Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 16:17

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Question : Dr Joseph Martial Ahipeaud, vous êtes le 1er Secrétaire général et fondateur de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). Vous avez eu des rapport très conflictuels avec le Président Houphouët-Boigny sous le régime duquel vous avez dirigé cette FESCI. Cela fait aujourd’hui 18 ans qu’il est décédé. Qu’est-ce que vous retenez de lui et vous a-t-il confié un message pour la Côte d’Ivoire ?

"Je crois que je ne suis pas la bonne personne à qui il faut poser cette question. Pour la simple raison que moi je suis son fils. Mon père et le Président Houphouët étaient de grands amis et c’est le Président Houphouët qui s’est occupé de nous quand notre père est décédé en 1977. Donc en tant que fils, j’ai eu des rapports très conflictuels mais très civilisés avec le vieux. On avait une vision un peu contradictoire. Parce qu’il était le Président de la République et moi j’étais le jeune syndicaliste bouillant qui avait une vision de la démocratie et qui pensait que l’avenir de la Côte d’Ivoire passait forcément par la démocratie.

Aujourd’hui, je suis un peu plus âgé. Et je peux tirer des conclusions par rapport à cette époque-là. Je pense que le Président Houphouët avait l’œil et l’expérience de ses 90 ans. Et, nous, nous étions des enfants de 20 ans. Il avait une différence énorme entre nous. C’est pour cela qu’à notre dernière rencontre entre le 5 et 6 mars 1993, nous avions eu 5 heures de discussion. Il nous avait confié qu’il avait compris notre combat. Et qu’il souhaitait que nous travaillions ensemble. Parce qu’il avait vu que nous étions des gens intègres. Parce que, malgré le fait que j’ai été sous sa coupe depuis mon enfance et après le décès de mon père, je n’ai plus remis les pieds à la Présidence quand je suis devenu le Secrétaire général de la FESCI. Je n’ai plus vu "Tonton Berkiri" (Ndlr : le Secrétaire général de la Présidence et du gouvernement de 1960 jusqu’à la mort d’Houphouët le 7 décembre 1993). Donc je suis resté intègre vis-à-vis du pouvoir jusqu’à ce que ce jour-là, il me convoque avec mes camarades de la FESCI et qu’il le dise clairement devant eux. Il a même dit et Berkiri l’a repris en disant qu’il voyait en moi le caractère de mon père. Quelqu’un de principes et très intègre etc. Donc pour me résumer, à la vie de la vie entre le 5 et 6 mars 93, le Président nous a dit : "J’ai foi en vous. J’ai vu que vous vous battez pour la Côte d’Ivoire. Je sais que vous n’êtes pas corrompus parce que vous souhaitez le bien-être de notre pays. Je pars en France, quand je reviens, je souhaite éventuellement vous associer, bien sur si vous le voulez, à un certain nombre de dispositifs. Je vais vous intégrer dans le processus de gestion de l’Université. Et avec l’expérience que vous aurez acquis vous comprendrez ce que je prévoyais pour la Côte d’Ivoire". Maintenant, quand moi, je regarde depuis 18 ans, depuis sa disparition, je peux dire qu’on a vraiment blessé le Vieux. Parce qu’on a été des fous furieux qui n’étaient pas conscients de ce que représentait le Président Houphouët-Boigny comme trésor pour notre pays. Et là, à la limite, j’ai été profondément peiné de me rendre compte que j’avais posé des actes qui ont pu le blessé. Et aujourd’hui, s’il y avait des possibilités de m’excuser, je le ferais. Parce que c’est un Grand Monsieur. J’ai découvert pendant ces 18 ans, avec mes voyages à l’extérieur du pays, mes contacts en France, à Londres, aux USA, dans les pays du Golf et dans bien d’autres pays africains, que la Côte d’Ivoire et l’Afrique de cette époque où il était encore vivant, c’était Houphouët qui les faisait. Pour l’avoir bafoué, pour avoir posé des actes tout à fait difficiles, je suis aujourd’hui au niveau des regrets. C’est un véritable et sincère regret".

Par GUY TRESSIA

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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 16:14
7 décembre 1993-7 décembre 2011, il y a 18 ans que Houphouët-Boigny nous quittait-Laurent
Dona-Fologo lance un message fort aux Ivoiriens
Article publié le: 07 Décembre 2011 - Auteur: Propos recueillis par GUY TRESSIA et TOURE Vakaba - Source: lebanco.net
La Vie de la Côte d'Ivoire moderne est presque sinon confondue à celle de son premier Président, Félix Houphouët-Boigny. Homme de dialogue et de paix, il a règné comme un "père" sur sa "famille", la Côte d'Ivoire. Et cela fait aujourd'hui 7 décembre 2011, 18 ans que celui-là même qui a aboli le travail forcé et donné l'indépendance à la Côte d'Ivoire depuis le 7 août 1960, nous a quitté. Laurent Dona-Fologo, l'un de ses plus fidèles disciples interpelle dans ce message-souvenir les Ivoiriens, à l'occasion de ce 18ème anniversaire de la mort du Président Félix Houphouët-Boigny. Message.

