) du 11 mai 2007 et par le Facilitateur, d’un organe consultatif international incluant le Représentant spécial du Secrétaire général, le Coordonnateur résident du système des Nations Unies, et les représentants de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de l’Union européenne, de l’Union africaine, de la Banque africaine de développement, de la CEDEAO et de la France, et chargé d’accompagner les forces politiques ivoiriennes et le Facilitateur dans la mise en oeuvre de l’Accord politique de Ouagadougou, et note que cet organe prendra part aux réunions du CEA, en qualité d’observateur, et pourra être consulté à tout moment par le Facilitateur;

10. Encourage le Facilitateur, le Président Blaise Compaoré, à continuer à soutenir le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, se réjouit de sa décision de nommer un représentant spécial à Abidjan pour le suivi de l’Accord politique de Ouagadougou, et prie l’ONUCI de l’assister dans la mise en oeuvre de la facilitation, y compris en l’aidant, en tant que de besoin et à sa demande, dans l’exécution de son rôle d’arbitrage conformément aux dispositions du paragraphe 8.1 de l’Accord politique de Ouagadougou;

11. Décide de demeurer activement saisi de la question.

par tressia publié dans : Crise ivoirienne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 21 janvier 2008

Conseil de sécurité

  CS/8937

----------------------------------------------------------------------------------

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

 

5617e séance – après-midi

 

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ PROROGE JUSQU’AU 30 JUIN LE MANDAT DE L’ONUCI, CHARGÉE D’APPUYER L’ACTION DU PREMIER MINISTRE IVOIRIEN PENDANT LA PÉRIODE DE TRANSITION

 Considérant que la situation en Côte d’Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationales dans la région, le Conseil de sécurité a décidé cet après-midi que les mandats de l’ONUCI et des forces françaises qui la soutiennent, seront prorogés jusqu’au 30 juin 2007.

 Aux termes de la résolution 1739 (2007), présentée par la France et adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil exprime, en outre, son intention de réexaminer d’ici à cette date leurs mandats, y compris leur durée et le niveau d’effectifs de l’ONUCI, à la lumière des progrès enregistrés dans la mise en œuvre de la résolution 1721 (2006).  Adoptée le 1er novembre dernier, cette résolution vise à mettre pleinement en œuvre le processus de paix en Côte d’Ivoire sous la conduite du Premier Ministre, M. Charles Konan Banny, et à y organiser, d’ici au 31 octobre prochain, des élections présidentielles et législatives libres, ouvertes, régulières et transparentes.

 La résolution 1739 spécifie le mandat dont l’ONUCI s’acquittera à compter d’aujourd’hui.  Elle sera notamment chargée d’observer la cessation des hostilités et les mouvements de groupes armés, en prévenant au besoin toute action hostile.  Dans ce cadre, elle aura pour tâche d’aider le Gouvernement ivoirien à surveiller les frontières, en prêtant une attention particulière à la situation des réfugiés libériens et à tous mouvements transfrontières de combattants.

 S’agissant du volet désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement et réinstallation, l’ONUCI sera chargée d’aider le Gouvernement à procéder au regroupement de toutes les forces ivoiriennes en présence, ainsi qu’à assurer la sécurité des sites de désarmement, de cantonnement et de démobilisation de ces dernières.  Elle apportera également son concours à la mise en œuvre du programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants, en prêtant spécialement attention aux besoins particuliers des femmes et des enfants.

 L’ONUCI aura également pour mandat de coordonner étroitement avec la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) la mise en œuvre d’un programme de rapatriement librement consenti et de réinstallation des ex-combattants étrangers pour appuyer les efforts déployés par le Gouvernement de Côte d’Ivoire.

 La résolution demande, par ailleurs, à l’ONUCI d’aider le Premier Ministre ivoirien, Charles Konan Banny, à élaborer et à mettre en œuvre le programme de désarmement et de démantèlement des milices visé à l’article 12 de la résolution 1721 (2006) et à en surveiller la mise en œuvre.  À ce titre, elle sera chargée de mettre en sûreté, neutraliser ou détruire la totalité des armes, munitions et

autres matériels militaires remis par les milices.  Le Conseil de sécurité charge également l’ONUCI de contribuer à la sécurisation des opérations d’identification de la population et d’enregistrement des électeurs, dans la limite de ses capacités et de ses zones de déploiement.

 Dans le cadre de la réforme de la sécurité, l’ONUCI apportera son concours à l’élaboration d’un plan de restructuration des forces de défense et de sécurité et à la préparation d’éventuels séminaires sur la réforme du secteur de la sécurité, qui seraient organisés par l’Union africaine et la CEDEAO.  Elle devra aussi aider le Gouvernement de Côte d’Ivoire à rétablir une présence policière civile, l’autorité de la justice et l’état de droit partout en Côte d’Ivoire, et le conseiller pour la réorganisation des services de sécurité intérieure.

 L’ONUCI surveillera également les embargos sur les armes, imposés par le Conseil au paragraphe 7 de sa résolution 1572 (2004), en coopération avec le Groupe d’experts, y compris en inspectant, autant qu’elle l’estime nécessaire et sans préavis, les cargaisons des aéronefs et de tout véhicule de transport utilisant les ports, aéroports, terrains d’aviation, bases militaires et postes frontière en Côte d’Ivoire.  Dans ce contexte, elle recueillera les armes et tout matériel connexe dont la présence sur le territoire de la Côte d’Ivoire constituerait une violation des mesures imposées.

 Le mandat révisé de l’ONUCI couvrira aussi les aspects suivants: protection du personnel des Nations Unies, des institutions et des civils; appui aux opérations humanitaires; appui au redéploiement de l’administration; assistance dans le domaine des droits de l’homme en tenant compte de la nécessité de mettre fin à l’impunité; information; et ordre public.

 L’ONUCI sera autorisée à utiliser tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de son mandat, dans les limites de ses capacités et dans les zones de déploiement de ses unités, avec l’appui des forces françaises. 

 

par tressia publié dans : Crise ivoirienne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 21 janvier 2008

Investi des pouvoirs nécessaires pour conduire le processus de paix, le Premier Ministre Charles Konan Banny devra lancer l’opération d’identification des électeurs

 

Devant la persistance de la crise en Côte d’Ivoire et l’impossibilité de respecter le calendrier électoral initialement prévu, le Conseil a adopté cet après-midi une résolution visant à mettre pleinement en œuvre le processus de paix dans ce pays et à y organiser d’ici le 31 octobre 2007 des élections présidentielle et législatives libres, ouvertes, régulières et transparentes.

 

Présentée par la France, la résolution 1721 (2006) a été adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil.  Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil déclare que l’application intégrale de ladite résolution et du processus de paix sous la conduite du Premier Ministre, M. Charles Konan Banny, exige des parties ivoiriennes qu’elles s’y conforment totalement et n’invoquent aucune disposition légale pour faire obstacle à ce processus.

 

Le Conseil souscrit aux décisions du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, selon lesquelles le Président Laurent Gbagbo et Charles Konan Banny demeureront respectivement chef de l’État et Premier Ministre de la Côte d’Ivoire, à partir du 1er novembre 2006, pour une nouvelle période finale de transition n’excédant pas 12 mois.  M. Konan Banny ne pourra pas se présenter comme candidat à l’élection présidentielle.

 

Aux termes de cette résolution, le Premier Ministre aura pour mandat de mettre en œuvre toutes les dispositions de la feuille de route établie par le Groupe de travail international (GTI) et des accords conclus entre les parties ivoiriennes en vue de l’organisation de ces élections avec l’appui de l’ONU et des donateurs.