"En ce 18ème anniversaire du rappel à Dieu du Président Houphouët-Boigny, Premier Président de la République de Côte d'Ivoire, fondateur du RDA et du PDCI, nos pensées sont chargées d'émotions. Tout d'abord, comme vous le savez, nous avons été l'un des collaborateurs les plus proches de ce grand homme. J'ai eu la chance, personnellement, de me tenir à ses côtés à l'âge de 25 ans et déjà à 30 ans, il m'a fait membre du Bureau politique de son parti, 3 ans plus tard, j'entrais au gouvernement. J'étais en ce moment là, le plus jeune membre du gouvernement. Quelques années plus tard, en 1991, avant sa mort, il m'a confié son parti, le PDCI-RDA dont j'étais le Secrétaire général. Lorsque je pense à tout cela, sans compter ce qu'il m'a confié tout le long de cet itinéraire. J'ai fait beaucoup de missions, vous le savez en 1975. J'ai été le premier noir de l'Afrique indépendante accompagné de mon épouse française, c'est-à-dire bien blanche, à être envoyé par le Président Houphouët-Boigny en Afrique du Sud, en plein apartheid. Il voulait montrer aux blancs de là-bas que les couples mixtes ne sont pas une calamité. Un noir et une blanche, une blanche et un noir, dans les pays indépendants d'Afrique, cela se voit tous les jours. Il voulait le dialogue. Il savait que les Africains ne gagneraient pas par les armes, en Afrique du Sud. Il fallait donc parler avec les blancs. C'est ce qui s'est passé. Et lorsque Nelson Mandela a été libéré, son premier voyage à l'étranger a été de venir remercier le Président Houphouët-Boigny à Yamoussoukro. Il est venu saluer le Président, le doyen des Chefs d'Etat. Au moment où la Côte d'Ivoire traverse une période encore incertaine, malgré les élections présidentielles que vous savez de 2010, et nous sommes encore en train de chercher Houphouët-Boigny avec une torche en pleine journée, comme je l'avais déjà dit. J'avais que les Ivoiriens chercheraient le Président Houphouët-Boigny, en plein jour avec une torche. C'est ce jour-là qui est arrivé aujourd'hui. Mais, moi qui suis un de ses vieux collaborateurs, je ne suis pas très surpris. Houphouët-Boigny nous avait dit : "L'indépendance que nous avons obtenue en 1960 n'est pas la vraie indépendance. C'est une indépendance artificielle. C'est une indépendance nominale. La vraie indépendance viendrait plus tard. Lorsque vous les jeunes, vous serez armés de sciences et de techniques pour parler d'égal à égal avec les jeunes du monde entier. Y compris les jeunes du pays colonisateur". Il nous avait prévenus que "ce combat sera dur, parce que ce sera le combat des intérêts". Il me semble que c'est ce que le Président Gbagbo, l'ex-président, a voulu faire. C'était, un peu, la réponse à cette prophétie du Président Houphouët-Boigny. C'est-à-dire, construire une Côte d'Ivoire libre, souveraine, indépendante où l'extérieur ne décide pas à notre place. Il a été mal compris. Peut-être volontairement pour certains, mais réellement mal compris par d'autres. Et vous connaissez la fin tragique de ce combat-là. Mais, je voudrais, étant croyant, souhaiter que la Côte d'Ivoire se relève dans l'union de ses fils et filles avec la volonté de retrouver sa place de pilote de l'Afrique de l'Ouest. Place de pilote que le Président Houphouët-Boigny avait fait naître ici. Je voudrais souhaiter que la Côte d'Ivoire retrouve la Paix, la Sagesse et l'Unité. C'était des mots chers au Président Houphouët-Boigny. C'était des concepts chers au Président Houphouët-Boigny. Et, je vous surprendrais peut-être, je souhaite que Monsieur Ouattara et son équipe réussissent à redresser la Côte d'Ivoire. La seule chose que je demande, c'est que l'autre volet de l'Houphouëtisme qui consiste à nous rassembler soit également la préoccupation des gouvernants. C'est comme cela que nous ferons avancer le pays. Donc, que ce soit le Président Gbagbo et son épouse, que ce soit les autres prisonniers de son camp, les exilés, ils sont nombreux. Je souhaite en ce 18ème anniversaire que tous reviennent au pays le plus tôt possible et qu'on accepte de vivre dans un pays démocratique, où le gouvernement gouverne et où l'opposition s'oppose. Et que cela soit accepté par tous. S'opposer, ce n'est pas brûler, casser, piller, tuer. Non. L'opposition que moi je préconise, c'est une opposition civilisée. C'est une opposition de proposition différente de celle du gouvernement. Alors tout cela viendra enrichir notre combat à tous pour retrouver la Côte d'Ivoire du rêve du Président Houphouët-Boigny".

Propos recueillis par GUY TRESSIA et TOURE Vakaba
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 16:08

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La campagne p

 

our les législatives du 11 déc

 

embre prochaine bat son plein. Chaque camp ou groupement politique se donne les moyens de la victoire. C’est pourquoi, Marcel Zadi Kessy, Président du Conseil économique et social, par ailleurs vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a décidé d’aider à financer la campagne de certains candidats de sa famille politique. Président de la Coordination des délégations départementales de 5 régions (Fromager, Haut Sassandra, Bas Sassandra, Sud Bandama et Marahoué), l’ex-PCA du groupe CIE-Sodeci a mis en mission son Secrétaire général de cette coordination, en la personne du Professeur Maurice Kakou Guikahué, par ailleurs Secrétaire général adjoint chargé de l’Organisation et de la Mobilisation des militants du PDCI-RDA. Ainsi, de Divo à Sassandra, en passant par Soubré, Gagnoa, Issia, Saïoua, Bouaflé, San Pedro et autres circonscription appartenant aux 5 régions dont Zadi est le Président de la Coordination, Pr Guikahué a apporté le soutien du Président de ladite Coordination aux candidats du PDCI-RDA. "Le Président Zadi veut que les candidats du PDCI gagne. C’est pourquoi, il m’a envoyé pour vous remettre sa contribution à vos campagnes. Il m’a demandé de vous remettre en plus des 2 millions offerts par le parti, la somme de 500 mille Fcfa par candidat. C’est une contribution personnelle du Vice-Président du PDCI-RDA pour la victoire du parti", a annoncé à son passage à Divo, Gagnoa, Bouaflé et Saïoua, Pr Maurice Kakou Guikahué. Ainsi, il a remis la somme de 2,5 millions aux 5 candidats de Gagnoa, 1,5 million aux 3 candidats de Divo et ainsi de suite dans toutes les villes qu’il parcourt au nom de Zadi Kessi, depuis le vendredi 2 décembre dernier, profitant pour investir au nom de son parti les candidats qui en portent les couleurs.

GUY TRESSIA (envoyé spécial à Gagnoa et Divo)

 

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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 16:03

"Je suis militant d Brissi-L.0.jpg u FPI et Gbagboïste. Mais j’estime que la vie ne peut pas s’arrêter avec l’arrestation de Gbagbo le 11 avril et son transfèrement le 29 décembre 2011 à La Haye". Celui qui tient ces propos s’appelle Guéhi Brissi Lucas, Secrétaire Général (avec rang de DG) de l’Assemblée nationale. C’était au cours du lancement de sa campagne à son QG de Quartier Soleil à Gagnoa, le samedi 3 décembre dernier. Guéhi Brissi Lucas, candidat dans le prolongement de la Fédération des mutuelles de développement du Canton Niabré (Femuden), selon lui, est candidat sur une liste d’indépendants. "Gagnoa est ville martyre pour rien. Bilan zéro pour le FPI à Gagnoa. Les collaborateurs de Gbagbo à Gagnoa ne sont que des prédateurs qui ont empêché la ville de Gagnoa de se développer pendant les 10 ans que notre frère Gbagbo a dirigé ce pays. Alors que Gagnoa profite de ce qui lui revient en votant la liste espoir que je conduis", a-t-il affirmé avant de comparer l’attitude de ses camarades FPI à celles de Malcom X et le Révérend Martin Luther King. "Malcom X voulait la liberté des noirs américains par la violence quand le Révérend Martin Luther King prônait la non-violence pour arriver au même objectif. Finalement c’est la voie de Luther King qui a triomphé. Comme quoi, la violence ne nous mène à rien et ne nous mène nulle part. Barrons donc la route aux marchands de la mort. Que Gagnoa ne tombe pas dans les mains des gens responsables de nos malheurs". Il a par la suite fustigé le comportement de ces camarades qui veulent que la vie s’arrête parce que Gbagbo est en prison et qui passent de village en village pour traiter les militants FPI qui sont candidats indépendants de traitres. "Qu’on ne me fasse pas parler. Ce sont eux-mêmes qui sont à la base de la chute de Laurent Gbagbo. Il n’y a jamais eu de Congrès depuis que Gbagbo est arrivé au pouvoir. Même pas une Convention pour réorienter la lutte. Qu’on arrête de s’amuser avec la vie des Ivoiriens. Que la direction du FPI nous respecte. Qu’ils arrêtent de nous distraire parce qu’ils sont en grande partie responsables de la chute de Gbagbo. La direction du FPI n’a pas le monopole de l’intelligence. La direction du FPI est responsable de nos malheurs. Gbagbo a été trahi jusqu’au plus profond de son être", a-t-il martelé. Il a aussi "déchiré" la liste du RDR conduite par Louis André Dakoury-Tabley des Forces Nouvelles. "Dakoury-Tabley est sur la liste du RDR. Le voter serait se rendre complice de la guerre et de ses affres que nous avons tous vécus".