 

Pour ce faire, le Conseil souligne que le Premier Ministre devra disposer de tous les pouvoirs nécessaires, de toutes les ressources financières, matérielles et humaines requises et d’une autorité totale et sans entraves, notamment sur les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire et sur le Gouvernement qu’il aura constitué.  Exigeant la reprise immédiate du programme de désarmement et de démantèlement des milices sur l’ensemble du territoire national, le Conseil souligne la responsabilité personnelle des chefs des milices à cet égard.

 

Le Conseil invite en outre le Premier Ministre à établir immédiatement un groupe de travail chargé de lui soumettre un plan sur la restructuration des forces de défense et de sécurité, en vue de refonder des forces de défense et de sécurité attachées aux valeurs d’intégrité et de moralité républicaine.  Il encourage à cette fin l’Union africaine et la CEDEAO à organiser des séminaires sur la réforme du secteur de la sécurité.

 

De même, M. Konan Banny est invité à établir immédiatement un groupe de travail chargé de l’aider à mettre en œuvre les processus d’identification et d’enregistrement des électeurs, afin d’assurer leur crédibilité et leur transparence.  Dans le cadre de l’opération d’identification, qui devra être menée conjointement à celles de DDR, le Conseil lui a demandé de prendre toutes les mesures appropriées en vue d’accélérer la délivrance des certificats de naissance et de nationalité.

 

Les parties ivoiriennes sont également exhortées à mettre un terme à toutes les incitations à la haine et à la violence dans les médias ainsi qu’à s’abstenir de tout recours à la force et à la violence.  Le Conseil exige aussi qu’elles garantissent la sécurité et la liberté de circulation sur l’ensemble du territoire ivoirien de tous les ressortissants ivoiriens et du personnel de l’ONU et des forces françaises.

 

Des sanctions ciblées pourront être prises au besoin, souligne le Conseil, contre les personnes reconnues comme entravant la mise en œuvre du processus de paix, comme responsables de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire et comme incitant publiquement à la haine et à la violence ou agissant en violation de l’embargo sur les armes, conformément aux résolutions 1572 (2004) et 1643 (2005) du Conseil de sécurité.

par tressia publié dans : Crise ivoirienne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 21 janvier 2008

Le Conseil de Sécurité de l’ONU, réuni le vendredi 21 octobre 2005, à New York, a décidé, dans sa résolution 1633, afférente à la crise ivoirienne, d’entériner les dernières décisions prises par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’U.A. Ainsi donc, le Président GBAGBO, passé le 30 octobre 2005, date de la fin de son mandat, demeure en fonction pour une période de 12 mois. Lire l’intégralité de la résolution 1633.

 Le Conseil de sécurité, Rappelant ses résolutions antérieures et les déclarations de son président concernant la situation en Côte d’Ivoire, Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la Côte d’Ivoire, et rappelant l’importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale.

 Rappelant qu’il a entériné l’Accord signé par les forces politiques ivoiriennes à Linas-Marcoussis le 24 janvier 2003 (S/2003/99) (l’Accord de Linas-Marcoussis), approuvé par la Conférence des chefs d’État sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris les 25 et 26 janvier 2003, l’Accord signé le 30 juillet 2004 à Accra (l’Accord d’Accra III) et l’Accord signé le 6 avril 2005 à Pretoria (l’Accord de Pretoria).

 Réaffirmant que les Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria demeurent le cadre approprié pour le règlement pacifique et durable de la crise en Côte d’Ivoire, Ayant pris note de la décision que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, réuni au niveau des chefs d’État et de gouvernement, a adoptée à sa quarantième réunion, tenue le 6 octobre 2005 à Addis-Abeba (“la décision du Conseil de paix et de sécurité ”) (S/2005/639). Ayant également pris note de la création d’un groupe de travail international au niveau ministériel (“le Groupe de travail international ”) et des efforts de médiation menés au jour le jour par des représentants du groupe de travail international (“le Groupe de médiation”).