GUY TRESSIA (envoyé spécial à Gagnoa)

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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 13:14
Article publié le: 26 Juillet 2011 - Auteur: Propos recueillis par GUY TRESSIA - Source: Lebanco.net
Le Président de la Commission Dialogue-Vérité-Réconciliation (CDVR) a reçu en audience une délégation du Front populaire ivoirien conduite par son nouveau président intérimaire, Miaka Ourétto qu'accompagnaient Michel Amani N'guessan, Dano Djédjé, Mme Odette Lorougnon et bien d'autres membres du parti de Laurent Gbagbo. Le Premier ministre Charles Konan Banny a mis en confiance la délégation du FPI. A sa sortie, le président intérimaire du FPI s'est prêté aux questions de la presse. Ci-dessous ses propos.

Monsieur le Président intérimaire, vous êtes à la tête d'une forte délégation du Front populaire ivoirien (FPI), vous êtes venus échanger avec le Président de la Commission Dialogue-Vérité-Réconciliation, le Premier ministre Charles Konan Banny. Peut-on savoir de quoi vous avez parlé ?
Le Premier ministre Charles Konan Banny a été d'abord premier ministre de ce pays et en tant que tel, c'est un grand homme que nous sommes venus voir. Nous sommes venus lui rendre une visite de courtoisie. Aujourd'hui, il est investi d'une mission absolument importa nte et lourde pour notre pays. Il est le Président de la Commission nationale Dialogue-vérité-réconciliation. Et nous avons tenu à venir le voir pour que nous nous accordions sur la lourde mission qui est la sienne et que nous voyions à quel niveau nous pouvons nous impliquer. Comme vous le savez, le Front populaire ivoirien a dit, dès les premiers moments, quand nous sommes sortis de cette crise postélectorale, que nous nous engagions entièrement dans le processus de réconciliation. Aujourd'hui, où les choses commencent à avancer, comment traduire cela en des termes concrets ? Nous sommes donc venus rencontrer le Premier ministre pour voir, eu égard à ses approches, comment nous pouvons nous impliquer dans le processus. Et je crois pouvoir dire que nous nous sommes mis d'accord. Nous avons la même approche de vue, pour dire que notre pays traverse actuellement des moments très difficiles et c'est avec la volonté de tous les Ivoiriens, tout le peuple ivoirien que nous pouvons sortir de cette crise et aller à l'essentiel. L'essentiel, comment ensemble en tant que pays pauvre, nous pouvons relever les défis de la lutte contre la pauvreté, le défi de l'amélioration des conditions de vie de nos populations. Et pour cela, quelles qu'aient été les difficultés de la situation, nous devons transcender nos différences. A chacun de faire l'effort de panser la plaie de ces blessures pour que nous parlions un même langage et que nous regardions résolument l'avenir de notre pays pour que nous allions à la paix et à la réconciliation.

Est-ce que le FPI fait toujours de la libération de ses cadres un préalable à la réconciliation ?
Ça, ce sont des détails. Nous ne parlons pas de préalable. Nous n'avons jamais dit qu'il y avait un préalable. La réconciliation veut dire qu'il y a un ensemble d'entités qui sont en face. Et nous sommes heureux que le Président de la Commission Réconciliation ait dit qu'au-delà de l'aspect collectif de cette réconciliation, la responsabilité est d'abord individuelle. Parce qu'aujourd'hui il s'agit d'aller vers une sorte de catharsis, même si nous, partis nous endossons une certaine responsabilité, nous sommes des individus qui animons ces partis. La crise, ce sont les individus qui en portent les responsabilités. Il est bon que devant tout le peuple de Côte d'Ivoire, on prenne la parole pour dire que "moi en tant qu'individu, voilà ce que j'ai eu à poser comme acte, pourquoi j'ai posé cet acte, je le regrette ou bien je ne le regrette pas". Et comme, il s'agit de réconciliation, il faut regretter son acte pour qu'on le pardonne quand on sait que cet acte-là est mauvais pour la communauté à laquelle on appartient. Donc, poser comme préalable, la réconciliation, nous ne le posons pas. Nous disons que de fait, le processus de réconciliation engage tous les fils et les filles de ce pays. Et c'est ensemble que nous devons aller à la réconciliation.

Président, est-ce que le FPI va demander pardon ?
Le FPI se prononcera le moment venu. Cela n'est pas un sacrifice que le FPI ne saurait faire.

Propos recueillis par
GUY TRESSIA
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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 13:11
Article publié le: 28 Juillet 2011 - Auteur: Guy Tressia - Source: lebanco.info
Maillon très important dans le programme de société du Président Alassane Ouattara, la jeunesse aura ce que lui avait promis le Président de la République pendant la campagne électorale. Le financement des projets conçus par les jeunes ivoiriens va reprendre bientôt. Selon le communiqué de la Direction générale du FNS, publié hier, "le Fonds National de Solidarité pour la promotion d'emplois jeunes (FNS) invite les jeunes porteurs de projets âgés de 21 à 40 ans, vivant sur le territoire national, à s'organiser dans leurs localités respectives en vue du redémarrage très prochain des opérations de financement de projets". Qui s'appuiera sur des priorités, selon le même communiqué. "La priorité des financements portera sur les projets collectifs et précisément dans les domaines de l'agro-pastoral et de l'agro-industrie : fermes piscicoles, fermes avicoles, apiculture, embouche, unités de transformation des vivriers, unités de transformations de fruits etc.", précise le Directeur général, Konaté Siratigui. Seront concernés par cette opération, les projets en provenance de toutes les régions de la Côte d'Ivoire, à l'exception de la région des Lagunes qui fera l'objet d'un traitement spécial. Dans les jours à venir, "un autre communiqué indiquera les lieux de dépôts de dossiers", indique le communiqué. Du coup, l'on se souvient des promesses faites par le candidat du RHDP, aujourd'hui président. Face aux difficultés des populations et surtout à la misère du peuple, Alassane Ouattara s'est présenté comme un espoir. « J'ai parcouru toute la Côte d'Ivoire et partout j'ai vu les mêmes souffrances, les mêmes difficultés, les mêmes problèmes. Mais, je suis venu vous dire de ne pas vous décourager car j'ai des solutions», avait-il promis. Et les prémisses sont là. La jeunesse était au centre de ses préoccupations, elle va passer à la caisse bientôt pour se prendre en charge, à travers ses propres projets qui seront financés par l'Etat de Côte d'Ivoire.
Par tressia - Publié dans : Politique
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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 13:07
Article publié le: 28 Juillet 2011 - Auteur: GUY TRESSIA - Source: lebanco.info
Alaigne ou Alain Toussaint, conseiller en communication du Président déchu continue de mentir aux Ivoiriens et au monde entier. Au moment où il estime, depuis la France, que Gbagbo est en danger de mort à Korhogo, il est, le même jour, désavoué par Koné Katinan, porte-parole de Laurent Gbagbo. "Il ne faut pas sous-estimer la complexité de la situation du président Laurent Gbagbo, de son épouse Simone et de son fils Michel ainsi que de la soixantaine de personnalités également détenues. Nous estimons que le président Gbagbo est déjà à son centième jour de détention (mercredi 20 juillet) sans qu'il ait la possibilité de communiquer avec l'extérieur, avec ses avocats ou ses proches", dixit Alain (Alaigne) Toussaint, l'ivoiro-français qui est, selon ses intérêts du moment, plus Ivoirien que Français et vis-versa. Entre temps, Koné Katinan qui est sans doute en contact permanent avec le détenu de Korhogo annonce à tout le monde que "le président Laurent Gbagbo, depuis Korhogo, son lieu de détention arbitraire, suit avec la plus grande attention la situation politique de la Côte d'Ivoire en général et particulièrement celle du Front populaire ivoirien (FPI), le parti qu'il a fondé. Il se réjouit que, malgré les difficultés et adversités du moment, le FPI soit resté une maison solide qui a su garder le cap de la claire vision de sa responsabilité historique dans le combat pour la démocratie et la souveraineté de notre pays et de notre continent ; valeurs pour lesquelles il a créé le FPI. Il se félicite de l'extraordinaire mobilisation de tous les militantes et militants pour sa libération ainsi que de celle de tous les camarades et sympathisants arbitrairement privés de leur liberté". Comme pendant la crise, Alain Toussaint continue de mentir aux Ivoiriens et au monde. Pendant qu'on annonçait l'arrestation de Gbagbo, il disait le contraire. "Ce sont des rumeurs, Gbagbo n'a pas été arrêté. Je l'ai eu au téléphone, il y a tout juste un moment", avait-il dit pour encourager les combattants pro-Gbagbo à ne pas déposer les armes.
Par tressia - Publié dans : Politique
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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 12:55

À côté d'Alpha Condé, le général Nouhou Thiam (à dr.), arrêté le 19 juillet.  

 

Dans la nuit du 18 au 19 juillet, la résidence privée du chef de l’État a été attaquée par des groupes armés. Qui sont ces assaillants, et qui a des raisons d’en vouloir au président ? Récit d’une journée où tout aurait pu basculer.

Conakry, mardi 19 juillet, 1 heure du matin. Dans le quartier de Kipé, commune de Ratoma, non loin de la mer, un coup de feu déchire la nuit. Depuis que les militaires ont quitté le pouvoir, à la fin de 2010, ce genre de tirs isolés ne fait plus partie du quotidien. Pourtant, il ne surprend guère les riverains et les occupants de la résidence du président, Alpha Condé. En effet, la police et la gendarmerie, qui assurent désormais le maintien de l’ordre, ont souvent recours à des méthodes expéditives contre des braqueurs. Le tir est parti d’un groupe de militaires. Réunis sur la plage, ils attendent l’ordre d’attaquer le domicile du président, situé à 800 m de là. La veille, des soldats ont été arrêtés en possession d’armes qu’ils avaient camouflées dans des sacs de charbon, ainsi que de tracts fustigeant l’action politique d’Alpha Condé.