 Ayant entendu, le 13 octobre 2005, un exposé du Ministre nigérian et du Commissaire de l’Union africaine au nom de l’Union africaine, du Représentant spécial du Secrétaire général et du Haut Représentant pour les élections, Se déclarant vivement préoccupé par la persistance de la crise et la détérioration de la situation en Côte d’Ivoire, Condamnant à nouveau fermement toutes les violations des droits de l’homme commises en Côte d’Ivoire, Considérant que la situation en Côte d’Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationale dans la région. Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

 1. Félicite l’Union africaine, en particulier le Président Olusegun Obasanjo du Nigéria, Président de l’Union africaine, et le Président Thabo Mbeki de la République sud-africaine, Médiateur de l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les dirigeants de la région, des efforts qu’ils continuent de déployer en vue de promouvoir la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire, et leur renouvelle son plein soutien ;

 2. Salue les efforts que ne cessent de déployer le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Pierre Schori, et le Haut Représentant pour les élections, M. Antonio Monteiro, et leur réitère son plein appui, notamment pour le rôle d’arbitrage et de certification du Haut Représentant pour les élections ;

 3. Réaffirme qu’il souscrit à l’observation de la CEDEAO et du Conseil de paix et de sécurité concernant l’expiration du mandat du Président Laurent Ggagbo le 30 octobre 2005 et l’impossibilité d’organiser des élections présidentielles à la date prévue, et à la décision du Conseil de paix et de sécurité, à savoir, notamment, que le Président Gbagbo demeurera chef de l’État à partir du 31 octobre 2005 pour une période n’excédant pas 12 mois et exige de toutes les parties signataires des Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria, ainsi que de toutes les parties ivoiriennes concernées, qu’elles l’appliquent pleinement et sans retard ;

 4. Se déclare favorable à l’établissement du Groupe de travail international au niveau ministériel et du Groupe de médiation, qui devraient tous deux être coprésidés par le Représentant spécial du Secrétaire général, engage le Groupe de travail international à se réunir le plus tôt possible, et confirme que le secrétariat du Groupe de travail international sera coordonné par l’Organisation des Nations Unies, conformément à l’article vi) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité ;

 5. Prie instamment le Président de l’Union africaine, le Président de la CEDEAO et le Médiateur de l’Union africaine de consulter immédiatement toutes les parties ivoiriennes en vue de la nomination, d’ici au 31 octobre 2005, d’un nouveau premier ministre acceptable pour toutes les parties ivoiriennes signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis, conformément à l’article ii) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, et de rester en contact étroit avec le Secrétaire général tout au long de ce processus ;

 6. Appuie pleinement l’article III) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, dans lequel il est souligné que les ministres rendront compte au Premier Ministre, qui exercera pleinement son autorité sur son cabinet ;

 7. Réaffirme combien il importe que tous les ministres participent pleinement au gouvernement de réconciliation nationale, comme il ressort clairement de la déclaration de son président en date du 25 mai 2004 (S/PRST/2004/17), considère donc que, si un ministre ne participe pas pleinement audit gouvernement, son portefeuille doit être repris par le Premier Ministre, et prie le Groupe de travail international de suivre de près l’évolution de la situation à cet égard ;

 8. Souligne que le Premier Ministre doit disposer de tous les pouvoirs nécessaires, conformément à l’Accord de Linas-Marcoussis, ainsi que de toutes les ressources financières, matérielles et humaines voulues, en particulier dans les domaines de la sécurité, de la défense et des affaires électorales, en vue d’assurer le bon fonctionnement du Gouvernement, de garantir la sécurité et le redéploiement de l’administration et des services publics sur l’ensemble du territoire ivoirien, de conduire le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration et les opérations de désarmement et de démantèlement des milices, et d’assurer l’équité de l’opération d’identification et d’inscription des électeurs, ce qui permettrait d’organiser des élections libres, ouvertes, régulières et transparentes, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies ;

 9. Exhorte toutes les parties ivoiriennes à veiller à ce que le Premier Ministre dispose de tous les pouvoirs et de toutes les ressources décrits au paragraphe 8 ci-dessus et ne rencontre aucun obstacle ni aucune difficulté dans l’exercice de ses fonctions ;

 10. Demande au Groupe de travail international, en se fondant sur les articles iii) et v) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, de vérifier que le Premier Ministre dispose de tous les pouvoirs et de toutes les ressources décrits au paragraphe 8 ci-dessus et de rendre immédiatement compte au Conseil de sécurité de tout obstacle ou problème que le Premier Ministre pourrait rencontrer dans l’exercice de ses fonctions et d’identifier les responsables ;

 11. Invite le Groupe de travail international, notant que le mandat de l’Assemblée nationale prend fin le 16 décembre 2005, à consulter toutes les parties ivoiriennes, si nécessaire en liaison avec le Forum de dialogue national mentionné au paragraphe 11 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, en vue de faire en sorte que les institutions ivoiriennes fonctionnent normalement jusqu’à la tenue des élections en Côte d’Ivoire, et de tenir le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine informés à cet égard ;

 12. Considère, ainsi que l’a noté le Conseil de paix et de sécurité au paragraphe 9 de sa décision, que des mesures additionnelles sont requises afin d’accélérer la mise en œuvre de certaines des dispositions des Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria, en particulier l’opération de désarmement, démobilisation et réintégration, le démantèlement et le désarmement des milices et l’établissement des conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, régulières, ouvertes et transparentes, y compris en ce qui concerne l’opération d’identification et d’inscription des électeurs ;

 13. Demande en conséquence que le Groupe de travail international élabore dès que possible une feuille de route en consultation avec toutes les parties ivoiriennes, en vue de tenir des élections libres, régulières, ouvertes et transparentes dès que possible et au plus tard le 31 octobre 2006, qui traiterait en particulier des questions suivantes : a) La nomination d’un nouveau premier ministre, conformément aux dispositions du paragraphe 5 ci-dessus ; b) La mise en œuvre de toutes les questions en suspens auxquelles il est fait référence au paragraphe 12 ci-dessus, rappelant à cet égard que l’opération parallèle d’identification et de cantonnement des forces, prévue dans le programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion et réadaptation signé à Yamoussoukro le 14 mai 2005, hâterait l’établissement des conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, régulières, ouvertes et transparentes ;

 14. Exige des Forces nouvelles qu’elles appliquent sans délai le programme de désarmement, démobilisation et réintégration afin de faciliter le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, la réunification du pays et l’organisation d’élections dès que possible ;

 15. Affirme que l’opération d’identification doit commencer sans retard ;

 16. Exige de toutes les parties ivoiriennes qu’elles mettent un terme à toutes les incitations à la violence et à la haine, à la radio, à la télévision et dans tous les autres médias ;

 17. Exige également que les milices soient désarmées et démantelées immédiatement sur l’ensemble du territoire national ;

 18. Rappelle les paragraphes 5 et 7 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, et exige de toutes les parties ivoiriennes qu’elles s’abstiennent de tout recours à la force et à la violence, y compris contre les civils et les étrangers, et de toutes formes de manifestations de rue de nature à créer des troubles ;

 19. Demande instamment aux pays voisins de la Côte d’Ivoire d’empêcher tout mouvement transfrontière de combattants ou d’armes vers la Côte d’Ivoire ;

 20. Se déclare à nouveau gravement préoccupé par toutes les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en Côte d’Ivoire, et demande instamment aux autorités ivoiriennes d’enquêter sans retard sur ces violations afin de mettre un terme à l’impunité ;