3 h 10. Le commandant Alpha Oumar Barry, alias AOB, ex-aide de camp du général Lansana Conté, descend d’un 4x4 militaire en provenance du quartier populaire de Bambeto, voisin de Kipé. Il est en tenue de camouflage. Derrière lui, un soldat porte son fusil-mitrailleur. AOB s’approche des deux sentinelles du poste avancé, à 100 m du domicile présidentiel, au carrefour de l’artère principale de Kipé et de la rue Hô-Chi-Minh. « Bonsoir les gars, on est ensemble », leur lance-t-il. Aussitôt, un autre 4x4, civil celui-là, arrive en trombe depuis la plage et s’arrête à 10 m du poste avancé. Des hommes en treillis, armés jusqu’aux dents, en descendent. Les sentinelles flairent le danger. L’une d’elles tire en l’air pour alerter ses camarades. Le compagnon d’AOB tire à son tour, visant un transformateur électrique. Le secteur est plongé dans le noir. C’est le début des hostilités. Les assaillants affluent par groupes de six à huit, les uns à pied, les autres à bord d’une demi-douzaine de 4x4.

La résidence privée d’Alpha Condé est située sur une pente. À sa gauche, une école privée. Entre cette école et la résidence, une trentaine de soldats dorment sous une tente. En face, derrière une maison inhabitée, un premier immeuble en construction, dont les assaillants prennent possession. Sur la droite, à côté de la demeure d’un couple d’expatriés, au carrefour où se trouve le poste avancé, un second immeuble en travaux sert également d’abri aux rebelles. Un groupe monte au premier étage. En ligne de mire, la résidence présidentielle, bâtie sur 400 m2 et sur trois niveaux. De leur abri, les assaillants distinguent nettement la fenêtre de la chambre d’Alpha Condé. Ils semblent bien connaître les lieux et savoir où tirer.

Le président s’est installé dans cette résidence au lendemain de son investiture, le 21 décembre 2010. Pour des raisons mêlant superstition et caprice, aucun des successeurs de Sékou Touré n’a souhaité résider à Sékoutoureya, le palais présidentiel, situé dans la presqu’île de Kaloum et bien mieux protégé. Ignorant les conseils des experts en sécurité, Alpha Condé a choisi Kipé : « Je suis un homme du peuple. C’est le peuple et Dieu qui me protègent », a-t-il expliqué un jour à un officier des Nations unies. Ses deux aides de camp ont pris leurs quartiers dans une maison annexe, jouxtant le garage à ciel ouvert où stationnent six véhicules, dont le Hummer jaune de campagne de l’ex-candidat du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG, parti au pouvoir).

Les commandants Moriba Camara et Mory Kourouma sont réveillés par les tirs de sommation. Promptement, ils distribuent des armes et des munitions à leurs hommes. Bérets rouges du Bataillon (d’élite) autonome des troupes aéroportées (Bata) et éléments de la garde rapprochée civile du président, ils sont une centaine. Alpha Condé est présent. Mais, pour des raisons de sécurité, il dort depuis quelques jours dans une autre chambre, moins exposée. Réveillé, il allume son ordinateur et regarde les images que lui renvoient les caméras de surveillance. La cour de sa résidence grouille d’hommes en armes. Très calme, il s’empare de ses trois téléphones portables et passe une série de coups de fil.

3 h 40. Une salve tirée par un lance-roquettes antichar fuse de l’immeuble en travaux et endommage la clôture de la demeure des expatriés. L’utilisateur de cette arme lourde, l’adjudant-chef mutin Lama, a manœuvré trop vite. La puissance de son propre tir lui arrache le bras droit. À l’intérieur de la résidence, les moyens de défense sont limités. « Nous n’avions que des fusils mitrailleurs AK 47 et des pistolets automatiques », assure Moriba Camara. Les assaillants, eux, utilisent des armes lourdes. Les deux aides de camp et les responsables de la garde civile rapprochée du président forment un bouclier humain autour du chef de l’État. La première dame est absente. Elle réside habituellement à Mafanco (commune de Matam), dans la première résidence de l’ex-opposant historique, non loin du marché principal de Madina. Les soldats font descendre le président au rez-de-chaussée et le font passer dans la maison annexe. Pendant ce temps, les tirs se concentrent sur sa chambre vide. L’objectif est clair : tuer Alpha Condé.

Voir la carte "Conakry : objectif Alpha"

3 h 50. Un obus de 20 mm souffle la fenêtre de la chambre. L’armoire est pulvérisée, une partie du plafond arrachée. Il n’y a pas encore de renforts. Le camp Alpha-Yaya-Diallo, situé à Gbessia, à quelques encablures de l’aéroport, n’est pourtant pas loin : à moins de dix minutes en pick-up. Certains évoquent une défaillance de communication, d’autres des complicités internes. Une chose est sûre : depuis que Condé a décidé de renvoyer tous les militaires dans les casernes, les procédures ont changé. « Avant de partir en intervention, les soldats doivent en avoir reçu l’ordre. Cette nuit-là, manifestement, certains généraux dormaient ou avaient volontairement fermé leurs téléphones portables », commente un diplomate à Conakry.