 21. Condamne les graves attaques menées contre le personnel de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et les entraves inacceptables à la liberté de mouvement de l’ONUCI et des forces françaises, exige de toutes les parties ivoiriennes qu’elles coopèrent pleinement à leurs opérations, notamment en garantissant la sécurité et la liberté de circulation de leur personnel et du personnel associé sur tout le territoire de la Côte d’Ivoire, et affirme qu’aucune entrave à leur liberté de mouvement et à la pleine mise en œuvre de leur mandat ne sera tolérée ;

 22. Prend note du paragraphe 13 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, appelle la déclaration de son président en date du 14 octobre 2005 (S/PRST/2005/49) et ses décisions au titre de la résolution 1609 (2005) du 24 juin 2005, notamment ses paragraphes 4, 5 et 6, et entend réexaminer, d’ici au 24 janvier 2006, date de la fin du mandat de l’ONUCI, le niveau des effectifs de l’ONUCI, à la lumière de la situation en Côte d’Ivoire ;

 23. Rappelle le paragraphe 12 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, dans lequel ce dernier appuie les mesures individuelles prévues aux paragraphes 9 et 11 de la résolution 1572 (2004) du 15 novembre 2004, et réaffirme qu’il est prêt à imposer ces mesures à l’encontre de toute personne qui bloquerait la mise en œuvre du processus de paix, tel qu’il est notamment défini dans la feuille de route mentionnée au paragraphe 13 ci-dessus, de toute personne qui serait tenue responsable de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Côte d’Ivoire, de toute personne qui inciterait publiquement à la haine et à la violence, ou de toute personne ou entité jugée en état d’infraction à l’embargo sur les armes ;

 24. Demande instamment au Groupe de travail international, qui recevra régulièrement des rapports du Groupe de médiation, et au comité des sanctions créé par la résolution 1572 (2004) du 15 novembre 2004, d’évaluer, de contrôler et de suivre de près les progrès réalisés en ce qui concerne les questions mentionnées aux paragraphes 14 à 18 ci-dessus ;

 25. Décide de rester activement saisi de la question.

par tressia publié dans : Crise ivoirienne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 21 janvier 2008

Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 4918e séance, le 27 février 2004

 Le Conseil de sécurité,

 RAPPELANT ses résolutions 1464 (2003) du 4 février 2003, 1479 (2003) du 13 mai 2003, 1498 (2003) du 4 août 2003, 1514 (2003) du 13 novembre 2003 et 1527 (2004) du 4 février 2004, ainsi que les déclarations de son président sur la Côte d'Ivoire,

REAFFIRMANT son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Côte d'Ivoire, et rappelant l'importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale,

RAPPELANT qu'il a entériné l'accord signé par les forces politiques ivoiriennes à Lina.s-Marcoussis le 24 janvier 2003 (S/2003/99) (l'Accord de Linas-Marcoussis), approuvé par la Conférence des chefs d'État sur la Côte d'Ivoire qui s'est tenue à Paris les 25 et 26 janvier 2003,

PRENANT note avec satisfaction des progrès récents, en particulier la réintégration des Forces nouvelles dans le Gouvernement, la conclusion de l'accord sur l'exécution du programme de désarme ment, démobilisation et réinsertion et les pourparlers entre le Président de la République de Côte d'Ivoire et les Forces nouvelles,

CONSIDERANT que les parties ivoiriennes ont progressé comme l'avait demandé le Secrétaire général vers la mise en oeuvre des mesures visées au paragraphe 86 de son rapport sur la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire en date du 6 janvier 2004 (S/2004/3), comme le Conseil en a reçu confirmation le 4 février 2004, et encourageant les parties ivoiriennes à poursuivre leurs efforts en ce sens,

APPELANT les parties et le Gouvernement de réconciliation nationale à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir de nouvelles violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire et mettre un terme à l'impunité,

REAFFIRMANT aussi ses résolutions 1325 (2000) sur les femmes, la paix et la sécurité, 1379 (2001) et 1460 (2003) sur les enfants dans les conflits armés et 1265 (1999) et 1296 (2000) sur la protection des civils dans les conflits armés,

ACCUEILLANT avec satisfaction et encourageant les efforts que l'Organisation des Nations Unies déploie, dans le cadre de toutes ses opérations de maintien de la paix, pour sensibiliser le personnel de maintien de la paix à la question de l'action de prévention et de lutte contre le VIH/sida et d'autres maladies transmissibles,

PROFONDEMENT préoccupé par la dégradation de la situation économique en Côte d'Ivoire, qui pèse lourdement sur l'ensemble de la sous-région,

SE FELICITANT que l'Union africaine se soit engagée à soutenir le processus de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire,

RAPPELANT qu'il soutient sans réserve les efforts que déploient la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la France en vue de promouvoir un règlement pacifique du conflit, et saluant en particulier l'efficacité de l'action menée par les forces de la CEDEAO pour stabiliser le pays,

PRENANT note du message que lui a adressé le Président de la République de Côte d'Ivoire le 10 novembre 2003, tendant à ce que la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire (MINUCI) soit transformée en opération de maintien de la paix,

PRENANT note de la demande que lui a adressée la CEDEAO le 24 novembre 2003, tendant à ce qu'une opération de maintien de la paix soit créée en Côte d'Ivoire,

CONSTATANT que la stabilité en Côte d'Ivoire ne pourra être assurée durablement sans que la paix règne dans la sous-région, en particulier au Libéria, et soulignant combien il importe que les pays de la sous-région coopèrent à cette fin, et que les efforts de consolidation de la paix et de la sécurité déployés par les missions des Nations Unies dans la sous-région soient coordonnés,

AYANT examiné le rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations

 Unies en Côte d'Ivoire en date du 6 janvier 2004 (S/2004/3 et Add. 1 et 2),

PRENANT note de la lettre datée du 8 janvier 2004, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Président de l'Assemblée générale (S/2004/100),

CONSCIENT qu'il subsiste des obstacles à la stabilité de la Côte d'Ivoire et considérant que la situation en Côte d'Ivoire continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région,

 AGISSANT en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

1. DECIDE de créer l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) pour une durée initiale de 12 mois à compter du 4 avril 2004, prie le Secrétaire général de transférer, à cette date, l'autorité de la MINUCI cl des forces de la CEDEAO à PONUCI, et décide en conséquence de proroger le mandat de la MINUCI jusqu'au 4 avril 2004;

2. DECIDE que l'ONUCI comprendra, en sus de l'effectif civil, judiciaire et pénitentiaire approprié, 6 240 militaires des Nations Unies, dont 200 observateurs militaires et 120 officiers d'état-major, et jusqu'à 350 membres de la police civile, en vue d'accomplir les tâches énoncées dans le paragraphe 6 ci-dessous;

3. PRIE le Secrétaire général d'encourager les missions des Nations Unies en Afrique de l'Ouest à mettre en commun leurs moyens logistiques et administratifs, dans la mesure du possible, et sans préjudice de leur capacité opérationnelle d'exécution de leurs mandats respectifs, en vue d'accroître leur efficacité et de réduire leur coût;

4. PRIE l'ONUCI d'exécuter son mandat en étroite coopération avec les missions des Nations Unies en Sierra Leone et au Libéria, en particulier en ce qui concerne la prévention des mouvements d'armes et de combattants à travers leurs frontières communes et la mise en oeuvre des programmes de désarmement et de démobilisation;

5. REAFFIRME son appui résolu au Représentant spécial du Secrétaire général et approuve sa pleine autorité en matière de coordination et de conduite de toutes les activités menées par le système des Nations Unies en Côte d'Ivoire;

6. DECIDE que l'ONUCI, en coordination avec les forces françaises autorisées au paragraphe 16 ci-après, s'acquittera du mandat suivant :