À 4 heures, constatant que leur attaque se heurte à une résistance « héroïque » – dixit Condé –, les assaillants changent de tactique. Un groupe monte au deuxième étage de l’immeuble en travaux et tire une roquette. Nouvelle cible : le portail d’entrée de la résidence. Au passage, Bakary Oulen Camara, l’un des fidèles gardes du corps du président, est tué. Un gros trou se forme à côté du portail. Avec leurs fusils à lunette, les rebelles tentent des frappes chirurgicales. La résistance ne faiblit pas pour autant, en dépit des blessés de plus en plus nombreux.

4 h 5. Une dernière salve touche la poudrière située dans la cour. Batourou Doumbouya, l’une des quatre jeunes femmes membres de la garde civile rapprochée présente sur les lieux, est atteinte aux jambes (elle sera évacuée deux jours plus tard sur Rabat) et il n’y a pas de médecin pour prendre en charge les blessés. Des deux fronts – en face et à droite de la résidence –, les tirs se concentrent toujours sur le portail et la chambre.

Des renforts arrivent enfin. Une colonne de pick-up chargés de dizaines de soldats du Bata fonce vers la résidence. De Kindia (à 135 km de Conakry), la deuxième compagnie du bataillon commando Samoroya se met en route. Alertés, les assaillants commencent à lâcher prise. Touché aux pieds, le commandant AOB est immobilisé à quelques mètres de la résidence. Au terme d’une course-poursuite, son véhicule sera retrouvé à Kaloum. Dans le coffre, des munitions, des fusils-mitrailleurs, un lance-missiles, un sac de riz, des amulettes et de la drogue. Il est 6 heures du matin. Le ratissage a déjà permis de capturer une dizaine d’assaillants et de découvrir deux morts parmi eux.

9 heures. Le président s’adresse à la nation, depuis son domicile ravagé. À ses côtés, Mohamed Saïd Fofana, le Premier ministre, presque tous les membres du gouvernement, ainsi que Rabiatou Serah Diallo, la présidente du Conseil national de transition (organe législatif provisoire), et Facinet Touré, le médiateur de la République. Le discours d’apaisement d’Alpha Condé tempère bien des ardeurs. Dans un pays marqué par des clivages ethniques, certains membres des principales communautés commencent déjà à s’accuser mutuellement, prêts à en découdre. Le général Nouhou Thiam, ex-chef d’état-major sous Sékouba Konaté, est appréhendé dans la matinée à son domicile. Il était en délicatesse avec le président depuis plusieurs mois. « Il m’a dit un jour devant témoins : “Toi, si je veux, je peux te bombarder, et il n’y aura rien”, indique Moriba Camara, l’aide de camp du président. On a été effectivement bombardés. »

Sept mois de crispations

Quelques jours à peine après son investiture, fin décembre 2010, le président Alpha Condé a été confronté aux premières manifestations de populations privées d’eau et d’électricité, et frappées de plein fouet par la hausse des prix des denrées alimentaires.

Au cours des derniers mois, organisations de la société civile, syndicats et surtout partis de l’opposition ont souvent critiqué des entraves à la liberté d’expression, l’absence de cadre de concertation et la volonté du pouvoir de reprendre le recensement des électeurs avant les législatives prévues pour la fin de 2011.

L’action du gouvernement de Mohamed Saïd Fofana peine à répondre aux exigences des Guinéens, et les attaques récentes du président Condé contre Papa Koly Kourouma, le ministre de l’Énergie et de l’Environnement, accusé d’incompétence, et contre Jean Marc Telliano, son homologue de l’Agriculture, soupçonné de malversations financières, ont ajouté au climat de crispation. Surtout parmi les Forestiers, communauté d’où ces ministres sont issus, tout comme Moussa Dadis Camara, l’ex-chef de la junte.

Cécile Sow, à Dakar

Midi. Au moment où la sécurité présidentielle croit avoir la situation en main et où le président reçoit des hôtes à sa résidence, dont Jean Graebling, l’ambassadeur de France, le commandant Sidiki Camara, ancien aide de camp de Sékouba Konaté, débarque, flanqué de cinq soldats. « De Gaulle », comme on le surnomme, offre ses services à la garde présidentielle. Celle-ci trouve la démarche suspecte et lui réclame son ordre de mission. Il n’en a pas. Le ton monte. S’ensuit une explication à l’arme automatique. Le garde du corps de François Lonseny Fall, le secrétaire général de la présidence, prend une balle à bout portant. Il décédera quelques heures plus tard. De Gaulle est mis aux arrêts. Ainsi que, plus tard, le lieutenant-colonel Mamadouba Bondabon Camara, le capitaine Mamadou Diallo et cinquante-deux autres militaires et civils. Parmi ces derniers, plusieurs figures de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le parti du principal opposant, Cellou Dalein Diallo – à Dakar au moment des faits –, dont son numéro deux, Oury Bah.