OBSERVATION DU CESSEZ-LE-FEU ET DES MOUVEMENTS DE GROUPES ARMES

a) Observer et surveiller l'application de l'accord de cessez-le-feu global du 3 mai 2003, et enquêter sur les éventuelles violations du cessez-le-feu;

b) Assurer la liaison avec les Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) et les éléments militaires des Forces nouvelles afin de promouvoir, en coordination avec les forces françaises, le rétablissement de la confiance entre toutes les forces ivoiriennes en présence, comme prévu dans sa résolution 1479 (2003);

c) Aider le Gouvernement de réconciliation nationale à surveiller les frontières, en prêtant une attention particulière à la situation des réfugiés libériens et aux mouvements de combattants;

 DESARMEMENT, DEMOBILISATION, REINSERTION, RAPATRIEMENT ET REINSTALLATION

d) Aider le Gouvernement de réconciliation nationale à procéder au regroupement de toutes les forces ivoiriennes en présence, et à assurer la sécurité des sites de cantonnement de ces dernières;

e) Aider le Gouvernement de réconciliation nationale à exécuter le programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants, en prêtant spécialement attention aux besoins particuliers des femmes et des enfants;

f) Coordonner étroitement avec les missions des Nations Unies en Sierra Leone et au Libéria la mise en oeuvre d'un programme de rapatriement librement consenti et de réinstallation des ex-combattants étrangers, en prêtant spécialement attention aux besoins particuliers des femmes et des enfants, pour appuyer les efforts déployés par le Gouvernement de réconciliation nationale et en coopération avec les gouvernements concernés, les institutions financières internationales compétentes, les organismes internationaux de développement et les pays donateurs;

g) Veiller à ce que les programmes visés aux alinéas e) et f) tiennent compte de la nécessité d'une démarche régionale;

h) Assurer la garde des armes, munitions et autres matériels militaires remis par les ex-combattants et mettre en sûreté, neutraliser ou détruire ces matériels;

 PROTECTION DU PERSONNEL DES NATIONS UNIES, DES INSTITUTIONS ET DES CIVILS

i) Assurer la protection du personnel, des installations et du matériel des Nations Unies, assurer la sécurité et la liberté de circulation du personnel des Nations Unies et, sans préjudice de la responsabilité du Gouvernement de réconciliation nationale, protéger les civils en danger immédiat de violence physique, dans la limite de ses capacités et dans les zones de déploiement de ses unités;

j) Contribuer à assurer, en coordination avec les autorités ivoiriennes, la sécurité des membres du Gouvernement de réconciliation nationale;

 APPUI AUX OPERATIONS HUMANITAIRES

k) Faciliter la libre circulation des personnes et des biens et te libre acheminement de l'aide humanitaire, notamment en aidant à créer les conditions de sécurité nécessaires;

 APPUI A LA MISE EN OEUVRE DU PROCESSUS DE PAIX

1) En concertation avec la CEDEAO et les autres partenaires internationaux, aider le Gouvernement de réconciliation nationale à rétablir l'autorité de l'État partout en Côte d'Ivoire;

m) Avec le concours de la CEDEAO et des autres partenaires internationaux, offrir au Gouvernement de réconciliation nationale un encadrement, des orientations et une assistance technique en vue de préparer et faciliter la tenue d'élections libres, régulières et transparentes dans le cadre de la mise en oeuvre de l'Accord de Linas-Marcoussis, en particulier d'élections présidentielles;

 ASSISTANCE DANS LE DOMAINE DES DROITS DE L'HOMME

n) Contribuer à la promotion et à la défense des droits de l'homme en Côte d'Ivoire en prêtant une attention particulière aux actes de violence commis contre les femmes et les filles, et aider à enquêter sur les violations des droits de l'homme pour mettre fin à l'impunité;

 INFORMATION

o) Faire comprendre le processus de paix et le rôle de l'ONUCI aux collectivités locales et aux parties, grâce à un service d'information efficace et notamment, le cas échéant, à un service de radiodiffusion des Nations Unies;