Pour Alpha Condé, pas de doute : c’était une tentative d’assassinat. Motif ? « Le président a asséché la plupart des circuits de corruption. Or, des chefs militaires favorisaient des contrats fictifs ou réels et pouvaient toucher jusqu’à 10 milliards de francs guinéens (environ 1 million d’euros) de commissions. D’autres trafiquaient sur les stocks de carburant et les importations de riz. D’autres encore contrôlaient des opérations d’achat d’armes, avec leurs cortèges de rétrocommissions », explique François Lonseny Fall, qui ajoute : « Il y a aussi des civils. Voyez en ville, beaucoup de chantiers sont arrêtés. Il y a eu des marchés surréalistes passés avec des entrepreneurs ou de pseudo-entrepreneurs. Et puis l’unicité des caisses de l’État et la sécurisation de la fabrication des billets de banque n’ont pas fait que des heureux. »

Il semble qu’Alpha Condé ait entrepris de s’attaquer à des « ennemis » – selon ses propres termes – qu’il a peut-être sous-estimés. Les cent quarante-sept impacts de balles, les trois cratères de roquettes, bien visibles sur sa résidence, sont là pour lui rappeler qu’avant lui, Sékou Touré qu’il a combattu, Lansana Conté dont il a été le farouche opposant, et Moussa Dadis Camara qu’il a vivement critiqué, ont échappé à des tentatives d’assassinat. Tous trois en sont sortis indemnes et ont été des dictateurs. Alpha Condé assure qu’il n’en sera pas ainsi de lui. Le déroulement de l’information judiciaire ouverte par le parquet de Conakry, que le collectif des partis politiques de l’opposition veut « indépendante », sera à cet égard suivi de près.

André Silver Konan, envoyé spécial à Conakry


 

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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 15:13

Charles-ble-goude-a-gauche-avec-le-president

Ces deux-là (Goudé et Gbagbo) se sont enrichis dans les souffrances des entreprises

qui contribuaient à l'effort de guerre.

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On a connu la guerre et les efforts de guerre. Et, l'effort de guerre,  c’est la mobilisation sociale et industrielle visant à subvenir aux besoins militaires d'un État. Il affecte toute l'économie, surtout par une réorientation du système industriel vers la production, les achats d'armes ou de matériel nécessaire à la poursuite du conflit. Et des entreprises ivoiriennes ou étrangères exerçant sur le territoire de la Côte d’Ivoire ont fourni des efforts de guerre depuis 2002. 800 milliards d’armes achetées par Laurent Gbagbo et son pouvoir déchu. Elles en ont souffert énormément. Aujourd’hui, la guerre est finie. La Côte d’Ivoire est à l’heure de la réconciliation et de la reconstruction post-crise. Là aussi, il faut des efforts. Tout le monde devrait l’accompagner dans la reconquête de cette paix chère au père de la Nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny. Dès lors, «si nous sommes convaincus, alors nous sommes acteurs de cette réconciliation. Les entreprises ont été sollicitées pour participer à l’effort de guerre. Aujourd’hui, je voudrais que cet effort se transforme en effort de paix comme condition de retour de leur activité. La réconciliation, c’est de ramener la confiance au plan économique et social de sorte que la nation se reconstruise», a dit récemment Charles Konan Banny, Président la Commission "Dialogue-Vérité-Réconciliation". Et, à Albert Einstein de dire : "La paix n'est pas simplement l'absence de guerre, mais la présence de la justice, du droit, de l'ordre. Bref, du gouvernement". Un pays de droit a été promis par les nouvelles autorités ivoiriennes. Alors, aidons donc ce gouvernement du Président Ouattara à réussir la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire.

GUY TRESSIA

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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 14:56
Article publié le: 20 Juillet 2011 - Auteur: GUY TRESSIA - Source: Lebanco.net
Ouattara, attention à la révolution triomphante !

En décembre 1999, des militaires ont estimé que la situation en Côte d'Ivoire était intenable. Ils ont fait un coup d'Etat (justifié ou pas). Gbagbo est venu en 2000 par une révolution ; un soulèvement populaire pour dire non au général Guéi. Le coup était peut-être prémédité. Mais toujours est-il que le peuple est sorti pour revendiquer sa "victoire" ; la victoire de l'espoir, d'un lendemain meilleur. Et puis, Gbagbo a déçu les espoirs, allant jusqu'à refuser le verdict des urnes source de la récente crisepostélectorale. La "Révolution Orange" s'est mise en marche lentement, et surement. Malgré la puissance de feu des mercenaires et miliciens de Gbagbo, elle a triomphé. Le fils du Sergent-chef Koudou Zèpè a été capturé et assigné à résidence. Mais, au fait à quelle condition elle une révolution peut-elle triompher ? A cette question, Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, réfléchissant à l'expérience des révolutions de février et d'octobre 1917, a répondu: «C'est seulement lorsque ceux d'en bas ne veulent plus et que ceux d'en haut ne peuvent plus continuer à vivre à l'ancienne manière, c'est alors seulement que la révolution peut triompher». Le Président Ouattara ne devrait pas oublier cela. Il a été au pouvoir grâce à une révolution qui a triomphé de la dictature, il devrait partir.laissant un pays émergent "d'ici à l'orée 2020".

GUY TRESSIA
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